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L’affaire MÉLODIE CORMIER

L'affaire MÉLODIE CORMIER

L’affaire MÉLODIE CORMIER
Auteur : Guillaume Morrissette
Guy Saint-Jean éditeur

Polar captivant où le psychopathe a préparé ses coups très longtemps d’avance, ce qui lui donne typiquement d’énormes longueurs d’avance sur l’affaire d’un enlèvement qui n’a pour but aucunement la violence envers la fillette. Non, cet enlèvement d’enfant, qui se passe à Trois-Rivières et que l’auteur situe quelques années à peine après une autre histoire – véritable celle-là – qui a ému tout le Québec, a un autre but bien précis…

Usant d’énigmes élaborées pour faire travailler les méninges à ses victimes, le manipulateur occupe sans relâche de nombreuses personnes, autant chez les amis et amies qu’au poste de police local. Et il sait par où les faire marcher…

Ce roman policier de Guillaume Morrissette est vraiment une bonne histoire superbement ficelée du début à la fin.

CITATIONS / EXTRAITS

« – Je te dis qu’un gars a l’air de connaître la vérité sur la mort de mes parents. » (p, 11)

« Réussite totale pour la mise en scène, reste à voir si la punition sera à la hauteur de l’effort. » (p. 26)

« Bien écrit, propre et anonyme. Une belle écriture de fille, il va sans dire. Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point j’ai du talent pour cela. Notre cher prof a rapidement regardé le papier et, comme un chef, l’a glissé dans sa poche sans même lever les yeux vers la classe ou laisser paraître quoi que ce soit. » (p. 39)

L’affaire MÉLODIE CORMIER de Guillaume Morrissette est disponible en formats papier et numérique chez Guy Saint-Jean éditeur.
http://saint-jeanediteur.com/livre.aspx?id=623

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Le prédateur du fleuve

Le Marinier

Le prédateur du fleuve,Le Marinier  Auteur : Pierre Cusson Éditeur : Polar Presse

Le prédateur du fleuve, Le Marinier
Auteur : Pierre Cusson
Éditeur : Polar Presse

Un roman noir, très noir, obsédant. Un tueur en série sévit dans un village typiquement féérique du bord du fleuve mais village tout aussi typiquement aveuglé par la croyance que tout le monde il ne peut pas être méchant si on le connaît et qu’il nous dit bonjour en souriant, qu’il est peut-être marié, qu’on le connaît depuis des années, qu’il a peut-être une réputation impeccable même au-delà avec un boulot, un bateau, une maison… Sauf que là, il y a vraiment un psychopathe qui rôde et qui s’en prend tout particulièrement aux femmes et qui est d’une cruauté inouïe. Et qui ne se gêne pas pour penser que parfois un policier pour satisfaire ses fantasmes de pouvoir ça lui va aussi.

Et voilà que débarque une mère et sa fille qui, heureuses d’un si beau moment de détente, décident d’aller se balader sur le fleuve en canot pneumatique pour mieux apprécier le coucher du soleil, et plus tard une très belle femme, seule, écrivaine, en recherche d’inspiration.

L’auteur nous raconte les gens et surtout ce resto-bar appelé Le Marinier qui se trouve au coeur de la place, face au quai où travaille un garçon, typique belette qui s’est trouvé le travail parfait pour lui qui veut toujours tout savoir et colporter. On est en pleine province avec tous ses acteurs. Y compris un maniaque à double face. Un vrai fou obsédé sans borne. Un déréglé inavouable qui se comporte de façon parfaitement amicale et tout à fait sympathique en société quand il n’est pas en proie à ses meurtres effroyablement violents.

CITATIONS / EXTRAITS

« En plus, elle ne sait pas nager, comme sa mère d’ailleurs. » (p. 11)

« Sa dernière chance : Crier ! » (p. 18)

« Jack est abasourdi devant une telle supposition. Jamais il n’aurait pu imaginer qu’un site touristique aussi enchanteur que le St-Laurent devienne la toile de fond d’une histoire aussi invraisemblable. » (p. 57)

« – Je te connais assez pour savoir que tu n’a sûrement rien à te reprocher dans ces deux affaires, Réal. Mais un conseil, trouve-toi un avocat. Les inspecteurs de la SQ ne seront pas tendres avec toi. » (p. 112)

« Tout en racontant à Ginette ce qu’il a entendu, Carl garde un oeil sur le couple Crevier-Bernard. » (p. 113)


Le prédateur du fleuve, Le Marinier
, de Pierre Cusson est publié chez Polar Presse.


Le Duel

Le Duel Auteur : Arnaldur Indridason Éditions Métailié, Paris

Le Duel
Auteur : Arnaldur Indridason
Éditions Métailié, Paris

« La suspicion règne à tous les étages. […] Que savons-nous vraiment de ce duel ? […] L’issue serait-elle décidée d’avance ? »

Ce polar de l’Islandais Arnaldur Indridason nous ramène à l’été 1972 où nombre de touristes se côtoient en silence à Reykjavik pour un championnat du monde d’échecs opposant l’Américain Fischer et le Russe Spassky alors que le monde est toujours divisé en deux par la guerre froide et que  l’Islande représente un intérêt stratégique pour plusieurs pays, y compris les Russes qui viennent quelques années auparavant d’envahir Prague. Et voilà qu’un jeune homme tranquille se fait poignarder dans un cinéma et que la personne en charge de l’enquête a eu une enfance difficile en raison de son père qui ne l’a jamais reconnue et de la tuberculose qui l’a fait passer de longs moments dans des hôpitaux spécialisés en Islande et au Danemark.

Arnaldur Indridason sait vraiment plonger le lecteur dans les fouillis politiques de cette époque tout en décrivant parfaitement les comportements d’hier qui sont parfois encore d’aujourd’hui et surtout nous fait découvrir comme personne son pays, l’Islande, de même que toutes sortes de personnages simples ou extravagants rencontrés en cours de route.

CITATIONS / EXTRAITS

« Le paysan avait appelé le médecin qui avait traversé le ruisseau de la ferme sur son cheval noir par un jour de pluie glacé, vêtu d’un épais manteau et d’un chapeau dont les bords s’étaient affaissés sous le poids des gouttes. » (p. 33)

« Le Gamla Bio était l’exact opposé du Hafnarbio. C’était un immeuble élégant de la rue Ingolfsstraeti, conçu dans les années 30, à l’âge d’or du muet, pour héberger un cinéma. On n’avait pas regardé à la dépense. L’extérieur  […] » (p. 52)

« Le pasteur parla de cette jeune vie emportée de manière douloureuse et de cette famille dévastée par la peine. » (p. 65)

« Le mal de mer n’incommodait en rien le mari qui, encombrant dans tous les sens du terme, mangeait comme un ogre, fumait comme un pompier […]. L’épouse, petite et maigre, était aussi discrète que son mari était exubérant. (p. 113)

« — Il y a ici beaucoup de patients très sympathiques, avait-il ajouté, des enfants qui ne laissent pas la tuberculose empoisonner leur vie quotidienne. » (p. 116)

« — Les gamins d’Olafsvik m’appelaient l’enfant de la bonne. Athanasius dit que je suis un enfant à problèmes et qu’il vaut donc mieux m’appeler Marion Briem. » (p. 117)

« Marion avait garé sa voiture à côté des abris où on entreposait les lignes, les filets, les vêtements et tout le matériel nécessaire à la pêche. Il y avait aussi là un hangar à claires-voies où était entreposé le poisson et de hauts tréteaux qui servaient à faire sécher les prises […] » (p. 162)

Le Duel, de l’auteur islandais Arnaldur Indridason, est publié en français aux éditions Métailié, Paris.


Caméra Danger : L’assassinat d’Agnès

Quelle femme ne s’est pas un jour ou l’autre sentie en danger face à un ou une rivale un peu dérangée qui la trouvait dérangeante pour ses ambitions ? C’est l’histoire d’Agnès Sorel dont un roi fut amoureux, ce qui rendit une autre femme jalouse au point d’empoisonner la belle. Et L’assassinat d’Agnès est un polar jeunesse, un roman vraiment bien écrit, rempli d’audace vraisemblable et d’humour, tricoté autour de cette véritable histoire et qui est publié dans la série Caméra Danger.

CAMÉRA DANGER, L'assasinat d’Agnès, Auteur : Gilles Parent, Marcel Broquet la nouvelle édition

CAMÉRA DANGER, L’assasinat d’Agnès
Auteur : Gilles Parent
Marcel Broquet, la nouvelle édition

Un roi amoureux – relecture moderne
Car c’est en effet la folie de l’histoire qui se répète ou qui inspire les criminels lorsque une troupe de théâtre, sur le point de jouer une relecture moderne de cet épisode de l’histoire de France, voit sa comédienne principale empoisonnée (serait-ce par une rivale jalouse de l’amour du roi pour elle ?) et voilà que l’actrice choisie pour interpréter le rôle d’Agnès Sorel se retrouve à l’hôpital, dans le coma, empoisonnée à son tour. Mais qui a fait ça ? Plusieurs personnes pourraient avoir fait le coup.

Cette nouvelle aventure vraiment palpitante pour 12 ans et plus plaira aussi aux 21 ans ou même aux 77 ans et plus. Elle se déroule d’abord au Québec et en majeure partie en France ; surtout elle rassemble de nombreux ingrédients qui sauraient plaire aux amateurs et même qui pourraient faire l’objet d’analyses littéraires avec incursions dans la psychologie, la science…

La collection Caméra Danger réunit trois jeunes Québécois ferrus de technologie : une Montréalaise qui fait aussi la recherche, l’animation et la régie, un fils de famille industrielle vivant dans les environs de Bromont dont le papa finance les expéditions et leur ami de descendance chinoise qui possède plus d’une caméra et sait bien cadrer les images. Ils sont également trois auteurs à se partager ce trio éveillé de jeunes héros qui s’emploie à dévoiler des secrets, envers et contre les malfrats ou autres s’affairant ou bloquant leur route ou leurs découvertes.

EXTRAITS

« C’est alors que Lucia confia à mon père qu’elle était propriétaire d’une vieille demeure à l’abandon, blottie contre les remparts d’un château à la Guerche sur Creuse, château qui fut construit à la fin de son règne par Charles VII vers 1450, sans doute pour plaire à la Belle Agnès devenue son amante. » (p. 12)

« Elle n’arrivait pas à accepter la situation. Elle se donna jusqu’au soir pour contacter Alex. Oui, elle le ferait après son entraînement de contorsionniste au gymnase de la rue De Lorimier. » (p. 20)

« À Tours, rue des Capucins, au petit bureau de l’administration du théâtre du Rideau Rouge, la comédienne Barbara DuMesnil allait régler les derniers détails concernant son contrat pour l’interprétation du rôle d’Agnès Sorel, en remplacement d’Anne Jaurès. » (p. 31)

CAMÉRA DANGER: L’assasinat d’Agnès
CAMÉRA DANGER : La citadelle du peintre
CAMÉRA DANGER :
Péril sur la montagne


Des larmes sous la pluie

Des larmes sous la pluie Auteure : Rosa MONTERO Titre original : Lágrimas en la lluvia Traduit de l'espagnol par Myriam Chirousse  Éditions Métailié, Paris

Des larmes sous la pluie
Auteure : Rosa MONTERO
Titre original :
Lágrimas en la lluvia
Traduit de l’espagnol par Myriam Chirousse
Éditions Métailié, Paris

Polar interplanétaire surréaliste du futur sur Terre et ses voisins, avec nombre d’humains qui se ressemblent en raison des chirurgies de catalogue et avec des techno-humains qui ont tous les mêmes droits mais aucune responsabilité. Vivant également proche des États-Unis de la Terre, des extraterrestres sont majoritairement installés sur des planètes flottantes.

Dans ce monde de l’avenir, une techno-humaine de combat vraiment unique et facilement repérable est victime d’un complot précis qui se déroule enrubanné dans une magnifique inventivité de l’auteur autour de comportements observables aujourd’hui. Dans ce roman, les meubles flottent et s’adaptent au corps, la musique vous envahit littéralement et les mémoires implantées peuvent être adultérées par des méthodes technologiques fuyantes.

Modes, animal domestiques, tatouages, c’est fabuleusement lointain et étrangement ressemblant.

Dans ce livre aux chapitres non identifiés, l’histoire se déploie comme les pièces d’un puzzle universel que l’on place selon ce que l’on peut observer au moment où on les repère. Mais attention aux pièces encore cachées et aux incroyables facettes qu’elles renferment.

Ce roman policier du futur, c’est quelques journées époustouflantes projetées du siècle prochain, l’infiltration dans les instances officielles comme la police, le gouvernement, les organismes vendus au privé, l’air que l’on respire, la téléportation, les robots, la disco, la mode, les relations humaines, inhumaines, androïdes… L’auteure se moque de la notion du temps tout en en tenant un compte rigoureux et, connaissant la propension réelle de l’être humain à ignorer sa propre histoire, elle en fait revivre de vastes parcelles de manières nouvelles incrustés dans des détails éloquents. Il y a tout au long de cette brique de 400 pages de savoureuses références au comportement et aux typiques décisions humaines.

EXTRAITS

« Ni Myriam ni son Mouvement Radical Réplicant ne plaisaient à Bruna. Elle se méfiait profondément de tous les groupes politiques et elle éprouvait une répugnance particulière envers cette autocomplaisance victimiste, cette mythification hystérique de l’identité rep. » (p. 19)

« Des versions spécialisées se mettent à voir le jour et, en 2057, quatre gammes distinctes d’androïdes existent déjà : exploitation minière, calcul, combat et plaisir (cette dernière spécialité est interdite quelques années plus tard). » (p. 22)

« Cet effet destructeur de la téléportation s’appelle désordre TP, mais les individus affligés de déformations visibles sont familièrement connu comme les mutants. » (p. 46)

« À partir de 2081, cette forme de transport n’est plus utilisée que pour assurer l’exploitation de la lointaine planète Potosi, seul corps céleste découvert pendant la Fièvre du Cosmos dont les ressources se révèlent suffisamment rentables pour développer une industrie minière au-delà du système solaire. » (p. 46)

« Tu es tellement débordante de colère et de peine que tu ne peux pas mettre en mots ce que tu ressens. » (p. 54)

L’AUTEURE
Rosa Montero est née à Madrid et a étudié la psychologie et le journalisme. Elle travaille depuis 1976 au journal El Pais, dont elle a dirigé le supplément hebdomadaire avant d’y tenir une chronique. Elle a remporté différents prix littéraires et publié de nombreux romans, des essais et des biographies.
Elle est très connue et respectée en Espagne. Ses livres, en particulier La Folle du logis, sont des best-sellers.
La Fille du cannibale a reçu en Espagne le prestigieux Prix Primavera en 1997 et s’est vendu à des centaines de milliers d’exemplaires.

Voir la fiche du livre sur le site des éditions Métailié.


Caméra Danger

Caméra Danger, polar jeunesse 12ans+ PÉRIL SUR LA MONTAGNE – No 6 – Attention danger ! Auteure : Geneviève Lamothe Éditions Marcel Broquet

PÉRIL SUR LA MONTAGNE
Attention danger !

roman polar jeunesse 12 ans et +
Auteure : Geneviève Lamothe
Série Caméra Danger
Éditions Marcel Broquet

Roman, polar, littérature jeunesse pour les 12 ans et +

Vite, il n’y a pas une seconde à perdre, ordonne-t-il, visiblement en mode catastrophe.

PÉRIL SUR LA MONTAGNE
Une aventure jeune et passionnante sur l’histoire d’un jeune Montréalais d’origine chinoise qui accompagné d’un Québécois et d’une Québécoise recherche l’histoire de sa famille, construction du chemin de fer, avalanches dans les chaînes de montagne… Une découverte des montagnes rocheuses et des incursions dans l’histoire et les traditions chinoises au Canada.

Quand la grande histoire du Canada rencontre celle de Ying

EXTRAITS

« … j’ai pensé qu’un reportage portant sur une page d’histoire de l’Ouest canadien dans laquelle les Chinois ont été des acteurs importants pourrait peut-être séduire Ying. » (p. 8)

« Le projet Caméra Danger ne date pas d’hier. […] Caméra Danger est une équipe d’apprentis reporters qui a fait sa réputation en diffusant plusieurs reportages, disons… explosifs, sur Internet. » (p. 9)

Voir la fiche du livre sur le site de l’éditeur Marcel Broquet


ASSOCIÉS CONTRE LE CRIME

Un polar d’Agatha Christie drôle et léger, interprété par André Dussollier et Catherine Frot, un couple qui devrait partir une nouvelle série de films qui font rire.

ASSOCIÉS CONTRE LE CRIME

ASSOCIÉS CONTRE LE CRIME

Ce film franchement rigolo parodie une clinique en Suisse à laquelle se serait associé un médecin qui aurait trouvé le secret de l’éternelle jeunesse et où bien entendu l’inventeur est encerclé par des requins ne pensant qu’à s’enrichir. Oui, mais voilà, rien n’est jamais parfait…

Extraits de dialogues :

« C’est sans doute la mafia russe… Une affaire d’État ! »

« Je te dis que Mademoiselle Sakhaline est ici ! »

« J’ai un plan  ! »

Présenté au festival Cinémania, ASSOCIÉS CONTRE LE CRIME est réalisé par Pascal Thomas, et le scénariode Pascal Thomas, Clémence de Bieville et Nathalie Lafaurie est interprété par André Dussollier, Catherine Frot, Linh Dan Pham et Nicolas Marié.

Le dernier Lapon

Le dernier Lapon  -  Olivier TRUC  Dans la sélection Télérama des cinq meilleurs policiers de la rentrée

Le dernier Lapon
Auteur : Olivier TRUC
Éditions Métailié
Dans la sélection Télérama des cinq meilleurs policiers de la rentrée

Dans la sélection Télérama des cinq meilleurs policiers de la rentrée

Et cette distinction est amplement méritée pour ce polar des régions polaires, remuant 456 pages de bouleversements, revirements, soubresauts, savoirs perdus, savoirs conquis, une histoire palpitante que j’ai appréciée du début à la fin, à la virgule près.

Vraiment un roman exceptionnel qui se passe chez les autochtones bergers de rennes en Laponie, une aventure qui nous emmène au nord du nord de la Suède, de la Finlande et de la Norvège, dans le Grand Nord européen, une vaste région où l’on parle sami et où en date du 11 janvier du roman il n’y a eu que 27 minutes d’ensoleillement.

Et les enjeux se ressemblent chez ces peuples de l’Arctique, dans ces territoires isolés aux tambours et aurores boréales qui peuvent être loquaces, aux tempêtes de froid mordant et de neige aveuglante… Et oui, comme chez nous sous les mêmes parallèles et on s’y retrouvera sûrement un petit peu puisqu’il y est question de vouloir faire beaucoup d’argent en exploitant des mines, et puis de retrouver un tambour et un meurtrier.

L’écriture de cette enquête est menée et ficelée comme pas une.  On reste totalement captivé(e) du début à la toute dernière ligne. Les détails nordiques, les comportements humains, les gens, les religieux, les frontières, les secrets, les traditions, le chant de gorge, la prospection, les coups tordus…

Un grand roman pour ses introspections, sa portée historique de même que sociale, un roman fabuleux et fascinant.

L’AUTEUR

Olivier TRUC est journaliste depuis 1986 ; il vit à Stockholm depuis 1994 où il est le correspondant du Monde et du Point, après avoir travaillé à Libération. Spécialiste des pays nordiques et baltes, il est aussi documentariste pour la radio et la télévision. Il est l’auteur de la biographie d’un rescapé français du goulag, L’Imposteur (Calmann-Lévy).

EXTRAITS

« – Qui sacrifie à d’autres dieux sera voué à l’anathème ! cria-t-il soudain, grondant d’une voix caverneuse qui effraya les hommes. » (p. 13)

« Lui et sa femme avaient atterri dans cet espace ignoré du Grand Nord norvégien à l’ère prétouristique. » (p. 19)

« Elle réalisait qu’elle venait de mettre un pied dans un monde inconnu. » (p. 24)

« Ça devait être un joïk de bienvenue. (p. 25)

« – Et de surveiller son troupeau quand on est tout seul, en plein hiver dans la toundra, c’est pas du travail peut-être ? » (p. 29)

«- Et les hypothèses ? demanda Nina avec un doux sourire. Cela faisait la deuxième fois aujourd’hui qu’un interlocuteur évitait de répondre à ses questions et elle commençait à trouver ça irritant. » (p. 38)

Accéder à la fiche du livre sur le site des éditions Métailié, Paris.

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ROMAN : RETRAITES À BEDFORD

Retraites à Bedford
Auteur :
Jean Louis Fleury
Guy Saint-Jean Éditeur

Un nouveau polar fascinant de  Jean Louis Fleury, bouillonnant de verve, stupéfiant de sa construction déroutante.

Avec Retraites à Bedford, nous nous trouvons cette fois dans la région de Dunham dans les Cantons de l’Est. Une maison où habitent 5-6 retraités de la scène. 5-6 hommes qui sont artistiquement complémentaires et qui s’entendent bien. Et puis un jour décède l’un d’eux, qui est aussi propriétaire de la maison mais oh bonheur, l’héritière ne changera rien sauf qu’il faudra trouver quelqu’un pour la chambre laissée vide qui sera occupée par un ex-policier, un ex-chef des stupéfiants pris la main dans le sac à grassement arrondir ses fins de mois et dont la présence est pratiquement un secret d’État après ses 14 ans de prison en raison des anciens ennemis qui voudraient bien lui faire causette.

Sauf que parmi ces anciens artistes, l’ex-flic détonne. Et le personnage principal, 76 ans, écrivain ayant vécu de sa plume au nom des autres, s’en donne à coeur joie pour décrire les autres résidents de la maison, parler de lui, des employés, des environs, de ses occupations, ses allées et venues, ses ballades à vélo, sa richesse en avoirs mais également l’admirable richesse intellectuelle et physique de sa personne.

Et puis, un jour l’ex-flic disparaît, et débute l’enquête avec une enquêtrice qui le pousse au pied du mur avec ses méthodes discutables.

Il est captivant, ce polar, et le ton général de l’écriture est moqueur et parfois un peu jusqu’à désabusé-autant-en-rire. On ne s’ennuie pas dans ce roman policier qui se passe chez les retraités et qui nous fait revivre l’année 2010, avec ses crises et événements :  H1N1, le pape, le gouvernement, les soldats canadiens en Afghanistan, Bastarache, les Mohawks, les autres, les femmes… Le plumitif n’a pas son pareil pour affubler les pensionnaires et employés des Talents d’Antan des surnoms les plus pittoresques et pour commenter l’actualité de sa plume aussi vive que pointue.
L’AUTEUR
Journaliste, historien, cadre en communication et relations internationales à la retraite, Jean Louis Fleury est aussi l’auteur des Marionnettistes, une série policière en trois tomes.

EXTRAITS

« Quand tu veux publier dans ce pays et que tu n’es pas Juif et Anglo pour provoquer l’intellectuel d’en face, pas noir venu des Antilles avec des souvenirs pleins de bananes plantains et de zombies, ou homo du Plateau avec des histoires remplies de travelos et de matantes obèses, eh bien bonne chance pour gagner ta vie avec tes torchis ! » (p. 19)

« Je ne suis pas jaloux, trop vieux de la tronche et trop mou de la branche pour ça. » (p. 33)

« C’est que cet homme-là, un teigneux, un bagarreur, est d’une sensibilité à fleur de nerfs. » (p. 46)

« Eh bien,  ça continue ! Le Québec est en état d’incubation “d’écoeurantite” galopante. Tous les jours, des scandales sortent dans le milieu de la construction. Les maires rénovent leur résidence aux frais des contribuables, les argentiers des partis en poste font la loi dans les mairies et les ministères et se muent en chasseurs de têtes, les amis des amis ont les jobs payantes et les gros contrats. » (p. 72)

« Des requins s’entredéchirent sous l’oeil de grenouille étonnée du bon commissaire. » (p. 84)


Accéder à la fiche du livre

Du même auteur : Les Marionnettistes

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