Archives de Catégorie: Montréal

Choisir la solidarité féminine

choisir-la-solidarite-feminineLa merveilleuse salvatrice Marthe Saint-Laurent reprend son bâton de pélerine, elle qui en 2009 a été la première à dénoncer l’immense problème du bitchage entre femmes.

Dans ce nouveau livre, elle analyse l’ampleur des forces féminines, les qualités qui nous caractérisent et pourraient nous propulser vers l’entraide et le succès si la jalousie, l’envie ou la trahison passées ou présentes ne nous poussaient pas à nous faire bêtement du tort mutuellement.

Pourquoi parler de bitchage et d’intimidation ? Comment reconnaître une relation saine ? Comment choisir une bonne alliée ? Quels sont les parallèles entre mère de famille et gestionnaire ?

Je dois avouer que j’étais contente de lire dans cet ouvrage qu’une femme qui travaillait en milieu d’aide aux femmes a dù se rendre aux constatations de Marthe Saint-Laurent puisque par expérience personnelle, c’est clair que dans ces milieux aussi, les femmes peuvent être confrontées au déni 101, à la mauvaise foi 203, aux clans fermés 306, à l’hypocrisie 405, etc.

CITATIONS / EXTRAITS

Pourquoi parler de bitchage et d’intimidation ? Simplement parce qu’il faut cesser d’avoir peur de dénoncer (p. 17)

Diviser pour régner, c’est parler dans le dos des autres, c’est monter un clan à force de gérer et de régenter afin d’affaiblir un individu ou un groupe. (p. 26)

Bien qu’il demande conseil, il ne suit pas nécessairement les recommandations. Il éprouve de la difficulté à essuyer un refus. Il vit dans la tristesse et pleure souvent. Bien qu’il recherche l’indépendance, il s’accroche rapidement aux autres. (p. 86, L’abandon)

Dans la mesure où une relation nous détruit, qu’elle gruge notre énergie et fait sortir ce qu’il y a de plus laid en nous, c’est qu’elle n’est pas ou plus pour nous. (p. 78)

Choisir la solidarité fémnine, de Marthe Saint-Laurent, est publié aux éditions Québec-Livres. En librairie le 8 février 2017.

Autres livres de Marthe Saint-Laurent sur le bitchage et l’intimidation :
servicesmontreal.com/jacqueline/l.bitchage.html
servicesmontreal.com/jacqueline/l.bitchage-guide-survie.html


Ai-je du sang de dictateur ?

Résultat d’une recherche identitaire personnelle, Didier Lucien présente ici le despotisme à travers un spectacle historico-burlesque mettant sous des projecteurs multimédias l’histoire d’Haïti.

aijedusangdedictateur-soi-memeDu dictateur aux hommes en robe ou en costume militaire qui imposent leurs diktats aux autres en passant par l’homme blanc qui en impose à l’homme noir ou par l’homme tout court sur la femme ou l’homme orchestre sur les enfants, toutes les raisons sont bonnes pour exploiter les noirs comme biens meubles (ou les femmes, au même titre, sauf qu’il n’y a pas de mois de l’histoire des femmes – il y a bien eu un frêle essai une année mais il fut avorté à mi-chemin et ne revint jamais – il a dû se perdre dans les méandres des petits bouts précaires et cassés de la rue Jeanne-Mance alors que le Sieur de Maisonneuve a, lui, un long boulevard avec ligne de bus, ligne de métro, piste cyclable, etc.

Mais revenons à notre sujet des dictateurs et despotes. (L’avions-nous quitté ?)

Dans ce spectacle, il y a en plus du burlesque, plusieurs ressentis qui assaillent la spectatrice : la perplexité et même l’effroi qui fait sursauter lors d’une expérience multi-sensorielle, le tout menant à une réflexion d’inquiétude face à  un mauvais sort de se retrouver dans une situation contrôlée par un fou nombriliste narcissique qui ne voit dans le monde que lui-même et lui-même seul, sauf quand il s’agit de surplomber des insectes qui le vénèrent. Mais dès que tels insectes atteignent la grosseur d’un chat, ils sont bons pour l’extermination.

De nombreuses images multimédia sur grand écran format cinéma multiplient le personnage et s’il y en a d’autres, ils lui ressemblent de multiples façons ou encore c’est lui-même dictateur narcissique qui est multiplié ad nauseam. Les gestes d’intolérance qu’il pose sont mimés ou accompagnés de textes, musique ou images marquantes.

Un montage graphique est assez réussi lorsque, comme un squelette pour étudiants d’arts, un des soi-mêmes à lunettes se retrouve avec un corps entièrement composé, pour chaque membre pliant, d’une tête de soi-même à lunettes.

Le spectacle a par ailleurs le mérite de raconter l’histoire de l’esclavage et celle d’Ayiti en moultes détails mais en soulignant les failles imposées aux noirs il pourrait aussi souligner les failles qui écrasent les femmes depuis la nuit des temps alors que la situation est loin de s’améliorer ces dernières années tout particulièrement depuis que les droits des femmes sont solidairement dénigrés et volontairement niés par les hommes qui posent en victimes entre eux et réussissent à se convaincre pour convaincre les autres et parvenir au narcissisme suprême. Mais il ne faut pas s’attendre à une pensée pour autrui dans un spectacle où l’unique personnage narcissique et despotique se met à chanter (faux) habillé d’une devanture rappelant une femme en décolleté, devanture qui lui est tombé du ciel et qui est accrochée un peu comme une robe sur une poupée de carton.

http://montreal157.blogspot.ca/2016/11/ai-je-du-sang-de-dictateur.html


Invendus

avaazpetitionpain

Si tu es d’accord pour que les épiciers, commerçants et restaurateurs du Québec cessent de jeter et volontairement contaminer le pain et autres invendus, signe la pétition : https://secure.avaaz.org/fr/petition

Et une bonne année 2017 à toutes !

 


La dette du Québec

Vérités et mensonges

La Dette du Québec verites et mensonges

La Dette du Québec verites et mensonges

L’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne, ATTAC Québec, a publié récemment un nouveau livre qui jette un peu de lumière sur l’épouvantail utile qu’est la dette publique pour couper dans les services sociaux qui ont été payés par la population mais qui ne sert qu’à une poignée d’élites.

La dette du Québec : vérités et mensonges est un ouvrage dirigé par Audrey Laurin-Lamothe, Chantal Santerre et Claude Vaillancourt que j’ai eu le plaisir de rencontrer en entrevue vidéo le soir du lancement à Montréal.

La dette du Québec : vérités et mensonges se divise en neuf chapitres débutant par La dette comme instrument de soumission et se demande si le Fonds des générations est nécessaire, à qui appartient la dette, etc, pour se terminer par un survol de notre empreinte écologique et une présentation des auteures. Le chapitre qui m’a le plus interpellée est certainement celui qui élabore sur Un audit citoyen de la dette du Québec, chapitre dans lequel j’ai puisé les extraits suivants :

CITATIONS / EXTRAITS

La part du remboursement de la dette est passée de 32 % à 15 % du budget. Les dépenses sociales ont alors été haussées de 12 à 25 %. (p. 93)

ou que la dette est le produit d’une transformation de dette privée (ou commerciale) en une dette publique sous la pression des créanciers. (p. 95, encadré, Quatre types de mauvaises dettes)

Audit citoyen de la dette publique, expérience et méthode expose avec une grande précision et sans faire abstraction des détails techniques les démarches à accomplir pour réaliser un audit de la dette. La méthode est conçue pour convenir è tous les pays, ceux du Nord comme du Sud (p. 97)

L’ouvrage souligne en première ligne de Conclusion que La dette est trop souvent un prétexte pour présenter les mesures d’austérité comme une fatalité, une nécessité. C’est en effet ce que l’on nous impose depuis des années pour couper dans l’assurance-emploi, couper dans les services de santé au point de créer une pénurie de médecins et de forcer les infirmières à travailler des heures à rendre malade n’importe qui, etc. Il est temps de voir s’il n’y a pas d’autres manières de faire et de regarder la situation. Et La dette du Québec : vérités et mensonges s’y emploie. À lire pour nous aider à y voir un peu plus clair, qu’est-ce qu’il y a dans notre dette, combien et à qui on doit, comment augmenter sans que ce soit les pauvres qui paient afin de mieux comprendre, mieux analyser et mieux faire face à cet instrument qui sert à faire peur à ceux et celles qui n’ont pas accès aux vraies données.

Entrevue vidéo avec Claude Vaillancourt : https://www.youtube.com/watch?v=sv42EY2ylw4

La dette du Québec : vérités et mensonges est publié aux éditions ATTAC Québec.

http://www.quebec.attac.org/?verites-et-mensonges-sur-la-dette-1383


Cours Toutoune

Y en n’aura pas de miracle !
52 chroniques humoristiques et motivantes

Cours Toutoune Auteure :  Geneviève Gagnon Éditeur : Modus Vivendi

Cours Toutoune
Auteure : Geneviève Gagnon
Éditeur : Modus Vivendi

Geneviève Gagnon est la star des capsules vidéo pour sa motivation appréciée par toutes et tous. À force de vouloir se motiver elle-même elle a motivé des centaines et des milliers de personnes cherchant à reprendre la forme, avoir du souffle, perdre des kilos, trouver un moyen de mieux dormir…

Et son livre est tout simplement génial, facile à consulter, facile à suivre, facile d’approche. Tout le monde s’y retrouve en un rien de temps, que l’on cherche des conseils, des encouragements comme les 10 bonnes raisons d’aller courir, de l’auto-dérision quand tout n’est pas si simple ou encore des témoignages y compris celui de Dominic Arpin dont elle a visionné en boucle toutes les émissions sur la course et qui signe la préface.

CITATIONS / EXTRAITS

« Mars 2015, je prends mon cellulaire et j’y mets une application de premier coureur qui donne le signal quand courir et quand marcher. La première fois que je cours, je ne fais que 30 secondes et je suis brûlée. Comment je vais faire ? […] En quelques semaines, je fais mon premier cinq kilomètres. En août, je fais premier dix dilomètres par intervalles ! Un exploit ! Je partais de loin ! » (p. 19)

« Au fil du temps et des vidéos, la toutoune est devenue la dame qui a du poids à perdre, la femme mince qui n’est pas en forme, l’homme bedonnant qui veut se prendre en main, la jeune fumeuse qui désire se remettre en forme, la femme qui n’a pas de temps pour elle. Bref,  la toutoune n’a maintenant rien à voir avec le poids ou l’apparence physique. » (p. 21, C’est qui la toutoune ?)

« Pour moi, une taille 12, c’est ben correct. Tout est dans l’attitude. J’ai toujours visé l’acceptation de soi. (p. 38, Bien dans sa peau, Mieux dans son corps)

Cours Toutoune, de Geneviève Gagnon, avec une préface de Dominic Arpin, est une publication Modus Vivendi, Montréal.

https://www.groupemodus.com/produit/cours-toutoune-y-en-naura-pas-de-miracle/


L’âge économique

L'âge économique Auteur : Claude Vaillancourt M éditeur

L’âge économique
Auteur : Claude Vaillancourt
M éditeur

Un livre révélateur de Claude Vaillancourt que j’ai eu le plaisir de rencontrer en entrevue vidéo, au sujet des abus de toutes sortes que la folie de vouloir mettre une valeur sur tout et n’importe quoi impose à la société et surtout à ceux et celles qui en subissent les conséquences.

Vous remarquez qu’il y a de plus en plus de personnes démunies et par opposition il y a aussi des hommes qui disposent d’une fortune telle qu’ils ne sauraient jamais dépenser sur toute une vie ? Vous voyez clair et vous avez raison de penser que le gouvernement se laisse enfirouaper par ces gens-là qui par ailleurs sont reconnus pour ne pas participer aux dépenses communes dont ils bénéficient (et vont possiblement même jusqu’à recevoir des subventions de ces mêmes gouvernements aussi appauvris que vous et qui manquent comme vous de revenus d’impôts et conséquemment coupent dans les programmes sociaux, vous empêchant de donner de l’élan à votre vie et donc vous appauvriront encore plus gravement quand vous aurez véritablement tout donné alors que ceux qui ont la phobie de donner la moindre cenne vivront toujours dans leurs multiples penthouses et châteaux subventionnés de par le monde).

La cupidité folle du monde actuel
L’âge économique de Claude Vaillancourt décrit les mécanismes de la cupidité folle dont sont atteints ceux qui sont maladivement incapables d’arrêter d’accumuler tout en rejetant complètement toute forme de redistribution de « leur » richesse et explique ce qui a causé la puissance de l’âge économique et ce qui causera sa perte.

Voir l’entretien vidéo (avec les planchistes en background – oui oui nous avons fait l’entrevue dehors, en plein air et en pleine ville) : https://youtu.be/rSE5qWFHARI

CITATIONS / EXTRAITS

« Cette cupidité folle, cette incapacité totale de s’arrêter d’emmagasiner des revenus, s’accompagne en général d’un rejet net et indiscutable de toute forme de redistribution de la richesse, sinon par le biais de fondations privées, qui donnent d’importants avantages fiscaux, tout en favorisant une générosité narcissique, sans planification réelle puisqu’elle est basée sur le caprice et sur les intérêts personnels et momentanés des donateurs et donatrices. » (p. 20)

« L’État social et solidaire, l’une des plus belles avancées de notre civilisation, est démantelé partout dans le monde. Les inégalités sociales redeviennent ce qu’elles étaient il y a plus de cent ans […] et la démocratie est muselée de multiples façons. » (p. 21)

« En produisant des oeuvres peu ancrées dans notre réalité sociale, on transforme le rôle de l’écrivain. On le confine à des sujets […] Une intervention sur un sujet politique devient alors si incongrue, tellement loin de ce qu’on attend de cette personne, que l’écrivainE comprend derechef qu’il doit se taire ; et si l’écrivainE ne le fait pas, on entourera son oeuvre et son propos d’un mur de silence. » (p. 112)

Vous voulez comprendre l’aplatventrisme global et local actuel ? Lisez le livre de Claude Vaillancourt, intitulé L’âge économique, publié chez M éditeur.


Sans gluten et moelleux

Il est maintenant possible de déguster des gâteaux moelleux même si on doit se passer de gluten. C’est ce qu’a découvert la société québécoise NATURE ZEN qui avec sa préparation de protéines de pois smoothie+cuisson réussit de petites merveilles.

https://www.nature-zen.com/fr/resources/recettes

(Découverte au SIAL)


Féminisation des titres

Voici un texte, toujours infiniment d’actualité quoique loin d’être nouveau, sans signature connue, qui m’a été envoyé par une amie, une longue blague de clown triste sur la condition féminine qui ne cesse de se détériorer malgré ce qu’en disent quelques femmes perdues en politique ou dans les politiques :

En somme,
Lui : il a son droit de cité, son métier, son statut social
Elle : c’est une pute

Faut-il être pour ou contre la féminisation des noms ?
Quand on voit l’usage qu’on en fait, on peut se poser la question.

Un gars : c’est un jeune homme
Une garce : c’est une pute

Un courtisan : c’est un proche du roi
Une courtisane : c’est une pute

Un masseur : c’est un kiné
Une masseuse : c’est une pute

Un coureur : c’est un joggeur
Une coureuse : c’est une pute

Un rouleur : c’est un cycliste
Une rouleuse : c’est une pute

Un professionnel : c’est un sportif de haut niveau
Une professionnelle : c’est une pute

Un homme sans moralité : c’est un politicien
Une femme sans moralité : c’est une pute

Un entraîneur : c’est un homme qui entraîne une équipe sportive
Une entraîneuse : c’est une pute

Un homme à femmes : c’est un séducteur
Une femme à hommes : c’est une pute

Un homme public : c’est un homme connu
Une femme publique : c’est une pute

Un homme facile : c’est un homme agréable à vivre
Une femme facile : c’est une pute

Un homme qui fait le trottoir : c’est un paveur
Une femme qui fait le trottoir : c’est une pute

Un péripatétitien : c’est un philosophe
Une péripatétitienne : c’est une pute

zonepemppppoComment une femme peut-elle se sentir incluse si on ne parle de l’humanité qu’en terme d’hommes. Comment les hommes peuvent-ils penser à inclure les femmes quand on cite les droits de l’homme pour parler des droits humains ? Ne font-ils pas exprès pour tout confondre ? S’offrent-ils entre eux des pots-de-vin et des sièges sur des comités ou des conseils d’administration pour empêcher la situation d’évoluer ? Si partout toujours les femmes doivent ressembler à des top modèles et être belles et se taire pour être acceptées, est-ce tous ceux qui sont d’accord avec ça sont des bêtes qui ont leur fierté dans leur culotte ? Sinon,  que font-ils pour le prouver ?

Les hommes sont-ils tous des rustres qui se sont organisés pour avoir la langue française de leur côté ? Est-ce que, pour commencer, les automatiques pourraient traduire les jurons par autre chose que « putain ! » ???

8 mars, Journée droits des femmes, égalité à atteindre, infographie ONU

LIVRES TÉMOIGNAGES
J’ai été une esclave sexuelle
Trois vies contre trois paquets de cigarettes

Aussi longtemps que les rivières couleront


Aussi longtemps que les rivières couleront

aussilongtempsUn roman humain bouleversant de James Bartleman, premier Autochtone ambassadeur canadien, qui a su imprégner ce grand roman de toute la souffrance et de tout le pardon jusqu’à une commission de réconciliation au sujet des anciens pensionnats d’abuseurs sexuels se protégeant entre eux pour leurs intérêts tout en prêchant hypocritement le contraire de ce qu’ils faisaient.

Pensionnats autochtones et abuseurs sexuels
Aussi longtemps que les rivières couleront
raconte avec immensité historique et humaine l’histoire de Martha, petite fille autrefois heureuse enlevée à sa famille et à sa communauté à l’âge de six ans pour en faire une petite canadienne de religion blanche et dans la foulée fut pendant des années abusée sexuellement par le prêtre vénéré et bien nourri du pensionnat ontarien où elle était forcée de vivre. À son retour à l’âge de 16 ans, la jeune femme est vide de sens et elle se perd dans l’alcool, se fait enlever son enfant par les autorités, part ensuite pour Toronto où elle découvre un autre monde et où elle cherche son fils pour enfin revenir chez les siens à la suite du décès de sa mère et s’occuper de sa plus jeune.

Il faut lire ce grand roman révélateur et vraiment bien documenté non pas uniquement par solidarité humaine envers les Autochtones mais parce que les tordus qui se protègent entre eux et qui prêchent pour les autres l’inverse de leurs agissements sont loin d’être disparus des hauts niveaux de contrôle omniprésent.

Suicides chez les jeunes
Il faut lire ce grand roman parce qu’il est sublime de vérité aussi sur le fléau des suicides chez les jeunes, conséquences ici de parents maltraités qui ont perdu leur essence et qui n’ont plus rien à enseigner à leurs enfants. Parce qu’il raconte un quotidien de paix dérangé par les Canadiens Anglais suprématistes qui avaient pour objectif nihiliste de tout détruire ce qui existait déjà avant leur arrivée et qu’encore une fois ce genre d’individus qui abusent pour leurs intérêts n’ont pas nécessairement cessé d’exister ni perdu leur détermination.

Aussi longtemps que les rivières couleront est un grand roman historique de conciliation qui aide à comprendre et à passer à autre chose si on a eu le malheur d’être trop quelque chose aux yeux de stratèges et qu’on a par voie de conséquence fait partie de celles/ceux qu’ils ont, un jour ou une décennie, prise pour cible afin de s’implanter sans conteste comme princes s’éclatant dans le grand luxe aux frais des gens qu’ils écrasent en toute connaissance de cause et dans le déni le plus total ajouté de propagande organisée et largement soutenue par les gens qu’ils ont mis en place.

CITATIONS / EXTRAITS

« Les femmes se sont tues pendant un moment, puis ont demandé aux hommes s’ils croyaient que l’argent qu’ils recevraient du commerçant pour leurs peaux suffirait à rembourser leurs dettes et s’équiper pour l’année suivante. Les hommes l’ignoraient et ont donc orienté la conversation sur le thème de la chasse. » (p. 17)

« – Petite fille, je t’ai prévenue […] Le Wendigo ne fait pas que manger les gens. Il peut s’emparer des enfants d’une mère, voler leur âme, s’arranger pour qu’ils se détestent eux-mêmes et haïssent leurs proches, détruire leur culture et les changer en démons sans âme. Pire encore, il peut transformer les enfants en wendigos. » (p. 75)

« – Non, non ! S’il te plait ! Il dirait que je mens, les religieuses l’appuieraient, la police croirait sa version plutôt que la mienne et ce serait moi la personne qui aurait des ennuis. De toute façon, je veux tourner la page et regarder en avant. » (p. 79)

Aussi longtemps que les rivières couleront, un grand roman historique canadien de James Bartleman, est publié aux éditions des PLAINES, collection Premières Nations.


Fragments d’humanité

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Coeur du Saint-Laurent, broche en fer, trouvée lors des fouilles de l’épave de l’Elizabeth and Mary
Photo Jacques Breadshell

Notre histoire au Québec, est-ce vrai que nous n’en avons pas ? Voici plusieurs preuves que nous en avons une et même plusieurs, comme toutes les terres du monde.

Fragments d’humanité est une exposition de toute une panoplie de trésors enfouis par le temps et découverts grâce à l’archéologie, grâce parfois aussi aux personnes qui les trouvent et qui ont le bon réflexe de s’adresser à des archéologues pour les préserver.

Une pirogue immergée pendant 500 ans
C’est le cas d’un canot du XVe siècle, pas un canot d’écorce mais une pirogue en fait puisque découpée dans un unique tronc d’arbre dont on voit toujours les lignes de croissance, une pirogue longue comme la hauteur de deux hommes retrouvée  au fond de l’eau après un séjour immergé de plus de 500 ans.

L’Exposition Fragments d’humanité – Archéologie du Québec
Dans l’exposition qui se trouve au premier étage de Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, on trouve aussi quelque 350 pièces majeures qui y sont présentées pour célébrer 50 ans de découvertes archéologiques au Québec, résultant de fouilles réalisées sur plus de 10000 sites répartis sur tout le territoire et racontant une histoire plusieurs fois millénaire.

Deuxième ouvrage de la collection Archéologie du Québec publié

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Fragments d’humanité – Pièces de collections
Pointe-à-Callière, cité d’histoire et d’archéologie de Montréal
(ISBN : 9782761942478)

En parallèle à l’exposition, Pointe-à-Callière publie son deuxième ouvrage d’une série de cinq aux Éditions de l’Homme : Fragments d’humanité – Pièces de collections (ISBN : 9782761942478). Ce très beau livre, écrit sous la direction de l’archéologue en chef Louise Pothier, donne un aperçu de la diversité et de l’importance des collections dans le paysage patrimonial québécois. Rédigée avec en mémoire un véritable souci de narration et de vulgarisation et présentant des photos d’objets significatifs rarement ou jamais vus par le public, la collection Archéologie du Québec veut rendre accessible l’archéologie d’ici et permet d’en apprécier les détails grâce à de nombreuses photographies illustrant superbement le propos.

Dans ce livre on part en voyage dans le temps : des cartes situant les sites archéologiques et les datant par périodes historiques et préhistoriques avec une chronologie culturelle, des photos d’Inuits datant de siècles passés ainsi que leurs outils, des objets travaillés avec soin, d’autres sortes d’outils et pièces par exemple en fer forgé des Forges du Saint-Maurice, un hublot cassé de l’Empress of Ireland, des objets du quotidien, poterie, vaisselle, brosses à dents, tête de poupée et autres jouets et jeux.

Rendez-vous à Pointe-à-Callière, cité d’histoire et d’archéologie de Montréal, dans ses multiples salles d’exposition et passez à sa grande boutique dans la Maison des Marins. Cette exposition voyagera mais pour le moment, elle se trouve prioritairement chez nous jusqu’au 8 janvier 2017.

pac.qc.ca

Relâche archéo à Pointe-à-Callière