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FFM : À mi-chemin (Halfway There)

2011 / Couleur / 23 min, France, Regards sur les cinémas du monde (courts métrages)

À mi-chemin se regarde comme une peinture abstraite en ce sens que le film laisse au spectateur le choix et le loisir de se faire les suppositions qui lui effleurent l’esprit, à savoir : est-il permis à un homme adulte de se plaindre d’avoir mal alors qu’il est un homme d’affaires et qu’il se rend à rendez-vous d’affaires dans sa ville natale ? Ou se le permettra-t-il ? La confusion progressive vient-elle de l’accident ou bien du lieu et des émotions ? Souhaite-t-il inconsciemment retrouver son amour de jeunesse dans ce parc ?

J’ai pu poser quelques-unes de ces questions au réalisateur et scénariste, Arnaud Bénoliel, dans une entrevue vidéo :

Bon cinéma !


Réalisation
 : Arnaud Bénoliel
Scénariste : Arnaud Bénoliel
Photographie : Denis Gaubert
Montage : Aurélien Manya
Interprètes : Laurent Lucas, Garlan Le Martelot, Christine Citti, Léa Maisonneuve
Maison de production :

À mi-chemin (Halfway There)

De retour dans sa ville natale, Samuel se fait renverser par une voiture. Il se repose dans un parc où les souvenirs de sa jeunesse affluent, alors que les conséquences de l’accident se font progressivement sentir.

Arnaud Bénoliel

— Scénariste et réalisateur, Arnaud Bénoliel a également réalisé Soir bleu en 2007.

Festival des Films du Monde de Montréal

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Le retour des Tigres de Malaisie. Plus anti-impérialistes que jamais

Le retour des Tigres de Malaisie. Plus anti-impérialistes que jamais
Auteur : Paco Ignacio Taibo II
Éditions Métailié

Dans ce roman d’aventure rocambolesque qui se situe au 19e siècle au moment où plusieurs pays esclavagistes et commerçants d’Europe cherchent à exploiter des terres lointaines pour échapper à l’ennui dans leur pays, deux tigres piratent les mers d’Asie : Sandokan le prince malais et son ami le Portugais Yañez de Gomara. Leur but : libérer les esclaves, les peuples, les terres des Anglais et des visées infinies de sa reine Victoria.

Une grande aventure faite de nombreuses aventures
C’est à une grande aventure dans plusieurs pays asiatiques que nous a écrit l’auteur, avec force détails historiques bien imbriqués dans l’aventure, un roman aux chapitres nombreux et aux détails confirmant ou rétablissant la vérité à la fin. Une grande aventure aux descriptions très imagées et aux réflexions très véridiques par exemple sur la peur et la haine étant des motivateurs appréciables pour des soldats que l’on veut amener au combat contre un ennemi qui est partout, qui a d’énormes moyens et dont le repaire secret nous fera découvrir un château caché auquel on ne peut accéder que par des idées et installations à la Jules Verne.

Un bateau qui vogue et vogue…
Bornéo, Singapour, Hong Kong ; les forêts, les peuples, les rivières, les clairières, les villages, les vêtements ; les esclavagistes, les commerçants, les armes, les manoeuvres ; des organisations qui sont niées, des messages secrets, des codes secrets ; des bateaux, des pavillons, des gens parlant toutes les langues mais partageant une même soif de vengeance…
Les bouleversements sont nombreux et étourdissants
On tourne la dernière page un peu étourdi par toute cette histoire, toute cette aventure, tout… On apprécie le recul et le magnifique talent de conteur chez l’auteur, les réflexions sur la réalité, les proverbes chinois… et même aussi un fin sens de l’humour autour d’une connaissance savante du comportement humain et de l’histoire.

L’AUTEUR
Paco Ignacio Taibo II est né en 1949 à Gijón où il dirige le Festival du roman noir ; il vit à Mexico. Il est historien et auteur de romans policiers.
Ses romans sont traduits dans de nombreux pays et sa biographie de Che Guevara fait autorité du nord au sud de l’Amérique latine.


EXTRAITS

«Non, nous ne sommes que des frères de sang ; mais nous le sommes puisque nos causes sont les mêmes : libérer l’Asie des parasites colonialistes. » (p. 37, Le Rocher)

« C’était bien des années plus tôt, durant la guerre contre le rajah usurpateur, un pantin installé par les Anglais aux dépens de la famille de Sankokan. » (p. 39, Confusion)

« Lors de son séjour sur ces terres, le prince chinois avait pris une épouse malaise, et quand il est reparti en Chine, malgré ses promesses, il l’a abandonnée pour toujours. » (p. 39, Confusion)

« … il a donc engagé les deux officiers de la police qui étaient censés le surveiller. » (p. 51, Lazarito)

« Avec une telle biographie, les raisons de son implantation à Hong-Kong n’étaient pas très claires. Fuyait-il l’Europe, comme tant d’autres renégats ? » (p. 106, L’interrogation du nain)

« Comment ces idiots appellent-ils ce que l’Angleterre a fait ces dernières années en Inde, en Malaisie, à Bornéo ? (p. 129, Es-tu déjà allé à Monte-Carlo ?)


Accéder à la fiche du livre sur le site des Éditions Métailié, Paris
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