Archives de Tag: FEMMES

Les trains sous l’eau

prennent-ils encore des passagers ?

Les trains sous l'eau prennent-ils encore des passagers ?  de Joanie Lemieux publié dans la collection Réverbération chez Lévesque éditeur.

Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers ? de Joanie Lemieux publié dans la collection Réverbération chez Lévesque éditeur.

Un recueil de nouvelles en pur imaginaire tout en partant du réel de la vie, de Joanie Lemieux publié dans la collection Réverbération chez Lévesque éditeur.

Dix nouvelles, dix femmes dont la vie n’est pas à la hauteur de leurs attentes et dont l’univers sort, parfois, des rails du réel. Un recueil marqué par l’improbable — voire l’impossible — qui laisse l’impression qu’un ailleurs existe.

Ma préférée est l’histoire d’une maman qui finit par se laisser séduire par un vieux loup de mer… Une fabuleuse histoire !

CITATIONS / EXTRAITS

« L’histoire de son amie est terminée. N’importe quelle excuse est bonne pour quitter la table. » (p. 29, Itinéraires)

« Pas facile, non, répondait simplement Marie-Ève, avec un sourire faux, l’air de dire pas facile d’oublier quand tous ceux qu’on croise tournent le fer dans la plaie. Victor. Celui qui en quatre ans lui a mille fois chuchoté t’es la femme de ma vie à l’oreille. » (p. 39, Miroirs)

« Je reste là longtemps avec Amélie, à fixer les poissons et autres créatures marines, pendant que monsieur Henri fait visiter le pont à maman, lui explique à quoi servent les différents cordages, comment fonctionne le gouvernail. » (p. 73, Écume)

Les trains sous l’eau prennent-ils encore des passagers ?  de Joanie Lemieux publié dans la collection Réverbération chez Lévesque éditeur.

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Je suis Charline

Au sujet des masculinistes qui tuent psychologiquement, économiquement et socialement les femmes :

Et ce n’est pas parce qu’ils ne sont plus en religion
Que l’élimination des femmes n’en est pas restée une.


DVD Un film de chasse de filles

Tourné entièrement dans les vastes forêts québécoises débordant de gibier sauvage, cinq femmes vont à la chasse au chevreuil, à la perdrix et même à l’ours. Les oies sauvages sont en pleine migration. Mais ces femmes, après avoir suivi les cours de chasse responsable, s’occupent de ramener la viande à la maison.

Campées dans leur cache et ayant pris soin de tout bien planifier pour attirer surtout les chevreuils, ces chasseuses âgées de 14 à 72 ans savent tirer à l’arc et à la carabine, trouver l’animal abattu entre les arbres, monticules et ronces sans oublier les troncs en décomposition sur leur chemin pour ensuite le ramener, le découper et enfin  faire cuire la viande, la cuisiner pour se nourrir de leurs proies bien gagnées.

Ce très beau film de Julie Lambert documente de manière très réelle la vie dans la nature associée au fait de chasser une viande savoureuse et maigre au lieu d’acheter au supermarché une viande industrielle. C’est un retour aux sources pour des femmes réalistes et indépendantes qui s’occupent elles-mêmes de pourvoir à leurs besoins, avec ou sans l’aide des hommes dans leur vie.

Un film de chasse de filles s’est mérité plusieurs prix dont le Prix du public – long métrage et le Prix du meilleur premier film.

Maintenant disponible en DVD, juste à temps pour les Fêtes et la saison hivernale d’observation des animaux sauvages.

Une production de Parallaxes.


No man’s land

No man's land

No man’s land
Auteure : Charlotte Gingras
Éditions Druide, collection Écarts

Premier roman pour adultes pour l’auteure Charlotte Gingras, « No man’s land » est d’une sensibilité exceptionnelle avec un lien créé entre deux femmes, l’une criminelle par dépit et par législation ahurissante, l’autre, à l’âge d’être sa grand-mère qui se trouve en énorme peine d’amour, dépitée, rejetée, perdue. Soudain, c’est le vide absolu. C’est le mur auquel on fait face et auquel on était loin de s’attendre.

Sachant que le monde dans lequel nous vivons ne donne pas grand chance aux femmes, qu’elles soient jeunes et naïves ou aînées, l’intitulé de ce roman d’un pays sans hommes pour l’une comme pour l’autre pourrait aussi être un « no-woman’s land » étant donné le rejet dont elle font l’objet, la douche froide qu’elles subissent pour des raisons différentes mais l’une comme l’autre après avoir été délaissée par un homme qui poursuivra sa vie ailleurs, autrement, la tête et les mains entièrement libres, comme si de rien n’était. À tel point qu’ils ne font que passer dans le roman. Ici, il est question du subi de ces deux femmes et du comment s’en sortir, comment survivre, comme faire face au néant et à l’adversité.

C’est un roman magnifique, à lire en automne, à la saison des amours mortes.

CITATIONS / EXTRAITS

« Tu ne regardes pas la rivière. Tu te recroquevilles
sur ton siège en laissant tes pensées errer dans tous les sens. Tu n’aimes pas Adam, le seul de ses enfant que la mère aime d’amour, son chouchou à vie. » (p. 13)

« Tous les samedis matins, l’homme qui couche dans  le lit de la mère s’achète une caisse de bière au dépanneur et il commence à boire au goulot, assis à la table de la cuisine. Vers midi, la mère te donne deux sandwiches au beurre d’arachide et deux bananes dans un sac de plastique. Quand il fait beau, toi et Fleur allez rôder autour de la piscine du quartier. Comme vous n’avez pas de maillot, vous regardez avec envie les autres patauger. » (p. 18)

« Vous traversez encore le pont piétonnier, parce que de l’autre côté, les friandises goûtent meilleur. Ici et là, sur le seuil des portes, quelques citrouilles tremblotent en signe de bienvenue. Ta petite soeur, dont le seul déguisement est une couronne de princesse en plastique, sonne aux portes et tu l’attends pendant qu’elle récolte ses provisions de douceurs. » (p. 37)

« — Mais. Vous avez une peine d’amour ! Vous êtes pas trop vieille pour ça ? » (p. 51)

No man’s land est un roman en deux temps, un roman au cœur de deux femmes, écrit par Charlotte Gingras, publié aux éditions Druide, collection Écarts.


FFM : Sound of Tears

Sound of Tears est l’histoire d’une femme qui doit «choisir» entre le mariage forcé et l’homme qu’elle aime. En fait, elle n’a pas le choix, c’est un peu comme ici la religion des festivals qui impose une certaine propagande, contrôlée par un petit nombre : ceux et celles qui n’adhèrent pas ou qui ne sont pas des marionnettes de famille adulée sont assassinés.
C’est une «question d’honneur»
Dans Sound of Tears, la jeune femme subit le crime d’honneur, elle est tuée par ses père et frères qui intolèrent sa curiosité du monde dans lequel elle vit depuis que la famille a émigré dans un pays soi-disant libre de religion, pays qui irait peut-être jusqu’à croire que c’est l’amant qui a tué sa femme sauf que le film ne se rend pas jusqu’à l’enquête. Il s’arrête aux hommes et aux femmes de famille qui reprochent à la jeune femme universelle de vouloir regarder plus large et plus vaste que le martèlement obligé.
Festival des films du monde 2014Sound of Tears est un court-métrage canadien de 15 minutes, réalisé par Dorothy A Atabong. Dans le film, on reconnaît la sublime chanteuse Dobet Gnahoré qui a fait la musique avec Colin Laroche de Feline.

DVD Camille Claudel 1915

Camille Claudel 1915 réalisé par Bruno Dumont avec Juliette Binoche, entourée de Jean-Luc Vincent, Emmanuel Kauffman, Armelle LeroyRolland et Robert Leroy TVA Films et Niagara films

Camille Claudel 1915 film réalisé par
Bruno Dumont
avec Juliette Binoche,
entourée de Jean-Luc Vincent, Emmanuel Kauffman, Armelle Leroy-Rolland et Robert Leroy
TVA Films et
Niagara films

Toute la détresse de l’abandon est dépeinte dans ce film de Bruno Dumont où il ne s’agit plus de la Camille Claudel amoureuse de Rodin qui n’a jamais voulu l’épouser mais de la Camille Claudel délaissée et casée dans un asile psychiatrique.

Tout l’égoïsme discrétionnaire de celui qui la maintient là malgré les recommandations du médecin traitant, ce frère Paul Claudel qui jouit de sa pleine liberté pour vivre sa vie de famille, conduire son véhicule pour rendre visite à sa soeur, ancienne maîtresse de son ami sculpteur du Penseur, de même qu’à son ami de la robe, au monastère.

Sa soeur Camille Claudel qui ose se plaindre du comportement des riches qui lui volent ses oeuvres :

« Ces millionnaires qui se jettent sur une artiste sans défense »

Camille Claudel, interprétée par Juliette Binoche, qui ose aussi ne pas trop croire à cette foi qu’il lui aurait vendue comme un accroire salvateur alors qu’il ne faisait rien pour lui redonner sa vie normale, riche ou tranquille :

« Parlons-en de ton dieu qui me laisse pourrir dans un asile. »

Paul Claudel, interprété par Jean-Luc Vincent, qui assume ses décisions :

« Je me suis fait chrétien par obéissance et par intérêt(s). »

Et Camille Claudel de lui signaler dans toute sa clairvoyance :

« Tu te fais manipuler, Paul. »

SYNOPSIS
Sculptrice reconnue, Camille Claudel est internée pour troubles mentaux par sa famille. Deux ans après son enfermement – qui durera trente ans, soit jusqu’à sa mort – elle reçoit une lettre de son frère Paul Claudel l’avisant de sa venue prochaine. Pendant trois jours, la sculptrice pense à cette rencontre, sortant peu à peu de son mutisme, se mêlant aux autres patients, assistant même à une répétition de théâtre. Même si elle se sent persécutée, croyant que son ancien amour, Auguste Rodin, cherche à l’empoisonner et à voler son studio, l’artiste est convaincue de pouvoir retrouver rapidement sa liberté et ainsi reprendre son travail créatif.

Sorti l’année du 70e anniversaire de la mort de Camille Claudel, c’est un film fort et bouleversant sur la volonté d’éloignement d’une proche parente que l’on écarte du chemin quand on en a le pouvoir. Un film aussi sur la dure froideur des reproches quand cela sert les intérêts. Un film qu’il faut prendre le temps de regarder, au rythme des jours qui s’échelonnent tous pareillement difficiles de cette femme entourée de bruit et d’humains ayant besoin de soins réels avec lesquels elle n’a rien en commun mais que l’on case là parce qu’elle dénonce les puissants qui se servent d’elle et qui la volent et qui maintenant veulent s’en débarrasser. Un film de conscientisation, trop souvent doublée par la conscience religieuse au secours  exclusivement des hommes, un film puissant qui soulève aussi la question des héritages…

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DVD Des femmes et des bombes 2

« Arrête ! J’aimerais mieux aller demander la charité à une tasse en fer blanc. »

Des Femmes et des bombes,  saison 2 intégrale.  coffret de 4 DVD   IMAVISION.COM

Des Femmes et des bombes
Saison 2 intégrale.
Coffret de 4 DVD
IMAVISION.COM

Le succès incontesté de la première saison a permis d’allonger cette série dramatique à 12 épisodes, et voici maintenant en coffret DVD l’intégrale de la saison 2.

Les débuts des femmes au travail en usine
Dans cette série d’époque, c’est la 2e guerre mondiale, plus précisément en 1942 juste après l’attaque de Pearl Harbor. La période est remplie de danger, mais vibrante de musique, de mode, de romances et d’excitation. et les femmes travaillent en usine pendant que la majorité des hommes sont au combat. Mais les femmes combattent aussi, à leur manière. La vie est dure, et que fera celle qui tombera enceinte ? Comment se sortira de la violence la fille d’un fanatique religieux possessif ? Comment fêter la St-Valentin ?

La série dramatique fait évoluer les actrices et les acteurs dans des décors et vêtements d’époque,. les scènes d’usine et scènes de vie sociale, bar lounge avec orchestre et danse, à la maison, etc. Discussions entre femmes, pression pour les relations sexuelles, bébés non reconnus causant rupture du couple sans attache, rationnement et guerre avec les ennemis cachés, décisions arbitraires et chantage sur une base en Ontario avec des immigrés tiraillés entre le pays d’origine et le pays d’accueil avec épouse ne parlant pas la langue locale, mésalliances s’additionnant au danger toujours présent des explosifs, pauvres salaires, mise en marché et cours de cuisine pour faire plus avec moins… et pas très loin des travailleuses et des soldats, la coupe Stanley et même du gospel !

Cette deuxième saison met de nouveau en vedette Meg Tilly – qui a mérité pour la deuxième année consécutive le prix Leo de « Meilleure actrice » pour son personnage de Lorna – Jodi Balfour, Charlotte Hegele et Ali Liebert qui a aussi récolté un prix Leo en tant que « Meilleure actrice de soutien » pour son interprétation de Betty. Mentionnons également Anastasia Philipps, Antonio Cuppo et Michael Seater ainsi que la participation spéciale de Rosie O’Donnell durant la saison.

EXTRAITS DES DIALOGUES / CITATIONS :

« Pas question de rentrer là avec ta…. cicatrice. »

« Tu m’as menti juste pour que je reste avec toi ! »

« Non, on lui doit rien du tout. »

« Il s’agit de ta vie. Il est temps que tu choisisses de la préserver. »

« Pas beaucoup de soldats qui veulent d’une fille balafrée… »

« On s’embarque tous lundi matin. On s’en va en guerre. »

« Je croyais qu’on se paierait du bon temps… »

« Ce type t’a fait un vrai numéro et toi, t’as gobé ça ! »

« Si Hitler nous bombardait là, ce soir, au moins tu mourrais pas en mangeant des patates ! »

« Va t’en !  »

« Si on veut gagner cette guerre, il faut trouver les moyens. »

« C’est rien qu’un petit flirt ! »

« J’ai pas les moyens. Pas avec mon salaire. »

On y constate la commodité pour les administrations d’installer un pion au comptoir :

« La décision ne me revient pas. »

« Tous les Canadiens vont devoir mettre l’épaule à la roue. »

« Les Romains mangeaient du spaghetti et buvaient du vin en bâtissant Rome. »

Le coffret DVD de la série dramatique, intégrale de la saison 2 contient 4 disques avec les épisodes en français et en anglais, de même que sous-titré pour malentendants. Disponible en magasin et chez Imavision.com.

DVD Des Femmes et des Bombes 1


Femmes discriminées : le film FOR THE BIRDS

Le film court métrage For The Birds a été présenté au FFM et je n’écris que maintenant ma critique car c’est un film infiniment émouvant et intériorisant, un film qui mérite réflexion et pas seulement au niveau cinématographique.

Quelle valeur universelle peuvent donc avoir des écrits et des traditions aussi durs et cruels envers la moitié de la population ?

Être une femme est un handicap immonde.

Il s’agit de l’histoire d’une jeune femme qui fut pendue pour avoir forniqué. L’histoire se passe dans un pays musulman, un pays de soleil brûlant et de tempêtes de sable avec chaque petit grain comme autant d’aiguilles, un pays dans lequel on impose un vêtement unique aux femmes seulement.

Comme dans le cas de l’excision, ce sont deux femmes qui amènent de force la jeune femme, l’adolescente accusée. Comme dans le cas des jeux du cirque dans la Rome Antique, les gens regardent, comme s’il s’agissait d’un divertissement, sauf un seul jeune homme se rebiffe.  Comme dans le cas de la jeune Québécoise de Ste-Sophie, on n’a pas l’impression que l’homme impliqué autant qu’elle dans l’affaire ayant mené à de telles conséquences sans retour subira le moindrement ou autant la haine des hommes. En vérité, ils vous le diront ou plutôt ils le feront mais ne l’admettront pas que dans la plupart des régions et des religions, l’homme poursuivra sa vie comme si de rien n’était, comme s’il n’avait rien à se reprocher, comme s’il n’avait jamais rien eu à voir avec ça. Il faut bien qu’il se vide, disait la grande soeur d’une amie décédée à 20 ans. Il oubliera et passera à autre chose. Il aura appris à utiliser sa force et ses relations mâles de famille ou de religion pour écraser les femmes sur son chemin avec la collaboration des masculinistes au pouvoir, des femmes collabo et des fils qui prolongeront le mal… C’est pourtant l’homme qui a un corps qui se transforme en besoin de relations sexuelles sitôt qu’on s’en approche le moindrement, mais c’est la femme qui écope des problèmes. Être une femme est un handicap aussi grave qu’immonde et ce ne sont pas les hommes qui leur viendront en aide la grande majorité du temps. La plupart des femmes non plus… Elles sont trop appauvries, trop bloquées…

Le film For The Birds est inspiré d’une histoire vraie, l’exécution d’Atefeh Rajabi Sahaaleh.

Elle avait 16 ans, comme la jeune mère de Ste-Sophie abandonnée de tous à l’heure de l’accouchement.

Le court métrage For The Birds  se passe dans un pays lointain et en langue étrangère, sans paroles, sans sous-titres, dans le silence assourdissant du diktat de la mort. Comment dire que toute parole serait superflue sans ajouter que toute parole est la plupart du temps inutile quand il s’agit des femmes et qu’il ne s’agit pas d’une promesse de sexualité ? Le film montre bien et fait comprendre toute la portée de cette pendaison au nom des hommes, par extension de tous ces gestes de violences, dans le quotidien des femmes, de par le monde. Y a-t-il une seule religion qui ne soit pas néfaste aux femmes ?

Quelle valeur universelle peuvent donc avoir des écrits et des traditions millénaires aussi cruels envers la moitié de la population, la seule moitié capable pendant des millénaires de repeupler le monde ?

Être une femme est un handicap immonde.

Merci au Festival des films du monde de Montréal de nous avoir présenté ce film.

Équipe de production
Réalisation : Tara Atashgah
Scénarisation : Tara Atashgah
Direction photo : Daniel Rink
Montage : Tara Atashgah
Interprètes : Chervine Namani, Nazli K. Lou, Kamran Malak Motiei
Musique : David Reynolds

Maison de production et ventes : Tara Atashgah, Motamedia Productions, 1112 Montana Ave. #842, Santa Monica, CA 90403 (États-Unis), tara.atashgah@gmail.com

http://atefehproject.wordpress.com/
Filles excisées et femmes grillagées, lapidées, brûlées, bloquées, bitchées…
La jeune québécoise de Ste-Sophie

FILM : La source des femmes
ROMAN : À tous et à personne
ESSAI : Dieu est au MacDo !
TÉMOIGNAGES : Survivre à la violence pour enfin vivre
Spectacle demain soir pour La maison de Mélanie : J’ai été une esclave sexuelle .  Se sortir des gangs de rue


World Press Photo Montréal 2013

La plus prestigieuse exposition de photos de presse au monde

Du 4 au 29 septembre au marché Bonsecours (325 rue de la commune est, Montréal)

150 photos de presse les plus marquantes de 2012 + 2 expositions inédites supplémentaires, 5e édition du concours international d’AnthropoGraphia et Regards d’Oxfam-Québec + projection en boucle du film Journal de France de Raymond Depardon et Claudine Nougaret.

World Press Photo 2013

World Press Photo 2013
Du 4 au 29 septembre
Marché Bonsecours
(325 rue de la commune est, Montréal)


WORLD PRESS PHOTO
Toutes des photos infiniment marquantes, prises à Gaza, en Palestine, en Syrie, au Japon, aux États-Unis, en Chine, en Inde… Des photos très grand format, en couleurs ou en noir et blanc, des photos de guerres, de paix, d’hommes, de femmes, d’enfants, d’animaux, de paysages…

ANTHROPOGRAPHIA
Plusieurs thèmes, plusieurs photos par thème sur des sujets comme les familles chinoises photographiées avec des chaises vides représentant tous les travailleurs partis de la maison ; les jeunes du Guatemala qui ont recréé chez eux la culture des gangs de rues apprise ailleurs ; l’impossibilité d’éradiquer la polio dans trois pays d’Afrique et d’Asie ; des marins embauchés dans leur pays et abandonnés dans des ports étrangers d’où ils ne peuvent repartir ; les conséquences à vie sur les 26,000 femmes violées par leurs confrères de l’armée américaine en 2012…
Il faut aussi surtout prendre le temps de lire les textes qui accompagnent toutes les photos exceptionnelles de cette exposition. Par exemple, celui-ci :

World Press Photo, texte concernant les femmes violées par leurs collègues de l'armée américaine

World Press Photo 2013, texte concernant les femmes violées par leurs collègues de l’armée américaine

OXFAM
De très belles photos d’Émilie Régnier racontant des histoires humaines, par exemple l’aide économique apportée à nombre de personnes, grâce à Oxfam Québec + un concours pour le public.

UN SPECTACLE
Il est ontarien, vit sur une ferme avec sa femme et leur quatre enfants, il a gagné trente-cinq prix internationaux de photojournalisme, dont cinq World Press Photo – incluant la Photo de l’année 1994 –, le Prix W. Eugene Smith (1991), le Prix Hasselblad (1999), le Prix Henri Cartier-Bresson (2003) et le Prix Nadar (2005). Il s’appelle Larry Towell et il donnera deux spectacles Blood In The Soil au centre, (407, rue Saint-Pierre à Montréal) les jeudi 12 et vendredi 13 septembre 2013 à 20 heures. Billets en vente dès maintenant : 25 $.

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FFM : Sexe – Made In Germany

Documentaire choc de Sonia Kennebeck et Tina Soliman
Couleur, 44 minutes, Allemagne, 2013

Critique

Décriminalisation de la prostitution
En Allemagne, l’État a décriminalisé toutes les pratiques de prostitution en 2002. En paroles, officiellement, il s’agissait de donner du pouvoir aux femmes sauf que le pays super organisé de la planète est vite devenu un tissus de bordels et spas géants, une attraction touristique basée sur le sexe et sur l’exploitation de la femme, des femmes pour satisfaire des pantalons toujours en demande de chair fraîche.

L’effet réel : le fossé de l’injustice élargi
L’État est un pimp qui soutire des taxes aux femmes identifiées alors que les clients sont anonymes. Les anciens souteneurs criminels sont considérés comme des hommes d’affaires créant des conglomérats et amassant des sommes d’argent pharamineuses par l’exploitation de la location, parfois à la chaîne, de femmes avec ou sans leur consentement puisque nombre d’entre elles sont emmenées de l’étranger en esclavage.

« La question en soi est brutale »
C’est ce que répond un de ces hommes d’affaires en expansion près des frontières quand on lui pose la question à savoir s’il accepterait que l’une de ses enfants sombre, oh pardon, s’adonne à ce métier de prostituée. Pas, en paroles, qu’il veuille de quelle que manière les dénigrer, mais il envoie ses enfants dans les pensionnats les plus élitistes et espère passer ses conglomérats à ses fils plus tard.

Plus ça change, plus c’est pareil
Seules comptent les rentrées d’argent. Ces êtres humains de configuration féminine n’ont d’autre valeur que marchande.
L’État est un pimp qui effectivement encourage la prostitution puisqu’il empoche des taxes et des taxes et des taxes.
« L’argent n’a pas d’odeur »

40-50 hommes par jour
C’est exténuant, dit l’une d’elles. Mais les hommes qui empochent sur le dos des femmes mises en esclavage au service des hommes qui déboursent pour se vider les bourses ne vont certainement pas se préoccuper de leurs esclaves ! « Berlin est un paradis du sexe. » Mais comment peut-on sérieusement parler de paradis devant autant d’abrutissement systémique qui impose à des humaines de passer sans fin des clients en s’oubliant, en n’ayant pas la moindre pause pour manger ou dormir ? C’est tout simplement ignoble de constater que quand il s’agit de l’asservissement aux bas instincts des hommes, c’est à nouveau la femme qui est excessivement vulnérable.

C’est un film qui montre à quel point l’être humain a peu d’importance aux yeux de ceux qui font des montagnes d’argent.

Conséquences sur les femmes au travail : exclues, harcelées ?
Impossible de voir ça sans se demander à quel point les hommes sont encore en train de s’organiser pour écraser les femmes et comment, dans une telle atmosphère de société, une femme qui travaille sans l’immense conglomérat paternel pour la monter en apparat et fausser les statistiques peut véritablement ne pas se faire systématiquement et systémiquement harceler sans cesse et finalement exclure si elle ne couche pas avec le patron ou l’intermédiaire puissant pour garder son emploi ou sa place.

Pour avoir un minimum d’attention des hommes dans le patriarcat
La seule chose que l’on peut reprocher au film qui rencontre nombre de prostituées est de verser dans la vague toujours ultra masculiniste qui systématiquement augmente en importance par rapport à leur réelle proportion dans la population la valeur au prorata du nombre de victimes de configuration masculine en tout ou en partie. C’est à dire que pour donner autant de minutes du film à un individu par rapport à l’énorme nombre de femmes victimes, il aurait vraisemblablement fallu allonger le film de plusieurs heures, voire jours… en faire un film fleuve d’une durée de plusieurs mois. Par conséquent, il faudrait donc aussi commencer à écouter les femmes qui se plaignent d’énormes et de constantes injustices à leur égard et cesser de donner seulement de l’importance et des privilèges compensatoires à ceux qui profitent malgré tout en masse du patriarcat et des réseaux organisés pour se faire entendre sans jamais se soucier, égoïstement à l’extrême, des vraies victimes naturelles ou des victimes qu’ils font volontairement ou «oups!» à cause de ces larges oeillères invisibles qui bloquent les femmes dans des postes de travail esclavagistes et réducteurs et à des niveaux de revenus de misère sans oublier les plafonds de verre. La triste blague, c’est qu’on entend un homme affirmer que là au moins il ne se sent pas exploité.

Quelques stats du film
Une indépendante se limite à 10 passes par jour
Les esclaves subissent 40-50 hommes par jour
1 million deux cents milles hommes achètent des prestations sexuelles quotidiennement en Allemagne.

Film fleuve… Film d’un enfer au féminin.

Société marchande : au festival xyz, les femmes sont toutes des putes ?
Pour aller chercher la clientèle et les amener aux bordels, les prostituées font les carnavals et les festivals. Donc, pour les femmes qui voudraient un jour participer à la vie publique sans se faire harceler, cela devient quasi impossible, ne laissant qu’un océan de femmes victimes des bas instincts des hommes qui les dominent par la force des lois. Autant de tsunamis pour les femmes. Quotidiennement et sans espoir que la vague tombe.  Autant de murs à franchir pour celles qui veulent faire autre chose de leur vie.

Autant de murs à franchir pour celles qui veulent faire autre chose de leur vie.
Autant de murs à franchir pour celles qui veulent faire autre chose de leur vie.
Autant de murs à franchir pour celles qui veulent faire autre chose de leur vie.

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Merci au Festival des films du monde de Montréal d’avoir sélectionné le film.

Suggestion de livre : Mélanie Carpentier, J’AI ÉTÉ UNE ESCLAVE SEXUELLE, SE SORTIR DES GANGS DE RUE