Archives de Catégorie: AMOUR

Mandalas

mandalasLe Dauphin Blanc publie des cahiers de mandalas conçus par Claudette Jacques.

Imprimés en traits pâles, ce sont des cahiers à colorier qui ont pour but de permettre au plus grand nombre de personnes de découvrir cet outil peu connu, créatif et thérapeutique. Tout ce qu’il vous faut c’est de vous donner un temps d’arrêt et d’avoir quelques crayons de couleurs bien taillés, en bois. À vous ensuite de donner aux dessins les tons de votre choix.

Le cahier 18 contient des mandalas pour expérimenter Ho’oponopono, cette méthode ancestrale hawaiienne que nous avons découverte dans La Villa des Miracles. La méthode est expliquée en survol puis chaque page comporte un titre explimant une vision et quelques paragraphes en bas de page qui renforcent le dessin et les mots.

La pratique du mandala est une méthode douce.

CITATIONS / EXTRAITS

Le but des mandalas est d’abord et avant tout d’unifier, d’harmoniser.

Les mandalas unifient alors les deux hémisphères du cerveau et harmonisent les dualités, les contraires. Ils permettent la connaissance de soi et ils servent de soutien pour la méditation.

dauphinblanc.com

 

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La violence faite aux femmes

Trop vraie, cette vidéo de Nicole Ferroni intitulée Stéphanie et la violence conjugale, parce qu’en fait, les hommes qui disent nous aimer, ils nous aiment mais souvent avec des oeillères et seulement quand ça fait leur affaire. Autrement, ils nous traitent sans gêne comme de la poussière :..


Traversée

traverseeUne ado migrante en solo et sa mère sourde
Innovante pièce de théâtre écrite en 2011 par une auteure Française racontant l’histoire d’une adolescente forcée à migrer seule dans un voyage organisé par sa mère.

La pièce exige une triple performance de la part de l’actrice principale, Florence Blain-Mbaye qui 1) joue le rôle, 2) parle le rôle et 3) exprime du texte en langage des signes québécois. En discussion post-performance lors de la première ce soir, la comédienne a expliqué qu’elle était entrée dans le rôle comme dans une danse et qu’elle poussait souvent l’équilibre… et il fallait voir sa réaction très expressive rigolote quand l’auteure parisienne Estelle Savasta lui a avoué qu’aucune actrice avant elle n’avait accepté cet immense défi.

Traversée est une pièce qui serait sûrement écrite autrement aujourd’hui mais dans le contexte de 2011, elle laisse au public une grande part d’imaginaire.

C’est Milena Buziak qui a conçu la mise en scène montréalaise et étrangement celle-ci ressemble à la mise en scène de l’auteure dont la pièce est aussi disponible et traduite en anglais avec sa part de British Sign Language.

C’est tout à fait captivant de voir la comédienne issue de la communauté sourde montréalaise et somalienne d’origine Hodan Youssouf dans ce rôle d’une mère adoptive laissant partir sa protégée dans un long périple devant la mener vers un pays oû elle pourra étudier et porter les cheveux échevelés si elle le souhaite alors que là oû elles vivent au départ, elle doit s’encabaner et porter un couvre-chef en tout temps en présence d’un homme. La comédienne a souligné le plaisir de jouer un rôle normal qui ne porte pas uniquement sur la surdité.

La pièce Traversée est présentée au MAI jusqu’au20 novembre 2016 et peut être présentée à des enfants dès l’âge de 8 ans.


Le cercle de toutes nos relations

J’ai reçu un courriel d’une banque dont le titre parlait d’économie, écrit sans apostrophe, donc déconomie.

Le cercle de toutes nos relations Auteur : Aigle Bleu Le Dauphin Blanc

Le cercle de toutes nos relations
Auteur : Aigle Bleu
Éditeur : Le Dauphin Blanc

Considérant comme eux que l’économie est devenue de la déco, voici un livre d’Aigle Bleu qui décrit les traditions des premières nations, nations sans banques, nations sans usines polluantes, nations qui empruntent la Terre de leur descendance au lieu de la détruire pour quelques dollars de plus à leur nom d’avatar dans des paradis fiscaux.

Le cercle de toutes nos relations se veut un manuel pour une nouvelle Terre. Un livre qui fait réfléchir sur nos comportements, nos habitudes, nos responsabilités de construire avec l’intelligence du coeur au lieu des libertés nombrilistes de détruire actuelles.

C’est un bon livre de réflexion, un livre de chevet dans lequel on discute de l’individu, du couple, de la famille, de la famille élargie, de la communauté, du clan, de la nation, de la conscience planétaire, de la conscience universelle. D’un cercle à l’autre chaque fois plus grand, l’individu prend une place qui lui convient en fonction des normes de cohabitation qui tiennent compte de bien des choses en dehors du petit nombril égocentrique de chacun.

Le cercle de la parole, les forces de l’ombre et comment les mettre en lumière ainsi que Anastasia sont des sujets traités en annexe de ce livre qui est d’inspiration humaine et dans lequel on pourrait puiser et s’abreuver beaucoup mieux que dans n’importe quel spectacle trop illuminé ou festival complètement sans humanité et complètement surévalué qui nous éloigne de notre valeur individuelle et de notre estime de soi. Le cercle de toutes nos relations est un livre beaucoup plus inspirant que n’importe quel affichage bidon pour la paix que des gens exhibent du bras gauche alors que le droit est occupé à mener la guerre.

CITATIONS / EXTRAITS

« La sagesse est la seule voie qu’il reste pour nous sortir de cette situation qui menace l’avenir de la Terre et de tout ce qui y vit. L’éducation non directive et la vérité sont les voies de l’avenir » (p. 13, Préambule)

« Afin de savoir ce que nous avons profondément envie de réaliser, il nous faut aller voir à l’intérieur de nous-mêmes, ce qui requiert l’harmonisation. Autrement dit, l’atteinte d’un niveau de conscience où les conditionnements ont diminué et où nous pouvons retrouver la raison de notre venue sur terre » (p. 39, L’individu)

« L’acte d’amour est un événement sacré, très intime. L’acte magique et cosmique de création de la vie est ce qu’il y a de plus beau sur terre. Il se vit dans l’intimité d’un couple. Aujourd’hui, cela est banalisé partout : à la télévision, dans les livres, sur internet… C’est la meilleure façon de nous manipuler, de nous faire oublier les vérités profondes » (p. 47, Le couple)

Le cercle de toutes nos relations, écrit par Aigle Bleu, est publié aux éditions Le Dauphin Blanc.


Eux

Ces instants d’arrière-cour

Entre les coeuxuleurs d’automne et les bulletins de fin d’année, Reine-Aimée Côté raconte et publie en juin. Un peu comme elle terminerait une année scolaire.

Faut-il parcourir ce livret d’écrivaine de page en page ou l’ouvrir au hasard la chance et puiser ici et là quelques lignes, un peu d’inattendu, des souvenirs d’un voyage en Italie, des impressions sur les élèves.

Dans ce joli carnet littéraire qui tient presque dans la main, Reine-Aimée Côté raconte la vie, sa vie, ses observations, ses nombreux auteurs en une ligne, ses réflexions.

CITATIONS / EXTRAITS

« Et ne ne sais toujours pas d’où vient le vent » (p. 34)

« J’examine les échardes au coeur, celles qu’on n’arrive pas à enlever, qui s’enfoncent en voulant les extirper. Parce que sans doute la bonne façon de les extirper n’existe pas. Et elles s’enfoncent. Pourvu qu’elles ne deviennent pas pétrole. » (p. 104)

« Apprendre ramène à une infime partie de soi. Celle où le foetus a besoin de la mère nourricière. » (p. 125)

Eux, ces instants d’arrière-cour de Reine-Aimée Côté, enseignante à la retraite, vient de paraître chez Lévesque éditeur, dans la collection Carnets d’écrivains dirigée par Robert Lalonde.

 


Rannaï, T2

RannaiT2.jpgSuite et fin d’un roman passionnant dans lequel se côtoient et se supplantent la ville-dômes et les communautés agricoles, les Dix richissimes hyper-puissants et la populace sans oublier les oubliés et les déplacés sur la Lune implantés là sans leur consentement par les Dix superbes…

L’histoire se passe dans cent ans et c’est comme si, comme le fait l’auteure Karine Raymond en laissant son imagination poser les probabilités, on se demandait comment aurait évolué notre pays « si nous avions conservé les valeurs des Premières Nations au lieu d’adopter les structures françaises et anglaises ? »

Dans ce tome 2 de Rannaï, une formidable suite improbable d’événements se produisent, se bousculent, se superposent. Les personnages plus grands et plus vrais que nature s’entrechoquent et poursuivent leur destin complètement à l’encontre d’eux-mêmes, du monde et de la Terre ou totalement en union avec un mode de vie des plus simple. Les familles séparées se cherchent, on a l’espoir que les trois soeurs vont se retrouver avec leurs parents à la ferme familiale délaissée. On a l’espoir que les humains et les humaines trouveront leurs motivations et des élans amoureux tout aussi durables que leurs projets. On est séduit par les jardins décrits avec tant de passion au détour d’une forêt ou de framboisiers mais aussi par les nombreuses réflexions imbriquées dans le texte : liberté de partir vivre ailleurs et permissions incessantes à demander aux autorités, entente familiale, libertés prises par les riches organisés et les protections qu’ils s’enracinent entre eux, les choix que l’on fait pour soi et pour les autres…

Un roman sublimement rebelle pour indignés, publié chez Druide.

EXTRAITS / CITATIONS

« La sensation de ne pas être adéquate, d’être un parasite pour sa propre planète. Ici, le mode de vie minimaliste était ardu et angoissant, mais il lui permettait, en quelque sorte, de se racheter. Accepter le rythme de la nature, être humble devant sa complexité. » (p. 74)

« En la voyant, il avait compris qu’il ne ferait jamais partie de sa vie. Il n’était qu’un asticot englué dans une toile qui devait oublier l’existence même du bonheur. » (p. 96)

Tant que Mah s’était adressée à des fonctionnaires pour plaider la cause de la Bulle citoyenne, elle n’avait eu aucune embûche. Toutefois, se rapprocher d’un mouvement activiste la positionnait dans la mire des maîtres du jeu. Est-ce à dire que tous les paliers du gouvernement étaient corrompus ou, du moins, bâillonnés ? » (p. 133)

http://www.editionsdruide.com/livres/hiver-2016/Rannai/


Système relationnel

De quel système relationnel êtes-vous prisonnier ?

J’ai déjà entendu à Montréal une femme raconter douloureusementDe quel système relationnel êtes-vous prisonnier de Colette Portelance à une copine en un lieu loin d’être privé que son conjoint passait son temps à lui signifier qu’il y avait une queue, une longue file d’attente remplie de femmes prêtes à la remplacer dans son lit. Mais quelle horreur !

Le livre de Colette Portelance m’a fait penser à cette femme qui visiblement cherchait désespérément une solution. Quelle tristesse que d’être coincée dans une relation de dépendance, aux prises avec un manipulateur, supérieur, persécuteur, envahisseur, juge, bourreau, sauveur, abandonnique… et d’être sa proie inférieure, envahie, coupable, persécutée, victime, ange, affligée. Ou l’inverse.

Dans un cas comme dans l’autre, chacun des individus dans ces relations de couple, d’amitié ou de parent-enfant adopte ces comportements en raison de blessures passées, certainement non revisitées ni réglées et qui causent la personne à écraser, fuir, imposer, se faire imposer, accepter l’exclusion sans se défendre ni dénoncer, se laisser manipuler sans jamais trouver à redire sinon gare à elle.

Ce livre est une petite merveille pour faire comprendre ces processus mais surtout contient un nombre incalculable d’explications courtes en caractères gras, élaborées ensuite, parfois avec exercice pratique, souvent avec exemples vécus.

Le chapitre le plus passionnant du livre est certainement les 80 pages consacrées au travail sur soi, suivi d’une trentaine de pages sur la relation avec les autres, avec exercice descriptif complet sur la manière de s’engager à véritablement rétablir une relation de couple et comment ne pas s’en tenir au seul critère de la sexualité qui n’est qu’une patte des quatre qui tiennent une chaise debout.

Vraiment un très beau livre à s’offrir en cadeau pour le reste de votre vie : De quel système relationnel êtes-vous prisonnier ?, de Colette Portelance, publié aux éditions du CRAM,  Centre de Relation d’aide de Montréal.

CITATIONS / EXTRAITS

« Autant la victime que le surhomme sont des êtres de pouvoir qui assujettissent les autres, par des moyens différents, parce qu’ils sont assujettis à leurs propres blessures non conscientisées et non acceptées. » (p. 291)

« Pas toujours conscient de servir de marionnette au manipulateur, qui lui donne la lune quand il obtient ce qu’il veut et qui la lui retire quand il ne se soumet pas, le manipulé finit presque toujours par abdiquer pour éviter le conflit. » (p. 139)

« L’envahisseur est un être qui ne respecte pas les territoires physique, psychique, intellectuel et professionnel des autres. Il ne manifeste aucune considération pour leurs limites et les frustre dans la satisfaction de leurs désirs et de leurs besoins au profit des siens. Quand il envahit, il ne tient compte de personne d’autre que de lui-même. » (p. 196)

De nos jours, nous avons toutes et tous ce genre d’invididus dans l’un ou l’autre ou partout dans notre environnement. C’est pourquoi ce livre pourrait s’avérer vraiment utile pour contrer leur expertise à faire de vous ce que vous n’êtes absolument pas et pour savoir vous en défendre.

http://psycho-ressources.com/blog/systeme-relationnel/


Terre des femmes

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Bouleversant, le plus récent roman de Nassira Belloula dans lequel se mêlent dans une prose poétique le sang des accouchements à celui des batailles et des guerres menées par les hommes et les femmes sur cinq générations.

La nouveauté, c’est qu’au lieu de voir l’Histoire en excluant les femmes, cette fiction historique part des femmes, de mère en fille, leur accueil au village lorsqu’elles sont déplacées, leur histoire d’amour et leur vie auprès ou en l’absence de leur homme ou de la famille ou encore des personnes de confiance recommandées par des hommes ou des femmes qui leur veulent tout le bien possible même si toutes ces vies sont assujetties aux atrocités des colonialistes et opportunistes parfois politiques, d’autres fois de la « noblesse » ou encore militaires Français en Algérie pendant les plus de cent années d’occupation. Individus égorgés, filles violées, villages rasés, maisons et récoltes brûlées, Algériens pourchassés pour être tués, chassés de chez eux, hommes et femmes ensemble ou esseulés devant tout recommencer ailleurs. Et de mère en fille, la vie continue dans ce roman qui se situe entre 1847 au moment de l’invasion des Français jusqu’au déclenchement de la Guerre d’Algérie. C’est souvent déchirant. C’est toujours dense d’Histoire et de féminité mais aussi de masculin. Pour la dernière de la lignée, un chapitre haletant, un vrai page turner.

CITATIONS DE NASSIRA BELLOULA EN ENTREVUE

« Pour chaque femme, il y a une époque qui est relatée avec les faits, les événements, ce qui s’est passé à cette époque-là », explique Nassira Belloula en entrevue vidéo dans laquelle il est aussi fortement question de la condition féminine. « Un survol de cent ans d’Histoire » dans les Aurès avec « beaucoup de déchirements ». « les derniers attentats de Paris […] on voit que rien n’a changé. »

CITATION EXTRAITE DU LIVRE

« Tadla soupira, les choses devaient passer ainsi, elle ne dérogeait pas à la règle, après tout, son sort était lié intimement à sa filiation féminine, ce lien confus et douloureux qui faisait d’elle le prolongement de la destinée des siennes, destinée de souffrance, semble-t-il, car à partir de ce passé, le chemin tracé était assez laborieux. Il finirait bien par arriver quelque part. Elle pensa à Yélli, sa mère, ne lui avait-elle pas donné la vie dans la plus profonde des solitudes. Elle, le fruit d’un amour interdit. Qui sait ce qui serait advenu d’elle, sans la force et la ténacité de ses deux grands-pères, ennemis héréditaires, réconciliés dans le malheur. » (p. 108)

Dans le texte sont par ailleurs insérées de nombreuses citations, des paroles ou des écrits notamment de personnalités à la carrière de tous niveaux, y compris des plus hauts perchés.

Terre des femmes mériterait bien une Note de l’auteur en fin d’ouvrage s’il était publié ici, mais vu qu’il est publié en Algérie (Chihab éditions), il n’est malheureusement pas disponible chez nous. S’agirait-il là d’un triste manque dans les réseaux de communications mondiaux qui font en sorte que nous ne sommes pas en mesure de connaître aussi bien qu’on le voudrait ? Comment y remédier ? La France a-t-elle une oreille à l’écoute ou une idée d’apaisement pour rétablir la paix de l’âme ?

J’ai eu le plaisir de rencontrer Nassira Belloula au Salon du livre de Montréal 2015 où elle m’a accordé une entrevue vidéo : Nassira Belloula, algéroise et montréalaise.

 


Pas d’honneur

LAURA-T-ILEA

Laura T. Ilea « Les femmes occidentales n’ont pas d’honneur »

Les femmes sont trop souvent la pâture d’abuseurs de toutes sortes. Basé sur une histoire vraie qui s’est produite à Montréal, ce récit auquel l’auteure a ajouté toute une dimension sexuelle très coquine raconte l’histoire d’une femme d’origine slave en couple avec un homme programmé pour rentrer au pays se marier avec une vierge.

Pourtant, ils sont éperdument amoureux. Il n’arrête pas de lui dire qu’il ne peut vivre sans elle. Oui, mais voilà : son frère lui met de la pression, sa mère lui met de la pression… Et plus il risque de prendre l’avion pour officialiser ce mariage virginal, plus notre Montréalaise tombe dans le piège et cherche à le raccrocher à elle par tous les moyens.

Cette histoire, c’est un peu toutes les histoires de toutes les femmes qui sont laissées tomber comme une vieille chaussette quand son homme décide qu’il n’en veut plus, soit parce qu’il a enfin son diplôme de médecine après avoir vécu à ses crochets pendant toutes ses études en lui faisant miroiter la belle vie par la suite, soit qu’elle ne s’est pas jetée assez vite dans son lit et qu’il utilise ses intermédiaires pour la déchoir d’un milieu tant et tellement subventionné où il a tant de contacts solidaires des hommes entre eux. Bref, toutes des histoires d’escroquerie sentimentale qui ne mènent pas au mariage, même gris quand par ailleurs c’est pour des papiers… Ou encore tous ces hommes qui promettent de divorcer et qui vous mentent et vous exploitent en ne pensant qu’à eux et en se disant qu’elle n’en mourra pas alors qu’il est en train de la tuer socialement, économiquement ou autrement…

Et au passage, d’autres escroqueries provenant de traditions masculinistes.

CITATIONS / EXTRAITS

« L’image est là, devant moi, et elle me rappelle mon visage, après les jeudis d’amour. Mon visage que je n’ai pu reconstituer par la suite, qui a perdu trait après trait comme si, après son départ, il s’était décomposé manifestement, laissant place à un faciès bizarre qui ne rappelle que vaguement l’intensité qui le traversait lors de son passage dans ma vie. » (p. 9)

« À la mort de son père, sa mère avait été convoquée à Paris chez son oncle pour qui son père avait travaillé. Il l’a obligée à signer un acte par lequel elle acceptait que son argent passe sous la juridiction du seul homme de la famille, le frère de son mari décédé. » (p. 77)

J’ai eu le plaisir de rencontrer Laura T. Ilea au Salon du livre de Montréal 2015 où elle m’a accordé une passionnante entrevue vidéo de 7 minutes. Son roman-récit « Les femmes occidentales n’ont pas d’honneur » est publié aux éditions L’Harmattan.

Place du 6-décembre-1989

ORANGEZ contre les VIOLENCES faites aux femmes

 


Cinemania : MON ROI

Maïwenn, qui était venue à Cinemania pour présenter son film POLISSE, réussit à nouveau avec le film MON ROI un tour de force immense.

MON ROI, le nouveau film de Maïwenn, est présenté demain et mercredi à Cinemania.

Maïwenn, au festival Cinemania, lors de la présentation de POLISSE. Photo Jacqueline Mallette

Maïwenn
Crédit Photo : Jacqueline Mallette

Le tout nouveau film de Maïwenn est une bombe sur les relations homme-femme et sur la maternité et sur la paternité, une histoire d’amour percutante et passionnante dans laquelle Tony (Emmanuelle Bercot, Meilleure actrice, Cannes 2015) revit en flash-back ses 10 ans de mariage tumultueux avec le séduisant Georgio (Vincent Cassel).

Le film débute sur des images panoramiques de ski dans les Alpes où les pistes sont un peu glacées mais surtout où la skieuse est perturbée par ses émotions. La scène grandiose fait place à une épouse et mère en fauteuil roulant dans une clinique de réadaptation près d’un magnifique lac.

Le long processus de remise en forme de son genou donne à l’avocate le temps de revivre les épisodes de leur histoire : leur rencontre, les premiers jours, leur mariage, son obsession à lui d’avoir un enfant d’elle mais aussi ses escapades, ses absences, ses déboires… Les bons comme les désastreux moments ont tous imprimé leur impact sur elle, elle qui se laisse séduire par son charme, son comportement rempli de folies et de farces qui la font rire aux éclats mais qui font en sorte que ses absences sont d’autant plus cruelles. Même avec toutes ses études de droit, elle n’est qu’un pantin entre ses doigts habiles. Restaurateur qui en met plein la vue, il a l’habitude de jouer avec les gens.

Mais même s’il n’est pas physiquement violent avec elle, ses manoeuvres de manipulation ne font-elles pas aussi mal, un mal plus sournois puisque invisible, qu’un coup de poing ? Et puis pour les amoureux de la conversation-débat post-ciné, on a envie de poursuivre la discussion pour inclure celles qui en plus sont précaires financièrement. Un jour je te donne tout, le lendemain tout disparaît. Un jour je fais tout pour te séduire, le lendemain je suis avec mes potes. T’as qu’à l’accepter. Mais quand c’est l’inverse ?

Maïwenn, qui était venue à Cinemania pour présenter son film POLISSE, réussit à nouveau avec le film MON ROI un tour de force immense.

Le Festival Cinemania débute ce soir au cinéma Impérial.