Archives de Catégorie: tricheries

Jacqueline Sauvage

Samedi, le 6 octobre 2018, il y aura une grande manifestation à Paris contre les violences faites aux femmes à la suite de la sortie d’un film dans lequel Muriel Robin personnifie Jacqueline Sauvage, une femme qui a subi les coups de pied et les coups de poing de son mari pendant 47 ans et qui un jour l’a tué parce qu’il fallait que ça s’arrête. Le film sera télédiffusé en France, on espère que TV5 permettra au Monde de le voir aussi.

Car le sujet est mondial, les violences faites aux femmes sont partout et de tous ordres : violences physiques, psychologiques, économiques… Dans le milieu du travail, un homme s’imagine encore trop souvent qu’une femme doit coucher avec lui si elle veut un emploi ou une accréditation journalistique.

Car le sujet est ignoré par les autorités qui ne reconnaissent pas que le même homme peut être super sympa avec ses potes, avec les voisins, avec la famille mais être tout autre avec sa femme ou avec les femmes.

Car les femmes sont infiniment isolées dans leur honte de n’avoir pas eu le boulot qu’elle méritait beaucoup plus que souvent l’ignare parachuté incompétent de deuxième ou de dernier choix qui a eu le poste ou que le petit nouveau lèche-bottes qui a reçu l’accréditation juste pour lui montrer à cette femme que la prochaine fois elle n’aura qu’à honorer cet attribut qu’il vénère tant.

Car les gouvernements sont toujours beaucoup plus préoccupés à offrir aux riches et aux puissants, tout en affichant par le fait même leur lâcheté vis-à-vis des personnes qui auraient besoin réellement des budgets dont ils disposent grassement aux amis qui sont en mesure de leur remplir les coffres pour la prochaine campagne électorale.

Bravo à Muriel Robin pour sa prise de position dans cette affaire.

Signez la pétition : change.org/sauvonsles

https://www.change.org/p/sauvons-celles-qui-sont-encore-vivantes
Vous pouvez signer anonymement si vous avez peur des représailles !

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Jugement des autres et culpabilité

jugement des autres

Une couverture qui reflète le fléau d’aujourd’hui
J’ai été vraiment très attirée par ce nouveau livre de Marthe Saint-Laurent, ne serait-ce que par la page couverture qui reflète exactement un très grand fléau d’aujourd’hui : l’exclusion des meilleurs par les bandits. Que l’on parle de mobbing, de bitchage, de bandes organisées autour de la photocopieuse ou en comités bidon rassemblant des pions aux agendas cachés, dans les sociétés subventionnées ou des émissions de téléréalité, le but reste souvent le même : se débarrasser des meilleurs pour que les pires éléments puissent se protéger entre ignares incompétents et jaloux du vrai talent.

Pour en finir avec le jugement des autres et la culpabilité
En effet, si on crée quelque chose on se fait copier-coller par des gens qui ont peu d’idées ou de talent et voilà que l’on se sent mal et que ceux qui avaient à la base un mal-être cherchent à le passer à meilleures qu’eux pour prendre leur place. Quand la personne qui a le plus de compétences n’est plus en mesure de s’opposer à la perversité des usurpateurs qui ont pour objectif de briser les personnes de talent. Mais on n’a pas à se sentir mal à cause de ces bandits organisés.

Retrouvez votre liberté intérieure
Dans ce livre, Marthe Saint-Laurent explique que l’opinion des autres, ce qu’ils vont penser, est en première ligne des préoccupations. Mais en cherchant l’approbation de l’entourage, on s’oublie soi-même pour donner une importance illimitée à l’opinion des uns et des autres qu’importe leur connaissance du sujet qui nous préoccupe. Sournoisement, on risque alors que la peur et l’angoisse s’installent. Et alors, quel bonheur et quelle aubaine pour les bandits !

L’auteure démontre toutefois que le jugement des autres n’est que le reflet de notre propre jugement. Quelle image avons-nous de nous-mêmes ? Quel regard posons-nous sur notre entourage ?

On reconnaît les commentaires dont l’origine est la jalousie lorsqu’ils cherchent à nous comparer… habituellement de manière désavantageuse pour nous. C’est ainsi que nous nous retrouvons à être moins bons, moins beaux, moins minces, moins sportifs que… d’autres. L’élément comparé est toujours supérieur à nous. (p. 47)

Cet ouvrage fait le point sur notre fragilité et sur notre trop grande disposition à laisser les autres nous définir. Malgré leur incommpétence à le faire ! C’est votre vie, c’est votre corps, c’est votre coeur, c’est votre âme, c’est à vous de décider. Ceux qui veulent le faire à votre place ne sont que des imposteurs jaloux qui veulent vous casser, vous écraser.

Pour en finir avec le jugement des autres et la culpabilité  • Retrouvez votre liberté intérieure, de Marthe Saint-Laurent, est publié aux éditions Québec-Livres et est disponible en librairie dès le mercredi 29 août.


Bitchage & harcèlement

Comment se protéger contre le bitchage et le harcèlement psychologique et sexuel
Auteure : Marthe Saint-Laurent
Les éditions Québec-Livres

Comment se protéger contre le bitchage et le harcèlement psychologique et sexuelVictimes de la collusion en bas de la ceinture des hommes entre eux autant que des femelles jalouses qui écrasent bec et ongles celles qui menacent leur soi-disant suprématie installée ou qui les excluent pour régner seules au milieu des hommes, les femmes et les filles n’en finissent jamais de se faire harceler, bafouer, exclure, expulser, et ce pour un oui ou pour un non, au nom d’un individu avec une face faussement harmonieuse ou d’une enragée de pouvoir au sourire dentaire menaçant ou encore d’une fille-de protégée par l’argent de sa famille, les uns comme les autres se croyant permis de s’attendre à des faveurs de type sexuel ou exclusif quelconque.

Et voilà qu’en plein milieu des multiples dénoncements #METOO et #MOIAUSSI, Marthe Saint-Laurent vient d’en faire un livre armé de tous ses écrits précédents et de sa connaissance approfondie sur le bitchage et le harcèlement que subissent les femmes et les filles… et certainement aussi en pourcentage minuscule comme à l’époque des curés, les petits garçons – mais d’eux on va certainement en entendre mille fois plus parler étant donné la solidarité et la collusion des hommes en bas de la ceinture.

EXTRAITS / CITATIONS

Ainsi, trop de femmes se voient contraintes de consentir des faveurs sexuelles en échange d’une promotion, d’un rôle à l’écran ou sur scène, d’une popularité ou encore de l’assurance de conserver leur emploi. (Oserais-je ajouter : ou même d’obtenir l’info et l’accréditation nécessaires des organismes subventionnés par les gouvernements avec l’argent public autant à une journaliste femme qui a le meilleur site en ville qu’aux journaliste masculins pour faire son travail si bien sûr nous ne vivons plus à l’époque des curés et de la grande noirceur où l’argent, le pouvoir et le plaisir étaient réservés aux hommes et aux masculinistes exclusivement)

Perso, je ne crois pas avoir eu un seul boulot ou participé à une seule activité où il n’y ait eu de harcèlement psychologique ou sexuel ou les deux (des hommes qui insistent pour satisfaire leurs élans sexuels ou qui vous expulsent si vous n’offrez pas illico votre corps en échange de votre présence et qui profitent de la solidarité masculiniste pour vous tenir la tête sous l’eau, des femmes qui vous attaquent et qui vous font jeter dehors en couchant avec ces hommes et en manipulant les autres) et j’ai vu du harcèlement psychologique et du harcèlement sexuel dans les endroits les plus grandioses et dans les endroits les plus microscopiques et réduits en nombres de personnes et en superficie même si très souvent subventionnés avec de l’argent public, tous des lieux où les femmes correctes subissent des complots malodorants et n’ont d’autre choix que de se faire briser la vie de même que des années de travail que des hommes leur volent solidairement en bas de la ceinture et ces femmes victimes décidant finalement n’y plus retourner pour leur sécurité ou pour vivre sans toute cette violence masculiniste haineuse organisée. C’est vraiment à vômir. Et c’est vraiment excécrable que les gouvernements endossent tacitement ces comportements misogynes, femmophobes et féminicides.  QU’ON SE LE DISE : Les élans sexuels au travail n’ont rien à voir avec l’amour !
#moi aussi

Bravo Marthe Saint-Laurent de nous donner la parole, d’éclaircir toute cette noirceur et de nous encourager à survivre et à vivre par des marches à suivre.

http://www.quebec-livres.com/comment-se-proteger-contre-bitchage-harcelement-psychologique-sexuel/marthe-saint-laurent/livre/9782764026717


ANXIÉTÉ

VAINCRE L’ANXIÉTÉ SANS MÉDICAMENTS

vaincre anxiete sans medicamentsQuelques motifs d’anxiété dans le monde
Pourquoi les femmes sont-elles à nouveau obligées de courber l’échine et d’accepter d’être exclues comme au temps des politico-catholiques protégeant les curés pédophiles au Québec et au Vatican ? Il arrive parfois que les hommes soient tellement préoccupés à nous réduire en purée qu’ils s’emploient à nous convaincre de n’importe quoi pour se remonter eux-mêmes et aussi souvent pour faire oublier leur incompétence et leur propre anxiété solidaire et en fin de compte nous obliger à tolérer et à encourager leur intolérance à notre égard.

Pour mieux comprendre et contrôler l’anxiété, que cette anxiété soit à un niveau normal ou élevé, il vaut toujours mieux se renseigner et quoi de mieux qu’un livre pour éclairer le sujet – à condition bien sûr que la maison d’édition ne soit pas polluée par un masculiniste manipulateur qui obligerait ses écrivains à inclure de la propagande qui l’arrange (oui, oui, ça existe, même au Québec – surtout au Québec avec l’historique qui nous accable encore).

VAINCRE L’ANXIÉTÉ SANS MÉDICAMENTS ne porte pas spécifiquement sur le Québec, le problème étant mondial. Il porte sur l’état de fait et sa correction sans faire appel à des médicaments qui ont pratiquement toujours des effets secondaires néfastes.

Ces inégalités éducatives ne sont pas sans conséquence
VAINCRE L’ANXIÉTÉ SANS MÉDICAMENTS
publié aux éditions Broquet, tout comme dans la même collection Vaincre le stress sans médicaments, fait la différence dans notre volonté d’y voir clair et d’adopter des mesures qui nous seront favorables dans le but d’atteindre la santé.

Qu’est-ce qui cause l’anxiété particulièrement chez les femmes
Qu’il s’agisse de la façon d’éduquer les filles et les garçons ou du régime de vie ou de la constante pression sur les femmes d’être jeunes et belles et minces à l’excès et habillées pour plaire sinon gare à leur emploi et donc à leur vie sociale, et donc à leur intégrité mentale et donc à leur survie économique déjà réduite par le sexisme.

Tests, infos, explications, exercices, moyens de contrôler l’anxiété
Le livre du Dr. Jérôme Palazzolo contient des tests psychologiques, des encadrés révélateurs, des explications sur les stéréotypes et surtout de nombreux moyens d’y faire face. En fait, plus de la moitié du livre est consacré à la gestion et au traitement de l’anxiété, à commencer par la relaxation mais aussi des exercices et des infos sur entre autres les points d’acupuncture.

JE N’AI PLUS HONTE DE DIRE QUE JE SOUFFRE D’ANXIÉTÉ

Cette anxiété, je l’ai longtemps cachée, par honte. Je me sentais seule et m’enfermais dans cette solitude. Avec le temps, j’ai appris à en parler à mon entourage. (encadré signé Ghislaine T., p. 151)

Dans ce livre, il est donc question de peur, d’angoisse, d’anxiété, de troubles de la panique… De la peur d’avoir peur que vous jetteront sur le nez des patrons incompétents qui s’amuseront de vous voir développer un trouble anxieux et qui se sentiront par le fait même supérieurs de vous avoir réduit en miettes alors que vous avez toutes les compétences mais que la société ne cesse de vous rabattre le caquet. Renseignez-vous !

VAINCRE L’ANXIÉTÉ SANS MÉDICAMENTS est disponible aux éditions Broquet.

http://www.broquet.qc.ca/produit/vaincre-lanxiete-medicaments/


Rannaï, T2

RannaiT2.jpgSuite et fin d’un roman passionnant dans lequel se côtoient et se supplantent la ville-dômes et les communautés agricoles, les Dix richissimes hyper-puissants et la populace sans oublier les oubliés et les déplacés sur la Lune implantés là sans leur consentement par les Dix superbes…

L’histoire se passe dans cent ans et c’est comme si, comme le fait l’auteure Karine Raymond en laissant son imagination poser les probabilités, on se demandait comment aurait évolué notre pays « si nous avions conservé les valeurs des Premières Nations au lieu d’adopter les structures françaises et anglaises ? »

Dans ce tome 2 de Rannaï, une formidable suite improbable d’événements se produisent, se bousculent, se superposent. Les personnages plus grands et plus vrais que nature s’entrechoquent et poursuivent leur destin complètement à l’encontre d’eux-mêmes, du monde et de la Terre ou totalement en union avec un mode de vie des plus simple. Les familles séparées se cherchent, on a l’espoir que les trois soeurs vont se retrouver avec leurs parents à la ferme familiale délaissée. On a l’espoir que les humains et les humaines trouveront leurs motivations et des élans amoureux tout aussi durables que leurs projets. On est séduit par les jardins décrits avec tant de passion au détour d’une forêt ou de framboisiers mais aussi par les nombreuses réflexions imbriquées dans le texte : liberté de partir vivre ailleurs et permissions incessantes à demander aux autorités, entente familiale, libertés prises par les riches organisés et les protections qu’ils s’enracinent entre eux, les choix que l’on fait pour soi et pour les autres…

Un roman sublimement rebelle pour indignés, publié chez Druide.

EXTRAITS / CITATIONS

« La sensation de ne pas être adéquate, d’être un parasite pour sa propre planète. Ici, le mode de vie minimaliste était ardu et angoissant, mais il lui permettait, en quelque sorte, de se racheter. Accepter le rythme de la nature, être humble devant sa complexité. » (p. 74)

« En la voyant, il avait compris qu’il ne ferait jamais partie de sa vie. Il n’était qu’un asticot englué dans une toile qui devait oublier l’existence même du bonheur. » (p. 96)

Tant que Mah s’était adressée à des fonctionnaires pour plaider la cause de la Bulle citoyenne, elle n’avait eu aucune embûche. Toutefois, se rapprocher d’un mouvement activiste la positionnait dans la mire des maîtres du jeu. Est-ce à dire que tous les paliers du gouvernement étaient corrompus ou, du moins, bâillonnés ? » (p. 133)

http://www.editionsdruide.com/livres/hiver-2016/Rannai/


Aussi longtemps que les rivières couleront

aussilongtempsUn roman humain bouleversant de James Bartleman, premier Autochtone ambassadeur canadien, qui a su imprégner ce grand roman de toute la souffrance et de tout le pardon jusqu’à une commission de réconciliation au sujet des anciens pensionnats d’abuseurs sexuels se protégeant entre eux pour leurs intérêts tout en prêchant hypocritement le contraire de ce qu’ils faisaient.

Pensionnats autochtones et abuseurs sexuels
Aussi longtemps que les rivières couleront
raconte avec immensité historique et humaine l’histoire de Martha, petite fille autrefois heureuse enlevée à sa famille et à sa communauté à l’âge de six ans pour en faire une petite canadienne de religion blanche et dans la foulée fut pendant des années abusée sexuellement par le prêtre vénéré et bien nourri du pensionnat ontarien où elle était forcée de vivre. À son retour à l’âge de 16 ans, la jeune femme est vide de sens et elle se perd dans l’alcool, se fait enlever son enfant par les autorités, part ensuite pour Toronto où elle découvre un autre monde et où elle cherche son fils pour enfin revenir chez les siens à la suite du décès de sa mère et s’occuper de sa plus jeune.

Il faut lire ce grand roman révélateur et vraiment bien documenté non pas uniquement par solidarité humaine envers les Autochtones mais parce que les tordus qui se protègent entre eux et qui prêchent pour les autres l’inverse de leurs agissements sont loin d’être disparus des hauts niveaux de contrôle omniprésent.

Suicides chez les jeunes
Il faut lire ce grand roman parce qu’il est sublime de vérité aussi sur le fléau des suicides chez les jeunes, conséquences ici de parents maltraités qui ont perdu leur essence et qui n’ont plus rien à enseigner à leurs enfants. Parce qu’il raconte un quotidien de paix dérangé par les Canadiens Anglais suprématistes qui avaient pour objectif nihiliste de tout détruire ce qui existait déjà avant leur arrivée et qu’encore une fois ce genre d’individus qui abusent pour leurs intérêts n’ont pas nécessairement cessé d’exister ni perdu leur détermination.

Aussi longtemps que les rivières couleront est un grand roman historique de conciliation qui aide à comprendre et à passer à autre chose si on a eu le malheur d’être trop quelque chose aux yeux de stratèges et qu’on a par voie de conséquence fait partie de celles/ceux qu’ils ont, un jour ou une décennie, prise pour cible afin de s’implanter sans conteste comme princes s’éclatant dans le grand luxe aux frais des gens qu’ils écrasent en toute connaissance de cause et dans le déni le plus total ajouté de propagande organisée et largement soutenue par les gens qu’ils ont mis en place.

CITATIONS / EXTRAITS

« Les femmes se sont tues pendant un moment, puis ont demandé aux hommes s’ils croyaient que l’argent qu’ils recevraient du commerçant pour leurs peaux suffirait à rembourser leurs dettes et s’équiper pour l’année suivante. Les hommes l’ignoraient et ont donc orienté la conversation sur le thème de la chasse. » (p. 17)

« – Petite fille, je t’ai prévenue […] Le Wendigo ne fait pas que manger les gens. Il peut s’emparer des enfants d’une mère, voler leur âme, s’arranger pour qu’ils se détestent eux-mêmes et haïssent leurs proches, détruire leur culture et les changer en démons sans âme. Pire encore, il peut transformer les enfants en wendigos. » (p. 75)

« – Non, non ! S’il te plait ! Il dirait que je mens, les religieuses l’appuieraient, la police croirait sa version plutôt que la mienne et ce serait moi la personne qui aurait des ennuis. De toute façon, je veux tourner la page et regarder en avant. » (p. 79)

Aussi longtemps que les rivières couleront, un grand roman historique canadien de James Bartleman, est publié aux éditions des PLAINES, collection Premières Nations.


Le carnaval des innocents

lecarnavaldesinnocentsromancolombienHistoriquement révolutionnaire, rebelle, carnavalesque et quelque peu coquin, ce roman de l’auteur colombien Evelio Rosero dépeint en toutes lettres les festivités entourant la période entre Noël et le 6 janvier, alors qu’à peu près tout est permis dans la ville de Pasto, tout en revisitant par le biais d’un char du défilé, l’histoire glorieusement réfutée de l’illustre Libérateur de l’Amérique du Sud contre la colonialiste Espagne, Simon Bolivar.

Avec des débuts s’apparentant au roman drôle passant au drame historique tout en nourrissant la fiction, il y a à boire et à manger dans ce livre qui passe des folies du carnaval aux folies de la guerre en passant par des manoeuvres de grand stratège qui, comme cela se voit encore aujourd’hui à toutes échelles pour la moindre goutte de pouvoir, souhaite ramener toute la gloire à sa personne.

Des personnages pittoresques comme Don Furibard du Klaxon et sa dévote épouse et un gynéco complètement obsédé par l’idée de remettre les pendules à l’heure, des étudiants, des militaires, les gens de la ville qui subissent les folies des uns et des autres, les artisans, les hommes fous, les belles jeunes filles… 304 pages aux soubresauts fréquents, même chez les vieux couples mariés depuis des lustres, qui se terminent par deux étonnantes, éloquentes lettres de Bolivar.

Ici, de fait, la guerre et le carnaval se courtisent et mettent en scène des personnages qui se ressemblent.

CITATIONS / EXTRAITS

« Primavera en eut les yeux exorbités, elle ne pouvait croire ce qu’elle voyait, mais il fallait le croire, il y avait bel et bien un singe dans la chambre » (p. 25)

« – Onze heures, dit-il en consultant la pendule murale du cabinet, le jour des Saints Innocents n’est pas encore fini. » (p. 79)

Le carnaval des innocents, du Colombien Evelio Rosero, est traduit en français et vient de paraître aux éditions Métailié, Paris. Le carnaval des innocents a reçu le prix national du meilleur roman en 2014.


Aux délices de Miss Caprice

Aux délices de Miss Caprice, roman chicklet d'Evelyne Gauthier

Aux délices de Miss Caprice, roman de genre chicklit, d’Evelyne Gauthier

Le plus récent roman d’Evelyne Gauthier raconte l’histoire d’une femme qui est mère de 3 enfants, qui a un mari, des meilleures amies, une famille d’origine italienne qui la soutient dans sa première année d’ouverture d’un commerce : une pâtisserie qui s’appellera Miss Caprice.

Tout ce beau monde a aussi une vie, ce qui donnera lieu à toutes sortes de rebondissements parfois désastreux mais toujours sucrés avec souvent des comparaisons invraisemblables et des chansons à la mode d’aujourd’hui ou d’hier. Gâteaux et chocolats sont une partie intégrale de ce roman de genre chicklit.

Comme dans la vraie vie à Montréal actuellement, Aux délices de Miss Caprice met les couples hétéros à rude épreuve et accorde dans les autres cas une confiance sans réserve sur la base de raisons qui n’ont rien à voir.

CITATIONS

« – Plus girly que ça, tu meurs ! s’était écriée Mylène en riant. » (p. 26)

« Melissa sent des bouffées de chaleur et la nausée l’envahir. Pourquoi fait-elle ça déjà ? Elle a soudain l’impression de se tenir au bord du précipice, et de devoir sauter sans parachute. Et si ça ne marchait pas ? Si quelque chose allait tout croche ? Et si elle perdait tout ? » (p. 36)

« Que lui dirait Mylène, si elle l’entendait penser et s’inquiéter de la sorte ? Mylène a toujours le don de lui remettre les idées en place et de la ramener les deux pieds sur terre. Elle lui rappellerait sûrement que cette boutique, c’était son rêve […] » (p. 87)

Aux délices de Miss Caprice, d’Evelyne Gauthier, est publié aux éditions Guy Saint-Jean.


Pas d’honneur

LAURA-T-ILEA

Laura T. Ilea « Les femmes occidentales n’ont pas d’honneur »

Les femmes sont trop souvent la pâture d’abuseurs de toutes sortes. Basé sur une histoire vraie qui s’est produite à Montréal, ce récit auquel l’auteure a ajouté toute une dimension sexuelle très coquine raconte l’histoire d’une femme d’origine slave en couple avec un homme programmé pour rentrer au pays se marier avec une vierge.

Pourtant, ils sont éperdument amoureux. Il n’arrête pas de lui dire qu’il ne peut vivre sans elle. Oui, mais voilà : son frère lui met de la pression, sa mère lui met de la pression… Et plus il risque de prendre l’avion pour officialiser ce mariage virginal, plus notre Montréalaise tombe dans le piège et cherche à le raccrocher à elle par tous les moyens.

Cette histoire, c’est un peu toutes les histoires de toutes les femmes qui sont laissées tomber comme une vieille chaussette quand son homme décide qu’il n’en veut plus, soit parce qu’il a enfin son diplôme de médecine après avoir vécu à ses crochets pendant toutes ses études en lui faisant miroiter la belle vie par la suite, soit qu’elle ne s’est pas jetée assez vite dans son lit et qu’il utilise ses intermédiaires pour la déchoir d’un milieu tant et tellement subventionné où il a tant de contacts solidaires des hommes entre eux. Bref, toutes des histoires d’escroquerie sentimentale qui ne mènent pas au mariage, même gris quand par ailleurs c’est pour des papiers… Ou encore tous ces hommes qui promettent de divorcer et qui vous mentent et vous exploitent en ne pensant qu’à eux et en se disant qu’elle n’en mourra pas alors qu’il est en train de la tuer socialement, économiquement ou autrement…

Et au passage, d’autres escroqueries provenant de traditions masculinistes.

CITATIONS / EXTRAITS

« L’image est là, devant moi, et elle me rappelle mon visage, après les jeudis d’amour. Mon visage que je n’ai pu reconstituer par la suite, qui a perdu trait après trait comme si, après son départ, il s’était décomposé manifestement, laissant place à un faciès bizarre qui ne rappelle que vaguement l’intensité qui le traversait lors de son passage dans ma vie. » (p. 9)

« À la mort de son père, sa mère avait été convoquée à Paris chez son oncle pour qui son père avait travaillé. Il l’a obligée à signer un acte par lequel elle acceptait que son argent passe sous la juridiction du seul homme de la famille, le frère de son mari décédé. » (p. 77)

J’ai eu le plaisir de rencontrer Laura T. Ilea au Salon du livre de Montréal 2015 où elle m’a accordé une passionnante entrevue vidéo de 7 minutes. Son roman-récit « Les femmes occidentales n’ont pas d’honneur » est publié aux éditions L’Harmattan.

Place du 6-décembre-1989

ORANGEZ contre les VIOLENCES faites aux femmes

 


Sordide complot

« Si tu crois que j’ai réussi
à me rendre où je suis en étant honnête,
tu rêves en couleur. »

SLM 2015
Tant d’hommes sont tellement prêts à tout et n’importe quoi pour parvenir à leurs fins.

Perso, il m’est déjà arrivé d’avoir à subir une seconde fois des tests pré-emploi en raison d’une maladie impossible. Ce jour-là, une infirmière a soit subi de l’intimidation soit reçu un grosse enveloppe brune de la part de cet homme d’une cinquantaine d’années qui discutait vivement avec elle de l’autre côté des vitres. Dommage qu’en échange de ses problèmes de prostate je n’aie pas été enceinte…

J’ai aussi connu un cancre qui est un jour passé VP d’une grande banque canadienne et dont le visage se défaisait immanquablement quand je lui disais que non je ne connaissais personne là où je venais d’être embauchée. Moi je n’avais pas accès à tous ces lieux réservés aux hommes.

Et connaissez-vous quelqu’un qui faisait tout bien et qui était sur le sentier d’une belle carrière et qui dans l’espace d’un éclair a vu le sol se dérober sous ses pieds et soudain se voir déchu au profit de trolls aux magouilles bien rodées avec des intermédiaires et même un journaliste bien graissés qui en beurrent épais pour convaincre tout l’entourage ?

Nous aurions besoin de la chouette équipe de Caméra Danger pour nous sortir de tous ces cauchemars.

Tome 9, Sordide complot, raconte l’histoire d’une course de vélo de montagne qui tourne au cauchemar à Sugarloaf. C’est un roman, un polar oh combien d’actualité.

Une fiction grinçante de vérité avec des rebondissements vraiment bien menés.

CITATIONS / EXTRAITS

« Il espère s’y voir tenant fièrement la médaille d’or qui lui ouvrira la porte des prochains Jeux olympiques. Il vient d’avoir dix-huit ans. Passionné par son sport et très tenace, il envisage l’avenir avec optimisme. » (p. 14)

« Il semble plutôt du genre solitaire, mais il est quand même venu s’entraîner un pe avec nous. Il est vraiment bon et m’a d’ailleurs donné quelques conseils. » (p. 45)

Sordide complot, tome 9 de la série Caméra Danger, est écrit par Lucia Cavezzali et est publié chez Marcel Broquet, la nouvelle édition.

J’ai eu le plaisir de rencontrer l’auteure en entrevue au Salon du livre de Montréal 2015.