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La raconteuse de films

La raconteuse de films Hernan Rivera Letelier Éditions Métailié

La raconteuse de films
Hernan Rivera Letelier
Éditions Métailié

Sur un ton de fort contentement naïf, une petite fille seule dans une maison avec son père et ses 4 frères raconte dans ce roman attendrissant une cité du Chili à l’époque des salpêtrières au fin fond du désert.

Une cité et des gens entièrement dépendants de la compagnie qui y crée de l’emploi à diverses conditions. Une cité où il y avait tout de même un cinéma même s’il fallait vraiment rassembler toutes les pièces de monnaie pour pouvoir y aller.

Elle est grande, la petite
Un livre qui semble-t-il se parcourt assez rapidement mais que l’on choisit de lire à mesure qu’elle grandit, un roman qui en dit long…

Et c’est un livre à lire, surtout avec l’adaptation cinématographique en cours !

CITATIONS / EXTRAITS

« Les derniers rayons du soleil teintaient d’or la rouille des tôles ondulées et les couleurs du crépuscule étaient assorties aux foulards de soie de ma mère. » (p. 24)

« Vous imaginez ce que ça représente de grandir dans une maison, seule au milieu des garçons ? Je n’ai jamais joué à la poupée. Par contre, j’étais une championne aux billes et aux quilles. Et aussi pour tuer les lézards dans les salpêtrières. » (p. 17)

« Bien sûr, je dois préciser qu’ils ne m’envoyaient pas au cinéma parce que j’étais la seule fille de la famille et eux – mon père et mes frères – des hommes galants avec les dames. Non, monsieur. Ils m’y envoyaient parce que j’étais plus forte qu’eux pour raconter les films. » (p. 16)

Publié aux éditions Métailié, Paris.

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DVD Mortelle randonnée

Dans ce film, Claude Miller est à l’écoute d’individus en manque de quelqu’un : un père sa fille et une fille son père.

5 nominations aux César, dont meilleur acteur pour Michel Serrault et meilleure actrice dans un second rôle pour Isabelle Adjani.

DVD Mortelle Randonnée

DVD Mortelle Randonnée
5 nominations aux César, dont meilleur acteur pour Michel Serrault et meilleure actrice dans un second rôle pour Isabelle Adjani.

Mortelle randonnée raconte l’histoire d’un détective (Michel Serrault) surnommé L’Oeil à qui une agence dirigée par une femme confie le mandat d’en savoir plus sur une histoire soi-disant d’amour qui implique un fils de famille trop riche et pas assez réfléchi. La jeune femme en question, c’est Isabelle Adjani qui l’interprète, une première personnalité de femme dans ce film sur un total de six dans lesquelles elle s’incarne tour à tour pour tuer et prendre le bien de celui ou celle qu’elle séduit.

« Nous ignorions jusqu’à l’existence de cette jeune personne. »

Oui mais voilà que L’Oeil voit éventuellement en elle la fille qu’il a perdue et se met à vouloir lui venir en aide dans ses ultimes et moribonds desseins. Mais chaque fois qu’on voit l’actrice embrasser quelqu’un, on s’inquiète pour son avenir dans ce film qui se ballade dans les capitales et sur les routes européennes et de châteaux en immense spa luxueux, tourné de manière à rappeler une époque d’avant la libération des frontières entre les pays en Europe.

Il faut savoir que l’acteur principal Michel Serrault a perdu une fille en 1977 et que le coscénariste Michel Audiard a perdu un fils en 1975 ; les deux jeunes adultes sont morts dans des accidents de voiture. Ce n’est possiblement donc pas, à prime abord, l’embryon du mouvement actuel des pères voulant écarter les femmes qui a mis en route ce film mais un roman de Marc Behm, auteur de scénarios et de romans noirs déjantés.

« Finalement, je mourrai dans mon lit, de chagrin, comme tous les pères. »

Parmi les rôles secondaires dans ce film, on retrouve l’actrice Stéphane Audran et Guy Marchand qui assurent quelques diversions divertissantes, elle avec ce maquillage incroyable et lui avec ses pompes jaunes.

« C’est vrai. Vous êtes extraordinairement moche. »

Macha Méril dans le rôle de Caroline (c’était le nom de la fille de Michel Serrault) ainsi que Jean-Claude Brialy dans le rôle de Voragine font également partie de la distribution.

« Alors on t’a fait sortir de ton placard ? Qui suis-tu cette fois ? »
« Lâche-moi ou j’te casse le bras ! »

C’est dans ce film que l’on retrouve cette fameuse scène de l’aveugle (Sami Frey) qui se fait rouler par un serveur au moment de payer dans un restaurant. « C’est répugnant ! », lance la tueuse en série pour qui son histoire avec cet énième millionnaire fera tourner sa chance…

Autres citations tirées des dialogues :

« Mais pourquoi vous me parlez de ma bagnole ? »
« Signe particulier : a tué un homme cette nuit. »
« En avion. Montréal […] First Class. »
« D’après ce que j’ai pu comprendre, la mère de la petite était une pas-grand-chose. »
« Non mais mon chérie, on ne m’a pas toujours appelé L’Oeil. Autrefois, on m’appelait L’Oreille. »
« Elle déteste les filles. Elle se les envoie mais elle les déteste. »
« Faut jamais se séparer des choses auxquelles on tient ! »
« De toute façon, on n’a que des jeunes filles ici. »

Mortelle randonnée est un film vraiment captivant qui ne se révèle pas à un simple visionnement et qui mérite d’être vu et revu. Il est sorti en DVD le 28 mai, en même temps que L’effrontée et Garde à vue dans la collection Axia Films qui regroupe des classiques du cinéma français.

http://www.youtube.com/watch?v=4lVMc1RU700

http://www.youtube.com/watch?v=1WVZ-6XFXWA

TVA Films
120 minutes
Réalisé en 1982

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Le temps des dérangements

Le Temps des dérangements  Auteur : Pierre Laflamme Marcel Broquet, la nouvelle édition

Le Temps des dérangements
Auteur : Pierre Laflamme
Marcel Broquet, la nouvelle édition

Cette fiction historique de Pierre Laflamme publiée chez Marcel Broquet, c’est un roman saga d’un film sur la déportation des Acadiens racontée par des amis qui se retrouvent à devoir passer de longues heures d’inquiétude en raison d’un grave accident qui survient au tout début.  C’est ainsi que les comparses couples amis se remémorent diverses aventures de leur vie et de la vie des chers accidentés dont ils attendent des nouvelles, ce qui leur permet de bifurquer sur des épisodes moins glorieux ou même souffrants comme l’a été à l’époque le débarquement des Anglais qui ont expulsé les descendants des Français de leur terre pour les envoyer dans d’autres colonies et installer leurs propres compagnons sur leurs propriétés en bord de mer.

C’est comme si le lecteur épiait leurs conversations privées sur de multiples sujets parfois très personnels ou intimes intercallés ici et là entre les discussions sur l’avancement des recherches pour faire un bon film historique. De nombreux bouleversements et injustices dans ces chapitres. Des petites histoires dans les grandes ; entre autres, les religions, les malheurs des femmes qui sont tenus sous silence…

La saga se termine par un appendice sur l’histoire de la Déportation des Acadiens.

EXTRAITS

« Méfie-toi Paul. Dans la vie on croit ce qu’on nous a appris à croire, mais est-ce bien toujours la vérité ? La seule, la vraie vérité ? Qui sait ? » (p. 20, Le Mile-End)

« Elle était jalouse. J’ai su plus tard qu’il ne la touchait plus depuis un bon moment. » (p. 83, Madame Barbier)

« Dans les faits, les acadiens ont été jugés par des accusateurs qui étaient aussi leurs juges. » (p. 97, Les historiens)

« Parce que je connais, je comprends leur douleur enfouie au fond du silence. Il se fait des recherches actuellement. Les statistiques semblent démontrer qu’une fille sur trois ou quatre est agressée sexuellement avant d’atteindre sa majorité. Chez les parents, c’est le silence absolu, l’ultime secret. Plus de soixante-dix pour cent des agressions surviennent à la maison. Il n’y a pas que le viol qui soit une agression. Chez les enfants, ils sont souvent victimes de manipulation affective ou de chantage. » (p. 183, Elizabeth House)

Voir la fiche du livre sur le site de Marcel Broquet, la nouvelle édition.

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