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Pérou

Les chemins sacrés

Histoires de transformation au coeur des Andes

perou
Un livre soigné dans lequel chacune des pages porte tout autour du texte des impressions de montagne sacrée, de vieilles pierres empreintes de sagesse et d’enseignement.

Qu’ai-je de beau à offrir maintenant ? se demande-t-elle, un peu désespérée. (p. 97)

Ce livre est une invitation à prendre connaissance des enseignements de Sarâ.

— Bon… Avant de nous diriger vers le temple du Condor, j’aimerais partager ceci avec vous. Dans la cosmologie péruvienne existent trois mondes représentés chacun par un animal : le monde d’en haut représenté par le condor, le monde d’ici, par le puma, et le monde d’en bas, par le serpent. (p. 208)

Avec des photos des lieux sacrés, d’humains sur les îles flottantes des Uros…

S’approchant d’elle, il lui donne un léger baiser sur la bouche. Anna recule un peu, surprise. Quoi faire ? S’en aller, se sauver ou rester là et vivre ce qui se présente ? (p. 267)

Une fiction à plusieurs facettes se déroulant dans un pays aux facettes multiples.

— Mes amis, tout à l’heure, ceux qui le désirent survoleront les lignes de Nazca. Vous en avez sûrement entendu parler, car elles font partie des grandes énigmes de ce monde. (p. 342)

L’auteure, Sarâ Julia, est accompagnatrice de voyages mais aussi écrivaine, musicienne-compositeure, accompagnante psychospirituelle, organisatrice et guide de voyages initiatiques. Elle amène annuellement de nombreux pèlerins sur les chemins sacrés du Pérou et nous fait vivre dans ce récit de formidables histoires des Andes avec en parallèle de grandes vérités ancestrales et une vie antérieure transcendant le temps et l’espace.

Pérou, Les chemins sacrés, Histoires de transformation au coeur des Andes est publié aux éditions Le Dauphin Blanc.

http://dauphinblanc.com/catalogue/perou/


Chef-d’oeuvre péruvien à Montréal

Mochica, Côte nord, peut-être La Mina  100-800 apr. J.-C.  Or, chrysocolla, coquillages  28,5 x 41,4 x 4,5 cm  Museo de la Nación, Lima Photo Jacqueline Mallette

Mochica, Côte nord, peut-être La Mina
100-800 apr. J.-C.
Or, chrysocolla, coquillages
28,5 x 41,4 x 4,5 cm
Museo de la Nación, Lima, Pérou
Photo Jacqueline Mallette

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a dévoilé hier l’une des pièces majeures de l’exposition Pérou : royaumes du Soleil et de la Lune – Identités et conquêtes aux époques ancienne, coloniale et moderne présentée en exclusivité au Canada et en grande première à Montréal du 2 février au 16 juin 2013.

Que penser de médias internationaux qui ont surnommé cette oeuvre d’orfèvrerie la « Mona Lisa » du Pérou ?
Ont-ils si peur des femmes ? Laissons-les à leurs phobies et voyons de quoi il s’agit :

Un poulpe en or mochica, une véritable icône de la lutte contre le trafic d’art récupéré en 2006 par les autorités du Pérou puis remis au Museo de la Nación à Lima. Une oeuvre d’orfèvrerie qui synthétise très bien le titre même de l’exposition. Une idée de soleil mais aussi des liens avec le monde nocturne, des symboliques du monde marin et des sacrifices qui étaient selon les hommes de l’époque nécessaires au culte (il fallait donner du sang au dieu décapiteur). Une pièce représentant donc les mondes souterrains et les mondes de la mort.

Les pupilles des yeux sont ornées de chrysocolla, des pierres de teinte aqua que l’on trouve au Pérou, et les dents sont en coquillages.

L’oeuvre est dans un état tout à fait remarquable avec aussi ses petites pendeloques au-dessus des yeux. Cet ornement frontal est remonté sur une très mince plaque en plexi afin de mieux le préserver. En effet, si on n’en connaît pas l’alliage exact, on sait qu’il se compose aussi de cuivre, faisant ressortir l’or par le biais de procédés chimiques qui permettent de produire des surfaces dorées. Bref, « tout ce qui brille n’est pas d’or ».

Le ministre de la Culture du Pérou, Luis Alberto Peirano Falconí, tient à préciser que «cette œuvre – retirée exceptionnellement de son espace d’exposition permanente à Lima – illustre à elle seule la revalorisation de notre passé, la lutte contre le commerce illicite des biens culturels et notre identité péruvienne. »

Voici ma présentation de ce chef-d’oeuvre historique sud-américain, sous forme de vidéo :

Cette oeuvre est également emblématique de la lutte contre le trafic d’oeuvres qui suivrait les mêmes tunnels que les autres trafic illégaux et illicites. « Quand les archéologues fouillent des sites, ils enregistrent tout ce qu’il y a autour », explique Nathalie Bondil ; si on pille sans se préoccuper on détruit toute la mémoire autour des oeuvres trouvées sans compter qu’elles sont perdues comme patrimoine local.

Il faut savoir que les lieux susceptibles de contenir de telles oeuvres ont de tout temps été pillées (pillages de sépultures anciennes par les nouvelles populations sur place, pillages napoléonniens et autres) sauf qu’à partir du moment où les fouilles sont illicites la propriété des oeuvres n’est pas reconnue par la loi et par conséquent elles peuvent être saisies. Ce trafic est néfaste en raison également de l’inéquité du paiement remis aux juaqueros, populations locales disposant de très peu de moyens pour survivre quoique l’on observe aujourd’hui une volonté d’éduquer à l’égard de ce patrimoine et une volonté de rétribuer les objets aux lieux d’où ils ont été extraits.

Pendant l’exposition au Musée des beaux-arts de Montréal, un film accompagnera ce chef-d’oeuvre d’orfèvrerie mochica datable du IVe ou du Ve siècle de notre ère qui fut récupéré en 2006 par les autorités du Pérou puis remis au Museo de la Nación à Lima à la suite d’une dénonciation par un indicateur privé. Intercepté par Scotland Yard dans une galerie de Londres, cet ornement frontal représentant une terrifiante divinité marine encadrée de huit tentacules est devenu une véritable icône de la lutte contre le trafic.

C’est Mona Lisa qui doit bien rigoler de cette histoire rocambolesque ! Décidément, certains hommes auraient besoin de femmes dans leur entourage…

Parlant d’icônes, une suggestion : pendant que vous serez au Musée des beaux-arts, profitez-en pour visiter le 4e étage où l’on peut voir de magnifiques tableaux du Moyen-Âge, néo-classiques et baroques, entre autres des Flandres, du Moyen-Orient…