Archives de Tag: FFM

FFM : femme de chambre

Das Zimmermaedchen Lynn / The Chambermaid Lynn, l’histoire d’une femme de chambre qui a des NTOC plein la tête et qui non seulement enfile vos vêtements en votre absence mais vous espionne quand vous êtes là. En plus, elle se permet aussi de prendre les coordonnées d’une prostituée qui est venue visiter un client de l’hôtel Eden où elle travaille étant donné qu’elle en a marre de baiser machinalement avec son gros con de patron qui se fout complètement d’elle. Elle décide donc d’aller voir ailleurs et d’essayer ça avec une call-girl mais celle-ci est hétéro et donc la maladive femme de chambre va s’acharner à force de lui donner du fric qu’elle vole à la lui faire accepter comme cliente et peut-être plus si affinités…

Comme dans plus d’un film allemand d’aujourd’hui, on a complètement doublé ce film dont il ne reste pas le moindre son du tournage afin de marquer une distance et de le rendre très artificiel. L’histoire est basée sur un roman dont le réalisateur Ingo Haeb s’est quelque peu éloigné et bien qu’il ne soit pas fan du cinéma obligatoirement sexuel, il a voulu montrer par exemple une scène où ce ne sont pas deux personnes qui ont une relation sexuelle mais qu’une des deux est en train d’avoir une relation sexuelle avec une autre. Dans la vraie vie, les deux actrices sont bonnes copines mais sans plus et leur comédie sexuelle a été complètement chorégraphiée. D’ailleurs, en plus du chorégraphe, l’équipe du film incluait aussi un psy.

Das Zimmermaedchen Lynn, The Chambermaid Lynn, l'histoire d'une femme de chambre qui a des NTOC plein la tête, Festival des films du monde, Montréal

Das Zimmermaedchen Lynn, The Chambermaid Lynn, l’histoire d’une femme de chambre qui a des NTOC plein la tête, en conférence de presse au Festival des films du monde, Montréal

Dans cet extrait de la conférence de presse, la comédienne principale Vicky Krieps – qui parle un excellent français – explique à quel point elle a eu du mal à se décourber le dos à la suite du tournage.

VIDÉO : http://youtu.be/AujgsDPMszc

Festival des films du monde, Montréal


FFM : Le patron de l’usine

En Chine, dans une ville où il ne reste qu’une centaine d’usines de jouets alors qu’il y en a déjà eu plus de mille et que les commandes se font rares, les employés n’ont pas été payés depuis des mois et le patron de l’usine doit s’organiser avec le prix des matières premières qui augmente, le taux de change qui fluctue et les autres joueurs auxquels il doit des comptes sans oublier son dernier client qui fait partie de la rigide globalisation et qui utilisera qui et ce qu’il faut pour écraser et repartir gagnant, sans jamais se soucier des humains qu’il aura exploités ni de la condition dans laquelle il les laisse.

« Il s’agira une erreur pour tout faire couler. »

« Patrons esclavagistes, PAYEZ-NOUS ! »

FFM : Le patron de l'usine Conférence de presse

FFM : Le patron de l’usine
Conférence de presse

Dans cette Chine d’aujourd’hui où l’argent compte énormément mais où l’on maquille toujours les conditions de vie des travailleurs toutes améliorées qu’elles soient (sûrement la raison des sempiternelles redélocalisations d’usines) venus de province, on peut voir des patrons d’usine qui, de découragement, pensent au suicide puis devront faire face à la justice et payer leurs employés.

Le réalisateur du film Le patron de l’usine a avoué en conférence de presse au Festival des films du monde 2014 avoir lui-même été patron d’usine en électronique avant de consacrer sa carrière au cinéma. Il insiste que son film est une fiction basée sur des réalités observées.

J’ai eu le plaisir de rencontrer le réalisateur Zhang Wei qui annonce son film en chinois : http://youtu.be/rS4AnIR85TQ


FFM : Njinga, reine d’Angola

Pour un dépaysement de continent et de siècle, Njinga, reine d’Angola est l’histoire d’un frère pas très qualifié mais ambitieux qui devient roi alors que les Portugais colonisateurs et esclavagistes réclament plus d’argent et plus d’esclaves. Le frère demande à sa soeur de revenir de son exil pour faire l’ambassadrice auprès du gouverneur en son nom et ensuite refaire de l’air.

Après avoir bien accompli son devoir et lui perdu la bataille, elle finit par trouver en elle ce cri de guerre qui lui vaudra de reconquérir pour elle et pour son peuple, la liberté et la souveraineté.

Njinga, reine d’Angola est plus forte que les ambitieux, que les fourbes, que les traîtres, que le sexisme.


FFM : BETI AND AMARE

Il y a bouillonnement d’idées, d’utopie sur les rapports de force et mélange de genres dans ce film d’un jeune cinéaste britannico-colombien d’origine allemande présenté au Festival des films du monde de Montréal.

Festival des films du monde, Montréal 2014

Festival des films du monde, Montréal 2014

En 1936, l’Éthiopie est le seul et unique pays d’Afrique qui n’est pas colonisé et donc pays et peuple considérés la propriété de l’un ou l’autre des pays colonisateurs. Mussolini y voit une ouverture vers les richesses de ses ressources encore libres d’occupant assaillant faiseur de lois.

Ethiopie 1936, une jeune femme se réfugie chez son grand-père qui n’a qu’une chèvre pour sa survie et un simple abri posé sur une vaste plaine où en allant chercher de l’eau elle se retrouve face à trois chevaliers fanfarons locaux qui s’amusent aux dépens des autres et qui se disent « protecteurs des lieux ». Après la visite d’un homme légèrement plus âgé qu’eux qui reproche au grand-père de laisser sa petite-fille aller chercher de l’eau seule avec sur le dos des vêtements « provocants » (ce qui de fait est un manque cruel d’éducation aux hommes et que l’on retrouve partout dans le monde), il part pour la ville et la laisse seule, complètement seule au milieu de cette lande semi-désertique avec des soldats italiens en pleine invasion quelque part dans le pays et des jeunes en mal de prouesses et de fanfaronnades qui rôdent dans les environs. Évidemment, les trois truands harceleurs rebondissent…

Écrit, réalisé et produit par Andy Siege qui y tient également un rôle, ce film n’a coûté que 14000 euros à produire. BETI AND AMARE traite d’un sujet difficile avec beaucoup de douceur et de poésie, alternant la couleur avec le noir et blanc ainsi que les scènes de science-fiction pour évoquer le fait que l’être humain lorsque confronté à des expériences trop horribles réussit dans sa tête à sortir son esprit et son âme de son corps dans le but de survivre. Cela sera utile à la jeune femme agressée jusqu’à ce qu’un beau jeune homme tombe du ciel et sorte d’un oeuf, nu comme un ver. Ne parlant pas la langue locale et aussi perdu que le petit prince, il trouvera accueil auprès de cette fleur du désert qui doit tout lui apprendre, amenant le film vers un renouvellement du monde. Un recommencement dans lequel les femmes ne seraient pas soumises aux élans sexuels des despotes qui se croient plus humains que ceux et celles dont ils abusent….

Il y a un incroyable bouillonnement d’idées dans ce long-métrage qui vers la fin joue un peu avec l’esprit de la bande dessinée.

Andy Siege, cinéaste

Andy Siege, cinéaste

J’ai eu le plaisir de rencontrer ce jeune cinéaste de grand talent au Festival des films du monde de Montréal le 22 août dernier. Voir l’entrevue sur Youtube.


FFM : Grand film épique kirgize

Quand on parle de la chaleur des gens du nord, on peut parler des chaleureux Kirgizes qui présentent cette année au FFM une grande page de leur histoire, une vaste page de toute l’histoire des montagnes d’Asie, l’histoire de plusieurs peuples qui se sont à une époque unis sous l’aile dirigeante de la première féministe des lieux, une femme que l’on avait mariée sans son consentement avec un mari déjà déterminé pratiquement dès sa naissance. Sauf que cette reine des montagnes, qui a régné de sa jeunesse jusqu’à l’âge avancé de près de 100 ans (donc plus longtemps que la reine Elisabeth II dont les ancêtres avaient aussi l’oeil sur ce pays et à la même époque…), cette femme de tête s’est sauvée pour ensuite prendre mari selon son choix.

C’est le plus grand film jamais produit par ce pays tout petit qui fut au 20e siècle incorporé par les soviets. Et que penser du sujet plus qu’actuel puisqu’il s’agissait déjà à cette époque de combattre une invasion russe ?

Il faut savoir qu’en plus de l’extraordinaire destinée racontée et de son budget extraordinaire, le film a attiré plus de dix mille figurants bénévoles et pris plus de vingt ans à aboutir si on calcule à partir du jour où l’idée a surgi, le livre publié, le documentaire filmé. Voilà enfin un grand aboutissement, un grand film épique à voir absolument pour les vastes et magnifiques paysages, les costumes très élaborés, les traditions, les jeux compétitifs et combats de montagnards, l’esprit solidaire des hommes contre l’épanouissement des femmes, l’esprit combatif d’une grande femme déterminée, les épiques scènes à cheval y compris un saut périlleux du haut d’une très haute chute, de fines prises de vue en miroir sur le glaçage d’un pot en céramique, l’esprit buté dans les palais de St-Petersbourg, les falaises ocres dans lesquelles on a creusé une route… bref, c’est un film époustouflant et émouvant car pour imposer la liberté à son peuple et pour veiller à la destinée de son pays, cette femme devra laisser tuer son mari et ses deux fils par les envahisseurs.

L’équipe du film a donné une conférence de presse aujourd’hui au Festival des films du monde de Montréal. Une équipe d’une grande chaleur humaine que l’on voudrait revoir souvent.

Par ailleurs, quatre actrices différentes incorporent le personnage historique de la datka Kurmanjan. On y voit aussi un émir et un kahn ainsi que quelques brèves scènes de combat contre les Russes – là n’étant pas l’accent souhaité du film puisqu’il s’agissait de faire connaître cette grande femme qui a consacré toute sa vie à son pays et ce, malgré le sexisme traditionnel et religieux. Une inspiration pour toutes les femmes et aussi pour les hommes !

Quelques phrases tirées des dialogues :

« Vous croyez qu’une femme n’est pas un être humain ? »

(Je réponds : Non, bien sûr, ni abuse-t-on de la taxation dans les palais, ni les femmes subissent-elles de sexisme encore aujourd’hui…)

« Il n’y a pas un seul drapeau qui ne soit taché de sang. »

« J’ai aussi entendu dire que dans le canyon, nous avons été battus par une femme », reproche l’émir au kahn.

KURMANJAN DATKA, REINE DE LA MONTAGNE, un grand film épique kirgize.

Projections au FFM
Le vendredi 22 août 2014 – 19:00 – CINÉMA QUARTIER LATIN 10
Le samedi 23 août 2014 – 13:20 – CINÉMA QUARTIER LATIN 10
Le mardi 26 août 2014 – 16:00 – CINÉMA QUARTIER LATIN 12

VIDÉOS

Entrevue avec une députée kirgize ayant travaillé pour la production du film, Madame Zhyldyzkan Dzholdoshova, productrice et chef de l’opposition au Parlement de son pays, avec l’aide de l’interprète Alexandra Okuneva, épouse du Consul honoraire kirgize à Montréal :  http://youtu.be/-QeCJgZKkXE

Présentation rapide, en anglais, et présentation des délégués officiels :  http://youtu.be/X9jMA99LRlI

Festival des films du monde

http://www.kurmanjan.com


FFM : Jury de la 38ème édition

Accrédité par la FIAPF (Fédération internationale des associations de producteurs de films), le Festival des films du monde est le seul festival compétitif de catégorie « A » en Amérique du Nord.

d5029-afficheffm2014C’est justement ce qui est super intéressant au FFM : voir des films qui ne prennent que rarement l’affiche tellement ils sont sublimes, originaux, internationaux, vraiment universels et non pas propagandistes, souvent réalisés par des gens qui ont du talent par opposition aux blasés devenus ennuyeux tant habitués aux gros budgets tombés de l’osmose ou dénonçant les puissants par le trop-plein de pouvoir et d’argent mal gagné, la véritable résilience… Quelques exemples de l’édition 2013 : Le Verdict, Sexe – Made In Germany, Stop à la Grèce en slip, La Maison du pêcheur, L’effet,

Le 38ème FFM débutera donc dans 23 jours, du 21 août au 1er septembre 2014.

Le jury

Rachid Bouchareb

Réalisateur et producteur franco-algérien, Rachid Bouchareb commence sa carrière comme aide-réalisateur à la télévision, de 1977 à 1984. Durant cette période, il réalise quelques courts métrages, suivis d’un premier long métrage en 1985. En 1989, il bifurque vers la production en s’associant à Jean Bréhat pour créer la société 3B. Il produira plusieurs films, notamment La Vie de Jésus (1997), L’Humanité (1999) et Flandres (2006) de Bruno Dumont, primés à Cannes.

Il réalise ensuite plusieurs longs métrages, dont Poussières de vie en 1995 qui se retrouve en compétition officielle au FFM et par la suite, en nomination pour l’Oscar du meilleur film étranger. En 2001, Little Senegal, en lice pour l’Ours d’or de Berlin, reçoit le Prix du meilleur long métrage au 11ème Festival du cinéma africain de Milan. Son plus grand succès est le film Indigènes, en lice pour la Palme d’Or et gagnant du Prix d’interprétation masculine pour l’ensemble de ses acteurs au Festival de Cannes, édition 2006. Rachid Bouchareb reçoit le Prix Henri Jeanson, décerné par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques en France, pour l’ensemble de son œuvre en 2006. En février 2009, son film London River reçoit une distinction à la Berlinale et l’acteur Sotigui Kouyaté y reçoit l’Ours d’argent du meilleur acteur.

En 2012, il réalise le premier volet de sa trilogie américaine, le road movie Just Like a Woman, suivi en 2013 de La Voie de l’ennemi.

Andréanne Bournival

Durant son parcours à la direction des programmes de plusieurs chaînes de télévision, dont notamment Télé-Québec (acquisitions et coproductions), Radio-Canada, TV5 et Canal D, puis à la direction du Programme français de l’ONF, Andréanne Bournival a toujours souhaité une présence significative du cinéma d’ici et d’ailleurs au petit écran.

Andréanne Bournival a été présidente de l’Académie du cinéma et de la télévision section Québec. Pour elle, le FFM est un passeport pour le monde, une réflexion sur la grande et la petite histoire de l’humanité, une manière de vivre intensément grâce au pouvoir de rêve, à la sensibilité et à la créativité des cinéastes et de leurs équipes. Ce festival 2014 est l’occasion de partager ses coups de cœur avec sa famille et ses amis. Cette année, c’est elle qui représentera le public au jury du FFM.

Fridirik Thor Fridriksson

Réalisateur, scénariste, acteur et producteur de cinéma islandais, originaire de Reykjavik, Fridirik Thor Fridriksson s’illustre dans les années 1980 avec quelques films expérimentaux et des documentaires (The Blacksmith et Rock in Reykjavik).

En 1987, il fonde l’Icelandic Film Corporation qui devient très rapidement la plus importante structure cinématographique du pays, en produisant ou coproduisant la majorité des films nationaux. La réputation grandissante de cette société lui a permis d’édifier un imposant réseau de partenaires. Cette reconnaissance l’a amené à coproduire des films comme Dancer in the Dark de Lars von Trier et No Such Thing de Hal Hartley.

En tant que réalisateur, il connaît un succès critique international en 1991 grâce à son deuxième long métrage, Les Enfants de la nature qui se retrouve en compétition officielle au FFM et par la suite, en nomination pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. En 2006, il a également joué dans le film Le Direcktør du flamboyant Trier et dans Plan B de Jóhann Sigmarsson. Il a récemment produit les longs métrages suivants : Hemma, Des chevaux et des hommes et Mamma Gógó.

Jane Zhang

La chanteuse Jane Zhang, aussi connue sous le nom de Zhang Liang Ying, est née à Chengdu, au Sichuan (Chine) en 1984. Elle chante aussi bien en cantonais, en mandarin qu’en anglais et en espagnol. Inscrite au concours Super Voice Girl, une version chinoise d’American Idol, elle y obtient la troisième place devant un auditoire de plus de 400 millions de personnes. Son album double platine Reform, détient, le record de vente de tous les temps en Chine. Jane Zhang a créé Only for love, la chanson originale de The Banquet du réalisateur Feng Xiao Gang, dont le budget (150 millions de Yuans) représente un sommet dans l’histoire de la production chinoise.

En 2009, Zhang a été invitée à chanter pour le Oprah Winfrey Show et elle est la première chanteuse chinoise à fouler le tapis rouge des Grammy. Au cours de sa carrière, elle a été accompagnée par le célèbre pianiste Lang Lang et a chanté aux côtés d’artistes reconnus mondialement comme U2, Madonna, Pink Floyd et Green Day.

Ana Torrent

Ana Torrent est une actrice espagnole originaire de Madrid. Elle fait ses débuts en interprétant des rôles mémorables de petite fille perturbée dans trois chefs-d’œuvre du cinéma espagnol des années 1970 : L’Esprit de la ruche (El Espíritu de la colmena) de Victor Erice, où elle n’a que sept ans, suivi de Cria cuervos et Elisa, mon amour (Elisa, vida mía) de Carlos Saura. En 1974, elle est récompensée aux Fotogramas de Plata. En 1980, elle remporte le prix de la meilleure actrice au Festival des films du monde pour son rôle dans El nido de Jaime de Arminñán. Et en 1983, Torrent tourne dans la série El jardín de Venus de José Maria Forqué.

Dans les années 1990, elle tient le rôle d’une étudiante travaillant sur les «snuff movies» dans le premier long-métrage d’Alejandro Amenabar, Tesis. L’actrice apparaît également dans The Tulse Luper Suitcases, un projet multimédia de Peter Greenaway et interprète Catherine D’Aragon dans The Other Boleyn Girl de Justin Chadwick.

Sergio Castellitto, président

Acteur et réalisateur italien, Sergio Castellitto fait ses débuts sur les planches en jouant des pièces classiques. Il s’illustre au grand écran en 1983 dans Le Général de l’armée morte de Luciano Tovoli. Il travaillera par la suite pour les plus grands noms du cinéma italien : Mario Monicelli : Rossini! Rossini! (1991), Marco Ferreri : La Chair (1991), Francesca Archibugi : La Grande Citrouille (1993, qui lui vaut le prix David di Donatello), et Con gli occhi chiusi (1994), Giuseppe Tornatore : Marchand de rêves (1995, prix Nastro d’argento), Ettore Scola : Concurrence déloyale (2001), Gabriele Muccino : Juste un baiser (2001), Marco Bellocchio : Le Sourire de ma mère (2002), et Le metteur en scène de nos mariages (2006), Paolo Virzì : Caterina va en ville (2004) et Gianni Amelio : L’Étoile imaginaire (2006).

Son talent est également remarqué par les réalisateurs étrangers. On le verra dans Le Grand Bleu (1988), Va savoir (2001) et 36 Vues du Pic-Saint-Loup (2009) de Jacques Rivette, Chère Martha (2001) de Sandra Nettlebeck et Le Monde de Narnia : Le Prince Caspian (2008) d’Andrew Adamson.

En 1999, Sergio Castellito réalise Libero Burro. Son talent de réalisateur est encensé en 2004 avec le drame À corps perdus, succès commercial et critique, où il donne la réplique à Pénélope Cruz. Depuis, il a également réalisé en 2010 La bellezza del somaro et Venir au monde en 2012.

http://www.ffm-montreal.org/


FFM

Festival des films du monde, Montréal, du 21 août au 1er septembre 2014

Festival des films du monde, Montréal, du 21 août au 1er septembre 2014

A-t-on encore droit à son opinion ?
Scandale à Montréal à propos des subventions. Le Festival des Films du Monde, qui présente chaque année une panoplie de films souvent encore jamais présentés, films qui ne prennent jamais l’affiche parce qu’ils sont trop sublimes pour être commerciaux, se voit encore une fois victime, exclu de subventions pourtant payées par la population laquelle n’a pas son mot à dire.

Forcer la main en mettant à l’écart
C’est une forme de mobbing, tout ça. Mobbing de la part des proches de la construction et des sociétés qui font trop d’argent parce qu’elles ne paient pas leurs impôts / taxes / électricité à un niveau équitable à la barbe de la population toujours plus appauvrie et qui veulent interdire d’évoluer de manière universelle… À quand la Commission Charbonneau dans la culture ?

http://www.lapresse.ca/opinions/201407/14/01-4783837-jaccuse-lettre-ouverte-aux-institutions-a-lecoute-de-monique-simard.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4783932_article_POS1

Voir aussi l’article du journal Le Devoir sur la page FB du FFM :
https://www.facebook.com/pages/FFMMontreal#!/FFMMontreal

http://www.ffm-montreal.org/

 


FFM dernier jour !

Il reste de nombreux magnifiques films à voir au Festival des films du monde de Montréal 2013 qui aura ébloui par un fabuleux choix de sujets traités et par la présence cinématographique d’hommes et de femmes exceptionnels dans des contextes accrocheurs et touchants.

La liste des choix et suggestions du public est publiée au calendrier cinéma. Parmi ces projections de dernière instance :

FFMLE FERRY, un film de Shi Wei. Sublimement déstressant, c’est l’histoire d’une famille et du traversier dont ils sont responsables. Le film a été tourné dans un lieu en Chine où l’on pourrait presque toucher les nuages en s’étirant sur le bout des pieds.

LE VERDICT, un film choc sur les bandits et criminels qui ne sont jamais condamnés et sur les conséquences et traumatismes auxquels font face les survivants aux personnes qui leur sont chères et qui ont été assassinées sans que ces survivants aient pu faire leur deuil des meurtres gratuits par le biais d’une justice qui ferait en sorte que les meurtriers paient pour leurs crimes.

CHA CHA CHA, LE MIRACLE, TRESPASSING BERGMAN…
Voir la liste des films au calendrier CINÉMA


Festival des films du monde

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Kathleen Turner au FFM

Elle est toujours aussi rigolote, cette Kathleen Turner et hier, en conférence de presse, elle a parlé de la fin du film The War of the Roses, où les trois comédiens principaux avaient décidé que le couple ne devait pas survivre à leurs méchancetés mutuelles et qu’elle avait adoré lui repousser le bras à la toute fin.

Kathleen Turner video youtubeElle a aussi corrigé la fameuse citation que tout le monde lui prête faussement et donc voici ce qu’elle avait vraiment dit, traduction libre : « Si j’entre dans une pièce un jour où je me sens vraiment bien en tant que femme, tout homme qui ne me regarde pas est probablement gay. » Bien entendu, tout le monde s’est mis à la critiquer et à oublier la première partie de sa phrase. Trop facile de dénigrer les femmes. Trop facile de déformer la vérité pour coller des étiquettes homophobes qui font avancer la cause homophile.

D’ailleurs, j’ai tiré deux extraits de cette conférence de presse que j’ai montés et mis sur youtube. J’ai mis un titre : « Kathleen Turner at the Montreal World Film Festival ». J’ai rien mis dans les commentaires au départ.  Et que font les réseaux ? A la fin du visionnement, sur 4 vidéos suggérées qui apparaissent il y en a 2 qui sont nettement gayistes, une qui montre des petits bonshommes tous masculins promo bizness d’hommes (où vraisemblablement s’il y a des femmes, elles servent le café) et une d’un couple hétéro. Mais d’où sortent ces suggestions ? Il n’y avait rien d’autre sur YouTube à propos de Kathleen Turner ou Montreal ou World Film Festival ??? Si c’est basé sur ce qu’elle dit ou aurait dit dans le passé, il n’y avait rien sur l’activisme ou sur la santé des femmes ou sur la santé du monde ?

Enfin… Kathleen Turner sera au cinéma Impérial ce soir pour son hommage avec une entrevue sur scène, des extraits de ses films et la projection du film Body Heat.

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FFM : courts métrages du monde

FFML’Aurore boréale
De France, un petit film drôle et moqueur sur l’histoire d’un père qui décide d’emmener sa fille voir en pleine nuit une aurore boréale et qui se fair prendre par deux policiers dont l’un se met à parler à la jeune adolescente en russe puisqu’il les prend pour racontant faussement alors qu’ils tentent de réprimer la vente de sexe sur le territoire français en raison de l’esclavage que cela fait des femmes. Tout ça pour voir une aurore boréale !
L’Aurore boréale
Keren Ben Rafael, Couleur, 12 minutes, France, 2013

 
LES FILMS ÉTUDIANTS DU MONDE

J’ai vu trois très beaux films réalisés par des étudiants de par le monde : Vivre avec la mer, Dormir et Nicoleta

FFMVivre avec la mer
Fabuleusement menée cette histoire d’un vieil homme, pêcheur japonais, qui lors du tremblement de terre suivi du tsunami s’est occupé de sauver son bateau et qui regrette de n’avoir pas sauvé sa bien-aimée à la place. Maintenant et à jamais, il vivra seul et s’occupera de nourrir les victimes du désastre. Un grand jeune réalisateur en route.
Umi to Ikiru / Vivre avec la mer
Yuichiro Nakano,    Couleur, 8 minutes, Japon,    Singapour,    2013

FFMDormir
Au Pérou, une jeune adolescente décide de remplacer sa mère qui travaille comme bonne dans une maison bourgeoise aux meubles démesurés mais cette maîtresse de maison en fin de compte a la même maladie que sa propre mère et c’est la même comptine chantée par la jeune femme qui les endormira. Mais en chemin, dans le bus qui l’emmènera des montagnes à la ville, un obstacle menaçant majeur se sera dressé sur le chemin de tous les travailleurs, travailleuses ou individus partiEs chercher des provisions ou faire des courses. C’est aussi pire qu’au moyen-âge !
Punulla / Dormir
Rodrigo Arias, Couleur, 13 minutes, Pérou, 2013

FFMNicoleta
Un court-métrage qui se situe en 1951 alors qu’une femme laisse partir son bambin avec sa petite soeur encore poupon jusque chez sa tante mais sitôt arrivés, l’oncle voit en eux débarquer les problèmes liés aux activités communistes de leur père qui a disparu. Un colonel imbu de son pouvoir verse bêtement le lait au lieu de laisser le garçonnet nourrir sa petite soeur et leur laisse le reste quand le petit lui offre l’unique pièce de monnaie que lui a glissé sa mère dans sa petite paume avant de partir. Très belle musique douce de la Grèce en trame sonore.
Nicoleta
Sonia Liza Kenterman, Couleur, 19 minutes, Grèce, Royaume-Uni, 2012

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