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Le coeur par effraction

Le Cœur par effraction Auteur : James MEEK Titre original : The Heart broke in Traduit de l'anglais par David Fauquemberg Éditions Métailié, Paris  Seriez-vous capable de trahir un être cher ?

Le Cœur par effraction
Auteur : James MEEK
Titre original : The Heart broke in
Traduit de l’anglais par David Fauquemberg
Éditions Métailié, Paris
Seriez-vous capable
de trahir un être cher ?

Roman accrocheur de 525 pages d’observations plus qu’exactes sur la société occidentale, titillant tous les tabous actuels, un homme marié jaloux musicien banal pédophile manipulateur prêt-à-tout pour sa petite personne qui se prend pour un dieu et un autre à la tête d’un empire qui mettra tout en oeuvre par moyens complexes pour en finir une fois pour toutes avec sa vengeance ultime contre une femme qui aura osé ne pas lui devoir à lui ou refléter sur lui toute sa belle faste vie de grande affluence et à grand déploiement. Un roman sur la trahison d’un proche.

Ligne après ligne et page après page, James Meek étonne par la véracité de ses écrits dans ce livre nouvellement traduit et publié chez Métailié, Paris.

L’action se passe surtout à Londres, ailleurs en Angleterre et aussi en Afrique mais pas seulement et dans le monde du spectacle, de la télé, du cinéma documentaire et de la recherche médicale… et j’en passe.

L’auteur est Anglais, un Anglais qui n’hésite pas à mettre en dialogue dans la bouche d’un de ses personnages que le parasite le plus célèbre, c’est la reine. Ses personnages et ses écrits disent bien d’autres choses : des vérités à scotcher ; des vérités trop vraies ; des vérités à faire rire ; à rire jaune, dans sa barbe ou aux éclats.

EXTRAITS

« Et elle ne s’est pas présentée à cette émission pour que le producteur la pointe du doigt et dise  » C’est celle-là que je veux, c’est la plus mignonne, il me la faut »… » (p. 39)

« Il restait planté à se lécher les lèvres, agrippant le téléphone qui bourdonnait au creux de son poing moite, contemplant la femme qu’il avait été sur le point de posséder. » (p. 40)

« Il gratifia Louise de ce large sourire je-suis-tout-à-vous qu’il réservait aux gens qu’il ne rencontrait qu’une fois, quand il était sûr de ne plus jamais les revoir, et Louise partit. » (p. 41)

« La monotonie des accords, le volume de plus en plus fort et le martèlement cumulé de tous les instruments clouèrent les spectateurs au sol, leur faisant attendre avec impatience le début de la mélodie. » (p. 48)

« Elle était désormais convaincue qu’elle n’avait pas quitté l’Angleterre de son plein gré, mais qu’elle avait été contrainte de s’exiler à cause du pourrissement et de la décadence qui frappaient le pays. » (p. 88)

Le Cœur par effraction

Du même auteur, également publié chez Métailié : Un acte d’amour