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CINÉMANIA

Anouk Aimée, classe de maître au festival CINEMANIA 2013 Photo Jacqueline Mallette

Avant de tourner la page sur CINEMANIA qui  était fabuleux encore cette année, je m’en voudrais de ne pas souligner la merveilleuse ANOUK AIMÉE et sa classe de maître qui a fait salle absolument comble et qui a réjoui tout le monde. Voir en fin d’article deux courts extraits de sa présence à Montréal dans lesquels elle parle de Claude Lelouch, Fellini, Mastroianni avec lesquels elle a travaillé sérieusement sans pour cela se prendre au sérieux et c’est ça, affirme-t-elle, qui faisait que c’était si agréable. Sa classe de maître était précédé du film La Beauté du geste, premier documentaire jamais présenté au Festival, qui nous l’a fait connaître un peu mieux.

J’aurais voulu voir tous les films, écrire un texte sur chacun d’eux mais voici quelques mots sur GRIGRIS, dernière œuvre du réalisateur Mahamat-Saleh Haroun, remarquable à tous points de vue que ce soit au sujet de la solidarité, des solidarités, mais aussi cette impeccable petite pointe d’humour trop réaliste reliant la religion au crime organisé tout autant que la présence du crime organisé par manque de véritables opportunités, pareil pour les femmes qui finissent prostituées (« Je serai jamais mannequin […] ils me trouvent trop grosse » alors qu’on se demande où sur son corps ils auraient pu trouver le moindre gramme en trop), ce qui lui enlève d’office toute ouverture à une vie vécue de façon honorable et répondant aux aspirations pour elle ou pour celui qui l’aime, danseur malgré sa jambe paralysée… tout cela présenté dans une histoire qui se déroule très fluidement tout en gardant l’intérêt du spectateur à vif par la manière africaine que nous connaissons si peu. Vraiment, espérons que ce film prendra l’affiche au Québec.

Et voici d’autres petites citations extraites des dialogues du film GRIGRIS :

« Pourquoi tu fais ce travail ? »

« Tu crois qu’elle fait ça par plaisir ? »

« Si tu la suis, je te vire ! »

Le festival CINEMANIA célébrera son 20e anniversaire à Montréal du 6 au 16 novembre 2014.

VIDÉO avec ANOUK AIMÉE :

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Chef-d’oeuvre péruvien à Montréal

Mochica, Côte nord, peut-être La Mina  100-800 apr. J.-C.  Or, chrysocolla, coquillages  28,5 x 41,4 x 4,5 cm  Museo de la Nación, Lima Photo Jacqueline Mallette

Mochica, Côte nord, peut-être La Mina
100-800 apr. J.-C.
Or, chrysocolla, coquillages
28,5 x 41,4 x 4,5 cm
Museo de la Nación, Lima, Pérou
Photo Jacqueline Mallette

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a dévoilé hier l’une des pièces majeures de l’exposition Pérou : royaumes du Soleil et de la Lune – Identités et conquêtes aux époques ancienne, coloniale et moderne présentée en exclusivité au Canada et en grande première à Montréal du 2 février au 16 juin 2013.

Que penser de médias internationaux qui ont surnommé cette oeuvre d’orfèvrerie la « Mona Lisa » du Pérou ?
Ont-ils si peur des femmes ? Laissons-les à leurs phobies et voyons de quoi il s’agit :

Un poulpe en or mochica, une véritable icône de la lutte contre le trafic d’art récupéré en 2006 par les autorités du Pérou puis remis au Museo de la Nación à Lima. Une oeuvre d’orfèvrerie qui synthétise très bien le titre même de l’exposition. Une idée de soleil mais aussi des liens avec le monde nocturne, des symboliques du monde marin et des sacrifices qui étaient selon les hommes de l’époque nécessaires au culte (il fallait donner du sang au dieu décapiteur). Une pièce représentant donc les mondes souterrains et les mondes de la mort.

Les pupilles des yeux sont ornées de chrysocolla, des pierres de teinte aqua que l’on trouve au Pérou, et les dents sont en coquillages.

L’oeuvre est dans un état tout à fait remarquable avec aussi ses petites pendeloques au-dessus des yeux. Cet ornement frontal est remonté sur une très mince plaque en plexi afin de mieux le préserver. En effet, si on n’en connaît pas l’alliage exact, on sait qu’il se compose aussi de cuivre, faisant ressortir l’or par le biais de procédés chimiques qui permettent de produire des surfaces dorées. Bref, « tout ce qui brille n’est pas d’or ».

Le ministre de la Culture du Pérou, Luis Alberto Peirano Falconí, tient à préciser que «cette œuvre – retirée exceptionnellement de son espace d’exposition permanente à Lima – illustre à elle seule la revalorisation de notre passé, la lutte contre le commerce illicite des biens culturels et notre identité péruvienne. »

Voici ma présentation de ce chef-d’oeuvre historique sud-américain, sous forme de vidéo :

Cette oeuvre est également emblématique de la lutte contre le trafic d’oeuvres qui suivrait les mêmes tunnels que les autres trafic illégaux et illicites. « Quand les archéologues fouillent des sites, ils enregistrent tout ce qu’il y a autour », explique Nathalie Bondil ; si on pille sans se préoccuper on détruit toute la mémoire autour des oeuvres trouvées sans compter qu’elles sont perdues comme patrimoine local.

Il faut savoir que les lieux susceptibles de contenir de telles oeuvres ont de tout temps été pillées (pillages de sépultures anciennes par les nouvelles populations sur place, pillages napoléonniens et autres) sauf qu’à partir du moment où les fouilles sont illicites la propriété des oeuvres n’est pas reconnue par la loi et par conséquent elles peuvent être saisies. Ce trafic est néfaste en raison également de l’inéquité du paiement remis aux juaqueros, populations locales disposant de très peu de moyens pour survivre quoique l’on observe aujourd’hui une volonté d’éduquer à l’égard de ce patrimoine et une volonté de rétribuer les objets aux lieux d’où ils ont été extraits.

Pendant l’exposition au Musée des beaux-arts de Montréal, un film accompagnera ce chef-d’oeuvre d’orfèvrerie mochica datable du IVe ou du Ve siècle de notre ère qui fut récupéré en 2006 par les autorités du Pérou puis remis au Museo de la Nación à Lima à la suite d’une dénonciation par un indicateur privé. Intercepté par Scotland Yard dans une galerie de Londres, cet ornement frontal représentant une terrifiante divinité marine encadrée de huit tentacules est devenu une véritable icône de la lutte contre le trafic.

C’est Mona Lisa qui doit bien rigoler de cette histoire rocambolesque ! Décidément, certains hommes auraient besoin de femmes dans leur entourage…

Parlant d’icônes, une suggestion : pendant que vous serez au Musée des beaux-arts, profitez-en pour visiter le 4e étage où l’on peut voir de magnifiques tableaux du Moyen-Âge, néo-classiques et baroques, entre autres des Flandres, du Moyen-Orient…


Photos – Installations du FIL

Festival International de Littérature
FIL, installations pour la lecture en plein air dans le Quartier des Spectacles

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Festival International de Littérature FIL, installations pour la lecture en plein air dans le Quartier des Spectacles

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FIL, installations pour la lecture en plein air dans le Quartier des Spectacles

Photos Jacqueline Mallette, ServicesMontreal.com

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