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CCA Utopie radicale

La Maison Shaughnessy était pleine à craquer hier soir pour célébrer l’inauguration de la nouvelle exposition : Utopie Radicali: Florence 1966–1976 en compagnie, sur place ou en vidéo, de professeurs architectes qui ont innové et où par exemple le travail de fins d’études pouvait être la conception d’une discothèque.

Dans les salles d’exposition, des photos, des objets dont un fauteuil complètement rital.

C’est sûr qu’à cette époque l’utopie était complètement masculine puisque les places à l’université pour les femmes étaient rarissimes et pratiquement impossibles à obtenir. A Montréal, une des seules à avoir été admises aux études en architecture était Madame Lambert dont les expositions il y a un bon moment au CCA sur les années soixante étaient vraiment rigolotes.

Mon coup de coeur ? Une chaise que l’on s’atèle avec des harnais sur les épaules, comme un sac à dos, et ensuite sur place, malgré le look, on a son siège attitré. C’était le début des errances. En espérant que ce ne soit pas trop lourd ?

Utopie Radicali : Florence 1966-1976
02.05. – 07.10.2018

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Culte du labo

Le Centre Canadien d’Architecture présente une nouvelle exposition dans laquelle on trouve entre des découvertes d’hommes entre eux ou d’hommes avec leur femme quelque chose d’extraordinaire et de rarissime toujours en 2018 : un hommage à une femme qui a travaillé son idée jusqu’au succès et qui ne s’est pas fait voler son innovation par un homme qui trainait dans les parages.

En effet, Margarete Schütte-Lihotzky élabore en Allemagne en 1926-27 une cuisine dans laquelle les milliers de pas dérisoires d’une femme sont comptabilisés et étudiés pour ensuite être inclus dans le processus vers l’élaboration d’une première cuisine intelligente où les meubles sont placés de manière à réduire ces pas répétés qui font en sorte que même sans faire d’exercice, les ménagères marchent énormément chaque jour.

cuisine de Francfort de Margarete Schütte-Lihotzky

La cuisine de Francfort, de Margarete Schütte-Lihotzky

Cette exposition racontant une histoire non-conformiste des rapports entre la science et l’architecture présente dans la salle Octogonale plusieurs autres innovations, toutes sous forme de postes de travail dans un laboratoire.

Outre la cuisine de Francfort et une souris mécanisée ou encore une histoire de téléphone, on peut aussi voir dans cette exposition du 23 mars au 2 septembre 2018 un exemplaire d’époque de l’Encyclopédie de Diderot et ensuite constater le chemin parcouru en imprimerie en tenant en main le livre moderne dans la librairie du CCA.

#CCAexpositions
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Open Univ

Un jour la BBC décida que l’éducation, ce n’était pas seulement l’affaire des fils-de mais que c’était d’intérêt général. Alors la BBC mit tout en oeuvre pour créer des cours qui furent diffusés aux heures de grande écoute avec d’énormes kits envoyés dans de grosses boîtes par la poste aux femmes et aux hommes désirant faire quelque chose d’intelligent avec leurs dix doigts. Oui, oui, même avant Internet on pouvait communiquer et s’intéresser à tout, juste pour le plaisir ou juste pour avoir un vrai diplôme et juste pour peut-être se lancer dans une carrière plus intéressante.

openuniv

L’université à l’antenne : diffuser l’architecture moderne / The University Is Now on Air au CCA

ÉDUCATION MASSIVE
L’heure de l’UNIVERSITÉ OUVERTE et de l’éducation massive avait donc sonné en 1975 et c’est le sujet de la nouvelle exposition dans les grandes galleries du Centre Canadien d’Architecture qui dans cette même optique de toutes ses expositions présente aussi dans sa salle octogonale une série de photos datant des mêmes années sur le sujet de la pierre grise de Montréal. Profitez-en pour revoir le fameux viaduc infernal de l’avenue du Parc aux côtés du Vieux Séminaire St-Sulpice (17e siècle) et des maisons du carré St-Louis.

pierregrisemontreal

D’autres activités se tiendront en marge de l’exposition :

  • Une contre-visite guidée par Tim Benton, un professeur de cette université télévisée, aura lieu le jeudi 16 novembre à 19h30 au CCA.
  • lundi 20 novembre, 18h30, Conversation : L’école qui n’en a jamais été une, avec Joaquim Moreno et Mary Lou Lobsinger, conversation animée par John Harwood
  • Jeudi 25 janvier , 18h30, Commentaire en direct, Owen Hatherley présente des épisodes du cours A305
  • Jeudi 1er mars 2018, 18h30, Douglas Spencer sur la précarité et l’éducation des étudiants-entrepreneurs
  • le CCA publiera un épisode chaque semaine sur sa chaine youtube.

http://montreal157.blogspot.ca/2017/11/cca-luniversite-lantenne.html
http://montreal157.blogspot.ca/2017/10/la-pierre-grise-de-montreal.html

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CCA : expo sur les volcans

cca-volcans

Nouvelle exposition dans la charmante petite salle octogonale du CCA qui abrite pour quelques mois des photos de volcans et des représentations artistiques de volcans de même que deux sculptures en pierre de lave qui pèse une tonne ou deux, littéralement.

Allez vois ça, c’est une première.

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La preuve par l’architecture

Où peuvent mener les hommes qui marchent et imposent, solidaires derrière un drapeau, fiers de leur pouvoir massu, fiers de participer à la mise en place d’un souffle nouveau dans le monde auquel ils appartiennent et dans lequel ils veulent le haut du pavé et sans conteste ?

La preuve par l’architecture

Exposition La preuve par l’architecture
Photo Copyright CCA

Le CCA propose dans sa salle octogonale une exposition choc dans laquelle les architectes se posent l’énigme de divulguer les torts de leurs confrères nazis qui ont élaboré les salles d’endormissement exécutoire d’hommes, de femmes et d’enfants juifs et gitans à Auschwitz.

Car oui, il y a eu des architectes éduqués et assistés d’esclaves prisonniers qui ont eu le malheur d’oublier leurs plans dans des salles d’archives qu’ils n’avaient pas détruites avant de prendre leurs jambes à leur cou.

Dans le but de répondre aux négationnistes, Robert Jan van Pelt s’est mis en tête de retrouver et de recouper l’information obtenue dans des pays comme la Pologne et aussi la Russie où tout était en cache jusqu’en 1991.

Au milieu de la pièce, comme un bûcher de sorcière
L’exposition présente principalement une cage ressemblant à un petit ascenseur personnel à insecticide ainsi qu’une trappe étanche au gaz et des plâtres dont il faut lire les vignettes, représentant en relief blanc sur blanc des objets d’importance comme un portrait des architectes, une lettre de commande, des plans bâtis… Un peu comme si aujourd’hui des informaticiens oubliaient leur code visant à exclure celles qui sont meilleures qu’eux ou qui ne répondent pas à leur plan ou encore un autre retour en arrière si les inquisiteurs avaient caché dans un coffret leur plan de brûler les femmes indépendantes pour s’approprier de leurs biens… Car au fond, c’est toujours cela l’enjeu : s’approprier des biens ou des idées ou des succès de ceux et celles que les jaloux veulent pour eux-mêmes mais sont trop pressés pour se constituer par eux-mêmes. Donc, nous ne sommes pas sortis de l’auberge !

Ils exécutaient leur boulot
Et que ce serait-il passé si ces architectes avaient refusé de concevoir ces plans ? Ils n’auraient en tout cas pas été tués physiquement selon les commissaires de l’exposition, mais encore ? Auraient-ils été tués socialement ou économiquement ? Selon la co-commissaire Anne Bordeleau, vraisemblablement non mais le co-commissaire Robert Jan van Pelt indique que l’un des individus sur la photo qui a fait les plans de Birkenau aurait par la suite demandé son transfert comme c’était le cas des architectes objecteurs de conscience.

Cette exposition qui rassemble des éléments mis en commun par les quatre commissaires de l’exposition, les professeurs Anne Bordeleau, Robert Jan van Pelt et Donald McKay de l’École d’Architecture de l’Université de Waterloo (Canada) et la productrice indépendante Sascha Hastings dans un exercice de reconstitution historique, mène à la réflexion puisque de nos jours où tout se consomme si superficiellement nous sommes loin d’être à l’abri de par exemple au Québec le retour de curés nouveau genre protégés par un quelconque nouveau drapeau derrière lequel ils se cacheraient et se sentiraient assez protégés pour passer à des exercices personnels de pouvoir malsain et usurpateur corrompu.

À voir au Centre Canadien d’Architecture du 16 juin au 11 septembre 2016.


CCA maquettes et impressions 3D

Troisième et ultime volet dévoilant l’Archéologie du numérique sous le thème Complexité et Convention, la nouvelle exposition au CCA raconte par le biais tout particulièrement de nombreuses maquettes majoritairement imprimées en 3D vingt-cinq projets précurseurs des années 1990, époque charnière pour les architectes qui devaient passer au numérique.

Le Centre Canadien d’Architecture offre par ailleurs l’occasion au public de rencontrer plusieurs de ces architectes qui ont pris le virage informatique dès le départ et dont les projets marquants sont inclus dans cette exposition, de loin la plus visuelle des trois volets, lors d’un événement demain mercredi 11 mai dès 13h30 jusqu’en fin d’après-midi. Intitulé The Greg Lynn Show, cet événement rassemblera 17 architectes qui pourront discuter des projets et des logiciels qui leur ont permis de les mener à bien mais aussi de l’impact que l’informatique a eu sur le métier, ne serait-ce que d’être en mesure de voir l’effet du soleil sur les résultats avant même de commencer à bâtir.

L’exposition ouvre le 11 mai 2016 et sera dans les galeries principales du CCA jusqu’au 16 octobre 2016.

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CCA expo bidonvilles

Comment l’architecture peut-elle venir au secours des gens dans les bidonvilles ? Comment autour de l’architecture corriger la société dirigée par des individus et clans qui ne semblent capables que de tirer à eux la couverture et tout ce qu’elle couvre tout en laissant les gens dans la pauvreté ?

C’est le sujet d’une grande exposition vraiment très inspirante au Centre Canadien d’Architecture cet été.

Entre 1974 et 1976 au Portugal, époque où l’on comptait là-bas 25% d’illettrés parmi une population exploitée par une classe dirigeante qui par exemple (et cela existe toujours un peu partout dans le monde et dans nombre de secteurs économiques) achetait pour une misère les produits de la pêche aux pêcheurs pour ensuite laisser les intermédiaires en gonfler les prix plusieurs fois jusqu’aux consommateurs.

C’était aussi une époque où à Lisbonne et à Porto un organisme, composé de très nombreuses personnes dont on retrouve les noms dans une des galeries de l’exposition, a pris en mains la construction d’habitations humaines pour ces humains qui n’arrivaient pas à s’en sortir malgré leur acharnement au travail. Des plans d’architecte, films d’archives, photos ajoutent énormément d’intérêt à cette visite d’un retour en arrière qui n’est absolument pas dépourvu de contexte contemporain. Surtout que dans le cadre de ce projet, toutes les décisions se prenaient par le haut alors que les initiatives surgissaient du bas.

Une exposition inspirante
Merci au CCA de nous faire connaître de telles initiatives qui vont dans le sens des humains et des familles et qui fonctionnent à l’inverse des arrivistes protégés qui se targuent de ne pas être là pour s’occuper de la veuve et de l’orphelin, qui sont des humains aussi. Il y aurait toute une réflexion à faire à Montréal où par exemple on ne trouve pratiquement plus de fontaines pour s’abreuver particulièrement lors de canicules mais aussi tout au long des mois au-dessus de zéro. Il fut un temps où on en trouvait un peu partout, et ça étanchait la soif. Car s’il n’y a pas officiellement de tels bidonvilles à Montréal, il y a entre autres des femmes et des hommes qui souffrent de la chaleur lorsqu’elles doivent marcher de leur travail à l’arrêt d’autobus. À qui pourraient-elles s’adresser en cas de malaise ? Il y a aussi à Montréal tant et tant d’itinérants (et d’itinérantes dont le nombre est sous-estimé) qui comme souvent ceux qui bénéficient sans retour des largesses entre experts, proviennent d’ailleurs mais ne quittent pas nécessairement aussi rapidement pour s’envoler vers d’autres contrats amicaux aux frais des contribuables… Comme toujours, nos politiciens sont trop dans le flafla mais pensent peu à la population qui les a élus. Pourtant, personnellement je crois qu’un projet semblable serait un bon usage par exemple à Montréal pour l’argent récupéré de la collusion.

Au fait, pour un peu de fraîcheur avec des chaises transat à l’ombre des arbres et des tables à pique-nique (quelques-unes sont en plein soleil) sans oublier le piano public, le grand parterre du CCA, c’est un des secrets les mieux gardés de Montréal, et c’est libre d’accès la plupart du temps.

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CCA : SORTIS DU CADRE : ABALOS & HERREROS

Dès aujourd’hui 12 mars 2015, le CCA présente dans la salle octogonale les premiers extraits d’archives qui leur ont été offertes par une firme d’architectes qui se sont employés à établir un nouveau discours architectural dans leurs projets et leurs enseignements à l’ETSAM.

Des photos spécialement commandées à Stefano Graziani mettent en lumière certains objets des archives, une vaCCAste table étale des impressions de dessins AUTOCAD et CAO ou des détails qui sont disposés chronologiquement et qui permettent de constater des liens d’idées reprises d’un projet à l’autre. En surplomb, une réplique du tripode construit par Abalos & Herreros spécialement conçu pour une exposition à la troisième Biennale d’architecture espagnole présente des diapositives photographiques.

Lors de la visite de cette exposition, le CCA invite les visiteurs à analyser par eux-mêmes les liens entre ces extraits d’archives de la maison d’architecture industrielle Abalos & Herreros qui a oeuvré en Espagne et ailleurs dans le monde jusqu’en 2008, la firme ayant disparu au moment même où elle commençait à être connue et reconnue.

L’exposition SORTIS DU CADRE : ABALOS & HERREROS est présentée du 12 mars au 13 septembre 2015. Elle est la première de trois qui nous feront découvrir ces archives architecturales exceptionnelles.

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Beauté, design et architecture

Le CCA nous remplit les yeux de bien vivre avec une exposition vraiment inspirée de l’humain qui habite les maisons, qui travaille dans des espaces créés avec des matériaux prélevés dans un rayon de deux kilomètres, des cours et intérieurs conçus en fonction des gens et des lieux.

Pour cette exposition, le Centre Canadien d’Architecture a remodelé trois de ses grandes galeries de façon à multiplier les surfaces tout en ne perdant jamais la perspective, par exemple quand on se retrouve face à l’exposition dans la salle octogonale, de l’autre côté de la loggia et du grand escalier.

CCA : Exposition

CCA : Exposition « Des pièces à ne pas manquer » Ci-haut, un projet de Bijoy Jain

Mes coups de coeur de cette exposition qui réunit deux architectes de continents différents sont véritablement dans les projets et les meubles (chaises et meubles sans clou comme les faisaient nos ancêtres) de ce visionnaire indien, Bijoy Jain, qui est venu en Amérique étudier aux États-Unis pour ensuite rentrer dans son pays et rallier les connaissances acquises au savoir des anciens et à la disponibilité de main d’oeuvre et matériaux locaux.

Des pièces à ne pas manquer partage aussi le design d’intérieurs de l’architecte italien Umberto Riva avec des fenêtres et des tables en angles inhabituels ainsi que plusieurs lampes originales.

Dans les deux cas, on retrouve plusieurs plans d’architecte affichés aux murs de même que des plans gigantesques sur ruban et bois qui ne se perdent pas facilement et qui forment en fait presque une décoration en soi. Beaucoup de maquettes ainsi que des livres de projets que le public est invité à feuilleter bien tranquillement installé à une table ronde.

Les deux architectes sont présentement à Montréal et seront présents au vernissage public qui a lieu ce soir et chacun donnera une conférence cette semaine. Ces conférences du CCA sont gratuites.

HYPERLIENS :

C’est vraiment une très belle exposition sur l’architecture et le design dans des philosophies de prendre le meilleur parti possible des éléments en place tout en tenant compte des humains qui y passent leur vie.


CCA Architecture, de l’Italie aux États-Unis au Libéria

La nouvelle exposition dans la salle octogonale au Centre Canadien d’Architecture raconte en projection de photos géantes l’histoire du style Palladio qui était à l’époque de sa gloire au 16e siècle une forme de construction pour loger les maîtres et valets vivant sur les fermes, tous ensemble dans une habitation à aire ouverte où l’on se déplaçait au fil du passage des heures et des saisons. Ce type de construction ayant emprunté des églises leur dôme et leurs colonnes s’est ensuite transformé alors que Jefferson l’a repris avec quelques changements deux siècles plus tard aux États-Unis et, pour mémoire, encore une fois quand les esclaves libérés l’a pris pour modèle afin de bâtir leur petit chez-eux au Libéria.

Filippo Romano, photographe. Andrea Palladio, Villa Foscari, la “Malcontenta”,  Malcontenta di Mira, Venise, Italie, 2012. © Filippo Romano.

Filippo Romano, photographe. Andrea Palladio, Villa Foscari, la “Malcontenta”,
Malcontenta di Mira, Venise, Italie, 2012. © Filippo Romano.

Le titre Found In Translation, ici dans ce contexte d’exposition, c’est donc la traduction non pas verbale mais architecturale d’un style de construction.

Pour l’occasion, le CCA a installé dans la salle octogonale des chaises pour visionner les photos projetées sur trois des murs.

À voir aussi, dans la librairie attenante, deux livres anciens sous couvert découvrable mais protégés de la lumière sinon incessante des jours que l’on a ouverts aux pages marquant les différences entre les constructions de Palladio et celles de Jefferson, ce dernier n’ayant jamais vu en vrai les constructions de Palladio avant de les prendre pour modèle et ayant de nouvelles conceptions de l’habitation comme les pièces fermées et les corridors à prendre en considération, ce qui lui a fait ajouter des hublots au dôme, entre autres.

Une fois dans la librairie, c’est une excellente occasion de fureter parmi les livres qui ne sont vraiment pas destinés aux seuls érudits d’architecture puisqu’on y vend des jouets ainsi que des ouvrages sur la rénovation.

En lien avec l’exposition, l’un des commissaires donnera ce soir à 18h une conférence sur l’enseignement d’une ville, Nairobi. Entrée libre.

Found in Translation : Palladio – Jefferson a débuté hier le 8 octobre et se poursuit jusqu’au 15 février 2015.
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