Archives mensuelles : mai 2016

Expo ÉquiLibre 25

Nouvelle exposition pour l’été au Musée des beaux-arts de Montréal en collaboration avec l’organisme ÉquiLibre qui célèbre ses 25 ans à aider les gens à surmonter l’image maigrissime et photoshopée que nous imposent les magazines et les designers de mode.

La perfection du corps, l’aspect extérieur, l’aplatventrisme obligé
Ce sont surtout les femmes qui souffrent comme dans tous les domaines et dans la très grande majorité des pays et des communautés. Mais cette image parfaite et impossible à atteindre pour la majorité ne correspondrait qu’à 5% de la population.

Par ailleurs, le Musée organise en parallèle tous les mercredis du 1er juin au 17 août à 10h30 des visites guidées d’oeuvres d’art à travers les âges où la femme se devait d’afficher ses rondeurs pour donner l’aspect d’assurer avec force la descendance.

L’exposition ÉquiLibre 25 ans fait du bien à l’âme de tous et toutes qui subissent les méchancetés verbales ou du regard de ceux qui ont besoin d’écraser  les autres pour s’aimer ou pour réussir en détruisant celles qui sont meilleures qu’eux. On trouve l’emploi de plusieurs médias artistiques comme le collage, par exemple. On est sensible aux messages qui sont inscrits dans les toiles. Et puis, soudain, hop !, un produit LGBTiste… Hein ? Mais qu’est-ce que ça fait là ? Et puis hop ! encore, voilà maintenant un drapeau global gay. Double retour au sujet de l’exposition : l’aspect extérieur du corps par rapport à l’inatteignable perfection insensée imposée par les médias et les designers de mode où par ailleurs il ne manque pas d’homosexuels et on pourrait même se demander s’ils ne mènent pas la barque avec l’aspect filiforme masculin imposé aux femmes. Donc, où est-ce inscrit qu’il y a lieu de glisser dans cette exposition des messages même pas subliminaux sur les orientations sexuelles. Est-ce que les propagandistes se sont posé la question à savoir s’ils sont absolument certains et certaines à 100% qu’il n’y a absolument aucun aucun aucun individu parmi leurs rangs qui pourraient avoir un comportement déplorable ou ignoble ou intolérant méchant excluant destructeur à l’égard des femmes ou des hommes qui auraient une autre idée de la vie ? Pour fins de relativiser, demandons-nous pendant combien de siècles le Vatican a protégé et nié l’existence des curés pédophiles parmi les bons prêtres de l’Église et des frères / nonnes cruels et collaborant au bonheur malsain des abuseurs dans les pensionnats religieux ? Nous laissons-nous manipuler vers un aplatventrisme nouveau genre ?

En dehors de cette propagande hors-sujet, l’exposition est vraiment une excellente idée car nous sommes tous et toutes concernés. Donc, dehors les drapeaux ! Si on nous demande de réfléchir, réfléchissons et donnons notre avis, tous et toutes pas juste ceux qui font croire à leur perfection hors-norme !

Signalons enfin que l’organisme ÉquiLibre est présent dans plus de 700 écoles et organismes jeunesse ainsi que dans 51 établissements de santé.

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Panique au Vatican

paniqueauvaticanPour faire honneur aux Patriotes dont c’est la fête, voici un thriller de Mark Zellweger que l’on propose pour la fête des pères et pour vos lectures d’été. Il s’agit d’une brique dans laquelle il est question d’individus haut perchés mais secrets qui sont impliqués dans l’élaboration de stratégies mondiales en contact avec des militaires haut gradés.

On y trouve aussi une australienne mariée à un prince préférant les jeunes garçons et qui doit conséquemment subir des traitements de fertilité dans une clinique privée où l’infirmière n’est pas vraiment de formation médicale ainsi que toute une panoplie de personnages parfaitement urbains et de calibre très international du 21e siècle.

Ce roman d’espionnage international nous mène du père veuf installé en extraordinairement situé chalet-forteresse suisse jusqu’au pape et son administration au Vatican en passant par la Chine, le Tibet, le désert de Gobi et bien des ailleurs lointains.

Les discussions d’une Master Class of Strategy font office de prologue à plus de 500 pages d’aventures en lieux pittoresques en compagnie du service de renseignements indépendant et neutre nommément le Sword et sa petite cellule clandestine que son directeur Mark tient à imposer autant à l’OTAN qu’à l’ONU et aux pays individuels qu’il considère comme ne recherchant que des intérêts partisans à court terme, toutes ces aventures  n’empêchant pas ledit Mark de bien s’occuper de ses jumeaux orphelins de mère depuis de 11 septembre et d’apprécier les levers et les couchers de soleil.

CITATIONS / EXTRAITS

« La dernière élection pontificale avait fait sensation. Anastase, le cinquième du nom, était le premier souverain pontife de tous les temps d’origine chinoise. » (p. 57)

« – Par principe, je me méfie toujours de la vérité toute prête que l’on me sert par journalistes interposés. » (p. 70)

« – Quoi de mieux qu’assistante médicale dans le service de gynécologie du San Martino International Private Hospital, hein ? demanda Mark, pas peu fier de son idée. » (p. 75)

« – C’est ce que nous avons compris, quand elle nous a parlé de vous. Votre mère nous a contactés car elle est persuadée que vous n’allez pas très bien, et que l’on vous empêche de la voir. J’ajouterai que la dernière fois que vous vous êtes vues, il y avait un garde du corps qui épiait tout ce que vous vous disiez. Est-ce exact ? » (p. 87)

« Ils montèrent ainsi pendant presque cinq heures, sans s’arrêter, évoluant à un rythme lent et régulier. Ils avaient dévié à droite de la Highway 138, le long des crêtes, à quasiment trois mille mètres. Un léger vent frais soufflait » (p. 224)

Panique au Vatican de Mark Zellweger est publié en français aux éditions Eaux troubles.

Joyeuses journée des patriotes, fête des pères et lectures d’été !


Des chevaux…

DSC01594DES CHEVAUX ET DES HOMMES, grande exposition à Pointe-à-Callière, présente la collection Émile Hermès, Paris.

DES CHEVAUX ET DES HOMMES, exposition à la Maison des Marins de Pointe-à-Callière, cité d'archéologie et d'histoire de Montréal Photo Jacqueline Mallette

DES CHEVAUX ET DES HOMMES, exposition Pointe-à-Callière
Photo Jacqueline Mallette

Des petits objets datant de quatre millénaires aux voitures d’époque où elles étaient tirées par les chevaux disposées de manière très scénique, les beaux objets de collection Hermès racontent celui qui a fondé la Maison Hermès et surtout le cheval en termes de tableaux de rois, d’outils du maréchal-ferrant, de selles en provenance de multiples pays y compris une originaire de France et gracieusement ornée pour l’usage des femmes avec habit de cavalière incluant la clip pour retenir la jupe – le contenu de cette vitrine a été donnée par une famille préférant faire parler les objets de la grand-mère que de les laisser se taire dans un grenier.

DES CHEVAUX ET DES HOMMES est une exposition pour les amoureux des chevaux et les amoureux du voyage avec ses belles pièces de voyages datant de la jeunesse du fondateur Émile Hermès. L’expo est présentée à la Maison des Marins de Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, du 20 mai au 16 octore 2016.

pacmusee.qc.ca


Rannaï, T2

RannaiT2.jpgSuite et fin d’un roman passionnant dans lequel se côtoient et se supplantent la ville-dômes et les communautés agricoles, les Dix richissimes hyper-puissants et la populace sans oublier les oubliés et les déplacés sur la Lune implantés là sans leur consentement par les Dix superbes…

L’histoire se passe dans cent ans et c’est comme si, comme le fait l’auteure Karine Raymond en laissant son imagination poser les probabilités, on se demandait comment aurait évolué notre pays « si nous avions conservé les valeurs des Premières Nations au lieu d’adopter les structures françaises et anglaises ? »

Dans ce tome 2 de Rannaï, une formidable suite improbable d’événements se produisent, se bousculent, se superposent. Les personnages plus grands et plus vrais que nature s’entrechoquent et poursuivent leur destin complètement à l’encontre d’eux-mêmes, du monde et de la Terre ou totalement en union avec un mode de vie des plus simple. Les familles séparées se cherchent, on a l’espoir que les trois soeurs vont se retrouver avec leurs parents à la ferme familiale délaissée. On a l’espoir que les humains et les humaines trouveront leurs motivations et des élans amoureux tout aussi durables que leurs projets. On est séduit par les jardins décrits avec tant de passion au détour d’une forêt ou de framboisiers mais aussi par les nombreuses réflexions imbriquées dans le texte : liberté de partir vivre ailleurs et permissions incessantes à demander aux autorités, entente familiale, libertés prises par les riches organisés et les protections qu’ils s’enracinent entre eux, les choix que l’on fait pour soi et pour les autres…

Un roman sublimement rebelle pour indignés, publié chez Druide.

EXTRAITS / CITATIONS

« La sensation de ne pas être adéquate, d’être un parasite pour sa propre planète. Ici, le mode de vie minimaliste était ardu et angoissant, mais il lui permettait, en quelque sorte, de se racheter. Accepter le rythme de la nature, être humble devant sa complexité. » (p. 74)

« En la voyant, il avait compris qu’il ne ferait jamais partie de sa vie. Il n’était qu’un asticot englué dans une toile qui devait oublier l’existence même du bonheur. » (p. 96)

Tant que Mah s’était adressée à des fonctionnaires pour plaider la cause de la Bulle citoyenne, elle n’avait eu aucune embûche. Toutefois, se rapprocher d’un mouvement activiste la positionnait dans la mire des maîtres du jeu. Est-ce à dire que tous les paliers du gouvernement étaient corrompus ou, du moins, bâillonnés ? » (p. 133)

http://www.editionsdruide.com/livres/hiver-2016/Rannai/


CCA maquettes et impressions 3D

Troisième et ultime volet dévoilant l’Archéologie du numérique sous le thème Complexité et Convention, la nouvelle exposition au CCA raconte par le biais tout particulièrement de nombreuses maquettes majoritairement imprimées en 3D vingt-cinq projets précurseurs des années 1990, époque charnière pour les architectes qui devaient passer au numérique.

Le Centre Canadien d’Architecture offre par ailleurs l’occasion au public de rencontrer plusieurs de ces architectes qui ont pris le virage informatique dès le départ et dont les projets marquants sont inclus dans cette exposition, de loin la plus visuelle des trois volets, lors d’un événement demain mercredi 11 mai dès 13h30 jusqu’en fin d’après-midi. Intitulé The Greg Lynn Show, cet événement rassemblera 17 architectes qui pourront discuter des projets et des logiciels qui leur ont permis de les mener à bien mais aussi de l’impact que l’informatique a eu sur le métier, ne serait-ce que d’être en mesure de voir l’effet du soleil sur les résultats avant même de commencer à bâtir.

L’exposition ouvre le 11 mai 2016 et sera dans les galeries principales du CCA jusqu’au 16 octobre 2016.

cca.qc.ca

 


100 jours sans viande

Pourquoi et comment arrêter de manger de la viande ?

100 jours sans viande Auteure : Aline Perraudin Éditeur : édito

100 jours sans viande
Auteure : Aline Perraudin
Éditeur : édito

Journaliste spécialisée dans le domaine de la santé, Aline Perraudin révèle dans ce livre qui paraît aujourd’hui chez édito son expérience sur 100 jours de constituer ses repas sans apport de viande et surtout le pourquoi de cette décision.

Et c’est sur plusieurs pages de références en fin d’ouvrage qu’elle appuie sa motivation : la publicité inventive, la maltraitance et la vie trop courte des animaux qui nourrissent l’industrie de la viande, l’étiquetage récent qui n’informe pas, le réchauffement de la planète…

Après cette mise en bouche des plus attristante sur l’être humain, Aline Perraudin nous raconte son vécu d’une semaine à l’autre, relatant entre autres un dîner d’affaires somptueux où elle a dû se contenter des garnitures dans son assiette et se passer de dessert si elle voulait s’en tenir à un régime sans viande. Au cours des 100 jours, elle a rencontré des flexivores, des végétariens, des véganes ; elle a observé leurs assiettes et leur plein d’énergie. Et puis elle a appris comment remplir sa propre assiette de protéines non-animales, elle qui a grandi dans une région de France où les belles Charolaises dans la ferme de ses grands-parents avaient toutes un prénom et étaient traitées comme le prescrit le code rural français toujours en vigueur.

100 jours sans viande est un livre révélateur de nombreuses questions de plus en plus posées par les gens qui veulent manger santé, consommer humainement à l’égard des veaux, vaches, cochons et poules dont l’industrie qui les mène à l’abattoir est loin de pouvoir se targuer d’avoir une conscience à toute épreuve. Vous y découvrirez des gens, des études, des tableaux, des méga fermes productivistes, des produits substituts pas toujours meilleurs que leurs équivalents traditionnels, des Salons de l’Agriculture en compagnie de José Bové, des lois adoptées au Canada en 2016 pour tenter de correctement identifier la provenance…

CITATIONS / EXTRAITS

« À travers mon expérience, voici comment lâcher le steak, tout en gardant une vie sociale intense et une santé de fer. » (p. 8)

« J’ai seulement pu voir ma grand-mère et ma tante – deux générations cohabitaient dans la ferme – aller se servir dans le clapier à lapins comme je le ferais dans le réfrigérateur. »  (p. 12)

« En regardant ces spots, qui pourrait penser qu’en réalité les poules pondeuses sont majoritairement élevées en batterie et ne disposent pour vivre que de l’espace d’une feuille 8,5 x 11 ? » (p. 16)

« J’ai pu ainsi continuer à manger de la viande dissimulée, reconstituée, sous forme de billes ou de cubes. » (p. 18)

« Mais ce qui a achevé de me couper l’appétit, ce fut de découvrir comment était fabriquée la viande hachée de nos plats industriels. » (p. 26)

J’ai eu le plaisir de rencontrer l’auteure à Montréal. L’entrevue vidéo est en ligne :  https://youtu.be/HyMBt8jw_cs

100 jours sans viande, de la journaliste Aline Perraudin, est publié aux éditions édito et disponible en librairie.