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1953

1953. Chronique d’une naissance annoncée

1953. Chronique d’une naissance annoncée, élaboré par France Daigle reparaît, après une première publication en 1995, en fin d'année 2014 aux Éditions Prise de parole.

1953. Chronique d’une naissance annoncée
Auteure : France Daigle
Éditions Prise de parole

Dans ce roman acadien, montréalais et mondial, France Daigle meuble sa venue au monde à l’aide des événements internationaux par les articles écrits ou commentés par son père journaliste à l’Évangéline et les émois causés par l’inconnue maladie coeliaque tout en étant en mesure, toute femme qu’elle est, de projeter la vie des gens jusque beaucoup plus tard dans l’existence et de faire plusieurs choses à la fois. Ce qui amène l’auteure à traiter dans une même phrase ou un même paragraphe des sujets les plus multiples et d’en tirer des finales étonnantes dans notre monde où les focus groups dominent et organisent nos vies depuis 20 ans.

C’est ainsi que France Daigle nous fait rencontrer, par le biais de leur lecture des chroniques du monde entier et des soins qu’elles lui ont prodigués, sa mère et les garde-malades qui se sont occupées d’elle alors qu’elle n’était que Bébé M.

« 1953. Chronique d’une naissance annoncée » surfe sur une fine lame à la limite de l’érudit, d’une fine sagesse et d’une verve éblouissante. Il vous mènera vers l’histoire des Prix Nobel, Marx, Lénine, des papes catholiques, en Italie, Yougoslavie, des écrits de Barthes, le couronnement d’Élisabeth II, l’avènement du cinéma et l’opinion de l’Église et des amateurs qui ne se regarde pas mais qui commentent les autres avec la panoplie de salles et les films à l’affiche dont ceux en français étaient de si mauvaise qualité qu’ils risquaient de faire détester notre langue, le tennis et la balle qui revient et dont chacune est un défi… sans oublier « les deux Jacqueline (les aviatrices Jacqueline Auriol et Jacqueline Cochrane) ». C’est un roman / essai historique / récit de vie absolument inouï, infiniment et improbablement féminin…

CITATIONS / EXTRAITS

« À cette altitude, il est impossible de trouver que le monde est laid et que la vie est une impasse. » (p. 81)

« Sans qu’elles aient tenté d’échapper à leur passé, on peut dire que le passé les a rattrapées. L’une et l’autre savent, quoique confusément, qu’elles atteignent en quelque sorte un point d’arrivée, mais non un but comme on s’en fixe parfois dans la vie. Il s’agirait plutôt d’une halte, plus ou moins nécessaire, plus ou moins désirée, mais non dépourvue d’intérêt pour autant. » (p. 84)

« Probablement parce que l’Église désirait elle aussi utiliser ce moyen de communication à ses fins, elle se garda de condamner le cinéma tout court et s’employa plutôt à mettre les gens en garde contre son côté pernicieux. […] Ces propos laissaient planer une ombre dans l’esprit de personnes généralement catholiques comme Garde Vautour et la mère de Bébé M., qui justement se considéraient assez mûres dans leur jugement. […] Bref, l’Église ne croyait pas l’homme moyen assez fort pour revenir au bercail après quelques heures d’identification au brave héros du film, embrassant la belle vedette dont la séduction dépassait quelquefois grandement l’attrait de l’épouse assise au fauteuil voisin. D’autre part, sous une apparence de distraction, le film avait pu mettre les nerfs du spectateur à rude épreuve et, par conséquent, troubler sa tranquillité d’esprit pendant plusieurs jours. […] Les mises en garde répétées reprenaient souvent les mots du cardinal Feltin, archevêque de Paris, qui prophétisait que l’être humain ne pouvait pas impunément s’élargir la conscience. » (p. 107-108)

1953. Chronique d’une naissance annoncée, élaboré par France Daigle reparaît, après une première publication en 1995, en fin d’année 2014 aux Éditions Prise de parole.

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L’amour des hommes

L’amour au masculin, la dureté de la vie

L’amour des hommes, roman Auteure :  Hélène Rioux Lévesque éditeur

L’amour des hommes, roman
Auteure : Hélène Rioux
Lévesque éditeur

Dans ce roman, Hélène Rioux raconte l’histoire d’Éléonore en trois lieux et en petites douzaines : douze semaines en Corse, douze jours en Andalousie, douze heures à Montréal… Son personnage Éléonore se présente cette fois en fonction de sa relation avec Don Juan qui, lui, est présenté en trois incarnations. Trois temps, trois versions de la vie, de l’amour et de la mort. Toutes sortes de vies, d’amours et de morts.

CITATIONS / EXTRAITS

« Que disions-nous ? Clément parlait, et il était hermétique. […] Nous parlions de l’amour – ses manifestations, ses images, ses mensonges, le désir surtout, l’omniprésent désir. Nos conversations, le soir, dans son studio ou dans le mien, quand la télévision était allumée, que l’état du  monde nous était résumé en nombre de victimes et indices boursiers. » (p. 36)

« Il se souvient alors qu’il a une demi-soeur à Calvi, fille naturelle de son père et d’une parente de sa mère […] Elle s’appelle Vanina, elle est bientôt séduite – elle qui n’a jusqu’alors connu que des montagnards sévères et laconiques. Mais Don Juan a son code d’éthique, et quand il sa sent à sa merci, il veut qu’elle sache à qui elle cède et qu’elle accepte de lui céder. Il lui révèle leur lien de parenté. Épouvantée, elle appelle à l’aide sa famille. Forcé d’affronter son hôte en duel, il le tue d’un coup d’épée et prend la fuite par un escalier dérobé. Le lendemain, il monte à bord d’un navire en rade dans le port de Calvi. » (p. 43)

L’AUTEURE
Hélène Rioux a publié de la poésie, des récits, des nouvelles et des romans dont Traductrice de sentiments, Mercredi soir au Bout du monde (Prix France-Québec et prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec), Chambre avec baignoire (Grand Prix littéraire du Journal de Montréal et Prix de la Société des écrivains canadiens), Âmes en peine au paradis perdu et Nuits blanches et jours de gloire. Elle a été six fois finaliste au Prix du Gouverneur général du Conseil des arts du Canada. Ses romans sont traduits en anglais, en espagnol et en bulgare. Elle est également traductrice littéraire.

L’amour des hommes, roman en trois temps de l’auteure Hélène Rioux est publié chez Lévesque éditeur.


Ce livre n’est pas un journal intime, Tezo 3

Ce livre n'est pas un journal intime, tome III, roman illustré en noir et blanc pour les 10 ans et plus, de Maryse Pagé, avec illustrations genre cool de Mathieu Potvin, est publié aux éditions Druide

Ce livre n’est pas un journal intime, tome III, roman illustré en noir et blanc pour les 10 ans et plus, de Maryse Pagé, avec illustrations genre cool de Mathieu Potvin, est publié aux éditions Druide

Dans le tome final de cette trilogie du jeune ado qui se raconte avec illustrations, Edouard aka Tezo, 14 ans, se pose encore plus de questions. En plus, sa mère tombe amoureuse et elle resplendit. Son extraordinaire grand-père se retrouve à l’hôpital et c’est lui qui va le remettre sur le chemin de la santé. À part ça, ses amours à lui ne vont pas trop ; son ami Arthur le délaisse mais il s’en fait un nouveau qui est un peu son alter ego de France, c’est-à-dire un garçon comme lui, très curieux voulant toujours trouver les explications et tout sur le sujet qui l’intéresse ou qui le préoccupe. Entre temps, il change complètement de style vestimentaire et regarde la longueur de ses pieds. L’âme a-t-elle un poids ?

EXTRAITS / CITATIONS

« C’est vrai que nous sommes tous différents, et pourtant, quand je regarde les filles et les gars de mon âge, je constate qu’ils s’habillent tous pareil, qu’ils ont tous la même coupe de cheveux, qu’ils ne veulent pas sortir du lot. Ils ont les mêmes champs d’intérêt, écoutent la même musique. Pourtant, l’adolescence est censée être une étape de vie où on veut s’affirmer, prendre SA place, avoir SA propre personnalité. Toutes ces contradictions me rendent dingue ! Est-ce qu’on est condamné à rester seul dans son coin si on est différent ? » (p. 84)

« Voici quelques suggestions :

  • Mangez leur tarte aux pommes ;
  • Demandez-leur de vous montrer comment réparer votre vélo ; » (p. 53)

Ce livre n’est pas un journal intime, tome III, roman illustré en noir et blanc pour les 10 ans et plus, de Maryse Pagé, avec illustrations genre cool de Mathieu Potvin, est publié aux éditions Druide.


Le grand bousillage

Le grand bousillage  Auteur : Volker BRAUN  Titre original : Machwerk oder Das Schichtbuch des Flick von Lauchhammer Traduit de l'allemand par Jean-Paul Barbe Éditions Métailié, Paris

Le grand bousillage
Auteur : Volker BRAUN
Titre original :
Machwerk oder Das Schichtbuch des Flick von Lauchhammer
Traduit de l’allemand par
Jean-Paul Barbe
Éditions Métailié, Paris

Cet homme, il veut travailler. Oh comme il veut continuer à travailler. Se trouver un travail. Montrer à son petit grandeur nature ce qu’il sait faire et comment les faire, lui qui fut le grand sauveur de toutes les situations catastrophiques quel que soit le problème dans ces mines et lieux de travail que fut l’Allemagne de l’Est. Oui, mais maintenant c’est l’Allemagne réunifiée… Et lui, le héros du passé connu de tous et toutes doit s’adapter à ce monde qui lui est complètement étranger et qui lui a retiré autant son travail que son habit de gloire, sa fierté, sa dignité.

C’est ainsi qu’il se retrouve – entre autres et après plusieurs autres postes à lui confiés en toute confiance par la dame du bureau d’emploi – gardien de nuit dans une ancienne gare de Berlin transformée en musée d’art moderne où certaines oeuvres semblent avoir besoin d’ambulanciers… Lui n’est pas ambulancier mais il sait se servir de ses dix doigts ! Pas comme son rejeton à qui il voudrait bien relever les épaules.

Ce pauvre homme est obsessif dans sa volonté et sa capacité de travailler, de tout régler au quart de tour, de donner des ordres, de mener les équipes, de mettre sa communauté au travail. Finies les interminables pauses sitôt qu’il débarque. Le marasme dans lequel sont plongées les usines et les mines du peuple et même les sols n’a plus sa place. Et s’il doit lui-même s’emparer du matériel de creusage laissé à la traîne par les fonctionnaires syndiqués, il va le faire et il va se battre pour faire le travail à leur place si eux sont si négligents. Parfois, il risque de se faire battre puisque les négligents risquent d’être organisés et fiers mais il rebondira, n’ayez crainte, après son séjour à l’hôpital. Il se rendra jusqu’en Pologne pour travailler. Il est ainsi fait, ce Flick, ce travailleur ayant bien appris sa leçon qu’il était à l’époque propriétaire des usines et des mines, comme tous les habitants de sa communauté.

Ce livre a dû être un casse-tête incroyable à traduire. Car la plume est leste autour des élucubrations de ce personnage un peu obsédé. On se rit de beaucoup de choses dans ce livre et pas uniquement de l’ancienne Allemagne divisée en deux et réunifiée mais du monde actuel, occidental, globalisé, unifié et milliardaire au niveau des cheveux mais horriblement pauvre à partir des oreilles en descendant.

EXTRAITS / CITATIONS

« Il aime bien ses aises, le Travail, il se déplace, tant que les banquiers lui donnent leur bénédiction. Tel le prophète Samuel, il leur prédit leur chute. Mais la Pologne d’aujourd’hui ne voulait rien savoir. Ils poursuivirent donc leur voyage dans ce pays aux mille odeurs, le seigle mûrissait dans les champs. Un terroir béni, avec des cieux infinis pour le plomber. Jusqu’au sol qui se bombait et se dressait et quand ils arrivèrent à Waldenburg, ils sentirent l’odeur du charbon. Et, de fait, Flick devina dans le crépuscule du matin des silhouettes allant en douce chercher le précieux minerai. C’étaient des mineurs licenciés, qui ne savaient rien faire d’autre, qui n’avaient récolté qu’une bonne silicose et qui, depuis qu’il avaient arrêté de faire marcher les machines, continuaient à fouiller à la main. Il les entendit pour ainsi dire proclamer : Ils nous ont ôté travail et espoir mais ils ne nous ôteront pas notre dignité. La chose plut à Flick et il emboîta le pas à ces saints hommes.» (p. 95)

Le grand bousillage de Volker Braun, un roman fiction sur la volonté de travailler, traduit de l’allemand par Jean-Paul Barbe, est publié en français aux éditions Métailié, Paris.


Je suis le Libanais

Je suis le Libanais  -  Giancarlo DE CATALDO Titre original : Io sono il Libanese Traduit de l'italien par Paola De Luca et Gisèle Toulouzan  Éditions Métailié, Paris

Je suis le Libanais
Auteur : Giancarlo De Cataldo
Titre original :
Io sono il Libanese
Traduit de l’italien par :
Paola De Luca
et
Gisèle Toulouzan
Éditions Métailié, Paris

Un roman sur la mafia italienne
Écrit par un magistrat italien également écrivain parmi les plus importants de son pays, ce roman Métailié collection NOIR raconte de la manière la plus suave quelques aventures et mésaventures d’un jeune petit bandit de rues aspirant à devenir le maître mafieux de tout Rome. Mais pour cela, il faut…

Le Libanais, a.k.a. Libano, n’a pas envie d’une vie simple et sans saveur ; il veut la grande vie. Et c’est pour cette raison que quand il fait la connaissance d’une fabuleuse bourgeoise gauchiste, il se sent tout à fait à la hauteur. C’est pour cela aussi qu’il se lance dans un enlèvement, puis dans d’autres manoeuvres criminelles afin d’empiler la faramineuse somme dite pour faire affaires avec un gros patron mafieux bien établi d’une autre ville qu’il a connu en prison.

Je suis le Libanais est un roman fort qui nous fait connaître quelques aspects de la mafia italienne et qui dépeint la longue expérience de ce magistrat par rapport aux ambitions et aux choix que l’on décide de faire pour soi-même face à son destin mais également celui des autres autour de soi.

EXTRAITS / CITATIONS

« À son tour, le Libanais afficha poliment un air affligé. Le fait d’être « fidélisé » lui permettrait certes de profiter du nom de la famille, mais il deviendrait leur obligé. » (p. 18)

« – Je devrai donc trancher entre recel de malfaiteur et complicité d’assassinat. Pour être plus clair : deux ans avec sursis, étant donné que vous n’avez pas de casier, ou perpétuité. » (p. 23)

« En même temps, il ne voulait pas trinquer pour les beaux yeux de ce futé de ‘o Miracolo. » (p. 24)

« Il partit aux premières lueurs. En emportant ce qui restait de came : il pouvait peut-être la lui revendre, ce qui, sans trahir les accords avec Puma, serait tout bénef. » (p. 47)

Je suis le Libanais de Giancarlo De Cataldo (Les Traîtres), traduit de l’italien par Paola De Luca et Gisèle Toulouzan,  paraît dès demain mardi 6 mai 2014 aux éditions Métailié, Paris.


Les Gardiens des Portes – T1, Abbygaelle

Roman, légende, littérature fantastique, amour animal, tourisme bord de mer Québec

Les Gardiens des Portes - Abbygaelle, Auteure Sonia Alain, Éditions AdA

Les Gardiens des Portes – Abbygaelle
Auteure : Sonia Alain
Éditions AdA
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Ce roman de style fantasy comprend tous ces aspects imbriqués dans l’histoire d’une jeune femme qui fait partie malgré elle d’un clan familial lui ayant légué des gênes lui octroyant des pouvoirs surnaturels mais plus que tous les autres puisqu’elle détient une clé du monde parallèle qui la rend désirable autant pour celui qui en a la garde que pour des individus dangereux aux forces néfastes et aux desseins inhumains. La jeune Abbygaelle oscillera lors d’un voyage avec son père entre les siens et le monde des esprits, les uns comme les autres lui en feront voir de toutes les couleurs.

Pour divertir et alléger un peu à l’intérieur de tout ça, l’auteure Sonia Alain trimballe ses lecteurs et lectrices vers des sites touristiques du Québec qu’elle s’applique à dépeindre et à en décrire les particularités.

EXTRAITS / CITATIONS

« Elle promena un regard rêveur sur le paysage environnant, le bouquin sur les genoux. Son attention se fixa sur les îles du Bic qui se détachaient sur le ciel d’un bleu lumineux. » (p. 20)

« Évidemment, il n’avait pas l’intention de le faire. Cependant, il devait se montrer suffisamment convaincant pour endormir sa méfiance. Il influa même sur son esprit afin de mieux la mystifier. Abbygaelle peinait à s’y retrouver ; tout s’était passé si rapidement. Elle crut tout ce que Marcus lui dit sans aucune hésitation. » (p. 45)

« Il y avait quelque chose chez lui qui l’effrayait, mais elle n’aurait su dire s’il s’agissait de sa personnalité, de son physique ou bien de son attitude. » (p. 72)

« – J’ai peine à vous croire ! Vous et ceux de votre espèce êtes beaucoup trop retors pour ma tranquillité d’esprit. » (p. 87)

« Les sens en alerte, il suivit discrètement la direction de son regard. Il fronça les sourcils devant l’expression belliqueuse d’Adenora. Sentant alors que Marcus la jaugeait à son tour, l’adolescente s’empressa d’effacer toute trace de colère sur son visage. » (p. 94)

Les Gardiens des Portes – Abbygaelle (ainsi que le tome intitulé Alicia qui fera l’objet d’un autre article) de Sonia Alain est publié aux Éditions AdA.


Résister ne sert à rien

Résister ne sert à rien Auteur : Walter SITI Titre original : Resistere non serve a niente Éditions Métailié

Résister ne sert à rien
Auteur : Walter SITI
Titre original : Resistere non serve a niente
Éditions Métailié

Tommaso, fils du petit peuple romain, obèse dans son adolescence ayant corrigé cela d’un coup, génie des mathématiques devenu bankster milliardaire à trente ans à peine, survole au-dessus de la vie depuis qu’il a été recruté par la mafia pour laver l’argent sale dans les eaux troubles de la spéculation financière.

Un roman people – sexe – argent – mafia – haute finance
Spéculation sur la sexualité toujours en arrière pensée et les millions de profits toujours sur le front forment ce roman aussi déjanté que le monde actuel dans lequel tout un chacun veut être une star et passe son temps à guetter et à critiquer les personnalités remarquées et dans lequel on ne s’y retrouve plus tellement par rapport aux traditionnelles valeurs et façons réfléchies. Dans ce roman people – sexe – argent – mafia – haute finance, ce qui est réfléchi c’est la volonté de revirements de situations en queue de poisson donnant à celui-là qui se trouve au volant une avance temporaire. Walter Siti nous emmène dans cette immense piscine globale sans fond en voguant sur la faculté de faire perdre le fil à l’autre, en surfant avec aisance sur une connaissance approfondie des mécanismes et du jargon de l’économie numérisée et en éliminant, à force, la fameuse zone grise entre les mafias et la haute finance qui graduellement devient en fait la finance tout court.

EXTRAITS / CITATIONS

« Je n’ose pas m’approcher, chaque conversation est une forteresse dont il serait trop facile de me repousser d’un coup d’oeil de stupeur déconcertée, pas même besoin de mépris. » (p. 22)

« – On devrait se cloner pour se voir plus souvent. » (p. 23)

« – Ben, l’année dernière, environ 43 millions… le dividende était de cent trente et nous sommes trois associés… » (p. 40)

« – Freine, freine, c’est quoi, ça ? Un voyage touristique dans les territoires de l’hétérosexualité ? » (p. 43)

« Les yeux vaguement basedowiens ne me regardent jamais, peut-être m’a-t-il choisi moi parce que sa perceuse psychique méprise les orifices institutionnels, ce que l’argent pourrait lui procurer facilement et qu’il doit certainement avoir, complices de combines ou lèche-culs à tant du mètre. Ou bien même par snobisme d’originalité, pour rendre grâce au hasard. » (p. 44)

« Les ordinateurs sont même trop rapides, de temps en temps, tu dois désactiver le programme pour raisonner avec ta tête. Le noeud, c’est la Gabry, je le comprends, ou peut-être non, peut-être est-ce le ver rongeur d’un examen de conscience plus égoïste, fébrile parce que en retard. » (p. 46)

Mais la vraie question, en fin de compte, n’est-elle pas de se demander si l’auteur a raison en ce qui a trait à l’affirmation convaincante du titre de son livre ? Bonne lecture ! Bon suivi dans la déroute !

Traduit de l’italien, le roman people – sexe – argent – mafia – haute finance Résister ne sert à rien de l’auteur italien Walter SITI est publié en français aux éditions Métailié, Paris.


Une petite guerre parfaite

Ce roman prend à la gorge tellement il ressemble à la vérité, aux nouvelles qu’on en avait de cette guerre de pouvoir au Kosovo. C’était la dernière année du vingtième siècle, les bombes et la cruauté humaine se multipliaient dans l’ancienne Yougoslavie où l’on avait oublié l’ancienne bonne entente avec une langue commune forgée de serbe et de croate. Maintenant, c’était les uns qui voulaient contrôler les autres. Et toutes les manoeuvres étaient de mise dans ce pays de tous les dangers qui se faisaient ouvertement avec parfois même de l’entêtement entre les bourreaux à savoir à qui appartenait telle ou telle victime : intimidation, vols, pillages, viols, charniers…

Une petite guerre parfaite    Auteure Elvira DONES  Titre original Piccola guerra perfetta  Traduit de l'italien par Leïla Pailhès Éditions Métailié, Paris

Une petite guerre parfaite
Auteure : Elvira DONES
Titre original :
Piccola guerra perfetta

Traduit de l’italien par :
Leïla Pailhès
Éditions Métailié, Paris

C’est un roman vérité, une fiction historique qui raconte la guerre du Kosovo vue de l’intérieur mais aussi vue par les journalistes étrangers ainsi que par les individus et familles qui avaient fui le pays, qui avaient senti la terreur à leur porte et qui étaient partis vivre ailleurs, peut-être pour toujours ou en tout cas le temps que la folie passe.

C’est un livre qu’on a du mal à poser tellement l’histoire est vraie de cette vérité crue, cruelle et limpide, se réservant un peu de chaleur humaine malgré la froideur générale et le manque d’humanité, l’inexistence du respect dans la rage de ces hommes imbus de leur chauvinisme de s’approprier tout ce qu’il est possible et de détruire le reste.

Mais en fin de compte, qu’est-ce qui fait le chauvinisme, a-t-on envie de se demander. Qu’est-ce qui crée l’intolérance à ce point avec la volonté aveuglée d’en imposer à l’autre ? La volonté d’en imposer à l’autre ? De se montrer supérieur ?

Elvira Dones nous rend dans ce roman toute l’ampleur de cette guerre de territoire entre deux peuples voisins, vraisemblablement une peur panique transformée en rage ethnique qui s’est emparée de son pays juste avant de passer au 21è siècle.

CITATIONS  / EXTRAITS

« La lumière est coupée à cet instant précis et Besa pense que maintenant elle doit vraiment courir chez elle. Besnik, Alma et Drin l’attendent : les valises de la fuite déjà prêtes dans le couloir. Elle s’imagine Besnik, son mari, essayant de s’adresser aux enfants sur le ton de la plaisanterie pour chasser la panique dans leurs yeux. » (p. 8)

« Ils sont essoufflés, les rues sont pleines de policiers serbes, il y a eu des assassinats cette nuit, on ne pourra plus sortir de la ville, ils ont brûlé les magasins et arrêté des gens mais impossible de dire qui, et certains murmurent même que si l’on essaye de quitter Pristina on vous tire dessus sans préavis.  » (p. 22)

« Personne ne veut plus allumer la télévision pour ne pas tomber sur les reportages propagandistes des chaînes serbes. » (p. 30)

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Une petite guerre parfaite est publié aux Éditions Métailié, Paris.


La Villa Rose

Parfait chef d’oeuvre de roman à l’eau de rose ! Et ce n’est que le premier tome.

La Villa Rose, tome 1, Retour à Cedar Cove, Auteure  Debbie Macomber, Guy Saint-Jean éditeur

La Villa Rose, tome 1,
Retour à Cedar Cove

Auteure : Debbie Macomber
Guy Saint-Jean éditeur

L’auteure Debbie Macomber compte déjà 100 romans et 160 millions de livres vendus. C’est chez Guy Saint-Jean éditeur que l’on retrouve cette nouvelle série de romans qui se lisent comme l’eau coule si fluidement sur le dos d’un canard. C’est plus qu’agréable, c’est super plaisant de lire comment les autres règlent des problèmes ancrés, pour ne pas dire encastrés. Le temps file de page en page et on se laisse porter par le malheur suivi du bonheur de ces personnages qui sont là pour nous rappeler qu’il y a encore des moyens de se sortir des méchancetés des autres. La Villa Rose, Retour à Cedar Cove est un de ces romans qui nous remet du baume au coeur et redonne confiance en un monde meilleur.

Disponible en formats papier et numériques, La Villa Rose est un pur plaisir à lire. Installez-vous confortablement, de préférence sur un coussin de soie rose, pour parcourir des yeux l’histoire d’une femme qui quitte son emploi prometteur à la banque pour acheter une auberge en bord de mer, à Cedar Cove près de Seattle. Là-bas dans cette villa, les énergies sont tellement positives que les voyageurs qui s’y arrêtent finissent par laisser leurs tracas derrière eux pour retrouver une âme heureuse et repartir en paix avec eux-mêmes.

CITATIONS / EXTRAITS

« Une sensation de paix m’a immédiatement envahie quand j’ai pénétré dans cette demeure. La douleur et la tristesse qui étaient mes compagnes de tous les instants depuis des mois ont semblé refluer, cédant la place à une sérénité difficile à décrire. » (p. 9)

« — C’est épouvantable. Comment a-t-il pu faire une chose pareille ? Quel homme adulte se conduit de la sorte ? » (p. 79)

« Vance Willey était un tyran. Un pauvre type qui s’en prenait toujours à plus petit et plus faible que lui. » (p. 98)

« Il ne pouvait rester auprès de lui sans se sentir contaminé par sa mesquinerie. » (p. 126)

« Brusquement elle se secoua, leva les yeux et sourit.
— J’avais peur, mais c’était idiot. Si j’avais fait face à ces démons plus tôt, je me serais épargné bien des chagrins. » (p. 192)

La Villa Rose, tome 1, Retour à Cedar Cove est publié chez Guy Saint-Jean éditeur, dans la nouvelle collection bonheur : Charleston Québec.

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Les quatre grâces
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Roman Les quatre Grâces

L’amitié entre quatre femmes au fil de plusieurs décennies

Les quatre grâces Auteure Patricia Gaffney, Guy Saint-Jean éditeur

Les quatre grâces
Auteure Patricia Gaffney
Guy Saint-Jean éditeur

1,6 millions d’exemplaires vendus
Traduit en 15 langues

Les petits tracas et grands tourments, les joies et les peines de quatre meilleures amies
LES QUATRE GRÂCES, ce sont quatre femmes : Emma, Rudy, Lee et Isabel qui depuis dix ans, sont liées par une amitié indéfectible. Animées de leurs rencontres régulièrement planifiées, elles laissent maintenant les conversations tourner au personnel, ayant épuisé tous les sujets de discussion. Ce qui importe, c’est qu’elles sont là les unes pour les autres et qu’elles sont éprouvées quand l’une d’elle est atteinte du cancer du sein.

Le roman se déroule au « je » même s’il y a quatre personnes extrêmement différentes qui se racontent ou qui racontent les autres par le biais de leur propre histoire, laissant chacune s’exprimer tour à tour sur un chapitre complet.

Laissons cet immense succès de librairie parler de lui-même :

CITATIONS / EXTRAITS

« En sixième, j’ai créé un groupe de filles qui se réunissait dans le sous-sol de ma maison. À l’école, je secondais la capitaine des meneuses de claques, puis j’ai été présidente de ma classe. Depuis mon arrivée à Washington, je ne m’étais pas fait beaucoup d’amies, à part Isabel, sans doute parce que je suis débordée. J’adorais l’idée de fonder un groupe. Ce ne serait pas un club de lecture, ni un groupe politique ou féministe. De temps en temps, nous réunirions des femmes qui s’appréciaient et se respectaient pour échanger des expériences et débattre de questions intéressantes. Un objectif plutôt modestes. Nous ignorions que nous étions en train de semer les graines d’un jardin superbe. » (p. 19, Lee)

« Seuls Curtis, mon mari, et Éric, mon thérapeute, sont au courant. Je parle librement de tout le reste, mes problèmes familiaux, mes décennies de suivi psychologique, mon combat contre la dépression, la déprime, les manies. » (p. 25, Ruby)

« À ce jour, je n’ai toujours pas raconté toutes ses infidélités aux Grâces.  Par honte, sans doute. Le comportement de Gary est méprisable et je réagis comme si j’étais en partie coupable. » (p. 39, Isabel)

Publié chez Guy Saint-Jean éditeur.

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