Archives de Catégorie: vie

La maîtresse récidive

la maitresse récidiveSuite de récits Les mémoires de la maîtresse, histoires d’une notaire, par Marie-Josée St-Laurent.

Tout le monde pense que le travail de notaire est ennuyant à mourir. Eh bien non ! Marie-Josée St-Laurent nous en raconte dans deux livres les histoires les plus cocaces et les plus incroyables, pourtant basées sur des faits vécus.

Dès le premier récit du tome 1, Les mémoires de la maîtresse, on est tout de suite dans le bain avec l’affaire de Madame Vermette dont le mari procède d’abord honnêtement en couple avec sa femme mais ensuite – ayant par hasard oublié son carnet de chèques – revient le lendemain avec ordre de tout refaire pour déshériter son épouse au profit de sa maîtresse.

Et maintenant tout juste sorti des presses, La maîtresse récidive ose plus encore avec de nouvelles histoires sur toutes les clientèles, y compris la famille.

Ce qui est bien dans ces deux livres, c’est que Maître Marie-Josée St-Laurent fournit avec chaque histoire les éléments juridiques qui s’appliquent. On ressort donc un peu plus savante de ces lectures amusantes.

D’une pierre deux coups
Amusez-vous en apprenant des fragments de loi, c’est ce que vous propose cette auteure-notaire.

Aussi disponible en version numérique.

http://maisondeditionstlaurent.com

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TUEURS EN SÉRIE

Dans la tête des meurtriers les plus monstrueux

Un meurtre de femme sur trois, c’est le conjoint ou l’ex qui est le meurtrier en France ; souvent on enseigne aux filles que si un gars est cruel avec elle c’est qu’il est amoureux d’elle ! ; et quand un tueur finit par avouer où par exemple après trois mois de mensonges et de déni et de moyens comme se constituer partie civile pour suivre l’évolution du dossier comme ce serait le cas en ce moment du mari de la victime Alexia Daval, les individus qui tuent veulent s’en sortir à tout prix. Parfois, ils tuent une fois et cela leur suffit mais d’autres tuent et recommencent. C’est le sujet de ce livre publié aux éditions Broquet.

tueurs en sérieEn tout début du livre TUEURS EN SÉRIE, l’auteure Charlotte Greig décrit avec des exemples le tueur solitaire, le tueur  »ordinaire », les personnages historiques, les tueurs anonymes et le psyché maléfique.

Toutefois, à l’insu de ses voisins et depuis des années, il attirait chez lui des garçons (les plus jeunes ayant 9 ans)… (p. 9)

De nombreux tueurs en série sont étudiés dans ce livre sous des sous-titres comme  »Pilier de la communauté »,  »Coeur solitaire »,  »Citoyen modèle »,  »Ressemblances » mais aussi , »Fiction culte »,  »Frénésie ».  »Meurtre en plein jour »,  »Deux fois la même nuit »,  »Faux alibi » ou même  »Conversion à l’Islam » et sous des titres de chapitre comme  »Amants démoniaques »,  »Chercheurs d’or »,  »Prédateurs de grand chemin »,  »Meurtriers sanguinaires »,  »Tueurs pédophiles »,  »Tireurs fous », etc.

Sa déclaration suscita des émois dans la foule qui n’avait aucune idée de ce qu’il avait fait aux trois femmes qu’on l’accusait d’avoir tuées. (p. 39)

Après les avoir rencontrées, il volait leur argent, leurs chéquiers, leurs bijoux et tout autre bien de valeur sur lequel il pouvait faire main basse. Parmi les femmes qu’il dupa, très peu le dénoncèrent à la police, parce qu’elles avaient honte de leur liaison avec un séducteur. (p. 83)

La police postula que les femmes disparues s’étaient tout simplement installées ailleurs. (p. 279)

Le malheur dans les cas de traitement des meurtres, c’est souvent exactement cela : les hommes qui mènent le bal ou l’opinion publique, les policiers, les journalistes sont humains et les humains défendent leurs semblables, donc s’ils sont tous ou en majorité des hommes, les femmes n’arrivent jamais à se faire entendre (et si elles sont des femmes, elles sont habituellement dirigées par des hommes et doivent convoyer leurs opinions à eux sous peine d’être expulsées) et trop souvent on répète sans fin des paroles radoucissant les actes meurtriers comme on parlera de crise de couple ou l’homme a une bonne tête, quelqu’un de bien, ou encore la phrase classique Il ne tuerait pas une mouche… Ou pire, on en fait des héros !

TUEURS EN SÉRIE est disponible en librairie et en ligne, une publication des éditions Broquet.


Professeur de paragraphe

Professeur de paragraphe, Auteure : France Boisvert, Lévesque éditeur, Réverbération

Professeur de paragraphe, Auteure : France Boisvert Lévesque éditeur, Réverbération

Un nouveau roman de France Boisvert dans lequel l’enseignant Lecamp, comme dans l’expression connue, mais le pauvre, il a perdu sa particule et il doit faire avec les élucubrations de la société québécoise actuelle.

Toute une année dépeinte du début à la fin dans des digressions et des jeux de mots sans fin. Ses étudiants, ses étudiantes, ses collègues, sa vie privée, l’hiver, les cellulaires, les auteurs de tous genres et de toutes les époques…

A 50 ans, Maurice Lecamp assiste à son propre trop-plein d’expériences en une accumulation compulsive inévitable de mots et de situations en surcharge.

CITATIONS / EXTRAITS

– Faites-vous de l’ironie, monsieur ? réplique Jean-François Laforêt qui intervient fort à propos. Parce que l’ironie, c’est ce qui m’a fait couler la session dernière. Cela m’échappe. Soyez clair, monsieur, sinon… (p. 36)

– Oui, Guillaume, moi aussi, je suis contre la mise à l’écart, l’index, la quarantaine, l’objection, la plainte, la punition, la récrimination, les remontrances, les réprimandes inutiles, la réprobation, les reproches, le réquisitoire des parents, la semonce improductive, le sermon moralisateur et le tollé. (p. 70)

Professeur de paragraphe, de France Boisvert, est paru chez Lévesque éditeur, collection Réverbération.


Mon idéal de vie

Comment choisir la vie qui me ressemble ?

monidealdevieOù sont passés vos rêves d’enfance ? Et vos rêves de jeunesse ? Et que dire de vos rêves actuels ? Comment faire pour les retrouver, les réaliser ?

Marthe Saint-Laurent propose dans ce livre de vous guider à chacune des étapes de votre cheminement pour atteindre cette vie dont vous rêvez puisqu’il n’est jamais trop tard pour y croire et pour s’engager dans une existence qui se rapproche de vos aspirations.

Êtes-vous à l’écoute de vous-même ?
Lorsque vous passez des heures sur les réseaux traqueurs, êtes-vous à l’écoute de vous-même, posez-vous des gestes pour la réalisation de vos rêves ? Ou alors vous laissez-vous dévier vers les idées et réalisations des autres ?

CITATIONS / EXTRAITS

Pour choisir sa vie, il faut être honnête envers soi-même. (p. 13)

Quant à la médecine, elle cherche trop souvent à mettre un bandage sur la plaie au lieu de chercher l’origine de la maladie. (p. 39)

Sans attendre que le malheur frappe, il faut développer l’envie et le plaisir d’apprendre et de connaître. (p. 122)

Imaginez que vous parlez de votre projet à un ami et que ce dernier commence à vous dire que ce n’est pas réaliste, que c’est complètement insensé et que vous exagérez. (p. 140)

Osez le bonheur ! (p. 153)

Mon idéal de vie : Comment choisir la vie qui me ressemble ? de Marthe Saint-Laurent est publié aux éditions Québec-Livres, collection Développement personnel.


ANXIÉTÉ

VAINCRE L’ANXIÉTÉ SANS MÉDICAMENTS

vaincre anxiete sans medicamentsQuelques motifs d’anxiété dans le monde
Pourquoi les femmes sont-elles à nouveau obligées de courber l’échine et d’accepter d’être exclues comme au temps des politico-catholiques protégeant les curés pédophiles au Québec et au Vatican ? Il arrive parfois que les hommes soient tellement préoccupés à nous réduire en purée qu’ils s’emploient à nous convaincre de n’importe quoi pour se remonter eux-mêmes et aussi souvent pour faire oublier leur incompétence et leur propre anxiété solidaire et en fin de compte nous obliger à tolérer et à encourager leur intolérance à notre égard.

Pour mieux comprendre et contrôler l’anxiété, que cette anxiété soit à un niveau normal ou élevé, il vaut toujours mieux se renseigner et quoi de mieux qu’un livre pour éclairer le sujet – à condition bien sûr que la maison d’édition ne soit pas polluée par un masculiniste manipulateur qui obligerait ses écrivains à inclure de la propagande qui l’arrange (oui, oui, ça existe, même au Québec – surtout au Québec avec l’historique qui nous accable encore).

VAINCRE L’ANXIÉTÉ SANS MÉDICAMENTS ne porte pas spécifiquement sur le Québec, le problème étant mondial. Il porte sur l’état de fait et sa correction sans faire appel à des médicaments qui ont pratiquement toujours des effets secondaires néfastes.

Ces inégalités éducatives ne sont pas sans conséquence
VAINCRE L’ANXIÉTÉ SANS MÉDICAMENTS
publié aux éditions Broquet, tout comme dans la même collection Vaincre le stress sans médicaments, fait la différence dans notre volonté d’y voir clair et d’adopter des mesures qui nous seront favorables dans le but d’atteindre la santé.

Qu’est-ce qui cause l’anxiété particulièrement chez les femmes
Qu’il s’agisse de la façon d’éduquer les filles et les garçons ou du régime de vie ou de la constante pression sur les femmes d’être jeunes et belles et minces à l’excès et habillées pour plaire sinon gare à leur emploi et donc à leur vie sociale, et donc à leur intégrité mentale et donc à leur survie économique déjà réduite par le sexisme.

Tests, infos, explications, exercices, moyens de contrôler l’anxiété
Le livre du Dr. Jérôme Palazzolo contient des tests psychologiques, des encadrés révélateurs, des explications sur les stéréotypes et surtout de nombreux moyens d’y faire face. En fait, plus de la moitié du livre est consacré à la gestion et au traitement de l’anxiété, à commencer par la relaxation mais aussi des exercices et des infos sur entre autres les points d’acupuncture.

JE N’AI PLUS HONTE DE DIRE QUE JE SOUFFRE D’ANXIÉTÉ

Cette anxiété, je l’ai longtemps cachée, par honte. Je me sentais seule et m’enfermais dans cette solitude. Avec le temps, j’ai appris à en parler à mon entourage. (encadré signé Ghislaine T., p. 151)

Dans ce livre, il est donc question de peur, d’angoisse, d’anxiété, de troubles de la panique… De la peur d’avoir peur que vous jetteront sur le nez des patrons incompétents qui s’amuseront de vous voir développer un trouble anxieux et qui se sentiront par le fait même supérieurs de vous avoir réduit en miettes alors que vous avez toutes les compétences mais que la société ne cesse de vous rabattre le caquet. Renseignez-vous !

VAINCRE L’ANXIÉTÉ SANS MÉDICAMENTS est disponible aux éditions Broquet.

http://www.broquet.qc.ca/produit/vaincre-lanxiete-medicaments/


CINEMANIA : La fille inconnue

lafilleinconnue-adelehaenel

Le festival Cinemania présente en première québécoise le plus récent film des frères Dardenne, La fille inconnue, avec Adèle Haenel, César de la meilleure actrice pour Les Combattants.

C’est l’histoire de deux femmes aux vies diamétralement opposées, une qui est brillante, jeune médecin généraliste fraîchement diplômée qui se voit offrir une carrière dans un magnifique bureau super classe, au top du top, en apparence que du bonheur. Mais cette jeune femme devenue médecin, jouée brillamment par Adèle Haenel, a du coeur et donc au lieu d’une carrière carriériste soignée elle choisit de reprendre le cabinet du vieux docteur qui l’emploie en fin d’études. L’autre femme, c’est une jeune Africaine qui vient sonner à son cabinet une heure trop tard et qui est retrouvée morte au bord du fleuve quelques heures plus tard.

C’est aussi l’histoire d’un jeune homme qui veut devenir médecin parce qu’il a subi la violence de son père si souvent pendant son enfance et qui soudain pense tout laisser tomber quand il se retrouve confronté à un jeune patient en convulsions.

Ce film arrive chez nous alors que notre premier ministre médecin de formation mais non pratiquant cherche à augmenter de façon plus que substantielle les salaires des députés et ministres, donc son salaire à lui et vraisemblablement aussi en retombées toutes les pensions déjà si généreuses, pensions et fonctions publiques multipliables à l’envi, alors aussi que les organismes d’aide aux personnes précaires et dans l’extrême besoin subissent une disette systémique et cherchent à se faire entendre des gros politiciens qui possiblement préféreraient glisser dans leurs poches ou dans leurs investissements fiscaux tous ces millions qui aident à réduire la violence associée aux frustrations et aux disettes quotidiennes de plus en plus répandues puisqu’il est de plus en plus difficile de trouver du travail.

Le film plus qu’actuel entre le choix de se laisser bercer dans un système aux écarts de plus en plus béants ou de foncer dans la bataille ne passera qu’une fois, le lundi 7 novembre, juste à la sortie du bureau, 17h45, au cinéma Impérial. À voir, pour réfléchir aux abus des politiquement puissants qui finissent par créer de la précarité tout en tenant un discours tout autre.

festivalcinemania.com

https://www.festivalcinemania.com/fr/film/la-fille-inconnue

https://montreal157.wordpress.com/2014/11/13/les-combattants/


WPP 2016

wpp2016
© Rohan Kelly – Storm Front on Bondi Beach.jpg
WORLD PRESS PHOTO Montréal 2016

L’exposition des photos de presse les plus marquantes de 2015 est présentement à Montréal et comme l’année qu’elle couvre, elle fouette avec ses enfants syriens ensanglantés, ses réfugiés en mer et aux frontières fermées par des clôtures dans lesquels certains réussissent à trouver une brèche, ses femmes anciennes militaires états-uniennes devenues sans abri après avoir été abusées par leurs collègues masculins  qui sont protégés par d’autres collègues masculins et qui causent à ces femmes encore plus de tort…

Ce sont à nouveau quatre expositions en une sur deux étages, débutant par les photos les plus dramatiques et incluant tout de même quelques photos de ski ou de baleines ainsi que quelques bonnes caricatures à propos des paradis fiscaux.

Comme par les années passées, c’est une exposition à ne pas manquer, jusqu’au 2 octobre prochain.

MARCHÉ BONSECOURS
325, rue de la Commune Est dans le Vieux-Montréal

Tous les jours de 10 h à 22 h
Nocturnes : jeudis, vendredis et samedis jusqu’à minuit

http://montreal157.blogspot.ca/2016/09/wpp.html


Le cercle de toutes nos relations

J’ai reçu un courriel d’une banque dont le titre parlait d’économie, écrit sans apostrophe, donc déconomie.

Le cercle de toutes nos relations Auteur : Aigle Bleu Le Dauphin Blanc

Le cercle de toutes nos relations
Auteur : Aigle Bleu
Éditeur : Le Dauphin Blanc

Considérant comme eux que l’économie est devenue de la déco, voici un livre d’Aigle Bleu qui décrit les traditions des premières nations, nations sans banques, nations sans usines polluantes, nations qui empruntent la Terre de leur descendance au lieu de la détruire pour quelques dollars de plus à leur nom d’avatar dans des paradis fiscaux.

Le cercle de toutes nos relations se veut un manuel pour une nouvelle Terre. Un livre qui fait réfléchir sur nos comportements, nos habitudes, nos responsabilités de construire avec l’intelligence du coeur au lieu des libertés nombrilistes de détruire actuelles.

C’est un bon livre de réflexion, un livre de chevet dans lequel on discute de l’individu, du couple, de la famille, de la famille élargie, de la communauté, du clan, de la nation, de la conscience planétaire, de la conscience universelle. D’un cercle à l’autre chaque fois plus grand, l’individu prend une place qui lui convient en fonction des normes de cohabitation qui tiennent compte de bien des choses en dehors du petit nombril égocentrique de chacun.

Le cercle de la parole, les forces de l’ombre et comment les mettre en lumière ainsi que Anastasia sont des sujets traités en annexe de ce livre qui est d’inspiration humaine et dans lequel on pourrait puiser et s’abreuver beaucoup mieux que dans n’importe quel spectacle trop illuminé ou festival complètement sans humanité et complètement surévalué qui nous éloigne de notre valeur individuelle et de notre estime de soi. Le cercle de toutes nos relations est un livre beaucoup plus inspirant que n’importe quel affichage bidon pour la paix que des gens exhibent du bras gauche alors que le droit est occupé à mener la guerre.

CITATIONS / EXTRAITS

« La sagesse est la seule voie qu’il reste pour nous sortir de cette situation qui menace l’avenir de la Terre et de tout ce qui y vit. L’éducation non directive et la vérité sont les voies de l’avenir » (p. 13, Préambule)

« Afin de savoir ce que nous avons profondément envie de réaliser, il nous faut aller voir à l’intérieur de nous-mêmes, ce qui requiert l’harmonisation. Autrement dit, l’atteinte d’un niveau de conscience où les conditionnements ont diminué et où nous pouvons retrouver la raison de notre venue sur terre » (p. 39, L’individu)

« L’acte d’amour est un événement sacré, très intime. L’acte magique et cosmique de création de la vie est ce qu’il y a de plus beau sur terre. Il se vit dans l’intimité d’un couple. Aujourd’hui, cela est banalisé partout : à la télévision, dans les livres, sur internet… C’est la meilleure façon de nous manipuler, de nous faire oublier les vérités profondes » (p. 47, Le couple)

Le cercle de toutes nos relations, écrit par Aigle Bleu, est publié aux éditions Le Dauphin Blanc.


La preuve par l’architecture

Où peuvent mener les hommes qui marchent et imposent, solidaires derrière un drapeau, fiers de leur pouvoir massu, fiers de participer à la mise en place d’un souffle nouveau dans le monde auquel ils appartiennent et dans lequel ils veulent le haut du pavé et sans conteste ?

La preuve par l’architecture

Exposition La preuve par l’architecture
Photo Copyright CCA

Le CCA propose dans sa salle octogonale une exposition choc dans laquelle les architectes se posent l’énigme de divulguer les torts de leurs confrères nazis qui ont élaboré les salles d’endormissement exécutoire d’hommes, de femmes et d’enfants juifs et gitans à Auschwitz.

Car oui, il y a eu des architectes éduqués et assistés d’esclaves prisonniers qui ont eu le malheur d’oublier leurs plans dans des salles d’archives qu’ils n’avaient pas détruites avant de prendre leurs jambes à leur cou.

Dans le but de répondre aux négationnistes, Robert Jan van Pelt s’est mis en tête de retrouver et de recouper l’information obtenue dans des pays comme la Pologne et aussi la Russie où tout était en cache jusqu’en 1991.

Au milieu de la pièce, comme un bûcher de sorcière
L’exposition présente principalement une cage ressemblant à un petit ascenseur personnel à insecticide ainsi qu’une trappe étanche au gaz et des plâtres dont il faut lire les vignettes, représentant en relief blanc sur blanc des objets d’importance comme un portrait des architectes, une lettre de commande, des plans bâtis… Un peu comme si aujourd’hui des informaticiens oubliaient leur code visant à exclure celles qui sont meilleures qu’eux ou qui ne répondent pas à leur plan ou encore un autre retour en arrière si les inquisiteurs avaient caché dans un coffret leur plan de brûler les femmes indépendantes pour s’approprier de leurs biens… Car au fond, c’est toujours cela l’enjeu : s’approprier des biens ou des idées ou des succès de ceux et celles que les jaloux veulent pour eux-mêmes mais sont trop pressés pour se constituer par eux-mêmes. Donc, nous ne sommes pas sortis de l’auberge !

Ils exécutaient leur boulot
Et que ce serait-il passé si ces architectes avaient refusé de concevoir ces plans ? Ils n’auraient en tout cas pas été tués physiquement selon les commissaires de l’exposition, mais encore ? Auraient-ils été tués socialement ou économiquement ? Selon la co-commissaire Anne Bordeleau, vraisemblablement non mais le co-commissaire Robert Jan van Pelt indique que l’un des individus sur la photo qui a fait les plans de Birkenau aurait par la suite demandé son transfert comme c’était le cas des architectes objecteurs de conscience.

Cette exposition qui rassemble des éléments mis en commun par les quatre commissaires de l’exposition, les professeurs Anne Bordeleau, Robert Jan van Pelt et Donald McKay de l’École d’Architecture de l’Université de Waterloo (Canada) et la productrice indépendante Sascha Hastings dans un exercice de reconstitution historique, mène à la réflexion puisque de nos jours où tout se consomme si superficiellement nous sommes loin d’être à l’abri de par exemple au Québec le retour de curés nouveau genre protégés par un quelconque nouveau drapeau derrière lequel ils se cacheraient et se sentiraient assez protégés pour passer à des exercices personnels de pouvoir malsain et usurpateur corrompu.

À voir au Centre Canadien d’Architecture du 16 juin au 11 septembre 2016.


Eux

Ces instants d’arrière-cour

Entre les coeuxuleurs d’automne et les bulletins de fin d’année, Reine-Aimée Côté raconte et publie en juin. Un peu comme elle terminerait une année scolaire.

Faut-il parcourir ce livret d’écrivaine de page en page ou l’ouvrir au hasard la chance et puiser ici et là quelques lignes, un peu d’inattendu, des souvenirs d’un voyage en Italie, des impressions sur les élèves.

Dans ce joli carnet littéraire qui tient presque dans la main, Reine-Aimée Côté raconte la vie, sa vie, ses observations, ses nombreux auteurs en une ligne, ses réflexions.

CITATIONS / EXTRAITS

« Et ne ne sais toujours pas d’où vient le vent » (p. 34)

« J’examine les échardes au coeur, celles qu’on n’arrive pas à enlever, qui s’enfoncent en voulant les extirper. Parce que sans doute la bonne façon de les extirper n’existe pas. Et elles s’enfoncent. Pourvu qu’elles ne deviennent pas pétrole. » (p. 104)

« Apprendre ramène à une infime partie de soi. Celle où le foetus a besoin de la mère nourricière. » (p. 125)

Eux, ces instants d’arrière-cour de Reine-Aimée Côté, enseignante à la retraite, vient de paraître chez Lévesque éditeur, dans la collection Carnets d’écrivains dirigée par Robert Lalonde.