Archives de Tag: Premières Nations

Fight On!

Part 1

Empire = Vampire ?

Récit théâtral comique, dramatique et délirant qui raconte un véritable drame historique canadien en fiction multimedia, FIGHT ON! est de l’humour d’autodérision vraiment très anglais s’adressant tout particulièrement à la couronne britannique qui dans toute son ignorante autoritaire suprématie a tout fait pour réduire à néant les Premières Nations.

FIGHT ON!

FIGHT ON! Un récit historique épique de l’occupation et de la colonisation de l’Ouest canadien MASQUES | MULTIMÉDIAS | HUMOUR D’AUTODÉRISION | PARTICIPATION DE L’AUDIENCE

Débutant par une déclaration d’un Amérindien des environs de Montréal, la pièce est menée par le personnage de Frank Dickens, troisième fils du grand romancier victorien, un fils-de ayant typiquement beaucoup de mal à se hisser à la hauteur. Il débarque donc en colonie où il sera plus facilement tenu en haute estime malgré ses multiples failles, les sauvages locaux et les cockneys et similaires qu’il aura dans son régiment ne pouvant certainement pas faire la différence… ou bien ?

Rempli de délires et accompagné de vidéos projetées sur les murs avec des flèches à messages tout du long, cette fiction de l’auteur Guy Sprung revisite ici l’histoire du Canada dans cette première partie de Fight On!, pièce tenue à bout de bras par un total de neuf comédiens qui interprètent plus de 70 caractères cachés sous des masques déjà éloquents et qui évoluent sur et hors deux scènes reliées traversant le public au milieu de la nef (Infinitheatre se produit dans une ancienne église anglophone de NDG) !

La table satirique édifiante est mise – allez voir cette provocation théâtrale historique ! Cette performance d’atelier vous fera littéralement tourner la tête dans tous les sens. Elle vous fera aussi rire de tous les rires possibles et elle vous fera ensuite réfléchir comme on l’espère elle l’a fait au fiston qui portait une veste vraiment beaucoup trop grande pour lui.

Fight On! Première partie
10-22 avril, 2018 http://www.infinitheatre.com
Espace Knox, 6215 avenue Godfrey, Montréal

Écriture et mise en scène de Guy Sprung
Auxquels s’ajoutent les commentaires sardoniques, ironiques et iconiques de Drew Hayden Taylor, écrivain des Premières Nations

@Infinitheatre
http://www.facebook.com/InfinitheatreMontreal

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Aussi longtemps que les rivières couleront

aussilongtempsUn roman humain bouleversant de James Bartleman, premier Autochtone ambassadeur canadien, qui a su imprégner ce grand roman de toute la souffrance et de tout le pardon jusqu’à une commission de réconciliation au sujet des anciens pensionnats d’abuseurs sexuels se protégeant entre eux pour leurs intérêts tout en prêchant hypocritement le contraire de ce qu’ils faisaient.

Pensionnats autochtones et abuseurs sexuels
Aussi longtemps que les rivières couleront
raconte avec immensité historique et humaine l’histoire de Martha, petite fille autrefois heureuse enlevée à sa famille et à sa communauté à l’âge de six ans pour en faire une petite canadienne de religion blanche et dans la foulée fut pendant des années abusée sexuellement par le prêtre vénéré et bien nourri du pensionnat ontarien où elle était forcée de vivre. À son retour à l’âge de 16 ans, la jeune femme est vide de sens et elle se perd dans l’alcool, se fait enlever son enfant par les autorités, part ensuite pour Toronto où elle découvre un autre monde et où elle cherche son fils pour enfin revenir chez les siens à la suite du décès de sa mère et s’occuper de sa plus jeune.

Il faut lire ce grand roman révélateur et vraiment bien documenté non pas uniquement par solidarité humaine envers les Autochtones mais parce que les tordus qui se protègent entre eux et qui prêchent pour les autres l’inverse de leurs agissements sont loin d’être disparus des hauts niveaux de contrôle omniprésent.

Suicides chez les jeunes
Il faut lire ce grand roman parce qu’il est sublime de vérité aussi sur le fléau des suicides chez les jeunes, conséquences ici de parents maltraités qui ont perdu leur essence et qui n’ont plus rien à enseigner à leurs enfants. Parce qu’il raconte un quotidien de paix dérangé par les Canadiens Anglais suprématistes qui avaient pour objectif nihiliste de tout détruire ce qui existait déjà avant leur arrivée et qu’encore une fois ce genre d’individus qui abusent pour leurs intérêts n’ont pas nécessairement cessé d’exister ni perdu leur détermination.

Aussi longtemps que les rivières couleront est un grand roman historique de conciliation qui aide à comprendre et à passer à autre chose si on a eu le malheur d’être trop quelque chose aux yeux de stratèges et qu’on a par voie de conséquence fait partie de celles/ceux qu’ils ont, un jour ou une décennie, prise pour cible afin de s’implanter sans conteste comme princes s’éclatant dans le grand luxe aux frais des gens qu’ils écrasent en toute connaissance de cause et dans le déni le plus total ajouté de propagande organisée et largement soutenue par les gens qu’ils ont mis en place.

CITATIONS / EXTRAITS

« Les femmes se sont tues pendant un moment, puis ont demandé aux hommes s’ils croyaient que l’argent qu’ils recevraient du commerçant pour leurs peaux suffirait à rembourser leurs dettes et s’équiper pour l’année suivante. Les hommes l’ignoraient et ont donc orienté la conversation sur le thème de la chasse. » (p. 17)

« – Petite fille, je t’ai prévenue […] Le Wendigo ne fait pas que manger les gens. Il peut s’emparer des enfants d’une mère, voler leur âme, s’arranger pour qu’ils se détestent eux-mêmes et haïssent leurs proches, détruire leur culture et les changer en démons sans âme. Pire encore, il peut transformer les enfants en wendigos. » (p. 75)

« – Non, non ! S’il te plait ! Il dirait que je mens, les religieuses l’appuieraient, la police croirait sa version plutôt que la mienne et ce serait moi la personne qui aurait des ennuis. De toute façon, je veux tourner la page et regarder en avant. » (p. 79)

Aussi longtemps que les rivières couleront, un grand roman historique canadien de James Bartleman, est publié aux éditions des PLAINES, collection Premières Nations.


Isaak Branagan, T1

 La naissance d’un guerrier

Isaak Branagan, La naissance d'un guerrier de Manon Cadieux est publié aux éditions du Phoenix, dans la collection Premières Nations.

Isaak Branagan de Manon Cadieux est publié aux éditions du Phoenix, dans la collection Premières Nations.

Nouvelle série jeunesse amérindienne de Manon Cadieux publiée aux éditions du Phoenix, cette histoire raconte les aventures initiatiques (et mésaventures fantastiques) d’un jeune de 15 ans qui, avec son meilleur ami maigrichon qui le suit partout depuis l’enfance, part dans les bois à la recherche de son Esprit. Dans le roman, il y a aussi la jolie amérindienne dont il est amoureux, le père drogué par l’esprit maléfique du village, les femmes et les hommes qui sont parfois dotés de pouvoirs surnaturels.

Le premier tome Isaak Branagan met tout en place pour une aventure à dos de cheval magique vers d’autres pays et en d’autres siècles dans le but corriger des erreurs passées ayant eu pour effet de bloquer les nuances de l’arc-en-ciel.

CITATIONS / EXTRAITS

« – Elle te veut, toi, pas un autre. Tu ne connais pas ma soeur. Elle ne change pas facilement d’idée. » (p. 32)

« – Es-tu sérieux ? riposta Cornak. Tu vas aller jeûner trois jours en pleine forêt pour rencontrer ton Esprit et devenir un grand guerrier ? Un guerrier dans quel but, au juste ? Je te rappelle que les grandes batailles épiques entre Blancs et Peaux-Rouges ne font plus la une des journaux. » (p. 32)

« Ce coyote doit être sous l’emprise du sorcier, qui a dû le soumettre en lui promettant quelque chose. » (pp. 68-69)

« Le chef savait pertinemment que sa réponse serait la même, on ne pouvait compter sur la parole de Vent du Nord, qui virait son capot de bord pour un rien. » (p. 108)

« Isaak ressemblait à un ours qui aurait appris à marcher. Le capuchon gris de son survêtement ainsi que son sac à dos étaient dissimulés sous la peau. » (p. 117)

« – N’oublie pas si promptement ses exploits passés, Joe, tu commettrais une grave erreur. Jamais on ne doit sous-estimer les forces de ses rivaux. Pat était un homme fier et courageux. Il peut à tout moment retrouver cet homme en lui, peu importe les obstacles que tu mettrais sur sa route. » (p. 200)

Isaak Branagan, La naissance d’un guerrier de Manon Cadieux est publié aux éditions du Phoenix, dans la collection Premières Nations.