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La raconteuse de films

La raconteuse de films Hernan Rivera Letelier Éditions Métailié

La raconteuse de films
Hernan Rivera Letelier
Éditions Métailié

Sur un ton de fort contentement naïf, une petite fille seule dans une maison avec son père et ses 4 frères raconte dans ce roman attendrissant une cité du Chili à l’époque des salpêtrières au fin fond du désert.

Une cité et des gens entièrement dépendants de la compagnie qui y crée de l’emploi à diverses conditions. Une cité où il y avait tout de même un cinéma même s’il fallait vraiment rassembler toutes les pièces de monnaie pour pouvoir y aller.

Elle est grande, la petite
Un livre qui semble-t-il se parcourt assez rapidement mais que l’on choisit de lire à mesure qu’elle grandit, un roman qui en dit long…

Et c’est un livre à lire, surtout avec l’adaptation cinématographique en cours !

CITATIONS / EXTRAITS

« Les derniers rayons du soleil teintaient d’or la rouille des tôles ondulées et les couleurs du crépuscule étaient assorties aux foulards de soie de ma mère. » (p. 24)

« Vous imaginez ce que ça représente de grandir dans une maison, seule au milieu des garçons ? Je n’ai jamais joué à la poupée. Par contre, j’étais une championne aux billes et aux quilles. Et aussi pour tuer les lézards dans les salpêtrières. » (p. 17)

« Bien sûr, je dois préciser qu’ils ne m’envoyaient pas au cinéma parce que j’étais la seule fille de la famille et eux – mon père et mes frères – des hommes galants avec les dames. Non, monsieur. Ils m’y envoyaient parce que j’étais plus forte qu’eux pour raconter les films. » (p. 16)

Publié aux éditions Métailié, Paris.

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L’art de la résurrection, roman chilien

Auteur :  Hernán RIVERA LETELIER Titre original :  El arte de la resurreccion  Traduit de l'espagnol par Bertille Hausberg

L’art de la résurrection
Auteur :
Hernán RIVERA LETELIER
Titre original :
El arte de la resurreccion
Traduit de l’espagnol par :
Bertille Hausberg
Publié aux :
Éditions Métailié, Paris
Bibliothèque hispano-américaine
Prix Alfaguara 2010

Prix Alfaguara 2010

Des fous ou des saints ?

L’art de la résurrection, c’est l’histoire principalement de deux individus à l’écart de la société et considérés fou et folle par le Gringo anglais et ses sbires britanniques tout-puissants d’une ville à employeur unique, une salpêtrière au Chili.

– ou bien sont-ils saint et sainte ? –
Le Christ d’Elqui et la pute dévote seraient-ils en réalité des saints ? À en voir leur implication, les premiers intéressés finiront peut-être par le croire… Puisque le roman se situe peu après l’invention de la radio dans une région aride où les populations vont peu à l’école, on peut bien leur enseigner autant une religion que n’importe quoi sur tout et rien, semble-t-il. Mais le Christ d’Elqui, lui, en tant que Dieu ressuscité, se classe bien au-dessus de tout fanatisme.

Religion, pouvoir ou fanatisme ?
Sur un ton joyeux, voire moqueur, l’auteur dépeint avec beaucoup de réalisme et de verve la cupidité, la concupiscence, les relations abusives bourreau-victime d’autorité-pion ; malgré la pauvreté et les malheurs, les rires éclatent à la lecture. Car c’est aussi l’histoire des travailleurs de cette mine et des autres de la région qui se battent pour leur dignité et contre la main-mise ; aussi celle du curé dont les tics nerveux déforment le visage ; celle d’un fou qui tout jeune comme le Christ d’Elqui a décidé de sa mission sur terre ; celle d’une femme qui n’a pas choisi sa profession de prostituée mais oui celle de dévote, renommée dans tous les cantons qui ne manque jamais de faire à ses clients les ablutions locales préalables.

L’AUTEUR

Hernán Rivera Letelier est né en 1950 à Talco, il a toujours vécu dans le désert d’Atacama. Longtemps mineur pour les compagnies salpêtrières, à la fermeture de la mine « Pedro de Valdivia », il a 20 ans, il émigre à Antofagasta, et suit des cours du soir pour apprendre à lire et à écrire, puis fait des études secondaires.
Son parcours apparaît dans Le Soulier rouge de Rosita Quintana.

Avant d’écrire des romans, il s’est fait remarquer en poésie, mais c’est surtout en tant que conteur qu’il a acquis sa notoriété. Certains de ses récits ont paru dans des anthologies.

Le texte qui l’a consacré est La Reine Isabel chantait des chansons d’amour (1994) pour lequel il a reçu le Prix de Littérature du Conseil National du Livre, récompense qu’il a obtenue aussi en 1996 pour Le Soulier rouge de Rosita Quintana, ce qui confirme le talent de cet auteur comme romancier exceptionnel au sein de la littérature chilienne des années 1990. Ses premiers romans sont adaptés au théâtre et au cinéma.

EXTRAITS

« Les hommes poursuivirent leur partie comme s’ils ne l’avaient pas entendu. Les pièces de leur jeu étaient des capsules de soda Lautaro. Celles du garde-barrière étaient posées du côté pile. » (p. 36)

« … il avait toujours cherché une Marie-Madeleine pour l’accompagner sur son chemin de croix, une femme non seulement pratiquante et pleine de foi chrétienne mais aussi capable de forniquer de tout son coeur et sans manières. » (p. 54)

« Le Christ d’Elqui indiquait dans ses prêches que la sieste ne devait pas durer plus de quinze minutes car une simple perte de conscience était suffisante mais lui, installé en haut du kiosque comme s’il était au paradis, dormit plus de deux heures de suite. » (p. 66)

Voir la fiche du livre sur le site de l’éditeur.

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