Archives de Tag: religion

Je suis Charline

Au sujet des masculinistes qui tuent psychologiquement, économiquement et socialement les femmes :

Et ce n’est pas parce qu’ils ne sont plus en religion
Que l’élimination des femmes n’en est pas restée une.

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Mario Villeneuve : Dieu est au MacDo !

« 3. Re-choisissez vos croyances, au besoin »

Dieu est au MacDo ! Découvrir son bonheur et le propager Auteur : Mario Villeneuve Béliveau éditeur

Dieu est au MacDo !
Découvrir son bonheur et le propager
Auteur : Mario Villeneuve
Béliveau éditeur

Un livre plus qu’intéressant en ces semaines et années de tourmentes et de guerres religieuses et politiques.

Faire une pause du marketing intensif et de la propagande guerrière
Dans ce recueil écrit par un homme originaire d’un village aujourd’hui fantôme et touristique, l’auteur témoigne de l’extraordinaire possibilité de joie et de bonheur inscrite au fond de chacun de nous et propose une réflexion motivante sur ce formidable cadeau qu’est la Vie. Il reconnaît que nous avons tous de petites ou grandes blessures bien cachées à l’intérieur de nous, mais que nous pouvons en guérir pour trouver une plus grande sérénité. Il nous propose de devenir l’acteur principal de notre vie et de définir nos propres vérités. Cet ouvrage nous invite à un temps d’arrêt pour découvrir notre propre paradis

Pour bien démarrer : 7 principes à retenir pour avoir accès au bonheur
En tout début d’ouvrage, Mario Villeneuve donne 7 précieux conseils à ses enfants, 7 règles concises pour mener une vie à la recherche du bonheur, 7 judicieux principes de vie. L’un d’eux se trouve cité en exergue.

Dieu, la vie, le bonheur, la foi
L’auteur nous invite à voyager avec lui. Son point de départ étant la genèse, les sujets traités passent par la santé mentale, la foi, les croyances, le plaisir, la souffrance, le pardon et le paradis à la fin de vos jours ! Les voyageurs dans ce périple sont les petites voix de votre for intérieur, l’une positive et l’autre moins, qui dialoguent tout au long des pages.

CITATIONS / EXTRAITS

« Je veux démonter qu’au-delà des clivages qui opposent croyants et non-croyants, le succès (voire le bonheur) de notre avenir comme espèce passe par un humanisme qui unit tous ceux et celles intéressés par la dignité et la liberté humaines. » (p. 19, Introduction)

« Vous verrez que la foi n’est pas qu’une affaire de religion, je dirais même qu’elle n’est surtout pas une affaire de religion, en tout cas au départ. » (p. 75, chapitre 3, La foi, mais en quoi ?)

« Chez moi régnait la peur du péché et la culpabilité. Cela devait être plus facile pour nos parents qui, un peu malgré eux, imitaient le comportement abusif de l’église au niveau des consciences. Je dis plus facile parce qu’ils ne se posaient pas de questions ; tout était clair et bien dicté. Ils n’avaient qu’à suivre. » (p. 76, chapitre 3, La foi, mais en quoi ?)

« Cet homme remontait le moral de tous et il était fier de lui, fier de goûter à la vie. Malgré ses souffrances et ses limites physiques, il rayonnait de bonheur. » (p. 158, Chapître 5, Le plaisir et le bonheur)

L’AUTEUR
Mario Villeneuve est psychothérapeute et conférencier, originaire de Saint-Jean-Vianney. À 12 ans, il avait déjà défié la mort à trois reprises. Il souffre pendant plus de 20 ans de fibromyalgie.

Publié chez Béliveau éditeur,

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Citations – religions
Un court métrage dans le silence du diktat For The Birds
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Femmes discriminées : le film FOR THE BIRDS

Le film court métrage For The Birds a été présenté au FFM et je n’écris que maintenant ma critique car c’est un film infiniment émouvant et intériorisant, un film qui mérite réflexion et pas seulement au niveau cinématographique.

Quelle valeur universelle peuvent donc avoir des écrits et des traditions aussi durs et cruels envers la moitié de la population ?

Être une femme est un handicap immonde.

Il s’agit de l’histoire d’une jeune femme qui fut pendue pour avoir forniqué. L’histoire se passe dans un pays musulman, un pays de soleil brûlant et de tempêtes de sable avec chaque petit grain comme autant d’aiguilles, un pays dans lequel on impose un vêtement unique aux femmes seulement.

Comme dans le cas de l’excision, ce sont deux femmes qui amènent de force la jeune femme, l’adolescente accusée. Comme dans le cas des jeux du cirque dans la Rome Antique, les gens regardent, comme s’il s’agissait d’un divertissement, sauf un seul jeune homme se rebiffe.  Comme dans le cas de la jeune Québécoise de Ste-Sophie, on n’a pas l’impression que l’homme impliqué autant qu’elle dans l’affaire ayant mené à de telles conséquences sans retour subira le moindrement ou autant la haine des hommes. En vérité, ils vous le diront ou plutôt ils le feront mais ne l’admettront pas que dans la plupart des régions et des religions, l’homme poursuivra sa vie comme si de rien n’était, comme s’il n’avait rien à se reprocher, comme s’il n’avait jamais rien eu à voir avec ça. Il faut bien qu’il se vide, disait la grande soeur d’une amie décédée à 20 ans. Il oubliera et passera à autre chose. Il aura appris à utiliser sa force et ses relations mâles de famille ou de religion pour écraser les femmes sur son chemin avec la collaboration des masculinistes au pouvoir, des femmes collabo et des fils qui prolongeront le mal… C’est pourtant l’homme qui a un corps qui se transforme en besoin de relations sexuelles sitôt qu’on s’en approche le moindrement, mais c’est la femme qui écope des problèmes. Être une femme est un handicap aussi grave qu’immonde et ce ne sont pas les hommes qui leur viendront en aide la grande majorité du temps. La plupart des femmes non plus… Elles sont trop appauvries, trop bloquées…

Le film For The Birds est inspiré d’une histoire vraie, l’exécution d’Atefeh Rajabi Sahaaleh.

Elle avait 16 ans, comme la jeune mère de Ste-Sophie abandonnée de tous à l’heure de l’accouchement.

Le court métrage For The Birds  se passe dans un pays lointain et en langue étrangère, sans paroles, sans sous-titres, dans le silence assourdissant du diktat de la mort. Comment dire que toute parole serait superflue sans ajouter que toute parole est la plupart du temps inutile quand il s’agit des femmes et qu’il ne s’agit pas d’une promesse de sexualité ? Le film montre bien et fait comprendre toute la portée de cette pendaison au nom des hommes, par extension de tous ces gestes de violences, dans le quotidien des femmes, de par le monde. Y a-t-il une seule religion qui ne soit pas néfaste aux femmes ?

Quelle valeur universelle peuvent donc avoir des écrits et des traditions millénaires aussi cruels envers la moitié de la population, la seule moitié capable pendant des millénaires de repeupler le monde ?

Être une femme est un handicap immonde.

Merci au Festival des films du monde de Montréal de nous avoir présenté ce film.

Équipe de production
Réalisation : Tara Atashgah
Scénarisation : Tara Atashgah
Direction photo : Daniel Rink
Montage : Tara Atashgah
Interprètes : Chervine Namani, Nazli K. Lou, Kamran Malak Motiei
Musique : David Reynolds

Maison de production et ventes : Tara Atashgah, Motamedia Productions, 1112 Montana Ave. #842, Santa Monica, CA 90403 (États-Unis), tara.atashgah@gmail.com

http://atefehproject.wordpress.com/
Filles excisées et femmes grillagées, lapidées, brûlées, bloquées, bitchées…
La jeune québécoise de Ste-Sophie

FILM : La source des femmes
ROMAN : À tous et à personne
ESSAI : Dieu est au MacDo !
TÉMOIGNAGES : Survivre à la violence pour enfin vivre
Spectacle demain soir pour La maison de Mélanie : J’ai été une esclave sexuelle .  Se sortir des gangs de rue


Québécois, Immigrés, Intégration, Valeurs, Vivre ensemble

Cette intervention reflète ce que je croyais quand je vivais à l’étranger.

« On vit dans une société laïque pour laquelle des Québécois se sont battus et ont fait des sacrifices. Et aujourd’hui, certains groupes aimeraient qu’on recule dans le temps. Rappelons-nous le Québec des curés, 100 % catholiques. »
http://plus.lapresse.ca/screens/4119-e58c-523721e1-86dc-364eac1c606a%7COffz.8_ILehJ

Au Québec
Des Québécois de même que des Québécoises se sont battuEs et ont quitté les églises qui étaient occupées trop souvent par des manipulateurs prédateurs d’enfants qui exigeaient d’user à la corde les mères de famille de 20-25 enfants vivant dans l’extrême pauvreté, la misère et l’ignorance ; des curés, prêtres, évêques et frères abuseurs qui désiraient surtout beaucoup de petits garçons…, des pédophiles en fait qui trouvaient toutes sortes de moyens pour tenir les femmes à l’écart de leurs petites jouissances sous la soutane en catimini sur des enfants croyants et ce, malgré leurs voeux bidon de chasteté et qui surtout avaient mis la table pour se faire écouter en grimpant au-dessus de leurs ouailles pour nous faire des sermons, pour régner par la peur, par la honte et la menace d’excommunication…, des faiseurs de victimes de toutes sortes ! Tout cela était inacceptable. Les femmes ont alors cessé de croire avec raison que la religion apportait une solution morale puisque le comportement de ceux qui la représentaient était immoral, ignoble et indigne. Les femmes et les hommes ont alors cessé de fréquenter les églises qui utilisaient, à des fins douteuses, des écrits millénaires dénigrant les droits et libertés mais aussi la science et l’intelligence ainsi que l’égalité des femmes et des hommes.

DVD EXIL
http://www.youtube.com/watch?v=E0XrnwpN7cI
http://www.youtube.com/watch?v=KNfOl2-7sT8


Nabila Ben Youssef : Drôlement libre, pour rire et réfléchir

Son spectacle en DVD et sur iTunes !

Drôlement libre de Nabila Ben Youssef, en DVD et sur iTunes

Nabila Ben Youssef
Drôlement libre
en DVD et sur iTunes

Née en Tunisie, vivant au Québec depuis 17 ans et drôlement bien intégrée, Nabila Ben Youssef lève le voile sur sa conception de la liberté en terre d’accueil. Comme elle le dit elle-même, son spectacle « s’adresse aux réalistes pas aux intégristes ».

Ni corps de bois, ni langue de bois
À sa manière dansante et rebelle et avec un humour mordant, elle aborde les thèmes de l’heure et de l’époque… la religion, les religions, la sexualité, les sexualités, les différences culturelles, les femmes, les hommes… y compris ceux du Québec qui, on le lui a bien expliqué, ne font jamais ni les premiers, ni les deuxièmes ni les troisième pas.

Elle ne s’empêche pas non plus de s’offrir et de nous offrir une bonne dose d’auto-dérision jusqu’au partage d’intimité et même un petit cours de balladi, tout cela dans le but de faire tomber les préjugés causés par le manque de connaissances sur les nouveaux arrivés au pays.

« Est-ce qu’y a des gens dans la salle qui voient pour la première fois une arabe sur scène, qu’elle soit cochonne ou non ? »


Pour rire et réfléchir : QUELQUES CITATIONS BIEN PIQUANTES

« Ça fait changement des chansons à répondre, hein ! »

« Un imam pour les musulmans, c’est comme un curé pour vous mais… hétérosexuel. »

« Les niqabs, ça pousse comme la mauvaise herbe ; faut l’arracher avant que ça pousse partout. »

« Est-ce que le beau-frère de Moïse avait une boutique de perruques ou quoi ? »

« Comment voulez-vous qu’ils s’adaptent si on les laisse vivre exactement comme d’où ils viennent ? »

« On garde le crucifix et on met un voile par-dessus. »

— On t’aime beaucoup
— moi aussi, je m’aime

Et son « Lapidez-moi si je me trompe » risque très certainement de passer à l’histoire.
Grâce à sa personnalité incomparable et attachante, elle nous expose un point de vue unique, une réflexion comique sur ce que veut dire être libre jusqu’au bout des doigts.

Enregistré le 20 juillet 2012 à Montréal. Direction artistique Pierre Bernard, réalisation de Mathieu Baer.

Langue : Français – Durée : 86 minutes


ALYAH

Ce film pose un problème, y trouve une solution qui suscite réflexion et discussion.

« Les juifs quand ils sont nombreux, ils peuvent être chiants ; regarde nos familles. »
C’est l’histoire d’un individu qui se trouve 1) à avoir un frère qui lui bousille la vie et 2) à être juif. Pour se débarrasser de son frère, l’individu étant juif dispose de sa patrie religieuse où immigrer. Lui qui n’a jamais été trop religieux, lui dont les amis libres penseurs et horrifiés par le sort qu’Israël réserve aux Palestiniens se demandent et lui demandent ce qui peut bien lui passer soudainement par la tête.

ALYAH, Elie Wajeman, France, 2012, Première nord-américaine

ALYAH, Elie Wajeman, France, 2012,
Première nord-américaine
Festival CINÉMANIA

Aller vivre sur une île déserte
Au fond, c’est bien utile de disposer d’une autre planète quelque part pour fuir les problèmes qui nous pourrissent la vie et dont on n’est pas responsable, par exemple celui d’un frère barbu menteur et fort dans ses faiblesses, paresseux et drogué, voleur et dépendant des bandits à qui il doit constamment du fric, un frère qui toque toujours à votre porte et qui, si vous ne lui donnez pas volontairement l’argent dont il a immédiatement besoin, n’hésite pas à vous le prendre par la force dès que vous avez le dos tourné.

De quoi entrer en religion ?
Est-ce que les pas-trop-catholiques du Québec ou de Montréal pourraient ainsi aller construire des maisons et ouvrir des crêperies au Vatican où ils pourraient par la même occasion vivre sous le chaud soleil d’Italie ? Est-ce que de facto Montréal n’est pas devenue une de ces îles qui n’était ni lointaine ni déserte ?

Une superbe étude psychologique
À la suite de cette étude psychologique, il s’annonce un café aux échanges de vues et discussions pas très catholiques ni cachères ni approuvables par tout meneur fortement intéressé s’intégrant pour les besoins de sa petite cause perso à un groupe ou à une communauté pouvant du jour au lendemain, dès que les nombres le permettent, passer à sa propre manière intégriste ou malsaine pour le reste du monde.

Je suis quoi, moi ? Allez-y pour parler de liberté et de respect
Respect de celui qui n’en peut plus d’être abusé quelle que soit la manière, respect des femmes battues ou exclues ou cassées autrement, respect de celle qui est amoureuse de celui qui s’en va…

Bon cinéma ! …et que tous les dieux vous gardent !

Réalisé par Elie Wajeman et interprété principalement par Pio Marmaï, Cédric Kahn, Adèle Haenel, Guillaume Gouix et Sarah Le Picard, ALYAH est présenté au Festival de films francophones CINÉMANIA 2012.


Trente tableaux, féminisme rarissime au Québec

Trente tableaux, Paule Baillargeon ONF

Trente tableaux,
Paule Baillargeon
ONF

« J’ai 64 ans et je me souviens… »

C’est à partir d’aujourd’hui que l’on peut télécharger ou se procurer en DVD le documentaire exceptionnellement artistique et autobiographique de la cinéaste Paule Baillargeon qui concerne toutes les femmes du monde et tout particulièrement les Québécoises dites de souche, celles que l’on envie parce qu’elles ont toutes sortes de loi qui soi-disant les protège, celles qui soi-disant ne travaillent pas, celles…

Trente tableaux, cinéaste réalisatrice narratrice Paule Baillargeon

Trente tableaux est un film absolument exceptionnel et extraordinaire. C’est un film humain et féministe (oui, oui, les femmes même québécoises sont de la race humaine) tout en images avec la réalisatrice, auteure et narratrice qui revient sur 30 moments de sa vie de femme et d’artiste, Paule Baillargeon qui s’est fait rabattre le caquet plus souvent qu’à son tour.

Elle se rappelle des tableaux précis qui entre 6 et 64 ans ont marqué sa vie et elle les raconte tout doucement, sans toutefois trop chercher à cacher son désarroi, sa colère ou sa révolte. Elle explique sans expliquer, à l’aide d’images extraites de sa filmographie, d’archives ou filmées exprès pour ce documentaire, illustrant son propos par les paysages, photos d’elle-même, de sa mère, les scènes de théâtre ou de la vie ou même son chien et surtout ses propres dessins d’artiste illustrant ses dires trop vrais… elle qui s’est fait dire toute jeune qu’elle ne savait pas dessiner avant même d’avoir pu essayer, elle qui si loin, en Abitibi, n’avait aucun livre et le prix pour y avoir accès…

Elle raconte les petits voisins violents de son enfance, la religion, Pierre Elliott-Trudeau, les maris et les hommes dans un monde à deux poids deux mesures guidé par la religion catholique, plus catholique que le pape qui se vivait au Québec…

Paule Baillargeon raconte tout particulièrement bien toute sa vie de femme au Québec, les humiliations, les femmes battues, femmes violées et violentées, femmes dénigrées, femmes esclaves, femmes victimes d’une tuerie masculiniste que le reste du monde appelle The Montreal Massacre… la répression des femmes, les femmes que l’on rend invisibles partout dans le monde.

Elle revient aussi sur la crise d’octobre 1970 alors qu’on a perdu la liberté au Québec au nom d’une révolution dite tranquille.

C’est à une phénoménale prise de conscience que vous convie Paule Baillargeon, cinéaste parmi les cinéastes québécoises qui sont mal représentées et mal subventionnées par rapport aux cinéastes masculins.

Trente tableaux est un documentaire majestueux dans le sens artistique du terme, avec un propos anti-masculiniste, féministe et surtout humain qui marque, qui dénonce pour mieux corriger et ne plus se laisser berner, pour que peut-être au Québec les femmes s’entraident au lieu de s’entredéchirer, au lieu de collaborer bêtement, au lieu de s’entretuer pour des miettes disputées âprement… Que le monde entier comprenne que par rapport à n’importe quel groupe ou communauté, ce sont vraisemblablement les femmes qui ont de tout temps subi le plus de maltraitance.

CITATIONS tirées de la narration :

« Nous, les femmes, sommes perpétuellement dans les événements d’Octobre »

« J’ai 16 ans, je fais mon cours classique, j’apprends le grec et le latin, choses qui ne peuvent servir à grand’ chose quand on est destinée à laver la vaisselle et à torcher les autres. »

« Ce n’est pas de sa faute si les filles n’ont pas assez de poumon pour souffler dans la trompette. »

« Ces femmes travaillent comme des bêtes, ces femmes dont on dit qu’elles ne travaillent pas. »

« Il n’y a pas de révolution tranquille pour les femmes. C’est une révolution sanglante. »

« Anasthasie, c’est moi. »
Si toutes les scènes sont marquantes, certaines ponctuent infiniment la narration de Paule Baillargeon, par exemple les séquences de la jeune fille qui se fait enfiler une robe rouge à jupons multiples par deux hommes qui en profitent largement pour la tripoter abondamment.

MAIS PAS SEULEMENT
Trente tableaux ne parle pas seulement des femmes ; plusieurs séquences peuvent parfois s’appliquer à tout le monde :

« Je n’ai pas encore compris que tout le monde souffre tout le temps. »

LIENS

Consulter la fiche du film sur le site de l’ONF. C’est un film qui conscientise !

Trente tableaux peut aussi être visionné en anglais à partir du DVD de l’ONF.  Trente tableaux de Paule Baillargeon en DVD et en version téléchargeable dès le 16 octobre 2012.


DVD José & Pilar

Dans ce documentaire de 125 minutes sur le célèbre romancier portugais décédé en 2010, préparant un lancement se laisse découvrir dans ce documentaire qui le suit dans plusieurs pays du monde avec ses proches, sa femme surtout qui porte de nombreuses casquettes.

« Une fois le péché inventé, son inventeur a eu à disposition un instrument de domination » affirme José Saramango qui parle au début surtout de la mort et de Dieu, de religion – lui qui a quitté l’église à l’âge de 6 ans. Cette phrase porte tellement de responsabilité et de poids, laissant le public à ses réflexions dès le tout début du film, à savoir est-ce que toute cause ne peut pas devenir une religion et si on tient à vouloir l’imposer au peuple que l’on croit moindre et crédule, on lui envoie par les oreilles tout un tas de remords avant même qu’il n’ait péché… et ça marche !

Ce documentaire suit le célèbre romancier portugais José Saramago sur 2 ans

José et Pilar en DVD

« La mort n’existe pas. »
« Si je tombe et me tue, je ne ferai plus de livres. »

Vie littéraire
On oscille entre utopie et réalité, entre le désir d’aller présenter le livre à l’étranger et l’inquiétude d’avoir 11 avions à prendre alors même que le transporteur aérien espagnol planifie une grève dès le lendemain. Et le lancement a lieu, au Portugal, dans une usine désaffectée, devant plus d’un millier de personnes, avec 450 livres à signer… à 84 ans.

« Je vis dans le trouble et j’écris pour troubler. »

Accompagné, conseillé et adoré par sa femme Pilar del Rio, le prix Nobel de la littérature se soumet, non sans quelque résistance passive, aux contraintes d’une célébrité qu’il n’a jamais recherchée. Parcourant le globe, s’endormant avec Gabriel Garcia Marquez lors d’événements donnés en leur honneur, Saramago sent bien que chaque moment le rapproche un peu plus de la fin. Mais ce n’est pas tant la mort qui dérange cet athée à l’ironie cinglante que la perspective de laisser derrière lui Pilar, l’amour de sa vie, qui, comme il le dit, a pris si longtemps à venir.

On dit qu’il y a un José d’avant Pilar et un autre après Pilar.

Réalisé par Miguel Gonçalves Mendes, avec José Saramago (L’Aveuglement), Pilar del Rio, Gael Garcia Bernal (Lettres à Juliette, L’Aveuglement) et l’auteur Gabriel Garcia Márquez.

Gagnant de l’Audience Award au Festival international de film de São Paulo.

Gagnant de l’Audience Award au Festival international de film «Visões do Sul» de Portimão

Sélection du Portugal pour les Oscars

Langues : Espagnol, Portugais / Sous-titres : Français et Anglais / Son : Surround 2.0

Durée : 125 minutes

www.azfilms.ca


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FFM : Ambrosia

Sélectionné parmi les Regards sur les cinémas du monde (longs métrages), AMBROSIA examine les voies possibles d’une femme canadienne d’origine iranienne. Mariée dans sa communauté avec un homme qui tient la meilleure pizzéria du quartier ou de toute la ville de Vancouver peu importe, il n’arrive plus à gagner suffisamment pour garder leur maison qu’il vend sans lui en parler.

Elle, pour gagner sa vie, étudie la couture de jour et travaille avec lui le soir. Sa formation terminée, elle se fait offrir un travail par celle qui tient la maison de formation. Mais cette femme est une prédatrice. Et elle ne comprend pas que quelqu’un puisse lui résister et vivre autrement que selon ses principes à elle. Quand la jeune proie qu’elle vient de se choisir autant pour son talent à exploiter à ses fins personnelles qu’à ses désirs personnels de femme lesbienne lui résiste, elle la dénigre, elle lui donne verbalement les pires coups de griffes psychologiques avec des phrases comme : tu te cantonnes dans ce que tu as appris, débarque enfin dans le monde moderne !,  penses-tu que seul un homme puisse aimer une femme ?

Mais en fin de compte, ce qu’elle fait porte un nom : c’est du harcèlement sexuel. Sauf que la communauté homosexuelle est-elle devenue aussi forte et solidaire pour soutenir tous les écarts comme l’était à l’époque la religion catholique ? Est-ce une religion, une parareligion paragouvernementale et paramafieuse pouvant soutenir tous les coups donnés aux individus qui veulent vivre tout autant qu’eux selon leurs propres idées du bonheur ? Est-ce encore permis d’être hétéro dans les villes occidentales ?

De très intéressantes discussions en perspective, surtout une dénonciation de pratiques cachées sous le tapis et devenues impossibles à décrier sans se faire coller des étiquettes plus honteuses encore que les actes illégaux posés par les tenanciers du pouvoir !


ÉQUIPE PRODUCTION

Réalisation : Baharak Saeid Monir
Scénariste : Baharak Saeid Monir
Photographie : Farhad Saba
Montage : Baharak Saeid Monir
Interprètes : Sahar Biniaz, Camyar Chai, Heather Doerksen, John Emmet Tracy, Paulin Egan, Veenu Sandhu, Tina Milo Milvojevic
Maison de production : Baharak Saied Monir, Ambrosia Film Inc., 3595 Princess Avenue, North Vancouver, BC V7N 2E4 (Canada), tél.: 604 980-4450, info@ambrosiafilm.com

AMBROSIA

Leila et Ali forment un couple d’origine iranienne. Installés à Vancouver, ils aspirent à une meilleure existence. Ali est propriétaire d’une pizzéria qu’il voudrait agrandir; Leila est une couturière talentueuse et voudrait devenir styliste. Elle suit des cours dans une école de mode dont la directrice, Sarah Lane, lui propose un travail après les études. Leila s’aperçoit qu’elle est enceinte et les affaires d’Ali ne sont pas si prospères. Suite à des disputes avec son mari, Leila décide d’avorter sans rien lui dire et s’installe chez une copine. Entre-temps, devant les avances de sa patronne, Leila quitte son travail. Ali ira la chercher.

Baharak Saeid Monir

Après des études de cinéma en Iran, Baharak Saeid Monir fonde sa propre maison de production. En 1995, elle s’installe à Vancouver et suit des cours à l’Université Simon Fraser. Elle écrit plusieurs scénarios et réalise des courts métrages programmés dans des festivals internationaux. Actuellement, elle est étudiante en maîtrise. AMBROSIA est son premier long métrage de fiction.

25 août 2012 • 19h00 • CINÉMA QUARTIER LATIN 11 • L11.25.4 •
27 août 2012 • 15h00 • CINÉMA QUARTIER LATIN 11 • L11.27.3 •
28 août 2012 • 12h20 • CINÉMA QUARTIER LATIN 11 • L11.28.1 •

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La source des femmes

LA SOURCE DES FEMMES raconte la fainéantise et la solidarité masculines que subissent les femmes devant faire les corvées pour toutes et absolument toutes les tâches qui concernent la maison, ce qui inclut d’aller chercher l’eau sur un sentier rocheux aux éboulis fréquents qui font perdre près de la moitié des bébés aux femmes enceintes.

Imaginez-vous, enceinte et devoir transporter 2 chaudières emplies d’eau sur un sentier de chèvres, puis devoir aller chercher le bois pour faire le feu, nettoyer la maison, faire les repas etc. et encore la nuit travailleuse du sexe auprès du mari imposé et souvent très vieux, pendant que tout ce temps, tous les hommes sont assis confortablement au café à ne RIEN FAIRE d’autres que boire du thé, rire et placoter entre eux ! Enfin voilà qu’une jeune mariée, heureuse épouse d’un homme éduqué qui l’a choisie par amour, décide de discuter avec les autres femmes du village de cet aberrant esclavage et suggère de faire la grève de l’amour pour les faire bouger un peu de leur chaise ou de leur coin de palabre ombragé. Mais, on s’en doute bien, ce ne sera pas facile !!!

LA SOURCE DES FEMMES propose une vision proche du conte avec toute une panoplie de personnages y compris la typique belle-mère jalouse et toujours prête à quelque méchanceté, le traitre fils qui est prêt à jeter sa mère et tout le village pour son enrichissement et son pouvoir personnels, l’exploitation par les hommes des traditions et de la religion pour leur confort masculiniste, bref… on en a pour plus de 2 heures et vastement pour notre argent avec, entre autres, des chants et danses, des images du désert, des punitions à peine voilées, des hommes méchants au coeur aride et à l’esprit fermé et à la mauvaise volonté effrayante et des hommes bons au coeur tendre et à l’esprit ouvert et au comportement bienveillant.

Au coeur de tout ce brouhaha, Leîla pour qui le film aurait été écrit.

À complot, complot et demi !
LA SOURCE DES FEMMES est aussi fort que Yentl pour démontrer et dénoncer le nombrilisme solidaire des hommes par le biais de la religion, plus grandiose que le film Absurdistan qui traitait du même sujet de manière plus fantaisiste. plus concentrique que la légende racontée par Nassira Belloula dans son recueil Djemmina.

LA SOURCE DES FEMMES

LA SOURCE DES FEMMES
Un film de Radu Mihaileanu
Avec : Leila Bekhti, Hafisa Herzi, Biyouna

LA SOURCE DES FEMMES
France/Belgique/Maroc. 2011. 136 min. v.o. arabe avec s.‐t. français
Avec : Leila Bekhti, Biyouna, Hafisa Herzi