Archives de Tag: Festival des Films du Monde de Montréal

FFM : 3 films bonheur

d5029-afficheffm2014L’Éclat de la vie, amour au 5e âge

Elephant Blues, relation mère-fille

The Last Dance, femme âgée – jeune homme

Ces trois films, présentés cette année au Festival des films du monde de Montréal, remettent le coeur en place.

L’Éclat de la vie suit les allées et venues d’une femme de 77 ans qui, après avoir pris soin de son mari malade pendant 10 ans et s’être remise pendant 6 ans, voudrait maintenant que le théâtre de sa vie soit à nouveau rempli d’amour. C’est joli joli joli et c’est surtout réaliste quand on observe les réactions autour d’elle, tout particulièrement son fils qui débarque avec sa femme et leur enfant, celle-ci se mettant à fouiner partout à la recherche de signes de démence.

Elephant Blues, c’est l’histoire d’une femme née Indienne en Afrique du Sud ayant étudié en Angleterre et mariée en France qui ne se sentait chez elle nulle part. Elle part vivre dans une forêt de l’Inde et tout le film représente le bonheur sur les 6 premières années de sa relation mère-fille dans la Nature, alors qu’elle a voulu cette enfant pour comprendre son éléphante en gestation. Un très beau film sur la maternité universelle, rempli de moments d’éternité. C’est presque un conte, un vrai, dont la narration ne contient aucune farce obligatoire pour tirer la couverture ; ici, rien ne nous détourne du simplement beau, du simplement vrai, la vie, le soleil, la pluie, une mère et sa fillette qui grandit. Dans ce film d’humains, d’arbres et de rivières aux eaux transparentes, la seule chose qui pourrait irriter sont les chaines d’esclave lesquelles sont enlevées à la fin.

The Last Dance est un film qui raconte une histoire audacieuse, celle d’un jeune homme qui fait son service civil auprès de personnes âgées où se trouve une femme diagnostiquée Alzheimer dans une certaine hâte de classer les vieux pour traitement défini, alors qu’elle n’est vraisemblablement que déprimée : les questions stupides que les décideurs lui posent sont une insulte à son intelligence. Et ce jeune homme cherche une signification à sa vie, pas juste une relation avec amie pressée par la propagande partout du sexe immédiat obligatoire.

Festival des films du monde

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FFM : Mon bilan

Parmi les nombreux excellents films présentés au FFM sur lesquels je n’ai encore rien écrit ou sur ceux qui ont gagné un ou des prix, voici quelques courtes critiques :

Magnifique :
Dans le film Liv & Ingmar, c’est Liv Ullmann qui se raconte, qui définit sa relation avec Ingmar Bergman, leur amour, sa jalousie… Le tout entrecoupé de scènes de films et de lettres d’amour. Un bel hommage et un grand ouvrage de maîtres.

Commentaire pertinent :

Dans Karakara, film québécois qui a gagné deux prix, Prix de la Cinémathèque québécoise pour le long métrage canadien coup de cœur du public et Prix spécial du FFM DE L’OUVERTURE SUR LE MONDE,  j’ai trouvé très pertinente cette phrase de la très jeune japonaise qui se réfugie auprès du vieil étranger  québécois pour éviter son mari violent, à savoir : « ton comportement à l’égard de cette femme qui avait cuisiné pour toi et à l’égard des […] needs some re-evaluating (aurait besoin d’être réévalué… autrement dit, svp réfléchis à ta manière de traiter les gens).
Et puis, je voudrais bien voir le jour où le Québec ou le Canada nommerait une femme trésor national vivant !

Prix de l’innovation :

WINGS / Les Ailes

WINGS / Les Ailes
Conférence de presse
FFM Montréal
Photo Jacqueline Mallette

Dans WINGS (LES AILES) de Yazhou Yang & Bo Yang (Chine), un homme sans bras joue du piano avec ses pieds. Il était à Montréal ainsi que le réalisateur et la comédienne principale.

Prix du public pour le film le plus populaire :
COMING OF AGE (ANFANG 80) de Sabine Hiebler & Gerhard Ertl (Autriche) qui se veut un plaidoyer pour ce vers quoi nous nous dirigeons tous, la vieillesse et la possibilité de vivre pleinement, de tomber amoureux comme des adolescents, de ne pas se faire contrôler, couper l’herbe sous le pied et entuber par les héritiers trop pressés d’empocher, de faire main basse sur le condo, etc…

Prix d’interprétation masculine :
KARL MERKATZ pour le film COMING OF AGE (ANFANG 80) de Sabine Hiebler & Gerhard Ertl (Autriche)

Prix du meilleur film documentaire ex-aequo:
LES BELLES ET LA BÊTE (BEAUTY AND THE BREAST) de Liliana Komorowska (Canada)

Prix du meilleur court métrage canadien :
MACPHERSON de Martine Chartrand (Canada)

PRIX DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION
PLACE DES FLEURS / FLOWER SQUARE (CVJETNI TRG) de Krsto Papic (Croatie)
Pour avoir osé exposer le problème mondial de la corruption, et de ses liens avec les organisations criminelles, érigée en système qui atteint toutes les sphères de la société.
En effet, ce film bétonné est exceptionnel dans sa manière de mettre en lumière des thèmes comme construction, mafia, figure de proue, ministre, peur des blogues… on se croirait à Montréal, pourtant le film se passe à Zagreb, ville de l’ancienne Yougoslavie, autrefois pays patchwork serbo-croate semi-communiste de l’ancienne URSS ! « You can’t go after real criminals so you go after kids. »

Grand Prix spécial du jury ex-aequo avec INVASION de Dito Tsintsadze (Allemagne), MIEL DE NARANJAS de Imanol Uribe (Espagne) est un film pour les indignés d’aujoutrd’hui mais racontant une page révolutionnaire de l’histoire espagnole pendant laquelle les militaires au gouvernement, enragés de pouvoir et d’enrichissement personnel, se croient tout permis.

Aucun prix
LITTLE BLACK SPIDERS de Patrice Toye; Belgique; 93mn; Néerlandais s.t.f.
Plusieurs histoires de filles mères flamandes dans les années 1970 et d’un lieu d’hébergement secret. Il y avait aussi un film québécois sur le même sujet. Toujours les femmes paient pour les bêtises… le père de famille enseignant se trouva, lui, un autre poste dans une autre école. Comment enseigner aux hommes et aux femmes de réfléchir aux conséquences avec leur vrai coeur ?

Voir aussi : AMBROSIA un film super actuel sur la prédation homosexuelle auprès des hétéros de même que la vie en communauté immigrée et la vie chère à Vancouver.

Sur le sujet de l’immigration, le film BOUCHERIE HALLALE s’avère fort intéressant et se passe à Montréal posant beaucoup de questions sur la propagande islamiste par rapport à la vie au 21e siècle, y compris l’amour pour sa femme d’un fils d’imam terroriste qui accepte tout de même de divorcer, voire la répudier en fait sous prétexte qu’elle est stérile, et le mari d’une autre qui s’adonne allègrement à l’hypercontrôle et à la violence conjugale.

GRAND COMME LE BAOBAB / TALL AS THE BAOBAB TREE, l’histoire triste des jeunes filles forcées à se marier à des hommes vieux qu’elles n’ont jamais vu, le tout ici est négocié par le père pour payer une note d’hôpital pour le grand frère et soutenu par le sage du village de tenir parole auprès de l’homme venant chercher une seconde épouse, sans jamais le consentement de la femme et dans le désarroi total.

Pour terminer sur une belle note, UTOLSÓ RAPSZÓDIA / DERNIÈRE RHAPSODIE, un film tout en musique, soit en concerts privés soit en trame sonore, très belle musique de Liszt et intrigue très représentative du strict milieu fermé de la musique classique.

Festival des Films du Monde de Montréal

FFM – Les films

World Press Photo 2012

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FFM – Photos – Liv Ullmann

Dans la vidéo, Liv Ullmann en conférence de presse au Festival des Films du Monde de Montréal 2012 discute de son personnage dans Scènes de la vie conjugale et de sa relation avec le réalisateur Ingmar Bergman :

http://www.youtube.com/watch?v=extqEjJ31k8

Photos et vidéo Jacqueline Mallette, ServicesMontreal.com, Montreal157.wordpress.com

Liv Ullmann-sera-presente-au-36e-ffm/


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