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Derrière l’information officielle

Derrière l'information officielle

Derrière l’information officielle 1950-2000
Auteur : Claude Jean Devirieux
Éditions du Septentrion, Québec

Savoureux et pas froid aux yeux, l’abécédaire historique de l’ancien journaliste de Radio-Canada Claude Jean Devirieux s’avère une lecture juteuse de vérités cachées.

Plus drôle que bien des émissions soi-disant dédiées au rire, ce livre se rappelle de gens, de moments, de faits trop vrais pour être dits sur les ondes de la télé fédérale nationale canadienne.

De page en page, on rigole, on rit dans sa barbe en lisant ces histoires qui ont souvent encore aujourd’hui d’immenses répercussions immédiates et concrètes sur notre vie mais qui furent ou sont encore cachées parce que « les preuves n’existent pas ou disparaissent […] la rectitude politique repose aussi sur le public qui n’est pas prêt à accepter comme crédible une information a priori incroyable, même si elle est fondée […] je n’ai jamais vraiment eu le temps de fouiner » (Introduction).

Quelques extraits

Ça commence en lion, par ACCUSATION
« Un proverbe dit : Qui veut noyer son chien l’accuse de rage. » (p. 13)

Tout est dit… Mais non, poursuivons :

ÉCOLOGIE
« Si l’on ne fait rien (attention : ça va gicler), les poissons ne se reproduiront plus, les filles qui sont déjà hypersexualisées aiguicheront les hommes dès l’âge de huit ans et les hommes deviendront impuissants. » (p. 87)

FÉMINISME
« Les femmes ont été traitées comme des citoyennes de seconde classe jusqu’au XXe siècle. » (p. 102)

HOMOSEXUALITÉ
« Le seul problème c’est que quand une minorité, quelle qu’elle soit, religieuse, ethnique, politique ou philosophique (franc-maçonnerie), se transforme en société d’entraide mutuelle. Un membre de cette minorité entre dans une organisation et, profitant de son poste, il y fait entrer aussi d’autres membres de cette minorité. Si bien que ces gens-là, vivant entre eux et partageant les mêmes idées et les mêmes aspirations, en arrivent à ne plus tenir compte, voire à ne plus percevoir les besoins de la majorité vivant à l’extérieur de leur groupe. » (pp. 120-121)

Comme il dit vrai !

Un livre à savourer pour toutes les vérités qu’il contient et qui font habituellement l’objet d’autocensure. Et puis, rajoutons cet extrait, pour l’histoire :

« D’ailleurs, au cours du même voyage, une vieille missionnaire des soeurs grises qui, venue toute jeune de Montréal, avait descendu le Mackenzie en canot, comme du temps des coureurs des bois, m’avait certifié qu’avant les nouvelles lois linguistiques toute la vallée du Mackenzie était francophone. » (p. 23, BILINGUISME-BICULTURALISME)
… Ce à quoi je pourrais personnellement rajouter : la même histoire de l’anglais ayant supplanté le français s’est produite à l’Union européenne !

Voilà, rafraîchissez-vous le cerveau de toute la propagande proactive radio-canagayienne festivalière muséale musicale baroque scientifique élecgrisante femmophobe actuelle…

Derrière l’information officielle 1950-2000 est publié chez Septentrion. Disponible en formats papier et PDF. Offrez ce livre en cadeau à tous vos amis et toutes vos amies, famille, parenté, ex-collègues remerciées… à tous ceux et toutes celles qui se plaignent de toujours rester sur leur faim avec la télé actuelle et les nouvelles/journaux/actualités encore très ou autrement censurés d’aujourd’hui.

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DVD Ces crimes sans honneur

Violences faites aux femmes, pistes de réflexion, meurtres au nom de l’honneur de la famille, problème des femmes, rééducation des hommes, traditions néfastes, communautés immigrantes, mariages forcés, le nom, l’honneur, le père, le chef de famille, le patriarche, l’aîné, les cousins, les cousines, les jeunes vierges analphabètes du pays d’origine, le cousin qui veut des papiers, les meurtres pour éviter le déshonneur ?…

C’est à un long métrage documentaire exceptionnel que nous convie Raymonde Provencher avec son plus récent film Ces crimes sans honneur, qui sort en DVD aujourd’hui 27 novembre 2012 avec deux disques dans le coffret, la version française et  sa version anglaise « Crimes Without Honour ».

Ces crimes sans honneur / Crimes Without Honour . Raymonde Provencher

Ces crimes sans honneur de Raymonde Provencher

Les crimes d’honneur sont des phénomènes anciens, qui remontent à des temps immémoriaux. Nous les avions crus révolus; et pourtant la réalité nous a rejoint au moment où nous nous y attendions le moins. Des milliers de personnes — généralement des femmes — dans le monde sont tuées au nom de l’honneur.

Au Canada, « l’affaire Shafia » a sonné l’heure de notre réveil. En Suède, c’est l’assassinat de Fadime, de la main de son propre père, qui a provoqué l’électrochoc. On tue au nom de l’honneur en Angleterre, en Allemagne, aux Pays-Bas, en France, en Suède, au Canada; et ce phénomène est en constante augmentation.

Dans Ces crimes sans honneur, la cinéaste tente de dégager certaines pistes de réflexion à travers l’histoire d’Aruna Papp, une chrétienne d’origine indienne vivant au Canada ; de Necla Kelek, une turque vivant en Allemagne ; de Sara, une kurde établie en Suède et d’Arkan, un jeune kurde élevé « à la suédoise ».

Aruna, Necla, Sara et Arkan ont eu le courage de défier ces traditions criminelles de leur communauté en dénonçant ces crimes haineux avec le risque d’être ostracisés.

Produit par Raymonde Provencher (Macumba Films), Ces crimes sans honneur est distribué par Les Films du 3 mars.

Stop the bad name of the community by preventing it

Immigrée torontoise, elle ne s’inquièterait pas d’être stéréotypée à condition que personne ne se fasse tuer pour cela. Ou ne se fasse casser le bras ou ne subisse d’autres violences conjugales non comptabilisées, jamais dénoncées, la peur servant à terroriser les victimes de maltraitance au quotidien.

Pendant 18 ans, elle a vécu de la violence conjugale ; pendant 18 ans « Tout ce que tu comprends ce sont les coups de pied » lui disait son père qui l’avait aussi battue avant son mariage forcé avec un homme qu’il n’aimait pas et qu’il insultait devant tout le monde et qui ensuite s’en prenait à elle.

Elle s’en est sorti. Elle a fait une recherche. Elle a parlé à 1800 femmes qui avaient toutes peur d’être identifiées. Nombre d’entre elles ne se sont pas présentées. Elle-même a un jour détruit l’estime de soi sur la personne de sa propre fille. Elle raconte son histoire, l’histoire d’innombrables femmes qui apprennent du jour au lendemain qu’elle se marient le lendemain avec un individu qu’elles n’ont jamais vu ou avec un membre de la famille. Si elles refusent, elles se font coller une étiquette d’avoir déshonoré leur famille. « Le déshonneur restera à jamais. » Elle explique que plusieurs communautés immigrantes apportent des « traditions néfastes dans ce pays», dit la Torontoise.

Une turque en Allemagne : « Les turcs et les arabes s’isolent »
Après la Suède, après Toronto, le film nous transporte en Allemagne où une auteure d’origine turque explique la charia qui est un code de lois qui régit ce qui finit par être une petite ville dans la ville, code entièrement copié sur la société d’origine d’où est issue la jeune vierge du pays qui n’apprend souvent jamais la langue du pays d’accueil.

« Je suis devenue un être autonome. »
Dans le film de Raymonde Provencher, cette auteure qui a appris en Allemagne en côtoyant les allemands qu’elle pouvait vivre de manière autonome, explique le fonctionnement hiérarchique de l’honneur du patriarche familial, honneur pouvant mener jusqu’au meurtre.

La société d’accueil : « Il faut en parler beaucoup plus »
Elle croit que la société d’accueil doit absolument se mêler des violences faites aux femmes. Il ne s’agit pas d’affaires de famille ou personnelles ; il s’agit de violences faites aux femmes, de maltraitance subie par des citoyennes, qu’elles aient ou non eu la permission ou l’opportunité d’apprendre la langue du pays d’accueil.

On pourrait même croire qu’à la limite ces mariages arrangés servent même à obtenir des passeports et des nationalités sur le dos des filles qui n’ont pas le choix. Cette auteure travaille depuis des années à faire cesser ces mariages forcés et a réussi à les réduire de 25 000 par années à 10 000, en éliminant les analphabètes depuis qu’on impose des tests de connaissance de la langue.

Au Canada, on n’a aucune données sur les mariages forcés.

Le nom, l’honneur, le père, le chef de famille, le patriarche, l’aîné… tous ont une place bien précise dans ces sociétés. L’honneur de la famille est plus important, semble-t-il, que le mal qu’ils peuvent faire pour le préserver.

MOUTON NOIR et BANNIE
Elle parle aussi de l’exclusion dont elle a fait l’objet de la part de sa famille après son divorce qui les humiliait.

En Suède :

Un cri commun : les hommes et les femmes à qui on impose ces mariages sont vulnérables. On demande aux politiciens de s.v.p. écouter. Ces femmes mettent leur vie en danger en s’exprimant sur le sujet.
« Personne n’a osé m’aider. »
« J’ai vu la Suède comme un pays de libertés »
« J’ai perdu ma famille, ma cousine, ma copine. »

Cet homme vivant en Suède que l’on a forcé à marier une cousine l’a laissée en Syrie pendant 3 ans avec d’autres dans la même situation de mariée en attente des papiers d’immigration, dans une pièce de 10m2.

La virginité, l’honneur sont des clauses négociés lors d’un mariage forcé

Mieux vaut prévenir que guérir. La prévention en entendant le problème des femmes doit s’accompagner d’une rééducation des hommes afin qu’ils respectent les droits des femmes.

« Je suis la seule qui ose parler »
Il ne faut pas seulement écouter, il faut s’en mêler, ajoute-t-elle. « J’espère avoir fait une toute petite différence. »

Un film de Raymonde Provencher.

À voir absolument afin de comprendre possiblement les communautés qui ne semblent pas vouloir s’intégrer, pour aider votre voisine ou votre voisin qui ne vous salue jamais, pour survivre à la peine incommensurable que vous a causée votre ex-fiancé qui s’est soudainement marié avec une femme de son pays alors qu’il disait vous aimer…


Trente tableaux, féminisme rarissime au Québec

Trente tableaux, Paule Baillargeon ONF

Trente tableaux,
Paule Baillargeon
ONF

« J’ai 64 ans et je me souviens… »

C’est à partir d’aujourd’hui que l’on peut télécharger ou se procurer en DVD le documentaire exceptionnellement artistique et autobiographique de la cinéaste Paule Baillargeon qui concerne toutes les femmes du monde et tout particulièrement les Québécoises dites de souche, celles que l’on envie parce qu’elles ont toutes sortes de loi qui soi-disant les protège, celles qui soi-disant ne travaillent pas, celles…

Trente tableaux, cinéaste réalisatrice narratrice Paule Baillargeon

Trente tableaux est un film absolument exceptionnel et extraordinaire. C’est un film humain et féministe (oui, oui, les femmes même québécoises sont de la race humaine) tout en images avec la réalisatrice, auteure et narratrice qui revient sur 30 moments de sa vie de femme et d’artiste, Paule Baillargeon qui s’est fait rabattre le caquet plus souvent qu’à son tour.

Elle se rappelle des tableaux précis qui entre 6 et 64 ans ont marqué sa vie et elle les raconte tout doucement, sans toutefois trop chercher à cacher son désarroi, sa colère ou sa révolte. Elle explique sans expliquer, à l’aide d’images extraites de sa filmographie, d’archives ou filmées exprès pour ce documentaire, illustrant son propos par les paysages, photos d’elle-même, de sa mère, les scènes de théâtre ou de la vie ou même son chien et surtout ses propres dessins d’artiste illustrant ses dires trop vrais… elle qui s’est fait dire toute jeune qu’elle ne savait pas dessiner avant même d’avoir pu essayer, elle qui si loin, en Abitibi, n’avait aucun livre et le prix pour y avoir accès…

Elle raconte les petits voisins violents de son enfance, la religion, Pierre Elliott-Trudeau, les maris et les hommes dans un monde à deux poids deux mesures guidé par la religion catholique, plus catholique que le pape qui se vivait au Québec…

Paule Baillargeon raconte tout particulièrement bien toute sa vie de femme au Québec, les humiliations, les femmes battues, femmes violées et violentées, femmes dénigrées, femmes esclaves, femmes victimes d’une tuerie masculiniste que le reste du monde appelle The Montreal Massacre… la répression des femmes, les femmes que l’on rend invisibles partout dans le monde.

Elle revient aussi sur la crise d’octobre 1970 alors qu’on a perdu la liberté au Québec au nom d’une révolution dite tranquille.

C’est à une phénoménale prise de conscience que vous convie Paule Baillargeon, cinéaste parmi les cinéastes québécoises qui sont mal représentées et mal subventionnées par rapport aux cinéastes masculins.

Trente tableaux est un documentaire majestueux dans le sens artistique du terme, avec un propos anti-masculiniste, féministe et surtout humain qui marque, qui dénonce pour mieux corriger et ne plus se laisser berner, pour que peut-être au Québec les femmes s’entraident au lieu de s’entredéchirer, au lieu de collaborer bêtement, au lieu de s’entretuer pour des miettes disputées âprement… Que le monde entier comprenne que par rapport à n’importe quel groupe ou communauté, ce sont vraisemblablement les femmes qui ont de tout temps subi le plus de maltraitance.

CITATIONS tirées de la narration :

« Nous, les femmes, sommes perpétuellement dans les événements d’Octobre »

« J’ai 16 ans, je fais mon cours classique, j’apprends le grec et le latin, choses qui ne peuvent servir à grand’ chose quand on est destinée à laver la vaisselle et à torcher les autres. »

« Ce n’est pas de sa faute si les filles n’ont pas assez de poumon pour souffler dans la trompette. »

« Ces femmes travaillent comme des bêtes, ces femmes dont on dit qu’elles ne travaillent pas. »

« Il n’y a pas de révolution tranquille pour les femmes. C’est une révolution sanglante. »

« Anasthasie, c’est moi. »
Si toutes les scènes sont marquantes, certaines ponctuent infiniment la narration de Paule Baillargeon, par exemple les séquences de la jeune fille qui se fait enfiler une robe rouge à jupons multiples par deux hommes qui en profitent largement pour la tripoter abondamment.

MAIS PAS SEULEMENT
Trente tableaux ne parle pas seulement des femmes ; plusieurs séquences peuvent parfois s’appliquer à tout le monde :

« Je n’ai pas encore compris que tout le monde souffre tout le temps. »

LIENS

Consulter la fiche du film sur le site de l’ONF. C’est un film qui conscientise !

Trente tableaux peut aussi être visionné en anglais à partir du DVD de l’ONF.  Trente tableaux de Paule Baillargeon en DVD et en version téléchargeable dès le 16 octobre 2012.


Ce que la vie m’a appris

Les femmes sont, beaucoup plus que les hommes, victimes d’abandon, d’exclusion, de maltraitance. Blandine Soulmana en sait quelque chose, elle qui a vécu toutes sortes de violences depuis son enfance, ensuite par son mari et sa belle-famille. Les proches, les gens que l’on aime peuvent parfois percevoir et accomplir leur pouvoir en victimisant les autres.

Des actions pour tirer le maximum de ce que nous avons

Ce que la Vie m’a appris
Des actions pour tirer le maximum de ce que nous avons
Auteures : Blandine Soulmana et Monique T. Giroux
Béliveau éditeur

Dans ce nouveau livre, Blandine Soulmana nous aide à remonter à la surface, à se faire entendre, à se faire écouter ; elle explique la motivation de ceux qui nous maltraitent et nous propose des actions pour tirer le maximum de ce que nous avons. C’est devenu de plus en plus important dans le monde de guerres en tous genres dans lequel nous vivons. Elle nous fournit des moyens de passer à travers les épreuves, les embûches parfois créées de toute pièce par des gens qui fonctionnent par intimidation, qui se définissent par la destruction et la domination des autres.

Pour certains individus, pour les abuseurs et les manipulateurs, c’est un jeu d’enfant de même accabler celles qui sont positives ou dont ils veulent s’approprier de leurs biens ou le leur arracher par plaisir ou intérêts, s’acharner, faire souffrir, abuser de leur pouvoir ou de leur situation pour discriminer négativement et ensuite mentir sans fin pour se justifier ou pour avec autant de conviction accuser comme si la victime, c’était eux.

Il faut savoir se tenir debout, se lever, se relever, dénoncer, agir, rebondir.

EXTRAITS

« L’autre prend tellement de place qu’il ne nous en reste plus. » (p. 36)

« Dénoncer, c’est mettre fin à la honte, au silence et reprendre sa vie en main. » (p. 39)

« L’abuseur fera tout en son pouvoir pour réduire au silence la personne qu’il souhaite contrôler » (pp. 39-40)

« Améliorer notre capacité de rebondir s’acquiert de mille façons (p. 46)

« Si nous ne confrontons pas ces personnes, elles vont continuer à gagner du pouvoir à nos dépens. » (p. 143)

Un livre plus qu’utile pour nous toutes ! Pour ne plus se laisser berner, pour ne plus se laisser écraser.

Voir la fiche du livre chez Béliveau éditeur

LES AUTRES LIVRES DE BLANDINE SOULMANA
L’incroyable histoire de Blandine Soulmana
Survivre à la violence pour enfin vivre . Témoignages d’espoir et de courage

SOLUTIONS INTIMIDATION
Place du 6-décembre-1989, à Montréal

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8 mars, journée internationale des femmes

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Le yoga de l’extase

« Dans le yoga sexuel qui est notre propos, l’accord charnel respecte une seule règle : “ l’union des coeurs précède l’union des corps ”. Remarquez ceci : cette règle devrait présider à toute les pratiques sexuelles. »

Manuel d'érodidaxie pour une sexualité créatrice

Le yoga de l’extase,
Manuel d’érodidaxie pour une sexualité créatrice

Auteur :
Germain Attah Niikowe AMONI
Éditions MEI

Dans le contexte actuel de sexualités débridées qui vont dans tous les sens sauf dans le respect de l’autre ou même de soi, cette citation inspire et rassure. Le livre duquel elle est tirée date quand même de l’an 2000 et a été écrit par Germain Attah Niikowe AMONI.

Un dictionnaire des thèmes de l’amour
L’auteur a voulu par le biais de cet essai écrire un genre de dictionnaire dans lequel le lecteur peut puiser selon la question qui le préoccupe, à savoir les yeux, transformer l’énergie, rencontrer l’autre, respiration

Il ne s’agit pas d’un banal énoncé de sexualité ou de domination imposée ou encore comment rencontrer à coup sûr. Il s’agit d’une réfléxion et d’une mise en pratique : « Réfléchir, c’est saisir son expérience passée au présent et projeter les résultats de ses actes dans le futur. C’est user de sa pensée consciente pour juger ses propres actions. » (p. … : volontairement, il n’y a pas de numérotation des pages, on trouve ce paragraphe dans la question 004 – Éducation)

La jungle humaine et le statut social
Dans la même page mais qui traite de la question suivante, 005 – Désir sexuel, on peut lire « Il apparaît plus probable que, pour les singes comme pour les humains, le statut social s’avère plus déterminant que la quantité d’hormones, pour savoir qui a droit aux relations sexuelles. » Alors, on se demande : l’homme irait-il jusqu’à détruire l’autre pour être seul à se bomber le torse ? Mais là n’est pas à prime abord le propos du livre qui préfère se concentrer sur un ou une partenaire et sur le bonheur mutuel.

Questions, réponses, thèmes, discussion
Que l’on parle de questions ou de thèmes, il s’agit toujours de réflexion et d’agir de manière amoureuse et respectueuse envers l’autre et envers soi. Par exemple dans l’index, le mot coeur se retrouve mentionné dans le commentaire de 22 questions, croyances sous 15 thèmes.

Thème 006 – Expression des sentiments
« Exprimer ses sentiments amoureux et ses désirs sexuels, c’est, finalement, mettre en place une action commune avec son ou sa partenaire. […] (b) Établir la collaboration sur un contrat clair : À quoi jouons-nous ? À un “ amour d’été ”, à une passade, à des fiançailles ? Et que voulons-nous ? Quelques pas ensemble ou la traversée de la vie ? » (les pages n’ont toujours pas de numéros…)

Au-delà du livre, la discussion
Encore là, on peut prolonger la discussion au-delà du livre, au-delà du tu veux ou tu veux pas de la chanson, à savoir l’effet à court et à long terme qu’aura ou que pourrait avoir sur l’un(e) ou sur l’autre des partenaires de n’être qu’une passade sans importance qui sera remplacée par une autre passade – effet(s) même sur la carrière si un individu se sert de son statut pour ses conquêtes car, en fin de compte, qui veut devenir has-been pour une baise ? –  ou encore, à l’inverse, qui a envie de la lourdeur d’un engagement sérieux ?… Oui, la question est bien là : quelle importance, quelle signification aura cette relation si elle a lieu et quels impacts si elle n’a pas lieu ? On ne le sait souvent qu’après coup dans ce monde où les femmes ont si peu de choix, si peu d’équité civique, salariale ou de carrière, si peu de durée de vie active dans la jungle…

Des techniques amoureuses
« Donc, adorez votre partenaire. » (025 – À l’adoration mutuelle des partenaires)
Ce livre vous aidera dans vos techniques amoureuses, une fois vos décisions prises et assumées.

L’auteur
Montréalais puis Verdunois d’adoption, Germain Nikowe Amoni est docteur en sciences économiques de la Sorbonne. Il est également l’auteur de Voyage dans l’Afrique cachée.

Le yoga de l’extase, Manuel d’érodidaxie pour une sexualité créatrice a été révisé par Thérèse Gaubert-Amoni et Naïma Sellami.

On peut se procurer le livre auprès de la fondation MAAH ou chez Renaud-Bray en commande spéciale.

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ROMAN : RETRAITES À BEDFORD

Retraites à Bedford
Auteur :
Jean Louis Fleury
Guy Saint-Jean Éditeur

Un nouveau polar fascinant de  Jean Louis Fleury, bouillonnant de verve, stupéfiant de sa construction déroutante.

Avec Retraites à Bedford, nous nous trouvons cette fois dans la région de Dunham dans les Cantons de l’Est. Une maison où habitent 5-6 retraités de la scène. 5-6 hommes qui sont artistiquement complémentaires et qui s’entendent bien. Et puis un jour décède l’un d’eux, qui est aussi propriétaire de la maison mais oh bonheur, l’héritière ne changera rien sauf qu’il faudra trouver quelqu’un pour la chambre laissée vide qui sera occupée par un ex-policier, un ex-chef des stupéfiants pris la main dans le sac à grassement arrondir ses fins de mois et dont la présence est pratiquement un secret d’État après ses 14 ans de prison en raison des anciens ennemis qui voudraient bien lui faire causette.

Sauf que parmi ces anciens artistes, l’ex-flic détonne. Et le personnage principal, 76 ans, écrivain ayant vécu de sa plume au nom des autres, s’en donne à coeur joie pour décrire les autres résidents de la maison, parler de lui, des employés, des environs, de ses occupations, ses allées et venues, ses ballades à vélo, sa richesse en avoirs mais également l’admirable richesse intellectuelle et physique de sa personne.

Et puis, un jour l’ex-flic disparaît, et débute l’enquête avec une enquêtrice qui le pousse au pied du mur avec ses méthodes discutables.

Il est captivant, ce polar, et le ton général de l’écriture est moqueur et parfois un peu jusqu’à désabusé-autant-en-rire. On ne s’ennuie pas dans ce roman policier qui se passe chez les retraités et qui nous fait revivre l’année 2010, avec ses crises et événements :  H1N1, le pape, le gouvernement, les soldats canadiens en Afghanistan, Bastarache, les Mohawks, les autres, les femmes… Le plumitif n’a pas son pareil pour affubler les pensionnaires et employés des Talents d’Antan des surnoms les plus pittoresques et pour commenter l’actualité de sa plume aussi vive que pointue.
L’AUTEUR
Journaliste, historien, cadre en communication et relations internationales à la retraite, Jean Louis Fleury est aussi l’auteur des Marionnettistes, une série policière en trois tomes.

EXTRAITS

« Quand tu veux publier dans ce pays et que tu n’es pas Juif et Anglo pour provoquer l’intellectuel d’en face, pas noir venu des Antilles avec des souvenirs pleins de bananes plantains et de zombies, ou homo du Plateau avec des histoires remplies de travelos et de matantes obèses, eh bien bonne chance pour gagner ta vie avec tes torchis ! » (p. 19)

« Je ne suis pas jaloux, trop vieux de la tronche et trop mou de la branche pour ça. » (p. 33)

« C’est que cet homme-là, un teigneux, un bagarreur, est d’une sensibilité à fleur de nerfs. » (p. 46)

« Eh bien,  ça continue ! Le Québec est en état d’incubation “d’écoeurantite” galopante. Tous les jours, des scandales sortent dans le milieu de la construction. Les maires rénovent leur résidence aux frais des contribuables, les argentiers des partis en poste font la loi dans les mairies et les ministères et se muent en chasseurs de têtes, les amis des amis ont les jobs payantes et les gros contrats. » (p. 72)

« Des requins s’entredéchirent sous l’oeil de grenouille étonnée du bon commissaire. » (p. 84)


Accéder à la fiche du livre

Du même auteur : Les Marionnettistes

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