Archives de Catégorie: quoi faire à Montréal

FFM 2017

ffm2017Elvis, Jerry Lewis, Bjork, la mafia italienne avec le maire et les pouvoirs publics dans la poche et avec leurs convainquantes communications globalisées, collusion, corruption, un père haitien qui combat pour les droits des femmes a contrario de tous les hommes lâches et solidaires ce qui en revanche ne rend pas toute religion sainte et sans reproche… Des sujets de quêtes pour combattre les guerres, les truands et les malfrats si bien organisés. Des contes épiques, des films pour se réexpliquer l’histoire, des documentaires, des drames psychologiques poussés…

Le Festival des films du monde de Montréal 2017 présente une sélection choisie de films en provenance de l’Iran, d’Azerbaijan, Italie, Chili, France, Kyrgyzstan, Mexique, Pologne, Chine, États-Unis, République dominicaine, Taiwan, Japon, Hongrie, Russie, Corée du Sud, République tchèque, Slovaquie… et même de chez nous.

Voir l’horaire :
http://www.ffm-montreal.org/actualites/150-horaire-des-films-au-ffm.html

Ou visionner une des bandes annonces : Les éléphants perdus

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Résidences historiques

Deux superbes résidences historiques devenues musées peuvent être visitées à Montréal : le Château Ramezay et le Lieu historique national de Sir-George-Étienne-Cartier, chacune avec son jardin.

Château Ramezay – Musée et site historique de Montréal
En plus des magnifiques expositions permanentes incluant les extraordinaires boiseries en acajou de la salle de Nantes, le château Ramezay offre cette année en plus des expositions extérieures gratuites, une importante exposition temporaire portant sur l’archéologie ainsi qu’une exposition historique sur 1812.

Ancienne résidence de Sir-George-Étienne-Cartier
Premier Ministre canadien en tête de liste historique, Sir-George-Étienne-Cartier était bon vivant et vivait à Montréal. Sa résidence était située sur Notre-Dame à deux rues du Château Ramezay. L’accès est gratuit pendant toute l’année 2017 pour le 150e anniversaire du Canada. On peut y obtenir gratuitement un laissez-passer découverte 2017.

http://www.chateauramezay.qc.ca/

Lieu historique national de Sir-George-Étienne-Cartier

 


Musée Stewart

stewartC’est dans cet ancien fort militaire de Montréal situé à l’île Sainte-Hélène que l’on trouve cette année la meilleure exposition commémorative d’Expo 67.

Une immersion avec casque
Dès qu’on entre dans la pièce, on a l’impression de revivre la visite d’un pavillon de l’époque : on est accueilli dans un parcours animé et surtout on expérimente quelque chose et ici il s’agit de larges fauteuils de style auquel s’ajoute un casque qui nous ramène dans le Labyrinthe.

Expo 67 – Rêver le monde. c’est aussi une autre galerie où là encore on revit le rêve et la joie de vivre de l’exposition universelle de Montréal 1967 par des extraits de films et des collections personnelles.

Histoires et Mémoires
Au Musée Stewart on trouve également l’exposition permanente, toujours aussi intéressante avec son armure maximilienne, sa très grande maquette de Montréal avec écrans interactifs, sa pétition des Patriotes, des cartes terrestres et du ciel, des costumes, plein d’objets historiques.

 


Biosphère

Quand le ciel est bleu, la Biosphère est très certainement le plus beau musée montréalais où passer la journée. Et il y a de quoi oublier le temps qui passe avec les multiples expositions et les microscopes, éoliennes, deux toits verts, deux murs verts, animations, jeux, découvertes interactives et surtout le spectacle immersif qui se déroule sous tous les temps et qui permet de revenir en enfance l’espace d’une demi-heure !

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Planète Montréal, Ceci n’est pas un parapluie, Regard sur l’Arctique, Naturellement Canadien, Écho 67 : 50 ans plus tard, TIC TAC TOX, Habitats2067, Façonner l’avenir, 1 degré : Qu’est-ce que ça change ?, Énergies renouvelables : l’heure des choix, Vaisseau spatial Terre, Animations scientifiques…
Sont autant d’expositions qui sont présentées à la Biosphère. De quoi passer une journée captivante et vraiment mémorable !

Prise par Éliane juin 2017_Planète MTL(2)

Personnellement, j’ai adoré l’exposition Planète Montréal qui permet de personnaliser la visite à l’aide d’une plaquette magnétique. Celle-ci fait en sorte que les divers panneaux et jeux de l’exposition suivent chaque joueur qui en fin de parcours peut se retrouver pleinement dans son profil et choix à faire. L’espace central est composé d’une grande maquette où s’affichent des résultats électroniques des jeux et d’un film sur écran 360 avec les poste de jeu tout autour. Le film est un montage d’images filmées jour après jour pendant un an.

J’ai aussi vraiment bien aimé le voyage dans un cumulo-nymbus avec données météo, une des immersions à la Biosphère, Musée de l’environnement, qui devrait redevenir un lieu de destination et d’inspiration pour jeunes adultes et plus en raison de toute la passion nature exprimée autour et à l’intérieur.

Aussi, près de l’entrée, l’exposition qui rend hommage à l’inventeur du dôme géodésique de la Biosphère, Richard Buckminster Fuller, qui avait déjà prévu en 1967 la surexploitation des ressources de la Terre et qui suggérait de considérer notre voyage sur cette planète comme un départ en vaisseau spatial : il faudrait planifier d’avoir suffisamment de nourriture et de tout pour s’assurer de revenir chez soi en toute quiétude !

Tout de même hâte de gouter le résultat du houblon pour la cuvée bière du 375e qui pousse sur le toit…

Allez visiter la Biosphère, c’est vraiment une belle expérience.


McCord

Sur ses trois étages ouverts au public, le musée McCord présente d’abord au rez-de-chaussée son exposition permanente Porter son identité, la collection Premiers Peuples qui rassemble avec classe certains des vêtements et accessoires parmi les plus beaux et significatifs des Micmacs, Haida, Inuits, Hurons-Wendat, Iroquois avec en tout début de visite une grande carte du Canada localisant les autochtones qui peuvent être aussi différents d’une région à l’autre qu’en Europe les Allemands, les Italiens, les Anglais, les Français. À voir entre autres, une robe absolument magnifique, un chapeau du 19e siècle, des manteaux inuits traditionnels, des sacs en bandoulière pour les longues marches en forêt, des vestes brodées de style européen, des chaussures en peaux et un petit ulu de couture. Avec à plusieurs reprises des écouteurs pour en connaître les facettes.

mccord

Trois expositions temporaires
Mode Expo 67 charmera les visiteurs jusqu’au 1er octobre avec ses costumes d’hôtesses et ses souvenirs d’un monde de bonheur qui souriait à la vie, Illusions cherchera plus longtemps encore jusqu’en janvier 2018 à impressionner avec des affiches plus grandes que nature et des entourloupes sur vieux films et Aislin, 50 années de caricatures se moquera jusqu’au 13 août de la politique et des politiciens.

Hors les murs jusqu’au 29 octobre, sur l’avenue McGill College, une installation de 24 photographies couleurs illustre l’animation qui régnait sur les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame pendant l’Incontournable Expo 67 qui célébrait le centenaire du Canada et dont on fête les cinquante ans cette année.

Par ailleurs, de fin de semaine en fin de semaine et de quartier en quartier, Ville suspendue racontera l’univers des cordes à linges, entre autres à la Marina de Lachine les 10-11 juin et à Verdun les 24-25, pour ensuite visiter LaSalle les 29-30 juillet et le Sud-Ouest les 12-13 août et ainsi d’autres arrondissements jusqu’en septembre.

http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/


17 mai 2017

AUJOURD’HUI il y a 375 ans, Jeanne Mance et de Maisonneuve débarquaient à Montréal à l’angle du fleuve Saint-Laurent et de la petite rivière Saint-Pierre, là où Madame Francine Leliève a fondé il y a 25 ans Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal.

La plus ancienne infrastructure souterraine
en Amérique du Nord,
premier égout collecteur en pierres des champs
qui a recouvert l’ancienne rivière Saint-Pierre
Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal
Photo Jacqueline Mallette

Après 80 prix d’excellence, le musée compte maintenant sept sites dont la plus ancienne infrastructure souterraine en Amérique du Nord, le premier égout collecteur, un magnifique tunnel en pierres des champs qui a recouvert la rivière Saint-Pierre, et le pavillon de l’exposition qui y est associée. Pointe-à-Callière renferme aussi la cloche du fort de Ville-Marie que l’on a entendue lors de l’inauguration, fort qui a vu la première habitation française à Montréal, de même que le premier cimetière catholique de Montréal, la première place du marché à Montréal, le premier Parlement du Canada, premier marché couvert (le marché Sainte-Anne), la première douane de Montréal et la première station de pompage électrique de Montréal.

Félicitations Madame Francine Lelièvre, c’est une réalisation gigantesque en 25 ans !

Francine Lelièvre, fondatrice et directrice générale
Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal
Vidéo Jacqueline Mallette

Pointe-à-Callière présente de nombreuses expositions permanentes et temporaires et sait animer ses sites de multiples façons actives et interactives pour vivre l’histoire de Montréal par le biais d’activités, d’énigmes, d’un marché annuel dans les rues entourant le musée qui se tiendra en fin de semaine, d’ateliers, d’archéologie, ainsi que les symphonies portuaires, les visites guidées des fouilles archéologiques du marché Sainte-Anne et du Parlement de la province du Canada, les dimanches-familles, l’Halloween, le vrai père Noël, pour ne nommer que celles-là, donc toujours plus d’innovation pour ses 10 millions de visiteurs depuis 25 ans.

La Maison de Callière,
partie de l’animation avec affichage,
par un petit bouton en bas à gauche de l’écran interactif,
du lieu exact où l’on se trouve par rapport au site complet de l’époque
Photo Jacqueline Mallette

Pointe-à-Callière, c’est LE LIEU DE FONDATION DE MONTRÉAL et c’est LE LIEU vraiment spécialisé en archéologie. Cherchez pas ailleurs, l’excellence, c’est ici.

Dans le nouveau pavillon,
on marche sur un plancher de verre juste au-dessus du
fort de Ville-Marie et de la maison de Callière
Photo Jacqueline Mallette

A souligner dans la programmation 2017 : le marché gratuit en fin de semaine, la gratuité pour toutes et tous au musée du 20 mai au 20 juin 2017, la gratuité pour celles et ceux qui ont 25 ans lors de leur visite (preuve d’âge requise), les expositions, le mois de l’archéologie, etc.

http://pacmusee.qc.ca/


Big Shot

bigshotUn homme seul sur scène raconte une famille aux parents drogués, un Japonais de Vancouver, un policier du transport public sans chauffeur…

Jon Lachlan Stewart a écrit cette pièce et interprète en français, en anglais et même en Japonais sans oublier l’ultime phrase délicieusement traduite en franglais de vrai anglais avec des mots français. Pour sa présentation au Québec, il a obtenu l’aide géniale de Mélodie Roussel, entre autres, et Georgina Beaty ainsi que Melissa Kay Langille et Paul Ahmarani.

La pièce se déroule comme un film avec les flashbacks qu’il faut pour ramener l’histoire sur ses rails après des scènes dans lesquelles il parle en lieu et place de sa mère droguée qui parle de son mari, un coké perfide et sans âme. Lui, après une enfance dans les salles de cinéma à voir n’importe quels films de son choix, est en détox et cherche à quitter le fond du baril en sortant de chez lui, même si c’est pour aller à un Rouge Party où il croisera ce vieil ami auteur d’un film affreusement mièvre qui l’aurait fait pleurer comme tout le monde s’il n’avait pas été si mièvrement plate et pour lequel tout le monde s’accorde à lui lécher les bottes dans ce monde de big shots (gros bonnets) où à tout moment un big shot (coup de feu) peut tout faire voler en éclats.

L’auteur et interpète Jon Lachlan Stewart mord à pleines dents toute la scène de Big Shot du début à la fin et adore surprendre son public, autant par le texte que par la performance. C’est vraiment du théâtre hors du commun avec surtitres en français pour la majeure partie du spectacle présenté en anglais. C’est aussi une incursion solide dans la vie d’un drogué qui se demande ce qu’il fait là et d’un immigré qui rigole bien de quelques petites vengeances en douce.

Big Shot présentement à voir jusqu’au 29 avril au Théâtre Prospero à Montréal.

http://montreal157.blogspot.ca/2017/03/big-shot.html

 

 

 


Expo Manger Santé

C’est encore plus génial cette année alors que l’Expo Manger Santé et Vivre Vert célèbre ses 20 ans. Les exposants et exposantes abondent et proposent plein de moyens de bien manger et de vivre en santé. Les conférencières et conférenciers sont super intéressants et permettent une petite pause. Ne ratez pas l’animation fabrication de pain !

Expo Manger Santé et Vivre Vert 2017, c’est en fin de semaine au Palais des congrès de Montréal.

http://montreal157.blogspot.ca/2017/02/expo-manger-sante-et-vivre-vert-20-ans.htmlexpomangersante


Cyclo Défi

Vous voulez participer à un voyage vélo mais vous ne faites pas confiance aux voyagistes qui emploient des guides qui vous ont laissés derrière sans se soucier de vous ? Cela ne peut pas arriver ici, on me l’a super garanti ! Participez au cyclo-défi contre le cancer, un deux-jours à plein régime avec parmi les participants et les participantes des survivants et des survivantes du cancer. Donc, leurs bénévoles ne sont pas là pour se pavaner et avoir des vacances gratuites mais pour vraiment soutenir les participants et les participantes.

Rabais sur l’inscription

cyclo-defiUtilisez ce lien, vous aurez un rabais de 50$ pour une super excursion de deux jours à vélo tout organisée les 8 et 9 juillet 2017 avec pauses tous les 25 km et autocar de soutien, une route historique suivant le fleuve Saint-Laurent entre Montréal et Québec :

http://mo17.conquercancer.ca/site/TRR?pg=tfind&fr_id=1591&fr_tm_opt=none&s_subsrc=4184691

cyclodefi

Copiez et partagez ce lien avec vos amies, collègues, familles, voisins…

C’est mon super coup de coeur 2017 au Salon du Vélo.


Ai-je du sang de dictateur ?

Résultat d’une recherche identitaire personnelle, Didier Lucien présente ici le despotisme à travers un spectacle historico-burlesque mettant sous des projecteurs multimédias l’histoire d’Haïti.

aijedusangdedictateur-soi-memeDu dictateur aux hommes en robe ou en costume militaire qui imposent leurs diktats aux autres en passant par l’homme blanc qui en impose à l’homme noir ou par l’homme tout court sur la femme ou l’homme orchestre sur les enfants, toutes les raisons sont bonnes pour exploiter les noirs comme biens meubles (ou les femmes, au même titre, sauf qu’il n’y a pas de mois de l’histoire des femmes – il y a bien eu un frêle essai une année mais il fut avorté à mi-chemin et ne revint jamais – il a dû se perdre dans les méandres des petits bouts précaires et cassés de la rue Jeanne-Mance alors que le Sieur de Maisonneuve a, lui, un long boulevard avec ligne de bus, ligne de métro, piste cyclable, etc.

Mais revenons à notre sujet des dictateurs et despotes. (L’avions-nous quitté ?)

Dans ce spectacle, il y a en plus du burlesque, plusieurs ressentis qui assaillent la spectatrice : la perplexité et même l’effroi qui fait sursauter lors d’une expérience multi-sensorielle, le tout menant à une réflexion d’inquiétude face à  un mauvais sort de se retrouver dans une situation contrôlée par un fou nombriliste narcissique qui ne voit dans le monde que lui-même et lui-même seul, sauf quand il s’agit de surplomber des insectes qui le vénèrent. Mais dès que tels insectes atteignent la grosseur d’un chat, ils sont bons pour l’extermination.

De nombreuses images multimédia sur grand écran format cinéma multiplient le personnage et s’il y en a d’autres, ils lui ressemblent de multiples façons ou encore c’est lui-même dictateur narcissique qui est multiplié ad nauseam. Les gestes d’intolérance qu’il pose sont mimés ou accompagnés de textes, musique ou images marquantes.

Un montage graphique est assez réussi lorsque, comme un squelette pour étudiants d’arts, un des soi-mêmes à lunettes se retrouve avec un corps entièrement composé, pour chaque membre pliant, d’une tête de soi-même à lunettes.

Le spectacle a par ailleurs le mérite de raconter l’histoire de l’esclavage et celle d’Ayiti en moultes détails mais en soulignant les failles imposées aux noirs il pourrait aussi souligner les failles qui écrasent les femmes depuis la nuit des temps alors que la situation est loin de s’améliorer ces dernières années tout particulièrement depuis que les droits des femmes sont solidairement dénigrés et volontairement niés par les hommes qui posent en victimes entre eux et réussissent à se convaincre pour convaincre les autres et parvenir au narcissisme suprême. Mais il ne faut pas s’attendre à une pensée pour autrui dans un spectacle où l’unique personnage narcissique et despotique se met à chanter (faux) habillé d’une devanture rappelant une femme en décolleté, devanture qui lui est tombé du ciel et qui est accrochée un peu comme une robe sur une poupée de carton.

http://montreal157.blogspot.ca/2016/11/ai-je-du-sang-de-dictateur.html