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World Press Photo 2012

World Press Photo 2012 + AnthropoGraphia + Rouge Carré + Conférences + trousse éducative

Prix photos isolées - sujets contemporains    1er prix  - Brent Stirton, Afrique du Sud, Reportage de Getty Images pour Kyiv Post / The Sunday Times Magazine.     Maria, droguée et prostituée, Kryvyi Rig, Ukraine

Photo : Brent Stirton
World Press Photo 2012
Prix photos isolées – sujets contemporains
1er prix – Brent Stirton, Afrique du Sud, Reportage de Getty Images pour Kyiv Post / The Sunday Times Magazine.
Maria, droguée et prostituée, Kryvyi Rig, Ukraine

 

EXPOSITION DE PHOTOS DE PRESSE

On se souvient de l’exposition de l’an passé, de cette photo d’une femme défigurée par sa belle-famille.

World Press Photo est à nouveau à Montréal avec des images journalistiques mais également des images citoyennes dans l’exposition toute québécoise du Printemps Érable intitulée ROUGE CARRÉ (Rouge 2).

Les photos racontent autant d’histoires vécues que d’individus humains ou animaux qui s’y trouvent : des petites filles mariées de force, des femmes maltraitées, des gens qui prennent la scène en vacances pour chanter et se raconter une nouvelle vie de star, des sportifs d’un thriathlon qui nagent avec les poissons, des hommes armés gratouillant un rhinocéroce, un ours polaire escaladant une gigantesque falaise pour manger des oeufs, des photos de l’Inde datant de 1878-80, une purification rituelle, des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, une Moscovite se faisant bronzer nue dans une mini-clairière se croyant à l’abri des regards indiscrets, des images croquées sur le vif en Bolivie, au Vietnam, en Norvège, au Sénégal…

Cette année, ce sont 5 247 photographes (reporters-photographes professionnels, photojournalistes, photographes documentaires, agences, journaux et magazines) de 124 pays qui ont soumis 101 254 photographies, présentées de façon anonyme à un jury international indépendant qui a attribué des prix à 57 photographes de 25 pays.

161 photographies ont ainsi été primées dans neuf catégories thématiques (dont l’actualité mondiale, l’art, la nature, le sport, le portrait et les événements de la vie quotidienne) pour faire partie de l’exposition itinérante, présentée dans 100 villes à travers le monde.

AnthropoGraphia

Des photos qui en disent long sur des vie quotidiennes difficiles parfois dans des pays où l’on croit que tout va bien : en Norvège les violences faites aux femmes (7 viols sur 10 se produisent dans des maisons privées), des maladies rares en Chine, l’islamisation d’un ancien pays d’URSS impose de nouvelles contraintes aux filles tchétchènes qui peuvent se faire harceler ou même tuer pour avoir fumé une cigarette ou pour relation «illicite», au Bangladesh des maisons pour travailleurs du textile où elles dorment empilées les unes sur les autres.

CONFÉRENCES PUBLIQUES

3 conférences publiques avec des photographes invités

Les 7, 13 et 20 septembre à 18h au Collège Dawson, trois prestigieux photographes invités donneront les conférences suivantes (Animation : Dennis Trudeau) . (entrée libre) :

– L’Américain Ed Kashi, reporter photographe pour l’Agence VII et président du jury du concours multimedia World Press Photo 11(vendredi 7 septembre, 18h : Nouvelles pratiques et état des lieux en photojournalisme)

– L’Américain James Estrin, photographe émérite du New York Times et fondateur éditeur du Lens Blog du NYT (jeudi 13 septembre, 18h : Le printemps Arabe vu par les yeux de plusieurs photographes 

– Le Français Denis Rouvre, connu pour ses portraits de célébrités de la musique, du cinéma et du sport (jeudi 13 septembre, 18h : Le portrait documentaire : projet sur les survivants du tsunami au Japon .) Denis Rouvre a réalisé une photo saisissante de Toku Konno, une survivante du tsunami survenu le 11 mars 2011 au Japon (3e prix, catégorie portrait, World Press Photo 2012).


TROUSSE ÉDUCATIVE

LES PLUS JEUNES ET LEUR REGARD SUR L’ACTUALITÉ

La fondation World Press Photo prépare chaque année une trousse éducative à l’intention des élèves des écoles secondaires qui souhaitent visiter l’exposition. Celle-ci, très bien documentée, les accompagne au gré de leurs pas et leur permet de réfléchir sur l’actualité mondiale, de se questionner sur le rôle du journalisme et des photographes de presse et d’aborder les questions de la liberté de presse et des droits humains.

Cette super trousse éducative, livret pédagogique pour les 13-16 ans, est téléchargeable à partir du site : http://worldpressphotomontreal.ca/fr/scolaire/Mon_Album_2012_WPP.pdf

INFOS

Du 7 au 30 septembre 2012
Tous les jours de 10H à 22H

Lieu : Marché Bonsecours, rez-de-chaussée du
325, rue de la Commune Est, Vieux Montréal
Site accessible aux personnes à mobilité réduite et aux chaises roulantes

Tarifs (taxes et frais de service inclus)
Général 12$
Étudiant 8$ – (moins de 25 ans)
Moins de 12 ans: gratuit

www.worldpressphotomontreal.ca
carrerouge.ca

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Prix photos isolées – sujets contemporains 

  • 1er prix  – Brent Stirton, Afrique du Sud, Reportage de Getty Images pour Kyiv Post / The Sunday Times Magazine.

    Maria, droguée et prostituée, Kryvyi Rig, Ukraine

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Fête des Patriotes

Drapeau des Patriotes Québécois, photographié lors d’une manifestation du PRINTEMPS ÉRABLE / PRINTEMPS QUÉBÉCOIS
12 avril 2012, place Émilie-Gamelin, Montréal

Société distincte, le Québec – conquis par les Anglais qui tous les ans célèbrent la monarchique fête de la reine d’Angleterre – a changé d’anniversaire et célèbre depuis longtemps déjà en ce jour d’abord la fête de Dollard-des-Ormeaux (vaillant héros vaincu) et maintenant les Patriotes (vaillants révolutionnaires pendus ou expatriés).

Ici, on veut des moutons sinon on brûle les récoltes
Une exposition des dernières années à Pointe-à-Callière a mis en évidence qu’en 1837-38, il n’y a pas que le Québec qui était en rage mais au Québec, les détracteurs anti-patriotes s’en sont donné à coeur joie pour détruire le mouvement parmi la faible population de l’époque :

Le saccage de Saint-Benoit
[…] Concernant le saccage de St-Benoit, on apprend de Jean-Joseph Girouard que les loyaux auraient : incendié 2 églises, 2 presbytères, 1 couvent, 4 moulins, 111 maisons, 124 granges pleines et 168 autres bâtiments pour repartir avec un butin énorme. 

L’histoire du Québec et, s’appuyant, du Canada
En fait, ce n’était pas la première fois que les Anglais s’adonnaient au feu-vol-pillage sur ces terres (ni la dernière) ; on n’a qu’à lire les livres publiés par les historiens à l’occasion du 250e anniversaire de la Conquête du Canada par les Britanniques, tout particulièrement L’Année des Anglais – La Côte-du-Sud à l’heure de la Conquête qui raconte comment les habitants de la Côte-du-Sud, de Beaumont à Rivière-du-Loup, ont vécu la guerre de la Conquête de la Nouvelle-France par l’Angleterre, et Québec ville assiégée 1759-1760, d’après les acteurs et les témoins, grand ouvrage de compilation historique bilingue et au quotidien du siège de Québec par les Anglais tel que consigné par écrit par les acteurs et témoins de l’époque.

Ici, on veut des moutons sinon on enfourche leurs petits garçons

Ce sont les femmes qui écoeurées des abus et estomaquées par le diktat du pape dans les années 1960 ont cessé de fréquenter les églises et de donner en pâture leurs enfants aux curés abuseurs et manipulateurs qui ont longtemps fait la loi grâce à leurs arrangements confortables avec le pouvoir en place.  Ces curés enculés et enculeurs, autrefois sourcilleurs et toujours menaçants des représailles du bon dieu, semblent par ailleurs revenus pour occuper les lieux, avec leurs discours de la honte et revêtus de nouveaux habits qui ne sont pas religieux.

Ici, on veut des perroquets sinon on joue dans la programmation
Aujourd’hui, c’est une certaine forme d’art qui fait la loi et qui vit entre autres aux dépens de cette société publiques invérifiable qu’est Hydro-Québec. Mais comment est-ce possible qu’une société  du gouvernement, qu’elle soit privée ou semi-privée ou para-gouvernementale, qui engrange ses profits sur le dos d’une clientèle sociétale captive et à qui elle a imposé augmentations sur augmentations, puisse continuer de se pavaner sans que jamais un vérificateur ou une vérificatrice puisse poser le moindre regard dans ses livres, dans sa comptabilité ? À qui est-ce que cela peut bien profiter ? Certainement pas au peuple.

Si le gouvernement est aussi dur avec les jeunes, c’est pour faire oublier à quel point ils ont été mous avec la corruption.
Pauline Marois, 18 mai 2012

Ici on veut des moutons, sinon on critique dans le dos et on intimide
Au fond, le grand pouvoir des cercles vicieux, c’est qu’eux se connaissent et s’apprécient, se rencontrent souvent pour élaborer des stratégies nouvelles, se soutiennent pour ne pas dire se supportent, pendant qu’ils créent la zizanie. À partir du moment où on arrive à faire en sorte que la populace s’entretue, n’importe quels ignares ou tordus peuvent régner en maîtres absolus.

On va leur donner une leçon : Penche-toi, petit morveux !
Aujourd’hui, il y aura une marche des Patriotes – la manif a été dûment enregistrée auprès des autorités en fonction de la nouvelle loi 78 qui suscite énormément de foudre parmi les étudiants et toute la population qui réfléchit et qui tient à sa liberté d’expression. Après la loi sur les mesures de guerre Bourassa-Trudeau de la révolution dite tranquille dont les révolutionnaires furent expatriés à Cuba après qu’une quantité extraordinaire d’individus furent emprisonnés sans raison comme semble-t-il c’est le cas maintenant lors des manifestations quotidiennes et de la grève étudiante qui n’est pas entendue depuis plus de trois mois, cette loi adoptée en catastrophe par 68 députés et ministres du gouvernements actuel et d’autres auxquels on pourrait adjoindre le moqueur qualificatif de cacatoesques, limite sérieusement les droits et libertés alors que depuis Trudeau se pâme le monde entier sur notre cadre juridique en la matière. C’est toujours l’histoire de donner des leçons, surtout que la bataille des étudiants a débuté par la contestation du nouveau budget autrement si loose pour les subventions (ah c’est vrai, le possiblement plus grand subventionneur d’événements destinés à distraire la populace est invérifiable et disposerait en plus – comme s’il en avait besoin – de postes budgétaires discrétionnaires), budget Bachand qui augmentait les frais de scolarité de manière impensablement cassante pour les petits budgets des petits salaires d’étudiant (et de femmes  – mais ça, au Québec on en a de moins en moins à branler…), budget Bachand qui leur impose des amendes allant jusqu’à 125000 dollars (cent vingt-cinq milles dollars, mon cher Dollard !)

Et malgré tout, les manifs continuent, les arrestations même de journalistes aussi, les vidéos sont sur YouTube…

Le plus triste dans toute cette pagaille, c’est qu’il y aurait d’autres moyens de financer les universités, mais comme en Afrique du Sud il y eut Mandela, au Québec il y eut Camilien Houde, détenu 694, emprisonné pour avoir exprimé une opinion contraire à celle du gouvernement en place.

SOLUTIONS INTIMIDATION

Agresser, bousculer, frapper, battre, parler dans le dos, s’organiser pour faire mettre quelqu’un hors circuit… sont autant de formes d’intimidation. Et ce ne sont pas nécessairement ceux qui sont le plus en mesure de se plaindre à l’année qui en subissent le plus, malgré leurs dires (« C’est que cet homme-là, un teigneux, un bagarreur, est d’une sensibilité à fleur de nerfs. » Retraites à Bedford).

Congé férié
On rappelle que pour bénéficier du congé férié payé, il faut d’abord ne pas être au chômage (ou précaire et appauvri sans fin par les interminables taxes qui sont beaucoup plus lourdes pour les femmes et les étudiants quand elles sont les mêmes pour tout le monde – drôle de justice…), en fonction des normes et habitudes d’emploi qui autrefois, avant la loi 101, se faisaient appeler pushing, ailleurs de pistonnés ; maintenant on parle de réseaux de contacts. Mais le changement de discours ne change surtout pas le mode d’emploi.

La marche des Patriotes
Aujourd’hui, il y aura une marche mais en fonction de la loi qui interdit, on ne recommande pas d’y participer ni de porter un carré rouge, ni de se trouver proche. Ceci pourrait enflammer les forces de l’ordre, fondées par Napoléon le fourbe, le manipulateur, l’opportuniste. Elle se tiendra dans les rues de Montréal, le départ se fera à 12:30 à la Place de l’indépendance anciennement appelée Place du Canada (Peel et René Lévesque) http://www.facebook.com/events/141448012655914.

A la réflexion
Comme dans la chasse aux Nazis la réponse je ne faisais qu’obéir aux ordres est irrecevable, tout être humain se doit de réfléchir avant de poser un geste. Cela devrait aussi s’appliquer à tous les genres qui subissent ; par ailleurs, ceux qui ont subit ne devraient pas avoir le droits de faire subir aux autres tout en faisant croire qu’ils sont toujours les victimes.


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Le pire, c’est qu’il y aurait d’autres moyens de financer les universités, mais comme en Afrique du Sud il y eut Mandela, au Québec il y eut Camilien Houde, détenu 694.