Archives de Tag: Lévesque éditeur

Carapace

Carapace, de Marie Auger (a.k.a. Mario Girard) est publié chez Lévesque éditeur, dans la collection Réverbération.

Carapace, de Marie Auger (a.k.a. Mario Girard) est publié chez Lévesque éditeur, dans la collection Réverbération.

Roman, prose poétique ou poème nouvelle écorchée vive… C’est l’histoire d’Alice qui vit dans un emballage de frigo récupéré pour lui servir de maison dans un parc urbain. Ses seuls proches : son chat et sa guitare, son cahier de notes, ses chansons, ses pensées.

Une humaine passe à l’occasion et lui offre un café ou une cigarette.

La maladie, le suicide, la pluie…

Alice se compare à une tortue, elle est une tortue mais elle n’est pas une tortue.

L’auteur, Marie Auger, est en réalité un homme : Mario Girard.

CITATIONS / EXTRAITS

« Ce livre s’inspire de la joyeuse, de la bien portante, de la cynique réalité. » (p. 90)

« Je n’ai pas d’autres strates où je pourrais me cacher. Les tortues luth ne peuvent pas rentrer la tête. » (p. 105)

« Je mens comme je respire et je ne suis même pas asthmatique. Manquerait plus rien que ça. » (p. 65)

Carapace, de Marie Auger (a.k.a. Mario Girard) est publié chez Lévesque éditeur, dans la collection Réverbération.

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Les trains sous l’eau

prennent-ils encore des passagers ?

Les trains sous l'eau prennent-ils encore des passagers ?  de Joanie Lemieux publié dans la collection Réverbération chez Lévesque éditeur.

Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers ? de Joanie Lemieux publié dans la collection Réverbération chez Lévesque éditeur.

Un recueil de nouvelles en pur imaginaire tout en partant du réel de la vie, de Joanie Lemieux publié dans la collection Réverbération chez Lévesque éditeur.

Dix nouvelles, dix femmes dont la vie n’est pas à la hauteur de leurs attentes et dont l’univers sort, parfois, des rails du réel. Un recueil marqué par l’improbable — voire l’impossible — qui laisse l’impression qu’un ailleurs existe.

Ma préférée est l’histoire d’une maman qui finit par se laisser séduire par un vieux loup de mer… Une fabuleuse histoire !

CITATIONS / EXTRAITS

« L’histoire de son amie est terminée. N’importe quelle excuse est bonne pour quitter la table. » (p. 29, Itinéraires)

« Pas facile, non, répondait simplement Marie-Ève, avec un sourire faux, l’air de dire pas facile d’oublier quand tous ceux qu’on croise tournent le fer dans la plaie. Victor. Celui qui en quatre ans lui a mille fois chuchoté t’es la femme de ma vie à l’oreille. » (p. 39, Miroirs)

« Je reste là longtemps avec Amélie, à fixer les poissons et autres créatures marines, pendant que monsieur Henri fait visiter le pont à maman, lui explique à quoi servent les différents cordages, comment fonctionne le gouvernail. » (p. 73, Écume)

Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers ?  de Joanie Lemieux publié dans la collection Réverbération chez Lévesque éditeur.


Les ponts de glace sont toujours fragiles

Recueil de nouvelles écrites par Louis-Philippe Hébert, il s’agit de cinq histoires d’amour marquées au fer rouge, vues par un cerveau d’homme.

Les ponts de glace sont toujours fragiles de Louis-Philippe Hébert est paru chez Lévesque éditeur, collection Réverbérations.

Les ponts de glace sont toujours fragiles de Louis-Philippe Hébert est paru chez Lévesque éditeur, collection Réverbérations.

La plus volubile de ces histoires est celle qui raconte un enfant garçon élevé en pensionnat où il apprit à devenir un citoyen respectable malgré toutes les saloperies des moines observées en pension pendant une année de trop, une année redoublée pour lui apprendre… Ce qui est le plus étonnant dans ce personnage, c’est que malgré toutes les horreurs que lui inspirent ces frères nus sous leur robe, lui et son ancien confrère de classe retournent dans l’immeuble alors qu’ils sont à leur retraite, les lieux ayant été transformés pour recevoir la clientèle aînée. C’est vraiment incroyable tout ce qui peut s’écrire dans le cerveau d’un homme bien éduqué, ayant fait médecine, ayant toujours vécu à peu près correctement tout en réfléchissant tout avec un dégout désopilant. Cet homme privilégié de par sa famille et son statut masculin qui lui ouvrait tant de portes fermées aux femmes mais qui n’ont pas eu l’heur de le rendre heureux raconte ce qui reste dans sa tête, dans son esprit et dans son coeur. Et c’est pas de la tarte !

Les autres nouvelles révèlent des personnages qui ressemblent aux gens que l’on croise dans la rue mais dont l’auteur nous fait découvrir des côtés inconnus. Un homme un peu patriarche qui souhaite retourner sur son île difficile d’accès malgré son âge, sa santé défaillante, l’hiver… Un homosexuel qui fait fortune grâce à sa tante qui lui raconte tant de choses sur les voisins, la famille… Un domestique… Un voyageur aux toilettes de l’aéroport à Miami…

CITATIONS / EXTRAITS

« On a remplacé nos vieux tortionnaires par des jeunes, les robes noires et salies par des vêtements affreusement colorés, et le ton sirupeux d’autrefois a fait place à des interpellations si intimes qu’elles nous prouvent justement que n’avons plus droit à aucune intimité. […] » (p. 86, Le diable ne brûle pas)

« […] La mort tarde à venir chercher celui qui fut pourtant son fidèle serviteur. Car j’ai bien mérité ce titre, croyez-moi, après des années passées dans le système de santé […] » (p. 86, Le diable ne brûle pas)

« Il s’était toujours méfié des médicaments, peut-être parce qu’il en vendait. » (p. 20, Les ponts de glace sont toujours fragiles)

« Tous les garçons étaient épilés de la tête aux pieds. Je craignais d’être observé comme si j’étais un fauve. » (p. 163, Les latrines de l’aéroport de Miami)

Les ponts de glace sont toujours fragiles de Louis-Philippe Hébert est paru chez Lévesque éditeur, collection Réverbérations.


Le sortilège des chemins

Le sortilège des chemins récit de Sergio Kokis avec six paysages de sentiers peints par l'auteur Lévesque éditeur, collection Réverbération

Le sortilège des chemins
récit de Sergio Kokis
avec six paysages de sentiers peints par l’auteur
Lévesque éditeur

À l’aube de la soixantaine, un couple montréalais d’origines diverses se met en tête de fouler le Chemin de Compostelle pour la première fois. Il est écrivain et peintre, elle vient de prendre sa retraite, le moment semble idéal pour partir à l’aventure. Et après avoir testé leur endurance sur les trottoirs et sentiers de la ville, ils s’envolent avec, typiquement, un sac à dos bien trop plein.

Ce récit épate par une qualité de texte devenue rare en ces temps de littérature marketing. L’auteur Sergio Kokis, d’origine brésilienne mais aussi d’autres origines antérieures russes comme on l’apprend vers la fin nous raconte en détails le premier périple suivi de plusieurs autres dans plusieurs pays européens. Mais ils ont tout de même quelques habitudes de bons restaurants qu’il nous raconte tout en intercalant leurs pèlerinages de réflexions sur ses romans précédents, son ancienne maison d’édition vendue et ses livres soudainement sans point de vente, l’art contemporain pour ce qu’il vaut… et surtout les rencontres, les petits bonheurs, les gîtes… et de nombreuses vérités existentielles.

CITATIONS / EXTRAITS

« Après deux mois de vie dépouillée, avec mon sac à dos pour tout bagage, cette abondance d’objets superflus m’est apparue dans toute son absurdité, comme un boulet destiné à entraver ma liberté. » (p. 75)

« Souvent, durant nos randonnées, je me perdais en rêveries tout en observant distraitement non pas les paysages alentour mais le sentier lui-même. J’étais captivé par cette étroite portion de terrain qui serpentait devant moi, bordée soit d’herbes, soit des racines des arbres de la forêt. Le passage d’autres marcheurs avant nous avait dessiné ce lieu de marche, lui conférant le statut de chemin. À leur tour, nos pas contribuaient à le maintenir vivant. (p. 133)

« En tant que peintre et intellectuel, je ne me sens aucunement solidaire des enfantillages et des bricolages ridicules qu’on présente dans les musées en guide d’art contemporain. » (p. 122)

« La dissimulation – distincte du simple déguisement – est une attitude spécifiquement humaine. Elle peut atteindre des sommets de sophistication ou même constituer une façon permanente d’être au monde, d’où son intérêt pour un artiste préoccupé par l’analyse existentielle. » (p. 161)

« C’est curieux comme ce genre de rencontres nous arrivent souvent durant nos randonnées, tandis que nous sommes si sauvages chez nous, à Montréal. » (p. 188)

Le sortilège des chemins, récit de Sergio Kokis avec six paysages de sentiers peints par l’auteur est publié chez Lévesque éditeur, collection Réverbération.


Tatouages

 TATOUAGES de Claudine Potvin est publié chez Lévesque éditeur.

TATOUAGES de Claudine Potvin est publié chez Lévesque éditeur.

La plume d’Hubert Aquin renouvelée, améliorée dans la main d’une vraie femme, Claudine Potvin. Professeure émérite dans une université canadienne, elle lui a déjà consacré un ouvrage, et dans son texte resurgit non seulement son éclat mais ici et là des rappels, titres de livre même, dès les premières pages.

TATOUAGES, qui vient de paraître dans la collection Réverbération chez Lévesque éditeur, est un recueil de nouvelles, un album d’êtres tatoués par la vie, des histoires de relations amoureuses, de voyages, d’exil, de passions, de filiations, entre autres. Tant et tant de gens se reconnaîtront dans ces personnages. Il y a dans ce recueil un désir d’écrire une littérature qui vaille, un besoin d’expression qui vient des tripes, ce qui est tout simplement rafraîchissant dès lors que tant de publications s’adonnent en ce moment à tant de propagande campée sans affichage des commanditaires.

EXTRAITS / CITATIONS

« Prochain épisode. Dans tous les cas, cette image apparaîtrait plutôt saugrenue aux yeux de mes amis. » (p. 19, K de Kafka ou de Kurt ou de Kébec)

« En fin de journée, ils flânaient dans les restaurants, se promenaient en voiture, magasinaient frénétiquement. Ils rapportèrent à Montréal tout un assortiment d’objets plus ou moins heureux dont la préciosité égalait la prétention des acheteurs. » (p. 30, Le tapis rose)

« Je ne veux pas être retournée dans mon pays d’origine comme une œuvre d’art accrochée à un mur quelconque, statique. Le sang qui coule dans mes veines n’est pas de l’ordre de la reconnaissance, ni même de l’appartenance. J’ai lu quelque part que les continents étaient jadis réunis en un seul mégacontinent, mais qu’avec le temps ils se sont éloignés les uns des autres. Les artères communiquent. Une nouvelle géographie s’installe. » (p. 95, Accommodement raisonnable)

 TATOUAGES de Claudine Potvin est publié chez Lévesque éditeur.

 

 


L’amour des hommes

L’amour au masculin, la dureté de la vie

L’amour des hommes, roman Auteure :  Hélène Rioux Lévesque éditeur

L’amour des hommes, roman
Auteure : Hélène Rioux
Lévesque éditeur

Dans ce roman, Hélène Rioux raconte l’histoire d’Éléonore en trois lieux et en petites douzaines : douze semaines en Corse, douze jours en Andalousie, douze heures à Montréal… Son personnage Éléonore se présente cette fois en fonction de sa relation avec Don Juan qui, lui, est présenté en trois incarnations. Trois temps, trois versions de la vie, de l’amour et de la mort. Toutes sortes de vies, d’amours et de morts.

CITATIONS / EXTRAITS

« Que disions-nous ? Clément parlait, et il était hermétique. […] Nous parlions de l’amour – ses manifestations, ses images, ses mensonges, le désir surtout, l’omniprésent désir. Nos conversations, le soir, dans son studio ou dans le mien, quand la télévision était allumée, que l’état du  monde nous était résumé en nombre de victimes et indices boursiers. » (p. 36)

« Il se souvient alors qu’il a une demi-soeur à Calvi, fille naturelle de son père et d’une parente de sa mère […] Elle s’appelle Vanina, elle est bientôt séduite – elle qui n’a jusqu’alors connu que des montagnards sévères et laconiques. Mais Don Juan a son code d’éthique, et quand il sa sent à sa merci, il veut qu’elle sache à qui elle cède et qu’elle accepte de lui céder. Il lui révèle leur lien de parenté. Épouvantée, elle appelle à l’aide sa famille. Forcé d’affronter son hôte en duel, il le tue d’un coup d’épée et prend la fuite par un escalier dérobé. Le lendemain, il monte à bord d’un navire en rade dans le port de Calvi. » (p. 43)

L’AUTEURE
Hélène Rioux a publié de la poésie, des récits, des nouvelles et des romans dont Traductrice de sentiments, Mercredi soir au Bout du monde (Prix France-Québec et prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec), Chambre avec baignoire (Grand Prix littéraire du Journal de Montréal et Prix de la Société des écrivains canadiens), Âmes en peine au paradis perdu et Nuits blanches et jours de gloire. Elle a été six fois finaliste au Prix du Gouverneur général du Conseil des arts du Canada. Ses romans sont traduits en anglais, en espagnol et en bulgare. Elle est également traductrice littéraire.

L’amour des hommes, roman en trois temps de l’auteure Hélène Rioux est publié chez Lévesque éditeur.