Archives de Tag: exposition

Marco Polo

Le fabuleux voyage

à Pointe-à-Callière dans le Vieux-Montréal

Du 6 mai au 26 octobre 2014

Une exposition dense, historique, multiculturelle
Un grand périple sur 3 continents connus de l’époque, il y a 700 ans… une aventure inimaginable pour l’époque qui a permis à Marco Polo de découvrir des gens, des inventions, des épices, des contrées indescriptibles… Un livre qui fut possiblement le premier best-seller de tous les temps. C’est tout cela plus des films, la visite intérieur-extérieur d’une yourte, des objets précieux, semi-précieux autant que des bruts de même que peaux d’animaux à toucher et cotons à admirer.  Et pour finir une boutique à visiter où l’on trouve vraiment de très beaux livres, des souvenirs canadiana de super qualité de même que des bandes dessinées découverte du monde ou autres livres éducatifs pour enfants en lien avec les expositions, des foulards pur coton, un super coffret d’épices…

Pour nous parler de l’histoire de Marco Polo et de son voyage ainsi que de l’exposition, voici une entrevue vidéo avec Francine Lelievre, directrice générale du Musée.


L’exposition Splendore a Venezia

Le retour du Bucentaure au Môle le jour de l’Ascension (détail) de Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto, Une des œuvres majeures de l’exposition Splendore a Venezia  Au Musée des beaux-arts de Montréal  Du 12 octobre 2013 au 19 janvier 2014  Photo Jacqueline Mallette

Le retour du Bucentaure au Môle le jour de l’Ascension (détail)
de Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto,
Une des œuvres majeures de l’exposition Splendore a Venezia
Au Musée des beaux-arts de Montréal
Du 12 octobre 2013 au 19 janvier 2014
Photo Jacqueline Mallette

Splendeurs à Venise
Le tableau datant de 1760 dont la photo ci-dessus nous rapproche de certains détails du palais des doges, du palais flottant Bucentaure et des gondoles sur le Grand Canal fera partie d’une grande exposition débutant le mois prochain au Musée des beaux-arts de Montréal.

Tableau unique
La représentation sur toile de cet événement annuel aurait existé en plusieurs exemplaires « uniques » selon ce que disait apparemment chaque fois l’artiste à chacun de ses clients qui lui demandait de peindre ce festival religieux avec le vaisseau officiel des doges qui régnaient à Venise, ville d’eau par excellence où se trouvait également le pape à cette époque.

Viens, embarque avec moi
Vous connaissez Venise ? Tout s’y fait en bateau. Le transport public est un bateau. Les taxis sont des bateaux. Les calèches sont des gondoles. Par conséquent, les doges avaient bien entendu un navire d’office, un palais flottant remarquable qu’ils utilisaient pour se déplacer et pour recevoir des dignitaires ou ceux qui réussissaient à s’y faire admettre. Chaque année, des événements marquants s’y tenaient, entre autres une cérémonie pendant laquelle toute la ville renouait son alliance avec la mer, et c’est le pape qui aurait offert l’anneau à Venise afin que chaque année, la cité des doges « épouse » la mer.

Détails et ressemblances…
C’est étonnant à quel point le nom de cette ville résonne à l’oreille sa ressemblance à celui de la déesse de l’Amour… Mais y avait-il seulement des femmes dans ces événements ? Il faudra bien regarder les peintures et autres objets… pas de trop près quand même puisque ces oeuvres ont traversé plusieurs siècles et qu’il ne faut pas trop s’en approcher.  Je conseillerais donc d’apporter vos petites lunettes d’approche à fioritures pour en apprécier tous les détails avec classe, ce qui vous permettra aussi de vous cacher les yeux sans être masquéE et ainsi camoufler votre identité comme cela se faisait aussi à Venise afin de se faufiler sans faire scandale sous le diktat.

Riches dorures religieuses
Cette nouvelle exposition promet de vastes splendeurs vénétiennes visuelles et musicales, renouant temporairement avec des coutumes anciennes toutes en dorures riches pour les régnants, comme dans ce tableau autour de la Festa della Sensa (fête de l’Ascension).

Le vaisseau en question
La première des quatre versions du navire fut construite en 1311 ; la deuxième en 1526. La troisième, de 1606, était semblable aux deux autres, mais elle présentait un décor encore plus exubérant de motifs fantastiques, symboliques et mythologiques. La dernière version, la plus magnifique, avait été mise à l’eau en 1729 ; elle fut détruite sur ordre de Napoléon en 1798, officiellement en raison de sa valeur symbolique : il fallut trois jours pour la réduire en cendres après l’avoir dépouillée de l’or dont elle était revêtue.

L’exposition est en préparation ; elle débute le 12 octobre 2013 au Musée des beaux-arts de Montréal.

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World Press Photo Montréal 2013

La plus prestigieuse exposition de photos de presse au monde

Du 4 au 29 septembre au marché Bonsecours (325 rue de la commune est, Montréal)

150 photos de presse les plus marquantes de 2012 + 2 expositions inédites supplémentaires, 5e édition du concours international d’AnthropoGraphia et Regards d’Oxfam-Québec + projection en boucle du film Journal de France de Raymond Depardon et Claudine Nougaret.

World Press Photo 2013

World Press Photo 2013
Du 4 au 29 septembre
Marché Bonsecours
(325 rue de la commune est, Montréal)


WORLD PRESS PHOTO
Toutes des photos infiniment marquantes, prises à Gaza, en Palestine, en Syrie, au Japon, aux États-Unis, en Chine, en Inde… Des photos très grand format, en couleurs ou en noir et blanc, des photos de guerres, de paix, d’hommes, de femmes, d’enfants, d’animaux, de paysages…

ANTHROPOGRAPHIA
Plusieurs thèmes, plusieurs photos par thème sur des sujets comme les familles chinoises photographiées avec des chaises vides représentant tous les travailleurs partis de la maison ; les jeunes du Guatemala qui ont recréé chez eux la culture des gangs de rues apprise ailleurs ; l’impossibilité d’éradiquer la polio dans trois pays d’Afrique et d’Asie ; des marins embauchés dans leur pays et abandonnés dans des ports étrangers d’où ils ne peuvent repartir ; les conséquences à vie sur les 26,000 femmes violées par leurs confrères de l’armée américaine en 2012…
Il faut aussi surtout prendre le temps de lire les textes qui accompagnent toutes les photos exceptionnelles de cette exposition. Par exemple, celui-ci :

World Press Photo, texte concernant les femmes violées par leurs collègues de l'armée américaine

World Press Photo 2013, texte concernant les femmes violées par leurs collègues de l’armée américaine

OXFAM
De très belles photos d’Émilie Régnier racontant des histoires humaines, par exemple l’aide économique apportée à nombre de personnes, grâce à Oxfam Québec + un concours pour le public.

UN SPECTACLE
Il est ontarien, vit sur une ferme avec sa femme et leur quatre enfants, il a gagné trente-cinq prix internationaux de photojournalisme, dont cinq World Press Photo – incluant la Photo de l’année 1994 –, le Prix W. Eugene Smith (1991), le Prix Hasselblad (1999), le Prix Henri Cartier-Bresson (2003) et le Prix Nadar (2005). Il s’appelle Larry Towell et il donnera deux spectacles Blood In The Soil au centre, (407, rue Saint-Pierre à Montréal) les jeudi 12 et vendredi 13 septembre 2013 à 20 heures. Billets en vente dès maintenant : 25 $.

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Photos : expositions de cartes anciennes

Toujours situé dans l’ancien fort de l’île Sainte-Hélène, le musée Stewart présente cet été des cartes géographiques et même des cartes célestes. Des globes et des cartes que l’on examine de continent en continent ou de pays en pays dans certains cas comme la France ou même sur une ville, Montréal. Mappemondes, les pôles, l’Europe, l’Afrique, l’Asie et l’Amérique tels qu’on les dessinait aux 15e, 16e, 17e, 18e siècles…

Plus d’infos : 20 000 LIEUX SUR LA TERRE

Aussi au musée Stewart, l’exposition permanente intitulée Histoires et Mémoires

Photos :
Crédit photos : Jacqueline Mallette


CHIHULY

Exposition de structures de verre soufflé au Musée des beaux-arts de Montréal
8 juin – 20 octobre 2013

CHIHULY Un univers à couper le souffle Musée des beaux-arts de Montréal Photo Jacqueline Mallette

CHIHULY
Un univers à couper le souffle
Musée des beaux-arts de Montréal
Photo Jacqueline Mallette

Avec ses multiples doctorats honorifiques et expositions incluant une expo solo au Louvre, ce grand maître du verre nous présente des sculptures comme on en a jamais vu.

Un univers inspiré par l’eau, la mer, l’Italie…

En haut de l’escalier de marbre du Musée se trouve une sculpture créée pour cette exposition. Elle représente des roseaux de 3 mètres de haut montés sur de véritables troncs d’arbres centenaires, des cèdres thuya qu’il a visiblement dénichés sur la grève.

Dans la première galerie à gauche de l’escalier sont installés des coussins grandeur de femmes pour admirer le plafond que l’on a rabaissé et auquel ont été ajoutées des poutres de métal afin d’y placer 12 000 pièces petites et grandes et de toutes les couleurs y compris des putti, angelots insérés parmi les fleurs, coquillages et autres objets de son inspiration et qui décoraient autrefois le fond de sa piscine où il faisait sublimement ses longueurs avec toutes ces oeuvres qui voguaient avec lui.

Dans les autres galeries, les sculptures sont posées sur du plexi-glass noir, ce qui permet à l’oeuvre de se miroiter gracieusement ; il faut remarquer aussi les reflets et les ombres portées sur les murs environnants.

On dit que Chihuly est le Tiffany contemporain. Il a 300 couleurs  qu’il fait faire pour lui. Son atelier fait 45 000 pieds carrés ; une quinzaine d’artistes y travaillent depuis que lui ne peut pratiquement plus souffler le verre.

Cette exposition est exceptionnelle. Je répète : on n’a jamais vu de telles sculptures en verre soufflé. Moi qui ai personnellement visité Murano (Chihuly y a séjourné un an grâce à une bourse lui ayant permis d’observer les grands maîtres traditionnels qui gardent leur art secret depuis des siècles) et testé ma capacité touristique à souffler et travailler le verre dans un château en Tchéquie, je n’ai jamais vu de structures aussi vastes, grandes, grandioses, imposantes. Il faut voir ces montages énormes qui occupent des galeries entières et ces corolles aux teintes et aux veinures, rainures et motifs les plus multiples qui décorent tous les murs du haut de l’escalier ainsi que ces boules plus grandes que des ballons de plage et aux coloris les plus inventifs qui se côtoient sans se mélanger pour former une nouvelle couleur unie comme on voit le habituellement. C’est vraiment fabuleux.

Musée des beaux-arts de Montréal

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Des machines métaphoriques au CCA

CCA, exposition Dissections – Geoffrey Smedley

CCA, exposition Dissections – Geoffrey Smedley
Photo Jacqueline Mallette

Inventeurisme et patentes de multiples formats et à mécanismes compliqués relatant Descartes et Nietzsche sont en exposition dans et autour de la petite salle octogonale du Centre Canadien d’Architecture.

Des machines inédites et inusitées y marquent leur notion de la réalité, reliant de nombreux câbles à de nombreux points A, B, C, D… utilisant de nombreuses lettres de l’alphabet sur chaque machine pour expliquer à leur façon le fonctionnement de l’être humain, entre autres de sa mémoire, sa colonne vertébrale et jusqu’à la malice et comment elle survient dans notre vie.

Ce sont des installations fascinantes qui taquinent autant la philo que le génie et qui aiguisent la curiosité.

Dissections – Geoffrey Smedley
Une exposition pour tous, patenteux, ingénieurs, philosophes et curieux qui aiment ce qui sort de l’ordinaire et qui nécessite réflexion.

Du 6 juin au 11 août 2013.
Galerie octogonale
Centre Canadien d’Architecture
Montréal.

L’exposition Archéologie du numérique se poursuit dans les galeries principales.

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Vidéo, Les Beatles à Montréal

12 photos de l’exposition LES BEATLES À MONTRÉAL, assemblées en vidéo, au son de la chanson THIS BOY que tout visiteur peut chanter en karaoké à titre de 5e Beatle, l’espace d’une chanson au musée Pointe-à-Callière, à Montréal.

Photos, prise de son et montage de la vidéo : Jacqueline Mallette

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Chef-d’oeuvre péruvien à Montréal

Mochica, Côte nord, peut-être La Mina  100-800 apr. J.-C.  Or, chrysocolla, coquillages  28,5 x 41,4 x 4,5 cm  Museo de la Nación, Lima Photo Jacqueline Mallette

Mochica, Côte nord, peut-être La Mina
100-800 apr. J.-C.
Or, chrysocolla, coquillages
28,5 x 41,4 x 4,5 cm
Museo de la Nación, Lima, Pérou
Photo Jacqueline Mallette

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a dévoilé hier l’une des pièces majeures de l’exposition Pérou : royaumes du Soleil et de la Lune – Identités et conquêtes aux époques ancienne, coloniale et moderne présentée en exclusivité au Canada et en grande première à Montréal du 2 février au 16 juin 2013.

Que penser de médias internationaux qui ont surnommé cette oeuvre d’orfèvrerie la « Mona Lisa » du Pérou ?
Ont-ils si peur des femmes ? Laissons-les à leurs phobies et voyons de quoi il s’agit :

Un poulpe en or mochica, une véritable icône de la lutte contre le trafic d’art récupéré en 2006 par les autorités du Pérou puis remis au Museo de la Nación à Lima. Une oeuvre d’orfèvrerie qui synthétise très bien le titre même de l’exposition. Une idée de soleil mais aussi des liens avec le monde nocturne, des symboliques du monde marin et des sacrifices qui étaient selon les hommes de l’époque nécessaires au culte (il fallait donner du sang au dieu décapiteur). Une pièce représentant donc les mondes souterrains et les mondes de la mort.

Les pupilles des yeux sont ornées de chrysocolla, des pierres de teinte aqua que l’on trouve au Pérou, et les dents sont en coquillages.

L’oeuvre est dans un état tout à fait remarquable avec aussi ses petites pendeloques au-dessus des yeux. Cet ornement frontal est remonté sur une très mince plaque en plexi afin de mieux le préserver. En effet, si on n’en connaît pas l’alliage exact, on sait qu’il se compose aussi de cuivre, faisant ressortir l’or par le biais de procédés chimiques qui permettent de produire des surfaces dorées. Bref, « tout ce qui brille n’est pas d’or ».

Le ministre de la Culture du Pérou, Luis Alberto Peirano Falconí, tient à préciser que «cette œuvre – retirée exceptionnellement de son espace d’exposition permanente à Lima – illustre à elle seule la revalorisation de notre passé, la lutte contre le commerce illicite des biens culturels et notre identité péruvienne. »

Voici ma présentation de ce chef-d’oeuvre historique sud-américain, sous forme de vidéo :

Cette oeuvre est également emblématique de la lutte contre le trafic d’oeuvres qui suivrait les mêmes tunnels que les autres trafic illégaux et illicites. « Quand les archéologues fouillent des sites, ils enregistrent tout ce qu’il y a autour », explique Nathalie Bondil ; si on pille sans se préoccuper on détruit toute la mémoire autour des oeuvres trouvées sans compter qu’elles sont perdues comme patrimoine local.

Il faut savoir que les lieux susceptibles de contenir de telles oeuvres ont de tout temps été pillées (pillages de sépultures anciennes par les nouvelles populations sur place, pillages napoléonniens et autres) sauf qu’à partir du moment où les fouilles sont illicites la propriété des oeuvres n’est pas reconnue par la loi et par conséquent elles peuvent être saisies. Ce trafic est néfaste en raison également de l’inéquité du paiement remis aux juaqueros, populations locales disposant de très peu de moyens pour survivre quoique l’on observe aujourd’hui une volonté d’éduquer à l’égard de ce patrimoine et une volonté de rétribuer les objets aux lieux d’où ils ont été extraits.

Pendant l’exposition au Musée des beaux-arts de Montréal, un film accompagnera ce chef-d’oeuvre d’orfèvrerie mochica datable du IVe ou du Ve siècle de notre ère qui fut récupéré en 2006 par les autorités du Pérou puis remis au Museo de la Nación à Lima à la suite d’une dénonciation par un indicateur privé. Intercepté par Scotland Yard dans une galerie de Londres, cet ornement frontal représentant une terrifiante divinité marine encadrée de huit tentacules est devenu une véritable icône de la lutte contre le trafic.

C’est Mona Lisa qui doit bien rigoler de cette histoire rocambolesque ! Décidément, certains hommes auraient besoin de femmes dans leur entourage…

Parlant d’icônes, une suggestion : pendant que vous serez au Musée des beaux-arts, profitez-en pour visiter le 4e étage où l’on peut voir de magnifiques tableaux du Moyen-Âge, néo-classiques et baroques, entre autres des Flandres, du Moyen-Orient…


Au temps de la petite vérole

La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles

Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles, un livre important sur l'histoire de la médecine

Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles
Auteur : Rénald Lessard
Éditions du Septentrion, Québec

Le Canada
A prime abord il faut entendre que le « Canada concentre, avant 1788, presque toute sa population dans la vallée du Saint-Laurent, sur une bande de terre s’étendant sur 600 kilomètres des Cèdres à Rimouski. » (p. 13, Introduction)

Les XVIIe et XVIIIe siècles
C’est en 1760 que le Canada est devenu britannique mais les Britanniques n’ont pris le leadership médical qu’en 1788 « au détriment des Français, des Canadiens et des Allemands », ces derniers venus comme mercenaires à partir de 1776.

À partir de documents 
On connaissait déjà certaines humeurs par le biais de la comédie théâtrale de l’époque, voici maintenant un livre qui nous en révèle beaucoup plus et ce, à partir de documents et livres d’époque, sermons d’église (eh oui, c’est Dieu qui envoyait la maladie pour affirmer sa puissance, par punition ou sinon par précaution…), photos, graphiques, gravures, planches anatomiques comme celle présentant le cerveau et datant de 1735, tableaux, plans et tracés d’architecte ou de vasseur arpenteur ou encore par une religieuse avant 1755 tel que celui incluant le carré de  l’apothicairie que l’on retrouve en page 187.

Extrait : Une commande de Paris
« En 1756, le Marquis de Montcalm demande à la supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec de préparer une caisse afin d’envoyer à Paris ‘six Bouteilles de Baume de Canada Et … dix livres de Suc d’Érable’ » (bas de vignette, p. 108)

Extrait : Réglementation
Un autre bas de vignette : « Acte ou ordonnance qui défend à qui que ce soit de pratiquer la médecine et la chirurgie dans la Province de Québec, ou la profession d’accoucheur dans les villes de Québec ou Montréal, sans permission, 30 avril 1788, publiée […] dans la Gazette de Québec, no 1187, 15 mai 1788. » (p. 366)

Le livre et les maladies
Dans ce très beau livre divulguant la thèse impressionnante de Rénald Lessard, thèse qui était attendue depuis longtemps par les historiens, disponible au grand public et se présentant sous couverture cartonnée avec reliure cousue et imprimé sur papier couleur crème, les maux sont abordés  « selon les grandes rubriques de la Classification internationale des maladies (CIM), dixième révision, de l’Organisation mondiale de la Santé » (p. 25).

Les gens et la maladie
On y apprend l’état des lieux quant aux maladies et aux remèdes traditionnels d’ici tout comme aux recherches sur les plantes médicinales cultivées en jardin ou encore produits offerts en vente ; quant aux personnels soignants, les chirurgiens du roi et chirurgiens-majors des troupes, médecins, apothicaires, infirmières ; quant aux hôpitaux ; quant aux  instruments utilisés ; quant au fonctionnement de la médecine et du corps médical… et même après comme on peut le lire dans l’extrait éloquent suivant :

« Le cimetière, dans lequel se trouve un charnier, occupe une assez large superficie entre la rue Couillard et l’allée de l’hôpital. » (p. 186)

Les folles, les pécheresses et les abeilles travailleuses
Les femmes de l’époque tenaient déjà une place importante dans le milieu médical : « Dès 1693, des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Québec s’occupent de l’hôpital. Six ans plus tard, elles forment leur propre communauté. L’institution est complétée par un asile pour les femmes aliénées en 1717 et par un second asile, pour les hommes en 1722. Un logement réservé aux femmes ‘pécheresses’ sera par la suite ajouté, en même temps que l’hôpital se transforme en ‘Hôtel des Invalides’ pour accueillir les soldats infirmes ou impotents qui versent leur demi-solde en paiement. (pp. 178-179)

Ce livre impressionnant sur l’histoire de la médecine a inspiré une exposition
En lien avec cet ouvrage important qui s’intéresse à l’histoire, à l’archéologie et à la médecine dans son rapport avec l’être humain, il est encore temps de visiter l’exposition au Musée du château Ramezay à Montréal www.chateauramezay.qc.ca .

L’ouvrage aux nombreuses notes en bas de page, à la bibliographie imposante et à l’index des patronymes, lieux, instituts…, répertoriés en fin de thèse est publié aux Éditions du Septentrion. Consulter la fiche du livre sur le site Internet ou acheter en ligne : www.septentrion.qc.ca – Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Liens connexes :

Les Coeurs tigrés, roman historique et thriller médical
Si ALYS m’était chantée, première grande star internationale du Québec
Le malade imaginaire, pièce présentée cet été en bar-théâtre à Montréal

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World Press Photo 2012

World Press Photo 2012 + AnthropoGraphia + Rouge Carré + Conférences + trousse éducative

Prix photos isolées - sujets contemporains    1er prix  - Brent Stirton, Afrique du Sud, Reportage de Getty Images pour Kyiv Post / The Sunday Times Magazine.     Maria, droguée et prostituée, Kryvyi Rig, Ukraine

Photo : Brent Stirton
World Press Photo 2012
Prix photos isolées – sujets contemporains
1er prix – Brent Stirton, Afrique du Sud, Reportage de Getty Images pour Kyiv Post / The Sunday Times Magazine.
Maria, droguée et prostituée, Kryvyi Rig, Ukraine

 

EXPOSITION DE PHOTOS DE PRESSE

On se souvient de l’exposition de l’an passé, de cette photo d’une femme défigurée par sa belle-famille.

World Press Photo est à nouveau à Montréal avec des images journalistiques mais également des images citoyennes dans l’exposition toute québécoise du Printemps Érable intitulée ROUGE CARRÉ (Rouge 2).

Les photos racontent autant d’histoires vécues que d’individus humains ou animaux qui s’y trouvent : des petites filles mariées de force, des femmes maltraitées, des gens qui prennent la scène en vacances pour chanter et se raconter une nouvelle vie de star, des sportifs d’un thriathlon qui nagent avec les poissons, des hommes armés gratouillant un rhinocéroce, un ours polaire escaladant une gigantesque falaise pour manger des oeufs, des photos de l’Inde datant de 1878-80, une purification rituelle, des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, une Moscovite se faisant bronzer nue dans une mini-clairière se croyant à l’abri des regards indiscrets, des images croquées sur le vif en Bolivie, au Vietnam, en Norvège, au Sénégal…

Cette année, ce sont 5 247 photographes (reporters-photographes professionnels, photojournalistes, photographes documentaires, agences, journaux et magazines) de 124 pays qui ont soumis 101 254 photographies, présentées de façon anonyme à un jury international indépendant qui a attribué des prix à 57 photographes de 25 pays.

161 photographies ont ainsi été primées dans neuf catégories thématiques (dont l’actualité mondiale, l’art, la nature, le sport, le portrait et les événements de la vie quotidienne) pour faire partie de l’exposition itinérante, présentée dans 100 villes à travers le monde.

AnthropoGraphia

Des photos qui en disent long sur des vie quotidiennes difficiles parfois dans des pays où l’on croit que tout va bien : en Norvège les violences faites aux femmes (7 viols sur 10 se produisent dans des maisons privées), des maladies rares en Chine, l’islamisation d’un ancien pays d’URSS impose de nouvelles contraintes aux filles tchétchènes qui peuvent se faire harceler ou même tuer pour avoir fumé une cigarette ou pour relation «illicite», au Bangladesh des maisons pour travailleurs du textile où elles dorment empilées les unes sur les autres.

CONFÉRENCES PUBLIQUES

3 conférences publiques avec des photographes invités

Les 7, 13 et 20 septembre à 18h au Collège Dawson, trois prestigieux photographes invités donneront les conférences suivantes (Animation : Dennis Trudeau) . (entrée libre) :

– L’Américain Ed Kashi, reporter photographe pour l’Agence VII et président du jury du concours multimedia World Press Photo 11(vendredi 7 septembre, 18h : Nouvelles pratiques et état des lieux en photojournalisme)

– L’Américain James Estrin, photographe émérite du New York Times et fondateur éditeur du Lens Blog du NYT (jeudi 13 septembre, 18h : Le printemps Arabe vu par les yeux de plusieurs photographes 

– Le Français Denis Rouvre, connu pour ses portraits de célébrités de la musique, du cinéma et du sport (jeudi 13 septembre, 18h : Le portrait documentaire : projet sur les survivants du tsunami au Japon .) Denis Rouvre a réalisé une photo saisissante de Toku Konno, une survivante du tsunami survenu le 11 mars 2011 au Japon (3e prix, catégorie portrait, World Press Photo 2012).


TROUSSE ÉDUCATIVE

LES PLUS JEUNES ET LEUR REGARD SUR L’ACTUALITÉ

La fondation World Press Photo prépare chaque année une trousse éducative à l’intention des élèves des écoles secondaires qui souhaitent visiter l’exposition. Celle-ci, très bien documentée, les accompagne au gré de leurs pas et leur permet de réfléchir sur l’actualité mondiale, de se questionner sur le rôle du journalisme et des photographes de presse et d’aborder les questions de la liberté de presse et des droits humains.

Cette super trousse éducative, livret pédagogique pour les 13-16 ans, est téléchargeable à partir du site : http://worldpressphotomontreal.ca/fr/scolaire/Mon_Album_2012_WPP.pdf

INFOS

Du 7 au 30 septembre 2012
Tous les jours de 10H à 22H

Lieu : Marché Bonsecours, rez-de-chaussée du
325, rue de la Commune Est, Vieux Montréal
Site accessible aux personnes à mobilité réduite et aux chaises roulantes

Tarifs (taxes et frais de service inclus)
Général 12$
Étudiant 8$ – (moins de 25 ans)
Moins de 12 ans: gratuit

www.worldpressphotomontreal.ca
carrerouge.ca

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  • 1er prix  – Brent Stirton, Afrique du Sud, Reportage de Getty Images pour Kyiv Post / The Sunday Times Magazine.

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