Archives de Tag: histoire

Histoires drôles de l’Histoire

« Les hémorroïdes de Napoléon et autres anecdotes qui ont fait l'Histoire »

« Les hémorroïdes de Napoléon et autres anecdotes qui ont fait l’Histoire »

Si par un heureux ou malheureux hasard vous avez pigé pour vos échanges de cadeaux anonymes le nom d’un millionnaire VIP ultra-subventionné ou d’un éternel membre de tous les comités écrasants omniprésents ou encore d’un collant député pion de parti élu par une majorité écrasante, voici trois suggestions qui pourraient répondre à leurs préoccupations et aspirations historiques : « Les hémorroïdes de Napoléon et autres anecdotes qui ont fait l’Histoire », « Les décisions les plus absurdes de l’Histoire » et « C’est grave, docteur ? Les plus belles perles entendues par votre médecin ».

Vous pouvez aussi acheter ces livres pour vous-même, histoire de vous dérider pendant les vacances ou de comprendre les manoeuvres tordues, détournées et truquées de vos VIP tout gratuit avec salaires et privilèges mirobolants mais seulement pour eux-mêmes.

EXTRAITS / CITATIONS

« Au bout de deux ans de guerre, peu de temps avant Pearl Harbor, alors que l’Angleterre se bat seule et que l’isolationnisme américain semble plus ancré que jamais, les services de renseignement britannique réussissent à berner le président Roosevelt et à le pousser à engager l’Amérique dans l’effort de guerre contre le nazisme… grâce à une carte truquée. » (Les hémorroïdes de Napoléon et autres anecdotes qui ont fait l’Histoire, p. 124)

« L’issue de la guerre est aussi incertaine. Ne risque-t-on pas de terribles représailles en cas de victoire finale de Rome ? À la première interrogation, Hannibal répond à l’ambassade capouane dépêchée dans son camp qu’il n’est nullement question d’annexer Capoue et de la transformer en bastion avancé de l’Empire punique. » (Les décisions les plus absurdes de l’Histoire, p. 98)

« On m’a fait une fellation in vitro » (C’est grave, docteur ? Les plus belles perles entendues par votre médecin, p. 28)

Les trois livres sont disponibles en librairies et chez Guy Saint-Jean éditeur.

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DVD EXIL

« Il suffit que quelqu’un de Jérusalem se présente quelque part pour que tout le monde obéisse. »

Exil – Enquête sur un mythe Et si cet exil ne s’était jamais produit?

Exil – Enquête sur un mythe
Et si cet exil ne s’était jamais produit?

Un film exceptionnel sur un sujet exceptionnel donnant lieu à toutes sortes d’exceptions favorables depuis des siècles voire des millénaires. Et si c’était de la frime ???

Se pourrait-il que des Palestiniens soient descendants des Juifs ? Ceux-là même qui, même si le film ne le mentionne pas, se font expulser et couper leurs oliviers pour la construction d’un mur ?

De quoi se faire excommunier
Voici un documentaire vraiment extraordinaire qui, contrairement au souhait de tout leader communautaire ou spirituel, retourne véritablement sur les traces de l’Histoire par le biais de l’archéologie et ose déconstruire une légende qui est tenue pour un fait réel et qui rapporte énormément à ceux qui l’exploitent.

Lieux de guerres et de pèlerinages
Le film compare une ville israélienne/israélite/palestinienne au Vatican qui est aussi une ville (village, en fait, puisqu’on y recense moins de 2000 habitants) et État religieux imbriqué dans une ville d’importance.

« D’un côté, ils font partie de la même société mais en même temps ils sont prêts à se déchirer à la moindre occasion. »

Et finalement, l’occasion c’est trop souvent ce qui rapporte beaucoup d’argent, dans ce cas-ci le tourisme dont font l’objet les cités antiques, qu’elles soient vraies ou reconstituées virtuellement sur la base d’écrits.

D’où proviennent les écrits cités par les guides touristiques rieurs
Mais d’où viennent ces écrits ? Qui les a commandés ? Quels buts cherchaient-ils à atteindre ? Que voulaient-ils prouver ? Que nous enseignent les fouilles archéologiques ? Est-ce que quelqu’un cherchait à asseoir sa légitimité ? Ces questions font l’objet de ce documentaire du réalisateur Ilan Ziv qui sera à Montréal ce soir pour le lancement du DVD en compagnie de Jean-François Lépine qui animera la discussion suite au visionnement. Tous les détails au calendrier CINÉMA.

Et si on comparait avec les politiciens ou écrivains d’aujourd’hui
Vraiment, on n’a qu’à voir aujourd’hui en politique à quel point certaines gens réussissent à se faire valoir en transformant légèrement ou amplement la vérité en leur vérité, c’est-à-dire en ce qui fait leur affaire, c’est-à-dire en ce qui leur est personnellement profitable, pour s’imaginer que les raconteurs d’exil ou d’autre soit-disant épopée historique ayant permis de vaincre un ennemi redoutable pouvaient se laisser influencer par l’idée de surfaire un récit.

« … est aujourd’hui l’un des sites les plus visités d’Israël. »

« On l’appelait […] en hébreu : celui qui trompe, le menteur. »

Le coffret de l’ONF contient deux DVD, un disque pour chacune des versions française et anglaise de cet exceptionnel documentaire.

Office national du film


Roman historique Dieulefit

Roman historique Dieulefit Auteur : André Sévigny Marcel Broquet, la nouvelle édition

Dieulefit . La Nouvelle-France en sursis
Roman historique
Auteur : André Sévigny
Marcel Broquet, la nouvelle édition

Investigation historique fictive, ce roman est une remise en situation totale dans la pittoresque ville de Québec à l’époque de la Nouvelle-France et débute sur un incendie en plein hiver, par une de ces nuits horriblement froide.

Sébastien Dieulefit, jeune paysan du Poitou débarqué d’un navire des troupes de la Marine à l’âge de 15 ans, y mène sa carrière et sa vie en fonction de la donne de l’époque et des guerres qui se succèdent ailleurs dans le monde mais qui ont leur impact localement.

Une plume précise
L’auteur est animé d’une recherche de vocabulaire et d’authenticité qui rendent cette lecture plus qu’intéressante, plus que romanesque. C’est un véritable rendez-vous avec l’histoire sous forme de roman qui recrée le tissu urbain de Québec au XVIIIe siècle et dont l’action se passe rue de Buade, rue St-Nicolas, Place Royale ou au-delà de Montréal. Les représentants de l’église mènent avec l’élite ; les personnages historiques passent devant les journaliers, artisans, domestiques, soldats, fonctionnaires et marchands, hommes et femmes fictifs, catholiques et protestants, représentatifs de leur époque.

Sachant par ailleurs que les femmes ne sont jamais ou presque mentionnées dans les livres d’histoire et qu’elles ont longtemps dû porter un nom d’homme ou se faire passer pour des hommes si elles voulaient être admises et vu que la société tend à vouloir revenir de plus en plus vers ça aujourd’hui, on se plonge gaillamment dans cette vie quotidienne d’une époque méconnue et on se dit qu’il faudra peut-être en revenir aux surnoms railleurs.

EXTRAITS

« Julien, depuis quelques mois, ne fréquentait plus le Petit Séminaire. Le préfet, l’abbé Ignace Hamel, peu après la rentrée scolaire de l’automne dernier, avait signifié à sa mère que le garçon était assez rébarbatif à l’autorité et, surtout, beaucoup trop attiré par les jupons. »  (p. 30)

« — Monsieur Genest, dit La Grandeur, continua Dupuy sur un ton moqueur et en accentuant le monsieur, j’ai un nouveau service à vous demander. […] Je tiens à savoir si notre barbu sera à bord ou non. Si tu acceptes de faire le guet ce soir pendant quelques heures, je te prêterai mon cheval personnel demain matin pendant que je règlerai des affaires avec mes gens. » (p. 73)

« Les captives furent, peu après, accueillies triomphalement à Ville-Marie. Elles avaient été les premières Françaises à se rendre en Iroquoisie et à en revenir. Et Elisabeth Moyen éprouva une telle gratitude envers le major Closse… qu’elle l’épousa peu après, au mois d’août 1657. » (p. 87)

Voir la fiche du livre sur le site de Marcel Broquet

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Caméra Danger : L’assassinat d’Agnès

Quelle femme ne s’est pas un jour ou l’autre sentie en danger face à un ou une rivale un peu dérangée qui la trouvait dérangeante pour ses ambitions ? C’est l’histoire d’Agnès Sorel dont un roi fut amoureux, ce qui rendit une autre femme jalouse au point d’empoisonner la belle. Et L’assassinat d’Agnès est un polar jeunesse, un roman vraiment bien écrit, rempli d’audace vraisemblable et d’humour, tricoté autour de cette véritable histoire et qui est publié dans la série Caméra Danger.

CAMÉRA DANGER, L'assasinat d’Agnès, Auteur : Gilles Parent, Marcel Broquet la nouvelle édition

CAMÉRA DANGER, L’assasinat d’Agnès
Auteur : Gilles Parent
Marcel Broquet, la nouvelle édition

Un roi amoureux – relecture moderne
Car c’est en effet la folie de l’histoire qui se répète ou qui inspire les criminels lorsque une troupe de théâtre, sur le point de jouer une relecture moderne de cet épisode de l’histoire de France, voit sa comédienne principale empoisonnée (serait-ce par une rivale jalouse de l’amour du roi pour elle ?) et voilà que l’actrice choisie pour interpréter le rôle d’Agnès Sorel se retrouve à l’hôpital, dans le coma, empoisonnée à son tour. Mais qui a fait ça ? Plusieurs personnes pourraient avoir fait le coup.

Cette nouvelle aventure vraiment palpitante pour 12 ans et plus plaira aussi aux 21 ans ou même aux 77 ans et plus. Elle se déroule d’abord au Québec et en majeure partie en France ; surtout elle rassemble de nombreux ingrédients qui sauraient plaire aux amateurs et même qui pourraient faire l’objet d’analyses littéraires avec incursions dans la psychologie, la science…

La collection Caméra Danger réunit trois jeunes Québécois ferrus de technologie : une Montréalaise qui fait aussi la recherche, l’animation et la régie, un fils de famille industrielle vivant dans les environs de Bromont dont le papa finance les expéditions et leur ami de descendance chinoise qui possède plus d’une caméra et sait bien cadrer les images. Ils sont également trois auteurs à se partager ce trio éveillé de jeunes héros qui s’emploie à dévoiler des secrets, envers et contre les malfrats ou autres s’affairant ou bloquant leur route ou leurs découvertes.

EXTRAITS

« C’est alors que Lucia confia à mon père qu’elle était propriétaire d’une vieille demeure à l’abandon, blottie contre les remparts d’un château à la Guerche sur Creuse, château qui fut construit à la fin de son règne par Charles VII vers 1450, sans doute pour plaire à la Belle Agnès devenue son amante. » (p. 12)

« Elle n’arrivait pas à accepter la situation. Elle se donna jusqu’au soir pour contacter Alex. Oui, elle le ferait après son entraînement de contorsionniste au gymnase de la rue De Lorimier. » (p. 20)

« À Tours, rue des Capucins, au petit bureau de l’administration du théâtre du Rideau Rouge, la comédienne Barbara DuMesnil allait régler les derniers détails concernant son contrat pour l’interprétation du rôle d’Agnès Sorel, en remplacement d’Anne Jaurès. » (p. 31)

CAMÉRA DANGER: L’assasinat d’Agnès
CAMÉRA DANGER : La citadelle du peintre
CAMÉRA DANGER :
Péril sur la montagne


L’Histoire nationale à l’école québécoise

Je me souviens
Moi je me souviens… Pour vrai, quand j’étais à l’école secondaire, qu’à la suite d’une discussion j’avais comparé mon livre d’histoire avec le livre d’histoire d’un ami qui allait à l’école anglaise. La même bataille dans mon livre avait été gagnée par les Français alors que dans le sien, les Français avaient été vaincus par ses compatriotes. Qui croire ? Je ne me souviens plus de quelle bataille il s’agissait mais je me souviens qu’il avait pris mon livre et qu’il l’avait jeté dans une poubelle au retour de l’école. Voilà, je vous ai relaté un épisode difficilement oubliable de mes années d’adolescence en introduction d’un ouvrage vraiment exceptionnel.

L'Histoire nationale à l'école québécoise. Regards sur deux siècles d'enseignement, Auteurs : collectif sous la direction de Félix Bouvier, Michel Allard, Paul Aubin et Marie-Claude Larouche Éditions du Septentrion, Québec

L’Histoire nationale à l’école québécoise. Regards sur deux siècles d’enseignement Auteurs : collectif sous la direction de Félix Bouvier, Michel Allard, Paul Aubin et Marie-Claude Larouche
Éditions du Septentrion, Québec

De l’enseignement de l’histoire
Enfin, tout un collectif s’est intéressé à l’enseignement de l’histoire au Québec et c’est Septentrion qui le publie avec pour chaque chapitre, une conclusion et une bibliographie imposante.

Quelques extraits
« Rappelant que dans l’Italie en guerre on “ vient de lancer une campagne de haine contre l’Angleterre ”, l’abbé Arthur Maheux se garde bien de dire que nous avons sombré dans un tel excès, sauf qu’à la page suivante, il rappelle que “ les obstacles [aux relations harmonieuses entre anglophones et francophones] certains se rencontrent dans les exposés des faits historiques, et surtout dans tels livres mis entre les mains de la jeunesse. Commentés par des rigoristes, tels manuels instillent, lentement et sûrement, la haine ”. Rappelons, pour mémoire, que le même abbé devient à la fin des années 1940 le premier directeur de l’Institut historique de l’Université Laval et qu’il influencera ainsi ce qu’il est convenu d’appeler l’école de Laval ; il perpétue la thèse bonne-ententiste inaugurée par Joseph-François Perrault et William Smith dès le début du XIXe siècle. » (pp. 168-169, Entre idéologie et racisme, Pédagogues, Chapitre 4 – L’enseignement de l’histoire nationale pendant une ère libérale, sous la direction de Paul Aubin)

« Un bref survol des thèmes liés à l’histoire du Québec et du Canada, prescrits pour le 2e cycle, conduit à cerner l’accroissement de la perspective temporelle, qui débute maintenant avec le peuplement autochtone avant la colonisation et se rend jusqu’à la fin du XIXe siècle (voir le tableau I). On remarque l’ajout de nouveaux contenus, dont le peuplement anglais, les conditions de vie et la technologie à la fin du XIXe, et d’habiletés techniques reliées aux lignes de temps et à la mesure du temps. À noter qu’il est question de compparaison entre la vie d’autrefois et du début des années 1980. » (pp. 269-270, Des thèmes proches de ceux d’avant la réforme de 1964, Chapitre 7  – D’une matière à une discipline… L’enseignement de l’histoire nationale au primaire au Québec, de 1980 à 2010, sous la direction de Marie-Claude Larouche)

Souvenirs en images
Dans les pages centrales du livre, on retrouve sur papier glacé toute une panoplie de pages couvertures d’anciens livres d’histoire, y compris Le Boréal Express qui a également été publié en trois volumes chez Septentrion.

Ouvrage collectif
L’Histoire nationale à l’école québécoise. Regards sur deux siècles d’enseignement
, ouvrage d’un collectif sous la direction de Félix Bouvier, Michel Allard, Paul Aubin et Marie-Claude Larouche, est un livre vraiment exceptionnel dans lequel il est question autant des prêtres/laïcs que des ères de pensée, que du Conseil de l’instruction publique qui un jour de 1894 lance un “ concours public ” pour la rédaction de deux manuels afin de réduire le « trop grand nombre de manuels par discipline » (p. 95) et que des manuels pour protestants utilisés à l’école anglophone à propos desquels on peut lire : « On propose explicitement d’extraire, d’une histoire d’Angleterre rédigée dans la mère patrie par Arabella Buckley mais rééditée en Ontario, la section propre au Canada […] dans laquelle l’histoire du monde anglophone hors de la mère patrie se résume à quelques pages, l’indépendance des colonies américaines […] et l’empire lors du couronnement de la reine Victoria en 1837 » (p. 100, Manuels pour protestants, Manuels, 1888-1897, Chapitre 3 – Les programmes sous deux grands commis : Ouimet et Boucher de la Bruère (1873-1904), sous la direction de Paul Aubin)

Avoir la connaissance de notre histoire
De belle discussions en perspective sur la rigueur (ou sur le manque de rigueur dans un monde aux fins nombrilistes et comment faire la différence) et sur les conséquences positives ou négatives qui s’ensuivent et sur les relations humaines entre peuples, par exemples, avec cette parution plus qu’intéressante qui fera avancer la connaissance que nous avons de notre histoire, ne serait-ce que pour ne pas répéter les mêmes erreurs que par le passé. Nous avons la chance, contrairement à d’autres pays de notre continent, d’avoir une histoire écrite et d’avoir une maison d’édition qui publie des ouvrages hors du temps, des livres littéralement immortels. Nous n’avons plus qu’à nous y intéresser… pour avoir une histoire à raconter.

Accéder directement à la fiche du livre : http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=3499 )


Flâneries laurentiennes

Flâneries laurentiennesJe viens de mettre la main sur un guide touristique, historique et littéraire absolument unique sur une des plus belles régions du Québec, les Laurentides.

Flâneries laurentiennes fait renaître le coeur des gens, des lieux, des écrits. Un travail de beauté, de paix et d’amour de la région et des auteurs qui les racontent.

Chaque ville, village, MRC débute par les paroles d’un écrivain ou d’une écrivaine de l’endroit, suivis d’une description, de photos nouvelles ou anciennes des maisons, des centres de ski, des vigoureux cours d’eau, des nombreux lacs…

N’oubliant pas que les Laurentides ont été colonisées par le curé Labelle, un encadré nous renseigne davantage sur ce qu’aurait vraisemblablement ajouté ce dernier à la description de chaque municipalité, avec le franc parler qui lui était typique. Une bio de l’auteur ou auteure des lieux termine le tout. Par ailleurs, des pages entières sont consacrées à certains auteurs comme Claude-Henri Grignon et Solange Chaput-Roland.

C’est donc 75 villes et villages, les grandes lignes de leur histoire, leurs gentilés et leurs principaux attraits touristiques et six zecs les plus accessibles ainsi que 143 auteurs nés, travaillant ou vivant dans son décor inspirant qui sont mis en valeur dans ces pages très illustrées et serties d’extraits de leurs plus beaux textes.

EXTRAITS

« Grâce à Dieu, on y pratique encore l’agriculture. Le secteur possède le meilleur potentiel agricole de la MRC. Mais le premier développement économique de la région est venu de l’exploitation forestière. C’est dans la seigneurie d’Argenteuil que le tout premier “moulin à papier” au Canada a été construit en 1805. » (p. 114, St-André d’Argenteuil, avec un texte de nul autre que Louis-Joseph Papineau)

« À la fin d’août, les Massonais accueillent les visiteurs dans différents lieux du village pour célébrer La Farandole des arts. Cet important symposium des arts visuels s’adresse aussi bien aux néophytes qu’aux professionnels, aux connaisseurs et aux collectionneurs d’art. (p. 157, Sainte-Marguerite-du-lac-Masson)

« Monsieur le curé aimerait ajouter que…
« La légende raconte que le célèbre Jos Montferrand affronte seul 150 Irlandais, qu’il jette tous dans la rivière des Outaouais, au cours d’une rixe, en 1829. À cette époque, de fortes tensions opposent les Canadiens français et les Irlandais embauchés dans les chantiers. » (p. 253, Kiamika)

Ces magnifiques Flâneries laurentiennes ont été compilées par quatre résidants : Ugo Monticone, Monique Pariseau, Lyne Rouillé, Pauline Vincent.

Flâneries laurentiennes est publié chez Marcel Broquet, La nouvelle édition.


AU GALOP

Tout à fait de saison, ce film raconte l’histoire d’un auteur et d’une femme heureuse dans sa vie actuelle qui tombent mutuellement amoureux. Le film nous amène à un Salon du Livre mais aussi dans les peines que peuvent susciter l’amour.

« On n’a pas d’âge pour grandir, décidément. »

« Un grand bonheur, c’est presque comme un grand malheur : on sait plus où on en est. »

AU GALOP, Louis Do de Lencquesaing, France, 2012. Première nord-américaine

AU GALOP, Louis Do de Lencquesaing, France, 2012.
Première nord-américaine
Festival CINÉMANIA

Réalisé par Louis-Do de Lencquesaing et interprété principalement par Louis-Do de Lencquesaing, Valentina Cervi, Marthe Keller, Alice de Lencquesaing et Xavier Beauvois, AU GALOP est présenté au Festival de films francophones CINÉMANIA 2012.


Le film INCH’ALLAH dévoile sa carte interactive

Une carte interactive a été mise en ligne sur le site du film Inch’Allah d’Anaïs Barbeau-Lavalette afin de permettre aux cinéphiles de découvrir les lieux derrière le film :

www.inchallah-lefilm.com/carte

Illustrant la région de Jérusalem où est située l’histoire du film, la carte met en lumière 16 points pour mieux comprendre le conflit qui marque cette région du monde. Accompagnés de photos poignantes prises sur le terrain, les textes vulgarisent divers concepts, tel que le Mur de séparation d’une longueur de 700 km selon le pop-up du site, la Ligne verte, les checkpoints, le service militaire, la résistance palestinienne, les camps de réfugiés, les colonies israéliennes ou la situation humanitaire médicale dans les Territoires occupés. La carte est aussi accompagnée d’une ligne du temps qui retrace en 12 points les principaux événements qui ont influencé le cours de l’Histoire depuis la fondation d’Israël en 1947 jusqu’à aujourd’hui.

Produit par Luc Déry et Kim McCraw de micro_scope, la compagnie derrière les succès Incendies et Monsieur Lazhar, Inch’Allah est le deuxième long métrage écrit et réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette. Le film met en vedette Evelyne Brochu, Sabrina Ouazani, Sivan Levy, Yousef Sweid, Hammoudeh Alkarmi, Zorah Benali, avec la participation de Carlo Brandt et Marie-Thérèse Fortin.

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Ma victoire sur le cancer du sein

Auteure : Christiane Landry

Ma victoire sur le cancer du sein
Auteure : Christiane Landry
Béliveau éditeur

Courageuse, optimiste, fière de sa personne et apte au bonheur, Christiane Landry raconte cette saison de sa vie qui fut marquée par une volonté de combattre et de gagner sa bataille contre le cancer du sein que son conjoint lui a découvert pendant de merveilleuses vacances dans le Sud.

C’est un livre touchant, qui se lit comme un roman, une belle histoire  ponctuée de voyages, de rencontres, du soutien de sa famille et de ses amis, de l’accompagnement infaillible de son conjoint ainsi que de sa mère et de sa fille. C’est son histoire à elle, comment cela s’est passé, déroulé, les examens de toutes sortes, la chimiothérapie, tous les autres moyens pour convaincre à la vie qu’elle était encore là et qu’elle entendait compter parmi les survivantes.

« Je n’aime pas jouer les victimes, je m’organise. » (p. 31)

« — Donc, si vous faites tout ce que je viens d’énumérer, vous avez 70% de chances de guérir de votre cancer. » (p. 59)

« Durant la maladie, ce qui me procurait le plus grand réconfort était de tenir entre mes mains un récit où l’on abordait la thématique du cancer. » (p. 81)

« Si seulement, par mon écriture, je pouvais vous emmener un peu plus loin, faire surgir en vous une flopée d’émotions, vous faire passer d’heureux instants, je serais plus que ravie, mon bonheur en serait décuplé. » (p. 83)

« Je multipliais mes efforts pour maintenir mon esprit en équilibre. Je ne voulais pas que ce bel équilibre, que j’aime associer à une qualité chez moi, me quitte.  (p. 96)

« J’étais en liberté surveillée. Ce matin, j’ai fait une petite visite de courtoisie chez mon oncologue. » (p. 123, Le retour chez l’oncologue)

« Je voulais savoir, être fixée ; je demandais qu’on me téléphone après chaque examen. Entendre au bout du fil quelqu’un qui m’annonçait la bonne nouvelle… » (p. 124)

Voir la fiche du livre sur le site de Béliveau éditeur

http://www.rubanrose.org/fr au Québec
Breast Cancer Action Montreal / Action cancer du sein de Montréal
http://www.cancerdusein.org/ en France

Entrevue avec Liliana Komorowska, réalisatrice, LES BELLES ET LA BÊTE (en anglais, BEAUTY AND THE BREAST), film documentaire sur le cancer du sein présenté en première, à Montréal, au Cinéma Impérial, lors du Festival des Films du Monde 2012.

Livres sur la santé des femmes

Livres de recettes
SOLUTIONS INTIMIDATION
Place du 6-décembre-1989, à Montréal

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8 mars, journée internationale des femmes

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Au temps de la petite vérole

La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles

Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles, un livre important sur l'histoire de la médecine

Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles
Auteur : Rénald Lessard
Éditions du Septentrion, Québec

Le Canada
A prime abord il faut entendre que le « Canada concentre, avant 1788, presque toute sa population dans la vallée du Saint-Laurent, sur une bande de terre s’étendant sur 600 kilomètres des Cèdres à Rimouski. » (p. 13, Introduction)

Les XVIIe et XVIIIe siècles
C’est en 1760 que le Canada est devenu britannique mais les Britanniques n’ont pris le leadership médical qu’en 1788 « au détriment des Français, des Canadiens et des Allemands », ces derniers venus comme mercenaires à partir de 1776.

À partir de documents 
On connaissait déjà certaines humeurs par le biais de la comédie théâtrale de l’époque, voici maintenant un livre qui nous en révèle beaucoup plus et ce, à partir de documents et livres d’époque, sermons d’église (eh oui, c’est Dieu qui envoyait la maladie pour affirmer sa puissance, par punition ou sinon par précaution…), photos, graphiques, gravures, planches anatomiques comme celle présentant le cerveau et datant de 1735, tableaux, plans et tracés d’architecte ou de vasseur arpenteur ou encore par une religieuse avant 1755 tel que celui incluant le carré de  l’apothicairie que l’on retrouve en page 187.

Extrait : Une commande de Paris
« En 1756, le Marquis de Montcalm demande à la supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec de préparer une caisse afin d’envoyer à Paris ‘six Bouteilles de Baume de Canada Et … dix livres de Suc d’Érable’ » (bas de vignette, p. 108)

Extrait : Réglementation
Un autre bas de vignette : « Acte ou ordonnance qui défend à qui que ce soit de pratiquer la médecine et la chirurgie dans la Province de Québec, ou la profession d’accoucheur dans les villes de Québec ou Montréal, sans permission, 30 avril 1788, publiée […] dans la Gazette de Québec, no 1187, 15 mai 1788. » (p. 366)

Le livre et les maladies
Dans ce très beau livre divulguant la thèse impressionnante de Rénald Lessard, thèse qui était attendue depuis longtemps par les historiens, disponible au grand public et se présentant sous couverture cartonnée avec reliure cousue et imprimé sur papier couleur crème, les maux sont abordés  « selon les grandes rubriques de la Classification internationale des maladies (CIM), dixième révision, de l’Organisation mondiale de la Santé » (p. 25).

Les gens et la maladie
On y apprend l’état des lieux quant aux maladies et aux remèdes traditionnels d’ici tout comme aux recherches sur les plantes médicinales cultivées en jardin ou encore produits offerts en vente ; quant aux personnels soignants, les chirurgiens du roi et chirurgiens-majors des troupes, médecins, apothicaires, infirmières ; quant aux hôpitaux ; quant aux  instruments utilisés ; quant au fonctionnement de la médecine et du corps médical… et même après comme on peut le lire dans l’extrait éloquent suivant :

« Le cimetière, dans lequel se trouve un charnier, occupe une assez large superficie entre la rue Couillard et l’allée de l’hôpital. » (p. 186)

Les folles, les pécheresses et les abeilles travailleuses
Les femmes de l’époque tenaient déjà une place importante dans le milieu médical : « Dès 1693, des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Québec s’occupent de l’hôpital. Six ans plus tard, elles forment leur propre communauté. L’institution est complétée par un asile pour les femmes aliénées en 1717 et par un second asile, pour les hommes en 1722. Un logement réservé aux femmes ‘pécheresses’ sera par la suite ajouté, en même temps que l’hôpital se transforme en ‘Hôtel des Invalides’ pour accueillir les soldats infirmes ou impotents qui versent leur demi-solde en paiement. (pp. 178-179)

Ce livre impressionnant sur l’histoire de la médecine a inspiré une exposition
En lien avec cet ouvrage important qui s’intéresse à l’histoire, à l’archéologie et à la médecine dans son rapport avec l’être humain, il est encore temps de visiter l’exposition au Musée du château Ramezay à Montréal www.chateauramezay.qc.ca .

L’ouvrage aux nombreuses notes en bas de page, à la bibliographie imposante et à l’index des patronymes, lieux, instituts…, répertoriés en fin de thèse est publié aux Éditions du Septentrion. Consulter la fiche du livre sur le site Internet ou acheter en ligne : www.septentrion.qc.ca – Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Liens connexes :

Les Coeurs tigrés, roman historique et thriller médical
Si ALYS m’était chantée, première grande star internationale du Québec
Le malade imaginaire, pièce présentée cet été en bar-théâtre à Montréal

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