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La Vérité sur les médicaments

Comment l’industrie pharmaceutique joue avec notre santé.

Un ouvrage dirigé par Mikkel Borsh-Jacobsen.

D’1 pharmacie par quartier à 1 pharmacie par coin de rues !

La vérité sur les médicaments : Comment l’industrie pharmaceutique joue avec notre santé. Un ouvrage dirigé par Mikkel Borch-Jacobsen

La vérité sur les médicaments : Comment l’industrie pharmaceutique joue avec notre santé
Sous la direction de Mikkel Borch-Jacobsen
ÉDITO

À Montréal, les pharmacies poussent comme des champignons (dans certains quartiers, ces commerces infiniment lucratifs délogent même les institutions financières !!!) ou s’agrandissent sans fin.

Au Québec, le gouvernement dépense une fortune en «santé». Et ce n’est pas sans raison que les pharmaciens veulent avoir la liberté de prescrire des médicaments à leur guise…

Mais ces médicaments aux effets secondaires multiples la plupart du temps sont-ils mieux que le mal qu’ils sont censés corriger ? Corrigent-ils vraiment ou sont-ils souvent complètement inefficaces ou pire, néfastes ? Causent-ils d’autres maladies ? Comme quand on va au garage et que…

Ô Canada, protégera nos foyers et nos droits
Habitués comme nous le sommes à avaler n’importe quoi, nous croyons que la santé vient ou revient en restant ancrés dans nos mauvaises habitudes de vie et en prenant des médicaments. Nous croyons aussi que nous avons des gouvernements responsables qui prennent soin de nous ; c’est même inscrit dans les paroles originales françaises de notre hymne national, Ô Canada : « protégera nos foyers et nos droits » (bis).

Répétons en choeur
Bis, répéter encore, c’est ce que font les gens qui ne sont pas en mesure de vérifier eux-mêmes : ils répètent ce que leur ont dit les vendeurs, les commerciaux, les représentants, les marchandiseurs. Mais ces démarcheurs ont-ils à coeur votre santé ou calculent-ils bien davantage leurs revenus et à la limite dans quelles proportions ? Comment se fait-il que du jour au lendemain tout le monde s’imagine faire de l’ostéoporose ou autre chose ? Les données sont-elles truquées ? Et comment se fait-il qu’ils ont, comme par hasard, le médicament pour ça ? Ce médicament a-t-il vraiment été testé suffisamment et assez longtemps ? S’ils vous rend malade, que fera la société pharmaceutique ? … Vous vendre d’autres médicaments de leurs inventaires ? Autre chose : vous trouvez que l’eau goute mauvais ? Continuez et lisez les extraits que j’ai tirés du livre.

Des médecins mal informés par les marchandiseurs de produits
Par habitude et par confiance, nous croyons également que les médecins savent ce qu’ils font (autrement que de recevoir une ristourne ?) quand ils nous prescrivent des pilules pour soigner nos maux, nos malaises et nos maladies, sérieuses ou bénignes, réelles ou imaginées parce que démarchées par le marketing des sociétés pharmaceutiques qui comme n’importe quelle compagnie ont pour but ultime de faire de l’argent et en refiler à leurs actionnaires.

Croire au Père Noël et au bon Docteur soignant sans relâche
Nous ne nous imaginons pas que notre médecin de famille (si nous en avons un quoique nous serions beaucoup mieux servis avec une nutritionniste par famille) irait nous prescrire d’avaler un médicament qui nous ferait plus de tort que de bien. MAIS nous nous leurrons infiniment ! Comment expliquer alors que pour une prescription xyz il faille parfois acheter 4-5 autres médicaments pour contrer les effets secondaires néfastes des uns et des autres ?

Un ouvrage de plus de 500 pages sur la question
La Vérité sur les médicaments. Comment l’industrie pharmaceutique joue avec notre santé. Un ouvrage dirigé par Mikkel Borsh-Jacobsen dont voici quelques extraits.

EXTRAITS / CITATIONS

« Mais cette médecine que nous avons connue n’existe plus. Comme on va le lire dans ce livre, les ‘preuves’ sur lesquelles on se fonde pour nous prescrire des médicaments sont couramment biaisées. Les risques sont cachés par les laboratoires. Les médecins reçoivent leur formation et leurs informations de l’industrie pharmaceutique. Les agences sanitaires approuvent de façon désinvolte des médicaments totalement inefficaces, tout en protégeant le ‘secret commercial’ des données négatives fournies par les firmes. À tous les niveaux, le profit des industries passe avant l’intérêt des patients. » (pp. 9-10)

« Theo Colborn venait d’être chargée par la Conservation Foundation, une ONG américaine, d’évaluer l’impact de la pollution chimique sur la faune des Grands Lacs du nord des États-Unis. » (p. 119, Du Prozac dans l’eau du robinet)

« Toute la pharmacie du monde se retrouvait dans un seul et grand bouillon chimique arrosant les berges des rivières et des lacs avant de se jeter dans la mer. » (p. 121, Du Prozac dans l’eau du robinet)

« Ou bien n’est-ce pas plutôt qu’on assiste à une vaste entreprise de marketing destinée à nous convaincre d’être plus malades que nous ne le sommes afin de nous vendre toujours plus de médicaments ? » (p. 205, Fabriquer des maladies)

« Au lieu de promouvoir une marque de médicament pour telle ou telle maladie existante, on promeut une marque de maladie pour tel ou tel médicament. » (p. 205, Fabriquer des maladies)

« À l’heure où j’écris cet article, environ 10% de toute la population adulte des États-Unis consomment des antidépresseurs ; ces dernières années, la prescription de médicaments pour les troubles bipolaires a augmenté de 2000% parmi les enfants. » (p. 267, Psychiatriser la détresse normale : la « DSM-Pharma Connection »)

« En 1994, une commission d’experts de l’OMS fixa la densité osseuse ‘normale’ d’une femme à la densité osseuse moyenne d’une femme âgée de 20 à 29 ans. Cette décision était parfaitement arbitraire, car le chiffre adopté ne correspond nullement à la densité osseuse moyenne mesurée sur toute une vie (les enfants et les personnes âgées ont des densités inférieures). Dans les faits […] (un tiers des femmes ménopausées se sont ainsi retrouvées ostéoporotiques du jours au lendemain). (p. 297, Manipuler les chiffres pour exagérer les risques)

« Cela laisse aux entreprises pharmaceutiques toute latitude » (p. 331)

« Le statut de médicaments soumis à ordonnance est une réglementation policière qui a été introduite en 1914 pour les stupéfiants. Il a été étendu en 1951 à tous les médicaments nouveaux dans la mesure où ceux-ci étaient susceptibles de présenter des risques importants. » (p. 412)

« Les gens ont toujours vécu avec la peur et la menace d’une maladie prématurée, de l’invalidité et de la mort, mais aujourd’hui, alors que la menace est statistiquement bien moindre, la peur est systématiquement exagérée et stimulée pour servir les intérêts du complexe médico-industriel. » (p. 461)

La Vérité sur les médicaments, Comment l’industrie pharmaceutique joue avec notre santé est un ouvrage dirigé par Mikkel Borsh-Jacobsen, paru au Québec aux nouvelles éditions ÉDITO.


Des larmes sous la pluie

Des larmes sous la pluie Auteure : Rosa MONTERO Titre original : Lágrimas en la lluvia Traduit de l'espagnol par Myriam Chirousse  Éditions Métailié, Paris

Des larmes sous la pluie
Auteure : Rosa MONTERO
Titre original :
Lágrimas en la lluvia
Traduit de l’espagnol par Myriam Chirousse
Éditions Métailié, Paris

Polar interplanétaire surréaliste du futur sur Terre et ses voisins, avec nombre d’humains qui se ressemblent en raison des chirurgies de catalogue et avec des techno-humains qui ont tous les mêmes droits mais aucune responsabilité. Vivant également proche des États-Unis de la Terre, des extraterrestres sont majoritairement installés sur des planètes flottantes.

Dans ce monde de l’avenir, une techno-humaine de combat vraiment unique et facilement repérable est victime d’un complot précis qui se déroule enrubanné dans une magnifique inventivité de l’auteur autour de comportements observables aujourd’hui. Dans ce roman, les meubles flottent et s’adaptent au corps, la musique vous envahit littéralement et les mémoires implantées peuvent être adultérées par des méthodes technologiques fuyantes.

Modes, animal domestiques, tatouages, c’est fabuleusement lointain et étrangement ressemblant.

Dans ce livre aux chapitres non identifiés, l’histoire se déploie comme les pièces d’un puzzle universel que l’on place selon ce que l’on peut observer au moment où on les repère. Mais attention aux pièces encore cachées et aux incroyables facettes qu’elles renferment.

Ce roman policier du futur, c’est quelques journées époustouflantes projetées du siècle prochain, l’infiltration dans les instances officielles comme la police, le gouvernement, les organismes vendus au privé, l’air que l’on respire, la téléportation, les robots, la disco, la mode, les relations humaines, inhumaines, androïdes… L’auteure se moque de la notion du temps tout en en tenant un compte rigoureux et, connaissant la propension réelle de l’être humain à ignorer sa propre histoire, elle en fait revivre de vastes parcelles de manières nouvelles incrustés dans des détails éloquents. Il y a tout au long de cette brique de 400 pages de savoureuses références au comportement et aux typiques décisions humaines.

EXTRAITS

« Ni Myriam ni son Mouvement Radical Réplicant ne plaisaient à Bruna. Elle se méfiait profondément de tous les groupes politiques et elle éprouvait une répugnance particulière envers cette autocomplaisance victimiste, cette mythification hystérique de l’identité rep. » (p. 19)

« Des versions spécialisées se mettent à voir le jour et, en 2057, quatre gammes distinctes d’androïdes existent déjà : exploitation minière, calcul, combat et plaisir (cette dernière spécialité est interdite quelques années plus tard). » (p. 22)

« Cet effet destructeur de la téléportation s’appelle désordre TP, mais les individus affligés de déformations visibles sont familièrement connu comme les mutants. » (p. 46)

« À partir de 2081, cette forme de transport n’est plus utilisée que pour assurer l’exploitation de la lointaine planète Potosi, seul corps céleste découvert pendant la Fièvre du Cosmos dont les ressources se révèlent suffisamment rentables pour développer une industrie minière au-delà du système solaire. » (p. 46)

« Tu es tellement débordante de colère et de peine que tu ne peux pas mettre en mots ce que tu ressens. » (p. 54)

L’AUTEURE
Rosa Montero est née à Madrid et a étudié la psychologie et le journalisme. Elle travaille depuis 1976 au journal El Pais, dont elle a dirigé le supplément hebdomadaire avant d’y tenir une chronique. Elle a remporté différents prix littéraires et publié de nombreux romans, des essais et des biographies.
Elle est très connue et respectée en Espagne. Ses livres, en particulier La Folle du logis, sont des best-sellers.
La Fille du cannibale a reçu en Espagne le prestigieux Prix Primavera en 1997 et s’est vendu à des centaines de milliers d’exemplaires.

Voir la fiche du livre sur le site des éditions Métailié.