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Le Bison d’Amérique

Le Bison d'Amérique Auteur : Jean-Pierre Sylvestre, reporter-photographe animalier  et journaliste scientifique  spécialisé dans les sciences naturelles Éditions du Septentrion

Le Bison d’Amérique
Auteur : Jean-Pierre Sylvestre,
reporter-photographe animalier
et journaliste scientifique
spécialisé dans les sciences naturelles
Éditions du Septentrion, Québec

Un livre d’information, de données historiques et statistiques, de graphiques, de photos récentes et d’archives ainsi que de dessins découverts dans des cavernes… C’est un livre que l’on pourrait croire impossible à publier de nos jours étant donné la triste historique de cet animal qui fut la nourriture principale des amérindiens et qui fut la cible des décideurs étatsuniens qui souhaitaient habiter les grandes terres sur lesquelles les bisons d’Amérique vivaient en liberté ; il y a pratiquement autant de photos que de pages dans ce livre qui est une mine d’informations sur le sujet.

On y découvre tous les aspects propres au plus gros animal des grandes plaines, sa généalogie, ses origines depuis l’époque Tertiaire, sa classification, les principales espèces dans le monde ; ses caractéristiques biologiques, du squelette à la reproduction en passant par la morphologie, l’anatomie externe, l’alimentation, les sens, jusqu’à sa longévité ; les moeurs et les comportements du bison, ses pas, son trot, son galop, ses bonds, sa vie en société, les interactions – amis, prédateurs, maladies… – ses déplacements et ses migrations ; et enfin le bison et l’homme.

Les photos et graphiques
Crânes, cornes, mues… de même que le comparatif du squelette avec celui du boeuf domestique, les photos de combat entre mâles ou d’une femelle avec son jeune ; les graphiques démontrant sa manière d’avancer par le pas, le trot ou le galop sont fascinants…

EXTRAITS

« De toute la faune étatsunienne et canadienne, le bison d’Amérique est devenu un véritable animal symbolique pour plusieurs raisons : il est le plus gros […], il a failli disparaître alors que sa population était importante […] et son histoire n’a malheureusement pas permis aux humains de comprendre la gravité de nos dégâts sur cette planète. » (p. 7, Introduction)

« En 1889, William Hornaday évaluait, dans son ouvrage […] la population totale de bisons qui survivait à 1901 individus, dont seulement 635 à l’état sauvage. » (p. 9, Introduction)

« Le bison antique (Bison antiquus) devient le boviné le plus largement répandu en Amérique du Nord. Sa taille s’est un peu réduite par rapport au bison géant, mais elle reste toutefois assez imposante : 1300 kg pour les mâles et une envergure égale à deux mètres pour les cornes. Sa population se distribue de l’Alaska au Nicaragua et de la Californie à l’Ohio. Ces fossiles sont également présents au Canada, notamment en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest. » (p. 19)

Un beau livre et un livre super intéressant
Véritable petite encyclopédie du Bison d’Amérique, c’est un livre aussi beau qu’intéressant dans lequel on trouve même des légendes, des données sur les fouilles archéologiques et des photos du Wild West, avec ses cow-boys et ses indiens, avec ses ours, ses antilopes et ses chiens de prairies… C’est le rêve de la Conquête de l’Ouest, vue à partir du regard de son animal le plus gros et le plus légendaire.

L’AUTEUR
Jean-Pierre Sylvestre est reporter-photographe animalier et journaliste scientifique spécialisé dans les sciences naturelles. Il a travaillé au Muséum national d’histoire naturelle de Paris puis a étudié le comportement des mammifères marins au Japon. Il voyage à travers le monde depuis 35 ans. Installé au Québec depuis 1993, il a fondé la société Orca, dont l’objectif est de faire connaître et de promouvoir la biologie, principalement celle des animaux marins. Il est l’auteur de nombreux articles dans des revues spécialisées et de plusieurs ouvrages sur la faune sauvage.

Consulter la fiche du livre sur le site du Septentrion.

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Au temps de la petite vérole

La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles

Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles, un livre important sur l'histoire de la médecine

Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles
Auteur : Rénald Lessard
Éditions du Septentrion, Québec

Le Canada
A prime abord il faut entendre que le « Canada concentre, avant 1788, presque toute sa population dans la vallée du Saint-Laurent, sur une bande de terre s’étendant sur 600 kilomètres des Cèdres à Rimouski. » (p. 13, Introduction)

Les XVIIe et XVIIIe siècles
C’est en 1760 que le Canada est devenu britannique mais les Britanniques n’ont pris le leadership médical qu’en 1788 « au détriment des Français, des Canadiens et des Allemands », ces derniers venus comme mercenaires à partir de 1776.

À partir de documents 
On connaissait déjà certaines humeurs par le biais de la comédie théâtrale de l’époque, voici maintenant un livre qui nous en révèle beaucoup plus et ce, à partir de documents et livres d’époque, sermons d’église (eh oui, c’est Dieu qui envoyait la maladie pour affirmer sa puissance, par punition ou sinon par précaution…), photos, graphiques, gravures, planches anatomiques comme celle présentant le cerveau et datant de 1735, tableaux, plans et tracés d’architecte ou de vasseur arpenteur ou encore par une religieuse avant 1755 tel que celui incluant le carré de  l’apothicairie que l’on retrouve en page 187.

Extrait : Une commande de Paris
« En 1756, le Marquis de Montcalm demande à la supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec de préparer une caisse afin d’envoyer à Paris ‘six Bouteilles de Baume de Canada Et … dix livres de Suc d’Érable’ » (bas de vignette, p. 108)

Extrait : Réglementation
Un autre bas de vignette : « Acte ou ordonnance qui défend à qui que ce soit de pratiquer la médecine et la chirurgie dans la Province de Québec, ou la profession d’accoucheur dans les villes de Québec ou Montréal, sans permission, 30 avril 1788, publiée […] dans la Gazette de Québec, no 1187, 15 mai 1788. » (p. 366)

Le livre et les maladies
Dans ce très beau livre divulguant la thèse impressionnante de Rénald Lessard, thèse qui était attendue depuis longtemps par les historiens, disponible au grand public et se présentant sous couverture cartonnée avec reliure cousue et imprimé sur papier couleur crème, les maux sont abordés  « selon les grandes rubriques de la Classification internationale des maladies (CIM), dixième révision, de l’Organisation mondiale de la Santé » (p. 25).

Les gens et la maladie
On y apprend l’état des lieux quant aux maladies et aux remèdes traditionnels d’ici tout comme aux recherches sur les plantes médicinales cultivées en jardin ou encore produits offerts en vente ; quant aux personnels soignants, les chirurgiens du roi et chirurgiens-majors des troupes, médecins, apothicaires, infirmières ; quant aux hôpitaux ; quant aux  instruments utilisés ; quant au fonctionnement de la médecine et du corps médical… et même après comme on peut le lire dans l’extrait éloquent suivant :

« Le cimetière, dans lequel se trouve un charnier, occupe une assez large superficie entre la rue Couillard et l’allée de l’hôpital. » (p. 186)

Les folles, les pécheresses et les abeilles travailleuses
Les femmes de l’époque tenaient déjà une place importante dans le milieu médical : « Dès 1693, des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Québec s’occupent de l’hôpital. Six ans plus tard, elles forment leur propre communauté. L’institution est complétée par un asile pour les femmes aliénées en 1717 et par un second asile, pour les hommes en 1722. Un logement réservé aux femmes ‘pécheresses’ sera par la suite ajouté, en même temps que l’hôpital se transforme en ‘Hôtel des Invalides’ pour accueillir les soldats infirmes ou impotents qui versent leur demi-solde en paiement. (pp. 178-179)

Ce livre impressionnant sur l’histoire de la médecine a inspiré une exposition
En lien avec cet ouvrage important qui s’intéresse à l’histoire, à l’archéologie et à la médecine dans son rapport avec l’être humain, il est encore temps de visiter l’exposition au Musée du château Ramezay à Montréal www.chateauramezay.qc.ca .

L’ouvrage aux nombreuses notes en bas de page, à la bibliographie imposante et à l’index des patronymes, lieux, instituts…, répertoriés en fin de thèse est publié aux Éditions du Septentrion. Consulter la fiche du livre sur le site Internet ou acheter en ligne : www.septentrion.qc.ca – Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Liens connexes :

Les Coeurs tigrés, roman historique et thriller médical
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La Gaspésie de Métis à Miguasha . Carnet du littoral

La Gaspésie de Métis à Miguasha
Carnet du littoral
Auteur et artiste : Jacques Martineau
Les éditions du Septentrion, Québec

Pour vos rêves, loisirs ou vacances d’été, un livre de croquis et quelques mots vous guident vers la poésie des lieux pittoresques dans la Gaspésie côtière avec ses rochers, ses phares et ses galets.

C’est vraiment un guide sans en avoir l’air, sans les listes de lieux d’hébergement et restaurants, c’est un recueil de pastels accompagnés d’une mini-description. Un livre qui exerce l’oeil à reconnaître les endroits à remarquer au détour de la route, les lieux à apprivoiser, les paysages pittoresques où s’arrêter quand on part en voyage, en Gaspésie.

C’est vraiment aussi d’une poésie tranquille, au rythme de prendre le temps de poser son regard et d’apprécier le moment que l’on y passe.

C’est vraiment un très beau petit recueil. Un chouette carnet du littoral gaspésien.


EXTRAITS

« Les lichens colorent les rochers de la grève en orangé. » (p. 11, Métis-sur-Mer, la Côte)

« Sauvé in extremis de la démolition, il est devenu le Musée des phares. » (p. 51, La Martre, La Haute-Gaspésie)

« À la pointe aux Corbeaux, on a la surprise de découvrir un rocher percé. » (p. 76, La Pointe et la Baie-des-Chaleurs)

Guides touristiques et souvenirs du Québec
Du même auteur : Carnet de Québec

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Partir pour la famille

Fécondité, grossesse et accouchement au Québec  (1900-1950)

Partir pour la famille
Fécondité, grossesse et accouchement au Québec (1900-1950)
Auteure : Suzanne Marchand
Éditeur : Septentrion

Un livre pour la Fête des Mères
C’est à un recueil incroyablement rempli de témoignages sur les pratiques, les croyances, les habitudes, les us et coutumes entourant la maternité, depuis le mariage jusqu’au nombre d’enfants que les femmes avaient, le vocabulaire à mots couverts, les dangers, les craintes, les avantages, les risques, les reproches si les grossesses ne se suivaient pas aux moins de deux ans… Bref, un grand tour de la question, en grande partie extrait du doctorat de l’auteure et appuyé d’une bibliographie imposante.

Une pensée pour les femmes qui avaient 20-25 enfants
C’est un livre qui suscite de l’émotion, surtout chez les lectrices, qui ne peuvent que ressentir beaucoup d’émoi pour ces femmes du Québec desquelles on s’attendait à ce qu’elles enfantent sans répit, auxquelles on dictait de rester au lit pendant 10 jours après l’accouchement mais qui en même temps devaient s’occuper de la maison et des autres enfants, ces femmes dont les maris étaient là pour les faire mais qui ne prenaient aucune part au moment de leur naissance.

Le contrôle de la fécondité, les pratiques entourant l’interruption volontaire de grossesses alors que l’avortement était à la fois une pratique criminelle et un péché mortel en ce pays très influencé par la religion catholique font aussi partie des thèmes de ce livre plus qu’intéressant sur le destin des femmes du début 20e siècle au Québec.

Les idées de l’époque
En même temps, ces recherches ont permis de publier toutes sortes de drôles de comportements, des annonces publicitaires de l’époque, des photos de familles nombreuses avec les petits enlignés sans fin selon leur grandeur, des données sur les bouteilles avant l’arrivée du caoutchouc, toutes sortes d’informations pour meubler des conversations passionnantes. En parallèle, l’auteure nous indique parfois des similitudes avec des comportements ou des croyances venus d’ailleurs, de France, de l’Antiquité…

EXTRAITS

« En cas d’hémorragie, la sage-femme recourait plutôt à des mixtures et boissons reconnues pour leurs propriétés fortifiantes, comme l’alcool et les rognons de castor […] Enfin, elle pouvait lui faire aspirer du vinaigre ou appliquer sur le ventre la casquette crasseuse de son mari, cette pratique étant aussi utilisée pour soigner les abcès aux seins. » (p. 164,  L’accouchement : une pratique risquée pour la mère)

J’avais envie de laisser ce seul extrait étant donné son exotisme, mais en voici tout de même d’autres :

« Le curé de ce village avait en effet la réputation de refuser la communion aux femmes qui n’avaient pas d’enfant à tous les deux ans. » (p. 22)

« Avoir de nombreux enfants était une source de prestige pour les hommes » (p. 27, La fécondité : une qualité physique valorisée)

« C’est aussi parce qu’on la considérait impure que la nouvelle maman n’assistait pas au baptême de son enfant. »  (p. 173)

« Le tabou entourant la période qui suit l’accouchement serait d’ailleurs très ancien puisque, dès l’Antiquité… » (p. 173)
Accéder à la fiche ou acheter le livre en format papier ou numérique sur le site du Septentrion.

Joyeuse Fête des Mères !