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DVD Le paradis des bêtes

Prix du public au Festival Premiers Plans d’Angers

DVD Le paradis des bêtes Le paradis des bêtes raconte un homme qui traite bien les animaux mais mal les femmes. C’est un film dur comme la vie d’une femme, épouse et mère qui du jour au lendemain se retrouve victime de violences conjugales extrêmes de la part d’un mari qui avait été correct jusque là. Un film où se côtoient nombre de violences faites aux femmes, psychologiques et physiques.

Réalisé par Estelle Larrivaz, Le paradis des bêtes est vraiment très convaincant; on y est témoin du cauchemar aussi soudain qu’atroce d’une femme dont le mari justifie ses écarts amoureux en devenant insultant sans raison, de même que manipulateur et violent, justifie ensuite aux enfants l’absence de leur mère en leur racontant qu’elle sait où les trouver alors qu’il les mène en Suisse pour fuir et contrôler. Et s’il s’en tenait à eux… mais non, lui en intermédiaire auprès des enfants, les autres intermédiaires tous sont opportunistes et nombrilistes, ne tenant aucun compte ni des lois ni de rien. Même qu’il s’en sert des lois et des frontières ! Tout le monde berne ou se laisse berner ou collabore, bêtement…

Mais elle ne lâchera pas. Elle fera face. Et on verra bien comment tout cela va se terminer…

C’est un film hyperréaliste sur l’hypercontrôle et l’hyperviolence conjugaux et sur les manoeuvres de visage à double ou triple face qu’il engendre.

C’est aussi un film qui démontre que pour l’argent ou la baise, en ne défendant pas la victime, on approuve et soutient l’abuseur qui se ment à lui-même.

SYNOPSIS

Un monde d’illusions pour reconquérir l’amour de ses enfants.
Dominique (Stefano Casseti), un père impressionnant et possessif, dirige avec sa sœur un grand magasin animalier : Le Paradis des bêtes. Violent, alors qu’il a dépassé un point de non-retour dans sa relation avec sa femme Cathy (Géraldine Pailhas), il s’enfuit avec leurs enfants Clarisse et Ferdinand. Réfugié avec eux de l’autre côté de la frontière, dans un grand hôtel d’une station de sport d’hiver huppé, il tente d’y construire un monde d’illusions, afin de reconquérir sa fille et son fils… qui l’aiment pourtant sans condition.

Avec Géraldine Pailhas (La neige et le feu), Stefano Cassetti (Roberto Succo), Muriel Robin (Le bal des actrices, On ne choisit pas sa famille), Leon Brachet et Valentine Klingberg.

Langue : Français – Durée : 98 minutes – Son : 5,1 Dolby Digital

www.axiafilms.com


LIVRES : Pierre Laporte

Pierre Laporte de Jean-Charles Panneton

Pierre Laporte de Jean-Charles Panneton

Auteur : Jean-Charles Panneton
Éditeur : Septentrion, Québec

On se souvient au Québec de Pierre Laporte, ce ministre québécois qui fut enlevé, séquestré puis assassiné par des terroristes québécois de la Révolution tranquille, révolutionnaires qui furent par la suite condamnés pour leurs actes et déportés à Cuba.

Ce livre est la première biographie sur le journaliste d’enquête qu’il fut au préalable, journaliste qui opposait ses articles au mutisme imposé par Maurice Duplessis, premier ministre de l’époque, chef incontesté et incontestable du parti politique de l’Union nationale, aujourd’hui disparus le chef autant que son parti.

« Je me suis intéressé plus précisément à ses Lettres de Québec et à ses éditoriaux puisqu’il s’agit de textes polémistes qui se démarquaient singulièrement du travail journalistique des autres correspondants
parlementaires » indique l’auteur dans son introduction qu’il poursuit (page  27) : « Le talent de Laporte est reconnu par ses pairs : sa plume infatigable est concise et efficace, ses attaques sont percutantes ».

Pierre Laporte et ses confrères de classe
Le livre part de l’origine du nom, des données de l’arbre généalogique de la famille et ses influences politiques, les études de Pierre Laporte où on peut lire en page  37 qu’il a débuté son cours classique « au collège Jean-de-Brébeuf […] jusqu’en 1936 où il côtoie les fils de la bourgeoisie canadienne-française, dont Pierre Elliott Trudeau, Paul Gérin-Lajoie, Jacques Ferron, Pierre Baillargeon. »

Pierre Laporte, son époque, ses contemporains
Cette publication est le résultat d’un travail de recherche ardu d’une durée de cinq ans. Il nous fait connaître non seulement Pierre Laporte mais nous dépicte également de quoi se composait le cours classique de l’époque ainsi que les à-côtés des pensionnats et études universitaires. Il nous fait découvrir les débuts journalistiques du personnage et survole sa vie, ses années de Journaliste de combat de 1944 à 1961 et beaucoup sur sa vie par rapport à laquelle il est également question d’autres personnalités de son époque ou d’influence, Georges-Émile Lapalme, Lesage, Daniel Johnson, René Lévesque de même que Pearson, Mackenzie King, Diefenbaker…

PRÉFACE

« Comme tout historien qui connaît et respecte les règles de son beau métier, Jean-Charles Panneton est un adepte de la sobriété et de “ l’incontournable épaisseur de la réalité ”, dirait François Mitterrand. » (p.  9, Préface, Pierre Laporte, le parcours d’un homme d’action), préface dans laquelle le journaliste Jean Lesage reprend en page 19 un texte déjà publié en 1977  (L’exécution de Pierre Laporte – Les dessous de l’opération) concernant « la version la plus farfelue. Celle de Pierre Vallières, selon lequel “ Pierre Laporte aurait pu avoir été victime d’un règlement de comptes politiques au sein du Parti libéral [ndlr : du Québec] parce qu’il n’aurait pas remis à l’organisation centrale certaines sommes recueillies en certains milieux pour le financement de la caisse électorale ”».

EXTRAITS

« Quant à l’homme politique, on ne sait pratiquement rien de son action ni de ses idées politiques, notamment son rapport au nationalisme, à l’indépendantisme et au fédéralisme. L’homme politique nous est connu par ce qu’en disent les autres, dont Pierre Vallières, l’un des idéologues du Front de libération du Québec. » (p. 25, Introduction)

« C’est encore Nathalie Petrowski qui rappelle aux organisateurs du Moulin à paroles, en septembre 2010, qu’ils devraient ajouter la lettre de l’homme qui a été assassiné pendant la crise d’Octobre, puisqu’ils avaient retenu le manifeste du FLQ parmi les 140 textes choisis » (p. 26, Introduction)

« Les membres de la famille Laporte sont tricotés serré : ils demeurent très proches les uns des autres, à tel point qu’ils parlent entre eux du clan. » (p.  50. Les années de formation ; Pierre Laporte, homme de famille)

« En plus de la famille, de nombreux amis et collaborateurs du journaliste l’accompagnent dans le deuil : Gérard Filion, André Laurendeau, Louis Robillard, Marcel Thivierge et André Leroux du Devoir ainsi que d’autres personnalités politiques telles que Pierre Des Marais du comité exécutif de la Ville de Montréal,
Jules-Zénon-Léon Patenaude de la Ligue d’action civique et le chanoine Lionel Groulx. Plusieurs députés libéraux et conseillers municipaux sont également présents. » (p.  51, Les années de formation ; Pierre Laporte, homme de famille)

« Avec son 1,78 mètre et ses quelque 82 kilos, l’homme a une forte carrure que le politologue Gérard Bergeron associe à celle d’un joueur de hockey. » (p. 55, Les années de formation ; Un travailleur infatigable)

« Dans un billet signé de son pseudonyme, Laporte tourne en dérision le livre de Rumilly » (p. 126, Journaliste de combat 1944-1961 ; Laporte et Rumilly croisent le fer)

« À Montréal, la lutte contre la pègre fait une victime […] Tout en condamnant cette attaque, Laporte juge qu’elle permettra peut-être de sensibiliser une population de plus en plus indifférente à la chose publique montréalaise. Il s’élève contre ceux qui voudraient taire l’affaire pour ne pas entacher la réputation de Montréal » (pp. 128-129, Journaliste de combat 1944-1961 ; Au coeur de la campagne électorale fédérale)

« Laporte fait la démonstration que le montant minimal payé pour la tonne de minerai de fer est de 22 cents, et le montant moyen est de 63 cents, alors qu’il n’est que de un cent la tonne selon l’entente conclue par le gouvernement Duplessis. » (p. 198, chapitre  IV • Révolutionnaire tranquille, 1956 -1966 ; Le candidat Laporte et la question ouvrière)

« Laporte explique qu’à son ministère la majorité de ses fonctionnaires ont la conviction que l’île de Montréal constitue un même tissu urbain. » (p. 257, Révolutionnaire tranquille, 1956 -1966 ; Une île, une ville ?)

Toujours d’actualité, ne pas répéter les mêmes erreurs
En conclusion de cet article, on peut voir que Pierre Laporte est encore très près de l’actualité et par conséquent, la lecture du livre intitulé PIERRE LAPORTE, publié au Septentrion, pourrait s’avérer passionnante et avisée pour connaître notre passé afin de ne pas répéter indéfiniment les mêmes erreurs, tout particulièrement en ce moment de contestations étudiantes face à un gouvernement qui ne semble pas vouloir les entendre, en ce moment de développement minier important, en ce moment de lutte contre la corruption et de post-défusion des villes fusionnées par Montréal et Québec, pour ne nommer que ces grands enjeux-là.

Les articles signés Pierre Laporte
On peut aussi accéder à la médiagraphie colligée par son auteur Jean-Charles Panneton sur les articles rédigés par Pierre Laporte du début des années 1940 jusqu’en 1968, à septentrion.qc.ca/laporte.

On peut consulter la fiche du livre, en feuilleter quelques pages ou l’acheter en format numérique ou papier sur le site de Septentrion, également en librairie.

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