Archives de Catégorie: Montréal

FFM 2017

ffm2017Elvis, Jerry Lewis, Bjork, la mafia italienne avec le maire et les pouvoirs publics dans la poche et avec leurs convainquantes communications globalisées, collusion, corruption, un père haitien qui combat pour les droits des femmes a contrario de tous les hommes lâches et solidaires ce qui en revanche ne rend pas toute religion sainte et sans reproche… Des sujets de quêtes pour combattre les guerres, les truands et les malfrats si bien organisés. Des contes épiques, des films pour se réexpliquer l’histoire, des documentaires, des drames psychologiques poussés…

Le Festival des films du monde de Montréal 2017 présente une sélection choisie de films en provenance de l’Iran, d’Azerbaijan, Italie, Chili, France, Kyrgyzstan, Mexique, Pologne, Chine, États-Unis, République dominicaine, Taiwan, Japon, Hongrie, Russie, Corée du Sud, République tchèque, Slovaquie… et même de chez nous.

Voir l’horaire :
http://www.ffm-montreal.org/actualites/150-horaire-des-films-au-ffm.html

Ou visionner une des bandes annonces : Les éléphants perdus

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Clef des champs : photos

Quelques photos du jardin La clef des champs à Val David.

Photos Karolina Studzinska, https://www.facebook.com/brikolina


Musée Stewart

stewartC’est dans cet ancien fort militaire de Montréal situé à l’île Sainte-Hélène que l’on trouve cette année la meilleure exposition commémorative d’Expo 67.

Une immersion avec casque
Dès qu’on entre dans la pièce, on a l’impression de revivre la visite d’un pavillon de l’époque : on est accueilli dans un parcours animé et surtout on expérimente quelque chose et ici il s’agit de larges fauteuils de style auquel s’ajoute un casque qui nous ramène dans le Labyrinthe.

Expo 67 – Rêver le monde. c’est aussi une autre galerie où là encore on revit le rêve et la joie de vivre de l’exposition universelle de Montréal 1967 par des extraits de films et des collections personnelles.

Histoires et Mémoires
Au Musée Stewart on trouve également l’exposition permanente, toujours aussi intéressante avec son armure maximilienne, sa très grande maquette de Montréal avec écrans interactifs, sa pétition des Patriotes, des cartes terrestres et du ciel, des costumes, plein d’objets historiques.

 


Biosphère

Quand le ciel est bleu, la Biosphère est très certainement le plus beau musée montréalais où passer la journée. Et il y a de quoi oublier le temps qui passe avec les multiples expositions et les microscopes, éoliennes, deux toits verts, deux murs verts, animations, jeux, découvertes interactives et surtout le spectacle immersif qui se déroule sous tous les temps et qui permet de revenir en enfance l’espace d’une demi-heure !

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Planète Montréal, Ceci n’est pas un parapluie, Regard sur l’Arctique, Naturellement Canadien, Écho 67 : 50 ans plus tard, TIC TAC TOX, Habitats2067, Façonner l’avenir, 1 degré : Qu’est-ce que ça change ?, Énergies renouvelables : l’heure des choix, Vaisseau spatial Terre, Animations scientifiques…
Sont autant d’expositions qui sont présentées à la Biosphère. De quoi passer une journée captivante et vraiment mémorable !

Prise par Éliane juin 2017_Planète MTL(2)

Personnellement, j’ai adoré l’exposition Planète Montréal qui permet de personnaliser la visite à l’aide d’une plaquette magnétique. Celle-ci fait en sorte que les divers panneaux et jeux de l’exposition suivent chaque joueur qui en fin de parcours peut se retrouver pleinement dans son profil et choix à faire. L’espace central est composé d’une grande maquette où s’affichent des résultats électroniques des jeux et d’un film sur écran 360 avec les poste de jeu tout autour. Le film est un montage d’images filmées jour après jour pendant un an.

J’ai aussi vraiment bien aimé le voyage dans un cumulo-nymbus avec données météo, une des immersions à la Biosphère, Musée de l’environnement, qui devrait redevenir un lieu de destination et d’inspiration pour jeunes adultes et plus en raison de toute la passion nature exprimée autour et à l’intérieur.

Aussi, près de l’entrée, l’exposition qui rend hommage à l’inventeur du dôme géodésique de la Biosphère, Richard Buckminster Fuller, qui avait déjà prévu en 1967 la surexploitation des ressources de la Terre et qui suggérait de considérer notre voyage sur cette planète comme un départ en vaisseau spatial : il faudrait planifier d’avoir suffisamment de nourriture et de tout pour s’assurer de revenir chez soi en toute quiétude !

Tout de même hâte de gouter le résultat du houblon pour la cuvée bière du 375e qui pousse sur le toit…

Allez visiter la Biosphère, c’est vraiment une belle expérience.


17 mai 2017

AUJOURD’HUI il y a 375 ans, Jeanne Mance et de Maisonneuve débarquaient à Montréal à l’angle du fleuve Saint-Laurent et de la petite rivière Saint-Pierre, là où Madame Francine Leliève a fondé il y a 25 ans Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal.

La plus ancienne infrastructure souterraine
en Amérique du Nord,
premier égout collecteur en pierres des champs
qui a recouvert l’ancienne rivière Saint-Pierre
Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal
Photo Jacqueline Mallette

Après 80 prix d’excellence, le musée compte maintenant sept sites dont la plus ancienne infrastructure souterraine en Amérique du Nord, le premier égout collecteur, un magnifique tunnel en pierres des champs qui a recouvert la rivière Saint-Pierre, et le pavillon de l’exposition qui y est associée. Pointe-à-Callière renferme aussi la cloche du fort de Ville-Marie que l’on a entendue lors de l’inauguration, fort qui a vu la première habitation française à Montréal, de même que le premier cimetière catholique de Montréal, la première place du marché à Montréal, le premier Parlement du Canada, premier marché couvert (le marché Sainte-Anne), la première douane de Montréal et la première station de pompage électrique de Montréal.

Félicitations Madame Francine Lelièvre, c’est une réalisation gigantesque en 25 ans !

Francine Lelièvre, fondatrice et directrice générale
Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal
Vidéo Jacqueline Mallette

Pointe-à-Callière présente de nombreuses expositions permanentes et temporaires et sait animer ses sites de multiples façons actives et interactives pour vivre l’histoire de Montréal par le biais d’activités, d’énigmes, d’un marché annuel dans les rues entourant le musée qui se tiendra en fin de semaine, d’ateliers, d’archéologie, ainsi que les symphonies portuaires, les visites guidées des fouilles archéologiques du marché Sainte-Anne et du Parlement de la province du Canada, les dimanches-familles, l’Halloween, le vrai père Noël, pour ne nommer que celles-là, donc toujours plus d’innovation pour ses 10 millions de visiteurs depuis 25 ans.

La Maison de Callière,
partie de l’animation avec affichage,
par un petit bouton en bas à gauche de l’écran interactif,
du lieu exact où l’on se trouve par rapport au site complet de l’époque
Photo Jacqueline Mallette

Pointe-à-Callière, c’est LE LIEU DE FONDATION DE MONTRÉAL et c’est LE LIEU vraiment spécialisé en archéologie. Cherchez pas ailleurs, l’excellence, c’est ici.

Dans le nouveau pavillon,
on marche sur un plancher de verre juste au-dessus du
fort de Ville-Marie et de la maison de Callière
Photo Jacqueline Mallette

A souligner dans la programmation 2017 : le marché gratuit en fin de semaine, la gratuité pour toutes et tous au musée du 20 mai au 20 juin 2017, la gratuité pour celles et ceux qui ont 25 ans lors de leur visite (preuve d’âge requise), les expositions, le mois de l’archéologie, etc.

http://pacmusee.qc.ca/


Choisir la solidarité féminine

choisir-la-solidarite-feminineLa merveilleuse salvatrice Marthe Saint-Laurent reprend son bâton de pélerine, elle qui en 2009 a été la première à dénoncer l’immense problème du bitchage entre femmes.

Dans ce nouveau livre, elle analyse l’ampleur des forces féminines, les qualités qui nous caractérisent et pourraient nous propulser vers l’entraide et le succès si la jalousie, l’envie ou la trahison passées ou présentes ne nous poussaient pas à nous faire bêtement du tort mutuellement.

Pourquoi parler de bitchage et d’intimidation ? Comment reconnaître une relation saine ? Comment choisir une bonne alliée ? Quels sont les parallèles entre mère de famille et gestionnaire ?

Je dois avouer que j’étais contente de lire dans cet ouvrage qu’une femme qui travaillait en milieu d’aide aux femmes a dù se rendre aux constatations de Marthe Saint-Laurent puisque par expérience personnelle, c’est clair que dans ces milieux aussi, les femmes peuvent être confrontées au déni 101, à la mauvaise foi 203, aux clans fermés 306, à l’hypocrisie 405, etc.

CITATIONS / EXTRAITS

Pourquoi parler de bitchage et d’intimidation ? Simplement parce qu’il faut cesser d’avoir peur de dénoncer (p. 17)

Diviser pour régner, c’est parler dans le dos des autres, c’est monter un clan à force de gérer et de régenter afin d’affaiblir un individu ou un groupe. (p. 26)

Bien qu’il demande conseil, il ne suit pas nécessairement les recommandations. Il éprouve de la difficulté à essuyer un refus. Il vit dans la tristesse et pleure souvent. Bien qu’il recherche l’indépendance, il s’accroche rapidement aux autres. (p. 86, L’abandon)

Dans la mesure où une relation nous détruit, qu’elle gruge notre énergie et fait sortir ce qu’il y a de plus laid en nous, c’est qu’elle n’est pas ou plus pour nous. (p. 78)

Choisir la solidarité fémnine, de Marthe Saint-Laurent, est publié aux éditions Québec-Livres. En librairie le 8 février 2017.

Autres livres de Marthe Saint-Laurent sur le bitchage et l’intimidation :
servicesmontreal.com/jacqueline/l.bitchage.html
servicesmontreal.com/jacqueline/l.bitchage-guide-survie.html


Ai-je du sang de dictateur ?

Résultat d’une recherche identitaire personnelle, Didier Lucien présente ici le despotisme à travers un spectacle historico-burlesque mettant sous des projecteurs multimédias l’histoire d’Haïti.

aijedusangdedictateur-soi-memeDu dictateur aux hommes en robe ou en costume militaire qui imposent leurs diktats aux autres en passant par l’homme blanc qui en impose à l’homme noir ou par l’homme tout court sur la femme ou l’homme orchestre sur les enfants, toutes les raisons sont bonnes pour exploiter les noirs comme biens meubles (ou les femmes, au même titre, sauf qu’il n’y a pas de mois de l’histoire des femmes – il y a bien eu un frêle essai une année mais il fut avorté à mi-chemin et ne revint jamais – il a dû se perdre dans les méandres des petits bouts précaires et cassés de la rue Jeanne-Mance alors que le Sieur de Maisonneuve a, lui, un long boulevard avec ligne de bus, ligne de métro, piste cyclable, etc.

Mais revenons à notre sujet des dictateurs et despotes. (L’avions-nous quitté ?)

Dans ce spectacle, il y a en plus du burlesque, plusieurs ressentis qui assaillent la spectatrice : la perplexité et même l’effroi qui fait sursauter lors d’une expérience multi-sensorielle, le tout menant à une réflexion d’inquiétude face à  un mauvais sort de se retrouver dans une situation contrôlée par un fou nombriliste narcissique qui ne voit dans le monde que lui-même et lui-même seul, sauf quand il s’agit de surplomber des insectes qui le vénèrent. Mais dès que tels insectes atteignent la grosseur d’un chat, ils sont bons pour l’extermination.

De nombreuses images multimédia sur grand écran format cinéma multiplient le personnage et s’il y en a d’autres, ils lui ressemblent de multiples façons ou encore c’est lui-même dictateur narcissique qui est multiplié ad nauseam. Les gestes d’intolérance qu’il pose sont mimés ou accompagnés de textes, musique ou images marquantes.

Un montage graphique est assez réussi lorsque, comme un squelette pour étudiants d’arts, un des soi-mêmes à lunettes se retrouve avec un corps entièrement composé, pour chaque membre pliant, d’une tête de soi-même à lunettes.

Le spectacle a par ailleurs le mérite de raconter l’histoire de l’esclavage et celle d’Ayiti en moultes détails mais en soulignant les failles imposées aux noirs il pourrait aussi souligner les failles qui écrasent les femmes depuis la nuit des temps alors que la situation est loin de s’améliorer ces dernières années tout particulièrement depuis que les droits des femmes sont solidairement dénigrés et volontairement niés par les hommes qui posent en victimes entre eux et réussissent à se convaincre pour convaincre les autres et parvenir au narcissisme suprême. Mais il ne faut pas s’attendre à une pensée pour autrui dans un spectacle où l’unique personnage narcissique et despotique se met à chanter (faux) habillé d’une devanture rappelant une femme en décolleté, devanture qui lui est tombé du ciel et qui est accrochée un peu comme une robe sur une poupée de carton.

http://montreal157.blogspot.ca/2016/11/ai-je-du-sang-de-dictateur.html


Invendus

avaazpetitionpain

Si tu es d’accord pour que les épiciers, commerçants et restaurateurs du Québec cessent de jeter et volontairement contaminer le pain et autres invendus, signe la pétition : https://secure.avaaz.org/fr/petition

Et une bonne année 2017 à toutes !

 


La dette du Québec

Vérités et mensonges

La Dette du Québec verites et mensonges

La Dette du Québec verites et mensonges

L’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne, ATTAC Québec, a publié récemment un nouveau livre qui jette un peu de lumière sur l’épouvantail utile qu’est la dette publique pour couper dans les services sociaux qui ont été payés par la population mais qui ne sert qu’à une poignée d’élites.

La dette du Québec : vérités et mensonges est un ouvrage dirigé par Audrey Laurin-Lamothe, Chantal Santerre et Claude Vaillancourt que j’ai eu le plaisir de rencontrer en entrevue vidéo le soir du lancement à Montréal.

La dette du Québec : vérités et mensonges se divise en neuf chapitres débutant par La dette comme instrument de soumission et se demande si le Fonds des générations est nécessaire, à qui appartient la dette, etc, pour se terminer par un survol de notre empreinte écologique et une présentation des auteures. Le chapitre qui m’a le plus interpellée est certainement celui qui élabore sur Un audit citoyen de la dette du Québec, chapitre dans lequel j’ai puisé les extraits suivants :

CITATIONS / EXTRAITS

La part du remboursement de la dette est passée de 32 % à 15 % du budget. Les dépenses sociales ont alors été haussées de 12 à 25 %. (p. 93)

ou que la dette est le produit d’une transformation de dette privée (ou commerciale) en une dette publique sous la pression des créanciers. (p. 95, encadré, Quatre types de mauvaises dettes)

Audit citoyen de la dette publique, expérience et méthode expose avec une grande précision et sans faire abstraction des détails techniques les démarches à accomplir pour réaliser un audit de la dette. La méthode est conçue pour convenir è tous les pays, ceux du Nord comme du Sud (p. 97)

L’ouvrage souligne en première ligne de Conclusion que La dette est trop souvent un prétexte pour présenter les mesures d’austérité comme une fatalité, une nécessité. C’est en effet ce que l’on nous impose depuis des années pour couper dans l’assurance-emploi, couper dans les services de santé au point de créer une pénurie de médecins et de forcer les infirmières à travailler des heures à rendre malade n’importe qui, etc. Il est temps de voir s’il n’y a pas d’autres manières de faire et de regarder la situation. Et La dette du Québec : vérités et mensonges s’y emploie. À lire pour nous aider à y voir un peu plus clair, qu’est-ce qu’il y a dans notre dette, combien et à qui on doit, comment augmenter sans que ce soit les pauvres qui paient afin de mieux comprendre, mieux analyser et mieux faire face à cet instrument qui sert à faire peur à ceux et celles qui n’ont pas accès aux vraies données.

Entrevue vidéo avec Claude Vaillancourt : https://www.youtube.com/watch?v=sv42EY2ylw4

La dette du Québec : vérités et mensonges est publié aux éditions ATTAC Québec.

http://www.quebec.attac.org/?verites-et-mensonges-sur-la-dette-1383


Cours Toutoune

Y en n’aura pas de miracle !
52 chroniques humoristiques et motivantes

Cours Toutoune Auteure :  Geneviève Gagnon Éditeur : Modus Vivendi

Cours Toutoune
Auteure : Geneviève Gagnon
Éditeur : Modus Vivendi

Geneviève Gagnon est la star des capsules vidéo pour sa motivation appréciée par toutes et tous. À force de vouloir se motiver elle-même elle a motivé des centaines et des milliers de personnes cherchant à reprendre la forme, avoir du souffle, perdre des kilos, trouver un moyen de mieux dormir…

Et son livre est tout simplement génial, facile à consulter, facile à suivre, facile d’approche. Tout le monde s’y retrouve en un rien de temps, que l’on cherche des conseils, des encouragements comme les 10 bonnes raisons d’aller courir, de l’auto-dérision quand tout n’est pas si simple ou encore des témoignages y compris celui de Dominic Arpin dont elle a visionné en boucle toutes les émissions sur la course et qui signe la préface.

CITATIONS / EXTRAITS

« Mars 2015, je prends mon cellulaire et j’y mets une application de premier coureur qui donne le signal quand courir et quand marcher. La première fois que je cours, je ne fais que 30 secondes et je suis brûlée. Comment je vais faire ? […] En quelques semaines, je fais mon premier cinq kilomètres. En août, je fais premier dix dilomètres par intervalles ! Un exploit ! Je partais de loin ! » (p. 19)

« Au fil du temps et des vidéos, la toutoune est devenue la dame qui a du poids à perdre, la femme mince qui n’est pas en forme, l’homme bedonnant qui veut se prendre en main, la jeune fumeuse qui désire se remettre en forme, la femme qui n’a pas de temps pour elle. Bref,  la toutoune n’a maintenant rien à voir avec le poids ou l’apparence physique. » (p. 21, C’est qui la toutoune ?)

« Pour moi, une taille 12, c’est ben correct. Tout est dans l’attitude. J’ai toujours visé l’acceptation de soi. (p. 38, Bien dans sa peau, Mieux dans son corps)

Cours Toutoune, de Geneviève Gagnon, avec une préface de Dominic Arpin, est une publication Modus Vivendi, Montréal.

https://www.groupemodus.com/produit/cours-toutoune-y-en-naura-pas-de-miracle/