Archives mensuelles : janvier 2013

DVD Transgression

DVD Transgression, un thriller de Enric Alberich

DVD Transgression, un thriller de Enric Alberich

Un film de Enric Alberich
Disponible en magasin et en vidéo sur demande, prochainement sur iTunes

Ce  thriller dur et violent raconte un braquage à domicile, un domicile de riche, un homme très riche et semble-t-il plus ou moins honnête qui n’a qu’une importance dans sa vie : l’argent. Et c’est précisément ce que quatre individus dont une femme s’apprêtent à vouloir lui prendre ! Il va se battre de tout son être et sa femme avec lui.

Ce film a été présenté en première mondiale au Festival des films du monde de Montréal en août 2012 et au Festival international du film fantastique de Stiges 2012.

SYNOPSIS
Matthiew et Elena sont sur ​​le point de vivre la pire nuit de leur vie, alors que quatre cambrioleurs font intrusion dans leur maison à la recherche d’argent facile. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. La tension et la peur s’emparent de tous, victimes et bourreaux, et la méfiance, la  trahison et le mensonge viendront tout compromettre.

Avec Micheal Ironside (Total Recall, Terminator : Salvation) et Maria Grazia Cucinotta (Il Postino, The World is not Enough)

Langue : anglais
Durée : 98 minutes

TVA Films et Pop6, une coproduction Canada/Italie/Espagne de Film Maker, Just Films et Pop 6

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L’Histoire nationale à l’école québécoise

Je me souviens
Moi je me souviens… Pour vrai, quand j’étais à l’école secondaire, qu’à la suite d’une discussion j’avais comparé mon livre d’histoire avec le livre d’histoire d’un ami qui allait à l’école anglaise. La même bataille dans mon livre avait été gagnée par les Français alors que dans le sien, les Français avaient été vaincus par ses compatriotes. Qui croire ? Je ne me souviens plus de quelle bataille il s’agissait mais je me souviens qu’il avait pris mon livre et qu’il l’avait jeté dans une poubelle au retour de l’école. Voilà, je vous ai relaté un épisode difficilement oubliable de mes années d’adolescence en introduction d’un ouvrage vraiment exceptionnel.

L'Histoire nationale à l'école québécoise. Regards sur deux siècles d'enseignement, Auteurs : collectif sous la direction de Félix Bouvier, Michel Allard, Paul Aubin et Marie-Claude Larouche Éditions du Septentrion, Québec

L’Histoire nationale à l’école québécoise. Regards sur deux siècles d’enseignement Auteurs : collectif sous la direction de Félix Bouvier, Michel Allard, Paul Aubin et Marie-Claude Larouche
Éditions du Septentrion, Québec

De l’enseignement de l’histoire
Enfin, tout un collectif s’est intéressé à l’enseignement de l’histoire au Québec et c’est Septentrion qui le publie avec pour chaque chapitre, une conclusion et une bibliographie imposante.

Quelques extraits
« Rappelant que dans l’Italie en guerre on “ vient de lancer une campagne de haine contre l’Angleterre ”, l’abbé Arthur Maheux se garde bien de dire que nous avons sombré dans un tel excès, sauf qu’à la page suivante, il rappelle que “ les obstacles [aux relations harmonieuses entre anglophones et francophones] certains se rencontrent dans les exposés des faits historiques, et surtout dans tels livres mis entre les mains de la jeunesse. Commentés par des rigoristes, tels manuels instillent, lentement et sûrement, la haine ”. Rappelons, pour mémoire, que le même abbé devient à la fin des années 1940 le premier directeur de l’Institut historique de l’Université Laval et qu’il influencera ainsi ce qu’il est convenu d’appeler l’école de Laval ; il perpétue la thèse bonne-ententiste inaugurée par Joseph-François Perrault et William Smith dès le début du XIXe siècle. » (pp. 168-169, Entre idéologie et racisme, Pédagogues, Chapitre 4 – L’enseignement de l’histoire nationale pendant une ère libérale, sous la direction de Paul Aubin)

« Un bref survol des thèmes liés à l’histoire du Québec et du Canada, prescrits pour le 2e cycle, conduit à cerner l’accroissement de la perspective temporelle, qui débute maintenant avec le peuplement autochtone avant la colonisation et se rend jusqu’à la fin du XIXe siècle (voir le tableau I). On remarque l’ajout de nouveaux contenus, dont le peuplement anglais, les conditions de vie et la technologie à la fin du XIXe, et d’habiletés techniques reliées aux lignes de temps et à la mesure du temps. À noter qu’il est question de compparaison entre la vie d’autrefois et du début des années 1980. » (pp. 269-270, Des thèmes proches de ceux d’avant la réforme de 1964, Chapitre 7  – D’une matière à une discipline… L’enseignement de l’histoire nationale au primaire au Québec, de 1980 à 2010, sous la direction de Marie-Claude Larouche)

Souvenirs en images
Dans les pages centrales du livre, on retrouve sur papier glacé toute une panoplie de pages couvertures d’anciens livres d’histoire, y compris Le Boréal Express qui a également été publié en trois volumes chez Septentrion.

Ouvrage collectif
L’Histoire nationale à l’école québécoise. Regards sur deux siècles d’enseignement
, ouvrage d’un collectif sous la direction de Félix Bouvier, Michel Allard, Paul Aubin et Marie-Claude Larouche, est un livre vraiment exceptionnel dans lequel il est question autant des prêtres/laïcs que des ères de pensée, que du Conseil de l’instruction publique qui un jour de 1894 lance un “ concours public ” pour la rédaction de deux manuels afin de réduire le « trop grand nombre de manuels par discipline » (p. 95) et que des manuels pour protestants utilisés à l’école anglophone à propos desquels on peut lire : « On propose explicitement d’extraire, d’une histoire d’Angleterre rédigée dans la mère patrie par Arabella Buckley mais rééditée en Ontario, la section propre au Canada […] dans laquelle l’histoire du monde anglophone hors de la mère patrie se résume à quelques pages, l’indépendance des colonies américaines […] et l’empire lors du couronnement de la reine Victoria en 1837 » (p. 100, Manuels pour protestants, Manuels, 1888-1897, Chapitre 3 – Les programmes sous deux grands commis : Ouimet et Boucher de la Bruère (1873-1904), sous la direction de Paul Aubin)

Avoir la connaissance de notre histoire
De belle discussions en perspective sur la rigueur (ou sur le manque de rigueur dans un monde aux fins nombrilistes et comment faire la différence) et sur les conséquences positives ou négatives qui s’ensuivent et sur les relations humaines entre peuples, par exemples, avec cette parution plus qu’intéressante qui fera avancer la connaissance que nous avons de notre histoire, ne serait-ce que pour ne pas répéter les mêmes erreurs que par le passé. Nous avons la chance, contrairement à d’autres pays de notre continent, d’avoir une histoire écrite et d’avoir une maison d’édition qui publie des ouvrages hors du temps, des livres littéralement immortels. Nous n’avons plus qu’à nous y intéresser… pour avoir une histoire à raconter.

Accéder directement à la fiche du livre : http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=3499 )


DVD Mon Macaron comme un chef !

FAITES DE LA PÂTISSERIE COMME UN GRAND CHEF !
MON MACARON – COMME UN CHEF !
LES DESSERTS LES PLUS DÉLICIEUX
SUR DVD IMAVISION !

DVD MON MACARON – COMME UN CHEF. Stéphane Glacier, armé du titre prestigieux Meilleur Ouvrier pâtissier de France

DVD MON MACARON – COMME UN CHEF.
Stéphane Glacier,
Meilleur Ouvrier pâtissier de France

Apprendre comment préparer des macarons en regardant faire un chef et en écoutant ses conseils, c’est génial et super sympa. Difficile de ne pas y arriver avec autant d’atouts ! Avec fiches recettes, expliquées et démontrées.

Le DVD MON MACARON – COMME UN CHEF nous met en présence virtuelle de Stéphane Glacier, armé du titre prestigieux Meilleur Ouvrier pâtissier de France qui vous apprendra tout ce que vous voulez savoir sur la dernière tendance en matière de pâtisserie : les macarons. Des macarons aux framboises fraîches, des macarons au café, des macarons au chocolat avec une ganache ! Que vous soyez cuisinier néophyte, grand chef ou simplement un bec sucré, vous accéderez aux trucs et astuces de la fabrication de ce magnifique petit bijou de la pâtisserie française.

En compagnie de l’animatrice Marine Vignes, ce DVD  tournée en haute définition montre, étape par étape la recette originale du macaron, guidé par Stéphane Glacier, auteur de nombreux ouvrages de référence et ambassadeur de la pâtisserie française à l’étranger. On peut regarder le DVD en français ou en anglais et naviguer facilement pour revoir soit les ingrédients, soit une fiche recette pour réussir à la perfection des macarons aux saveurs étonnantes, même au foie gras.

PETITE HISTOIRE D’UN GRAND DESSERT : LE MACARON
Savoureux et coloré, sucré ou salé, l’origine exacte du macaron est incertaine, mais il semble qu’il soit apparu sous diverses formes en Europe au Moyen-Âge. Toutefois, le macaron tel qu’on le connait aujourd’hui – deux meringues croustillantes séparées par un coeur moelleux – fait son apparition au début du XXe siècle à la célèbre maison de pâtisserie parisienne Ladurée. Enfin en 2013, nous avons pour la première fois… la fabrication de macarons sur DVD !

STÉPHANE GLACIER, PROFESSION: PÂTISSIER
Récipiendaire des prix culinaires les plus prestigieux, Stéphane Glacier voyage dans le monde entier afin d’enseigner son art: la pâtisserie. En septembre 2000, il reçoit le prix du Meilleur Ouvrier pâtissier de France, un titre qui reconnait l’excellence dans les métiers artisanaux. Au cours de sa carrière, il a remporté le premier prix au Championnat d’Europe de Pâtisserie et la médaille d’argent au Concours Chef Pâtissier de l’année aux États-Unis. Il a enseigné dans les plus grandes écoles de pâtisserie de France et des États-Unis. En juillet 2006, il coache l’équipe de France lorsqu’elle gagne le
Championnat du monde de pâtisserie aux États-Unis.

Ce DVD d’une durée d‘environ une heure est disponible sur IMAVISION.COM au coût de 19,95 $ et partout en magasin.

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DVD cinéma vintage : LOUISIANE

Pour la première fois sur DVD en version restaurée : Louisiane
Produit par Denis Héroux et John Kemeny
Réalisé par Philippe de Broca
Avec Margot Kidder (Superman), et Victor Lanoux (Cousin, cousine)
DVD Louisiane, cinéma vintage version restaurée numérisée. Film réalisé en 1984 par Philippe de Broca, produit par Denis Héroux et John Kemedy et sous la direction photo de Michel Brault Avec Margot Kidder et Victor Lanoux

DVD Louisiane,
cinéma vintage version restaurée / numérisée
Film réalisé en 1984 par Philippe de Broca,
produit par Denis Héroux et John Kemedy
et sous la direction photo de Michel Brault
Avec Margot Kidder et Victor Lanoux

Ce film nous ramène au début dans la Louisiane de 1836 alors qu’une jeune femme revient après onze années passées en France. Toute de dentelle blanche vêtue, elle retrouve sa famille y compris ses esclaves mais cette femme devra aussi faire face à beaucoup d’adversité tout au long de sa vie dans cette saga familiale et historique sur 30 ans dans un état sudiste des États-Unis, en France parmi la noblesse, l’économie basée sur l’esclavage, les hommes qui prennent  des paris autant économique qu’amoureux, les noirs interdits d’éducation, les femmes poussées à se marier pour sauver leurs biens…
Un très beau film qui suit la vie d’une femme sur toute sa vie d’adulte, de femme de tête, de femme d’affaires…
Avec les bals, les grand’ robes, les grand’ propriétés, les amours et amitiés intéressées ou impossibles, les parasols et les déplacements en carrioles tirées par des chevaux… Mais à Paris, il y aura la Révolution ! Et sur le continent américain, les hommes se constituent en bataillons.

« Mais tu ne connais pas la Louisiane : un toit, sans terre et sans esclaves ? On me traitera comme la plus misérable des blanches ! »

« Je crois qu’une bonne gifle la rétablirait. »

« C’est très exactement ce que je refuse, la charité. »
« Je crois qu’il vaut mieux que je joue cartes sur table avec vous. »
« A Bagatelle nous ne vendons pas les esclaves qui se rebellent. »
« C’est une affaire d’honneur ; je ne peux rien dévoiler… »
« J’aurai des esclaves à l’école ? »
« N’oublie pas que nous avons fait un pacte. »

SYNOPSIS
Grande saga familiale tirée de l’œuvre mondialement connue de Maurice Denuzière, le film LOUISIANE réalisé en 1984 par Philippe de Broca, produit par Denis Héroux et John Kemedy, sous la direction photo de Michel Brault, est présenté dans une nouvelle version numérisée.

Louisiane nous plonge dans l’atmosphère turbulente et sensuelle de la Louisiane du début du XIXe siècle.  Quand Virginia femme indépendante et fière rentre chez elle, après 11 ans à Paris, le domaine familial, une de ces somptueuses plantations où l’aristocratie sudiste a fondé son empire et sa gloire, a été vendu. Son parrain, le marquis Damvilliers, en est maintenant le maître. Pour s’approprier Bagatelle, il lui faudra conquérir le marquis. Virginia s’y emploie avec tout son charme, toute son intelligence. Mais la flamboyante jeune femme est déchirée entre le but qu’elle s’est fixé et l’amour qu’elle éprouve pour Clarence, l’intendant du marquis.

C’est le début d’une passionnante saga : trente ans de la vie de Virginia, de ses luttes, de ses amours, dans un monde de tumulte et de passions.

Langues
On peut visionner le film en français ou en anglais
Durée : 128 minutes

Présentement en magasins

TVA Films

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Chef-d’oeuvre péruvien à Montréal

Mochica, Côte nord, peut-être La Mina  100-800 apr. J.-C.  Or, chrysocolla, coquillages  28,5 x 41,4 x 4,5 cm  Museo de la Nación, Lima Photo Jacqueline Mallette

Mochica, Côte nord, peut-être La Mina
100-800 apr. J.-C.
Or, chrysocolla, coquillages
28,5 x 41,4 x 4,5 cm
Museo de la Nación, Lima, Pérou
Photo Jacqueline Mallette

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a dévoilé hier l’une des pièces majeures de l’exposition Pérou : royaumes du Soleil et de la Lune – Identités et conquêtes aux époques ancienne, coloniale et moderne présentée en exclusivité au Canada et en grande première à Montréal du 2 février au 16 juin 2013.

Que penser de médias internationaux qui ont surnommé cette oeuvre d’orfèvrerie la « Mona Lisa » du Pérou ?
Ont-ils si peur des femmes ? Laissons-les à leurs phobies et voyons de quoi il s’agit :

Un poulpe en or mochica, une véritable icône de la lutte contre le trafic d’art récupéré en 2006 par les autorités du Pérou puis remis au Museo de la Nación à Lima. Une oeuvre d’orfèvrerie qui synthétise très bien le titre même de l’exposition. Une idée de soleil mais aussi des liens avec le monde nocturne, des symboliques du monde marin et des sacrifices qui étaient selon les hommes de l’époque nécessaires au culte (il fallait donner du sang au dieu décapiteur). Une pièce représentant donc les mondes souterrains et les mondes de la mort.

Les pupilles des yeux sont ornées de chrysocolla, des pierres de teinte aqua que l’on trouve au Pérou, et les dents sont en coquillages.

L’oeuvre est dans un état tout à fait remarquable avec aussi ses petites pendeloques au-dessus des yeux. Cet ornement frontal est remonté sur une très mince plaque en plexi afin de mieux le préserver. En effet, si on n’en connaît pas l’alliage exact, on sait qu’il se compose aussi de cuivre, faisant ressortir l’or par le biais de procédés chimiques qui permettent de produire des surfaces dorées. Bref, « tout ce qui brille n’est pas d’or ».

Le ministre de la Culture du Pérou, Luis Alberto Peirano Falconí, tient à préciser que «cette œuvre – retirée exceptionnellement de son espace d’exposition permanente à Lima – illustre à elle seule la revalorisation de notre passé, la lutte contre le commerce illicite des biens culturels et notre identité péruvienne. »

Voici ma présentation de ce chef-d’oeuvre historique sud-américain, sous forme de vidéo :

Cette oeuvre est également emblématique de la lutte contre le trafic d’oeuvres qui suivrait les mêmes tunnels que les autres trafic illégaux et illicites. « Quand les archéologues fouillent des sites, ils enregistrent tout ce qu’il y a autour », explique Nathalie Bondil ; si on pille sans se préoccuper on détruit toute la mémoire autour des oeuvres trouvées sans compter qu’elles sont perdues comme patrimoine local.

Il faut savoir que les lieux susceptibles de contenir de telles oeuvres ont de tout temps été pillées (pillages de sépultures anciennes par les nouvelles populations sur place, pillages napoléonniens et autres) sauf qu’à partir du moment où les fouilles sont illicites la propriété des oeuvres n’est pas reconnue par la loi et par conséquent elles peuvent être saisies. Ce trafic est néfaste en raison également de l’inéquité du paiement remis aux juaqueros, populations locales disposant de très peu de moyens pour survivre quoique l’on observe aujourd’hui une volonté d’éduquer à l’égard de ce patrimoine et une volonté de rétribuer les objets aux lieux d’où ils ont été extraits.

Pendant l’exposition au Musée des beaux-arts de Montréal, un film accompagnera ce chef-d’oeuvre d’orfèvrerie mochica datable du IVe ou du Ve siècle de notre ère qui fut récupéré en 2006 par les autorités du Pérou puis remis au Museo de la Nación à Lima à la suite d’une dénonciation par un indicateur privé. Intercepté par Scotland Yard dans une galerie de Londres, cet ornement frontal représentant une terrifiante divinité marine encadrée de huit tentacules est devenu une véritable icône de la lutte contre le trafic.

C’est Mona Lisa qui doit bien rigoler de cette histoire rocambolesque ! Décidément, certains hommes auraient besoin de femmes dans leur entourage…

Parlant d’icônes, une suggestion : pendant que vous serez au Musée des beaux-arts, profitez-en pour visiter le 4e étage où l’on peut voir de magnifiques tableaux du Moyen-Âge, néo-classiques et baroques, entre autres des Flandres, du Moyen-Orient…


BLEU – VERT – ROUGE

Agora de la danse BLEU - VERT - ROUGE Marilyne St-Sauveur, Simon-Xavier Lefebvre,  Ashlea Watkin

Agora de la danse
BLEU – VERT – ROUGE
Marilyne St-Sauveur, Simon-Xavier Lefebvre, Ashlea Watkin

L’Agora de la danse présente un spectacle complètement déjanté cette semaine, une chorégraphie de Marie Béland qui nous met autant dans l’ambiance surexcitée d’un autobus de l’Ouest de l’île de Montréal un soir de sortie-party ou dans celle des voisines et du voisinage d’Edward aux mains d’argent mais avec en plus des gens venus de partout qui s’éclatent ensemble.

Cette chorégraphie nous emmène aussi dans la cacophonie du monde actuel, cette folie furieuse où l’on se retrouve toujours avec les mêmes personnes, où l’on échange souvent les mêmes phrases jusqu’à les dérégler et se les répéter de manière incohérente, un monde où l’on détourne les objets pour s’en servir à des usages pour lesquels ils ne sont pas faits… C’est comme les humains, au fond, qui dit que nous sommes faits pour vivre comme ça ?

Tout comme la chorégraphe et directrice artistique qui joue habilement sur diffétentes techniques, les danseurs quant à eux maîtrisent vraiment plusieurs disciplines et sont tous trois excellents, tout particulièrement Marilyne St-Sauveur.

BLEU – VERT – ROUGE est un spectacle «flyé», présenté à l’Agora de la Danse les 23-24-25 janvier à 20 h et le 26 janvier à 16 h.
Parole de chorégraphe, le 24 janvier après la représentation.

Détails du spectacle


Poussière rouge

Poussière rouge Auteure : Jackie KAY Titre original : Red dust road Traduit de l'anglais par Catherine Richard  Éditions Métailié, Paris

Poussière rouge
Auteure : Jackie KAY
Titre original : Red Dust Road
Traduit de l’anglais par Catherine Richard
Éditions Métailié, Paris

Dans ce livre racontant une vie qui ressemble à la sienne, Jackie Kay dépicte l’Écosse où elle a grandi dans une famille adoptive impeccable mais également ses autres pays et familles, celle de sa génitrice qu’elle a retrouvée un peu démolie psychologiquement et de son géniteur nigérian du peuple igbo qui comme sa compagne d’amours s’est lui aussi ancré profondément dans une religion.

Jackie Kay parle au «je» dans ce produit littéraire, récit ou autobiographie partielle, où la mémoire se ballade d’une année à l’autre, d’une époque à l’autre et revient descriptivement sur des événements. Elle y parle de ses années d’école, des sentiments que peut ressentir une fille adoptée, une fille à la couleur de peau différente de ses compagnes ayant pour résultat qu’elle se retrouve toujours rejetée par les garçons qui se choisissent tous des filles sans trop de différences visibles.

Devenue poète et lesbienne, elle part à la recherche de sa mère biologique exilée en Angleterre et de son père reparti vivre au Nigeria où elle voyage ainsi que dans d’autres pays à travers le monde à titre d’invitée littéraire. Elle décrit leurs rencontres, les pays d’origine, leur vie loin d’elle, l’acceptabilité qu’elle perçoit de leur part. Elle observe et décrit les routes, les lieux et les gens en Écosse comme en Afrique.

EXTRAITS

« C’est étrange de regarder les hommes l’un après l’autre en se demandant lequel est son géniteur. » (p. 13)

« Les parents de ma mère ont passé vingt-six ans en Nouvelle-Zélande, à regretter l’Écosse tout en devenant toujours plus écossais dans ce pays étranger. » (p. 28)

« Je me rends compte avec horreur que Jonathan me considère comme le péché, l’impure, moi la bâtarde, l’illégitime. Je suis là, devant lui, preuve de son péché passé, mais c’est moi la pécheresse, la vivante incarnation de son péché. » (p. 17)

« – Notre père était un Canadien français, et pendant un temps, notre mère a emmené deux d’entre nous au Canada en laissant les autres […] Mais René Léveillée, notre père, n’était pas quelqu’un de gentil, contrairement à notre grand-père. » (pp. 145-146)

« Comment dissimule-t-on une femme adulte ? Pourquoi une femme adulte devrait-elle contribuer à sa propre dissimulation ? » (p. 164)

L’AUTEURE
JACKIE KAY est née à Édimbourg. Poète, nouvelliste et romancière reconnue, elle enseigne à l’université de Newcastle et vit à Manchester. Un de ses romans, Le trompettiste était une femme, a été traduit en France en 2001.
Voir la fiche du livre sur le site des éditions Métailié.


TOUT SAVOIR

Tout savoir sur tous les sujets.  Auteures : Susan Aldridge, Elizabeth King Humphrey, Julie Whitaker Éditeur : BROQUET

Tout savoir sur tous les sujets.
Auteures : Susan Aldridge, Elizabeth King Humphrey, Julie Whitaker
Éditeur : BROQUET

C’est une pensée noble que de vouloir TOUT SAVOIR SUR TOUS LES SUJETS. Ce livre s’y applique sur les sujets qui préoccupent l’humain depuis l’Antiquité et qui animent encore aujourd’hui les conversations : les religions, les arts, les sciences, la politique, les inventions et découvertes… à raison de 2 pages par sujet, des célébrités et un peu d’éclairage cher aux auteures : Susan Aldridge, Elizabeth King Humphrey, Julie Whitaker. Trois femmes qui se sont appliquées et qui n’ont pratiquement trouvé leurs célébrités que parmi les hommes et qui utilisent surtout le mot humain pour désigner les hommes et les femmes.

Quelques sujets traités dans le livre : les premiers hommes, le communisme en Europe, les grands compositeurs européens, la philosophie et ses différentes disciplines, l’architecture, plusieurs guerres, les marchés financiers et la bourse, les volcans, les constellations, les insectes…

EXTRAITS

« Lucy est en fait un squelette presque complet d’A. farensis, un hominidé découvert par Donald Johansen et Tom Gray en 1974. Cette découverte a permis de mieux comprendre la façon dont les premiers humains se déplaçaient. » (p. 72, L’histoire de la vie, Des origines de l’humanité à Homo sapiens, Célébrité, Lucy)

« À chaque mois de naissance correspond une pierre gemme. Le grenat en janvier, l’améthyste en février, l’aigue-marine en mars… » (p. 50, L’Histoire de la Terre, Minéraux et pierres gemmes : un cadeau de la Terre, Éclairage)

« Aux États-Unis, contrairement à ce qui se passe dans beaucoup de pays occidentaux, la population continue à augmenter. » (p. 188, L’Organisation de la société humaine, population mondiale : repères visuels)

TOUT SAVOIR SUR TOUS LES SUJETS est publié en français chez BROQUET. Voir la fiche du livre.


POUR UN OUI OU POUR UN NON

C’est à l’appréciation inouïe d’un texte vraiment très fin sur l’intime respect de soi-même et son implication sur nos relations avec les autres que nous convient l’auteur et les comédiens de la pièce POUR UN OUI OU POUR UN NON de la russo-française Natalie Sarraute.

POUR UN OUI OU POUR UN NON   Auteure : Nathalie Sarraute   Mise en scène  de Christiane Pasquier   Comédiens :  Marc Béland, Vincent Magnat, Julie St-Pierre, François Trudel   Théâtre Prospéro, Montréal   Du 15 janvier au 9 février 2013

POUR UN OUI OU POUR UN NON
Auteure : Nathalie Sarraute
Mise en scène de Christiane Pasquier
Comédiens : Marc Béland, Vincent Magnat,
Julie St-Pierre, François Trudel
Théâtre Prospéro, Montréal
Du 15 janvier au 9 février 2013

En scène, deux amis de longue date qui ont suivi leur cheminement personnel, développé leur personnalité, empreint leur vie respective de leurs priorités. Leur dialogue se situe autour de leurs différences qui feront peut-être éclater leur amitié, l’un mettant ses priorités vers l’intériorisation et l’autre pas nécessairement le contraire mais autrement. L’auteur pose ainsi un regard fascinant, drôle par moments et certainement profond et émouvant sur notre capacité d’apprécier l’autre et les autres en fonction de nos ressemblances ou de nos différences qui peuvent créer l’éloignement, en fonction de ce qui constitue pour l’un ou pour l’autre le bonheur de vivre.

Et en fin de pièce, on ressort grandi, on se  pose toutes sortes de questions sur soi et sur les autres. Est-ce qu’après une telle discussion on pourra toujours rester amis ? Est-ce qu’on aura une bonne raison pour être amis ? Mais est-ce qu’on a besoin d’une raison pour être amis ? Qu’est-ce qui définit le pourquoi d’une amitié et est-ce que certains comportements peuvent la détruire ? Est-ce qu’à la longue tout s’effrite ? Est-ce qu’on peut le prévenir pour garder les amis auxquels on tient ?

À vous qui avez vécu tout le vingtième siècle, merci, Natalie Sarraute, pour toute la finesse de votre texte ! Et merci au Théâtre Galiléo de nous le mettre devant les yeux de si belle manière, avec ces écrans qui complètent si bien le propos.

POUR UN OUI OU POUR UN NON est présenté en ce moment et jusqu’au 9 février 2013 au Théâtre Prospéro (1371, rue Ontario Est, Montréal).

Mise en scène : Christiane Pasquier
Comédiens : Marc Béland, Vincent Magnat, Julie St-Pierre, François Trudel


Des larmes sous la pluie

Des larmes sous la pluie Auteure : Rosa MONTERO Titre original : Lágrimas en la lluvia Traduit de l'espagnol par Myriam Chirousse  Éditions Métailié, Paris

Des larmes sous la pluie
Auteure : Rosa MONTERO
Titre original :
Lágrimas en la lluvia
Traduit de l’espagnol par Myriam Chirousse
Éditions Métailié, Paris

Polar interplanétaire surréaliste du futur sur Terre et ses voisins, avec nombre d’humains qui se ressemblent en raison des chirurgies de catalogue et avec des techno-humains qui ont tous les mêmes droits mais aucune responsabilité. Vivant également proche des États-Unis de la Terre, des extraterrestres sont majoritairement installés sur des planètes flottantes.

Dans ce monde de l’avenir, une techno-humaine de combat vraiment unique et facilement repérable est victime d’un complot précis qui se déroule enrubanné dans une magnifique inventivité de l’auteur autour de comportements observables aujourd’hui. Dans ce roman, les meubles flottent et s’adaptent au corps, la musique vous envahit littéralement et les mémoires implantées peuvent être adultérées par des méthodes technologiques fuyantes.

Modes, animal domestiques, tatouages, c’est fabuleusement lointain et étrangement ressemblant.

Dans ce livre aux chapitres non identifiés, l’histoire se déploie comme les pièces d’un puzzle universel que l’on place selon ce que l’on peut observer au moment où on les repère. Mais attention aux pièces encore cachées et aux incroyables facettes qu’elles renferment.

Ce roman policier du futur, c’est quelques journées époustouflantes projetées du siècle prochain, l’infiltration dans les instances officielles comme la police, le gouvernement, les organismes vendus au privé, l’air que l’on respire, la téléportation, les robots, la disco, la mode, les relations humaines, inhumaines, androïdes… L’auteure se moque de la notion du temps tout en en tenant un compte rigoureux et, connaissant la propension réelle de l’être humain à ignorer sa propre histoire, elle en fait revivre de vastes parcelles de manières nouvelles incrustés dans des détails éloquents. Il y a tout au long de cette brique de 400 pages de savoureuses références au comportement et aux typiques décisions humaines.

EXTRAITS

« Ni Myriam ni son Mouvement Radical Réplicant ne plaisaient à Bruna. Elle se méfiait profondément de tous les groupes politiques et elle éprouvait une répugnance particulière envers cette autocomplaisance victimiste, cette mythification hystérique de l’identité rep. » (p. 19)

« Des versions spécialisées se mettent à voir le jour et, en 2057, quatre gammes distinctes d’androïdes existent déjà : exploitation minière, calcul, combat et plaisir (cette dernière spécialité est interdite quelques années plus tard). » (p. 22)

« Cet effet destructeur de la téléportation s’appelle désordre TP, mais les individus affligés de déformations visibles sont familièrement connu comme les mutants. » (p. 46)

« À partir de 2081, cette forme de transport n’est plus utilisée que pour assurer l’exploitation de la lointaine planète Potosi, seul corps céleste découvert pendant la Fièvre du Cosmos dont les ressources se révèlent suffisamment rentables pour développer une industrie minière au-delà du système solaire. » (p. 46)

« Tu es tellement débordante de colère et de peine que tu ne peux pas mettre en mots ce que tu ressens. » (p. 54)

L’AUTEURE
Rosa Montero est née à Madrid et a étudié la psychologie et le journalisme. Elle travaille depuis 1976 au journal El Pais, dont elle a dirigé le supplément hebdomadaire avant d’y tenir une chronique. Elle a remporté différents prix littéraires et publié de nombreux romans, des essais et des biographies.
Elle est très connue et respectée en Espagne. Ses livres, en particulier La Folle du logis, sont des best-sellers.
La Fille du cannibale a reçu en Espagne le prestigieux Prix Primavera en 1997 et s’est vendu à des centaines de milliers d’exemplaires.

Voir la fiche du livre sur le site des éditions Métailié.