Archives de Tag: masculiniste

Aujourd’hui en 1989 à Montréal, un homme a tué 14 femmes par esprit masculino-masculiniste-masculinatoire phallocrate et femmophobe. Si un tel acte morbide avait au moins servi à faire poser des gestes visant à contrer de telles pulsions maladives. Malheureusement la solidarité masculine ne s’est qu’aggravée vers des résultats de harcèlement psychologique autant qu’économique vis-à-vis des femmes. L’intolérance aux femmes est un fait éclectique accompli et multiplié entre mascus haineux et intolérants organisés entre eux. IL FAUT QUE ÇA CESSE, LES GARÇONS.

Violences faites aux femmes

Enveloppes brunes

Journée Internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes

Intimidation, bitchage, mobbing

Femmophobie


À Montréal, le 6 décembre 1989, la folie meurtrière de Polytechnique, la tuerie montréalaise

 

Face à un traumatisme aussi grave, j’ai trouvé ce texte (1) :

« Pulsion naît du vide
De celui
Que l’on voudrait tellement remplir
Pour se rassurer
Comment se convaincre d’exister »

(1) Rosette Pipar, extrait du poème Pulsion, du recueil Fragments II, St-Sauveur, Marcel Broquet, La nouvelle édition, 2012, p. 64.

Autres manifestations artistiques – violences faites aux femmes:

Spectacle : Nabila Ben Youssef : Drôlement libre

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Trente tableaux, féminisme rarissime au Québec

Trente tableaux, Paule Baillargeon ONF

Trente tableaux,
Paule Baillargeon
ONF

« J’ai 64 ans et je me souviens… »

C’est à partir d’aujourd’hui que l’on peut télécharger ou se procurer en DVD le documentaire exceptionnellement artistique et autobiographique de la cinéaste Paule Baillargeon qui concerne toutes les femmes du monde et tout particulièrement les Québécoises dites de souche, celles que l’on envie parce qu’elles ont toutes sortes de loi qui soi-disant les protège, celles qui soi-disant ne travaillent pas, celles…

Trente tableaux, cinéaste réalisatrice narratrice Paule Baillargeon

Trente tableaux est un film absolument exceptionnel et extraordinaire. C’est un film humain et féministe (oui, oui, les femmes même québécoises sont de la race humaine) tout en images avec la réalisatrice, auteure et narratrice qui revient sur 30 moments de sa vie de femme et d’artiste, Paule Baillargeon qui s’est fait rabattre le caquet plus souvent qu’à son tour.

Elle se rappelle des tableaux précis qui entre 6 et 64 ans ont marqué sa vie et elle les raconte tout doucement, sans toutefois trop chercher à cacher son désarroi, sa colère ou sa révolte. Elle explique sans expliquer, à l’aide d’images extraites de sa filmographie, d’archives ou filmées exprès pour ce documentaire, illustrant son propos par les paysages, photos d’elle-même, de sa mère, les scènes de théâtre ou de la vie ou même son chien et surtout ses propres dessins d’artiste illustrant ses dires trop vrais… elle qui s’est fait dire toute jeune qu’elle ne savait pas dessiner avant même d’avoir pu essayer, elle qui si loin, en Abitibi, n’avait aucun livre et le prix pour y avoir accès…

Elle raconte les petits voisins violents de son enfance, la religion, Pierre Elliott-Trudeau, les maris et les hommes dans un monde à deux poids deux mesures guidé par la religion catholique, plus catholique que le pape qui se vivait au Québec…

Paule Baillargeon raconte tout particulièrement bien toute sa vie de femme au Québec, les humiliations, les femmes battues, femmes violées et violentées, femmes dénigrées, femmes esclaves, femmes victimes d’une tuerie masculiniste que le reste du monde appelle The Montreal Massacre… la répression des femmes, les femmes que l’on rend invisibles partout dans le monde.

Elle revient aussi sur la crise d’octobre 1970 alors qu’on a perdu la liberté au Québec au nom d’une révolution dite tranquille.

C’est à une phénoménale prise de conscience que vous convie Paule Baillargeon, cinéaste parmi les cinéastes québécoises qui sont mal représentées et mal subventionnées par rapport aux cinéastes masculins.

Trente tableaux est un documentaire majestueux dans le sens artistique du terme, avec un propos anti-masculiniste, féministe et surtout humain qui marque, qui dénonce pour mieux corriger et ne plus se laisser berner, pour que peut-être au Québec les femmes s’entraident au lieu de s’entredéchirer, au lieu de collaborer bêtement, au lieu de s’entretuer pour des miettes disputées âprement… Que le monde entier comprenne que par rapport à n’importe quel groupe ou communauté, ce sont vraisemblablement les femmes qui ont de tout temps subi le plus de maltraitance.

CITATIONS tirées de la narration :

« Nous, les femmes, sommes perpétuellement dans les événements d’Octobre »

« J’ai 16 ans, je fais mon cours classique, j’apprends le grec et le latin, choses qui ne peuvent servir à grand’ chose quand on est destinée à laver la vaisselle et à torcher les autres. »

« Ce n’est pas de sa faute si les filles n’ont pas assez de poumon pour souffler dans la trompette. »

« Ces femmes travaillent comme des bêtes, ces femmes dont on dit qu’elles ne travaillent pas. »

« Il n’y a pas de révolution tranquille pour les femmes. C’est une révolution sanglante. »

« Anasthasie, c’est moi. »
Si toutes les scènes sont marquantes, certaines ponctuent infiniment la narration de Paule Baillargeon, par exemple les séquences de la jeune fille qui se fait enfiler une robe rouge à jupons multiples par deux hommes qui en profitent largement pour la tripoter abondamment.

MAIS PAS SEULEMENT
Trente tableaux ne parle pas seulement des femmes ; plusieurs séquences peuvent parfois s’appliquer à tout le monde :

« Je n’ai pas encore compris que tout le monde souffre tout le temps. »

LIENS

Consulter la fiche du film sur le site de l’ONF. C’est un film qui conscientise !

Trente tableaux peut aussi être visionné en anglais à partir du DVD de l’ONF.  Trente tableaux de Paule Baillargeon en DVD et en version téléchargeable dès le 16 octobre 2012.