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APARTHEID UNIVERSITAIRE : Financement des universités au Québec et au Canada

Surfinancement des univs anglos au Qc

Apartheid universitaire
Auteur : Louis Préfontaine
Louise Courteau éditrice, Montréal

Épatant, plus que d’actualité
À l’heure où au Québec les étudiants ont passé pratiquement toute la session en grève et se butent encore, semble-t-il, malgré une entente avec le gouvernement québécois à une fin de non-recevoir historique, une nouvelle publication voit le jour, une étude approfondie et totalement renversante et libératoire sur le financement des institutions d’enseignement, tout particulièrement le surfinancement des universités anglophones du Québec par rapport au nombre d’individus de la minorité linguistique anglophone… comparativement à son inverse dans le reste du Canada.

Chiffres, données, tableaux
L’auteur appuie ses résultats de recherches québécoises, canadiennes et dans plusieurs pays du monde par des statistiques récentes et une imposante bibliographie.

Étudier au Québec pour apprendre l’anglais
Dernièrement, on a constaté au Québec que nombre d’étudiants viennent de France pour vivre ici en français et étudier et faire l’apprentissage de l’anglais ; mais où trouver l’argent pour permettre aux jeunes d’ici d’acquérir une éducation plus que nécessaire dans le monde actuel ?

Immigrer au Québec et oublier son français…
Qui ne connaît pas un ou plusieurs individus qui est arrivé ici parlant le français mais qui au bout de quelques années, se trouve en parfaite situation de le désapprendre ?

Les extraits suivants son éloquents :

«Le problème – et il est de taille – est le suivant : si les francophones n’ont pas hésité à confronter les anciennes prérogatives de l’Église, notamment avec la création d’un ministère de l’Éducation ou de la Santé lui enlevant ces responsabilités, ils n’ont osé affronter le pouvoir de l’élite anglo-montréalaise déclinante qu’avec précaution et de manière circonscrite. » (p. 46, Une Loi 101 fixant les droits des anglophones)

« La minorité anglophone historique de la région de Montréal, avec un peu plus de 300 000 locuteurs, forme 8,8% de la population totale de la région, mais ses institutions universitaires accaparent 42,2% du financement total. Ce déséquilibre du financement ne peut qu’accentuer la vitalité de l’anglais dans la région et contribuer au recul de la langue française. » (p. 141, À quoi ressemblerait un financement équitable ?)

« Il faut comparer le financement per capita offert aux minorités anglophones du Québec et francophones du reste du Canada pour mesurer l’ampleur du surfinancement des institutions de langue anglaise au  Québec. » (p. 141, Comparaisons croisées)

Ailleurs dans le monde
Pour les nombreux exemples tirés d’autres pays, je me suis laissée intéresser par le frison, qui est parlée par les gens vivant l’équivalent si on peut dire des Îles de la Madeleine malgré que ces îles sont beaucoup moins éloignées de leur terre d’appartenance, au large des Pays-Bas et de l’Allemagne.

« Pays-Bas
« Langue minoritaire reconnue : frison (5%)
« Sur une population totale de 16,5 millions d’habitants (2008), le pays a accueilli 140 000 immigrants, soit près de 0,8% de sa population […]
« Or, devant la ghettoïsation croissante […] le gouvernement a corrigé le tir en introduisant davantage de mixité sociale et en imposant un cours de langue et de culture néerlandaise aux nouveaux candidats à l’immigration. » (p. 185)

Accéder à la fiche du livre sur le site de Louise Courteau éditrice

LECTURES CONNEXES

Livres d’histoire

L’Année des Anglais – La Côte-du-Sud à l’heure de la Conquête
Québec ville assiégée 1759-1760, d’après les acteurs et les témoins

Romans historiques
La Ville oubliée
Marie-Anne . La vie extraordinaire de la grand-mère de Louis Riel

Études
Territoires francophones . Études géographiques sur la vitalité des communautés francophones du Canada


VIE : Métamorphose d’une femme

Du monde de la criminalité à docteure et femme d’affaires
Métamorphose d'une femme

Métamorphose d'une femme

Auteure : Sylvia Chouinard
Béliveau éditeur

Dans ce livre qui se lit comme on écoute une amie nous raconter ses mésaventures, Sylvia Chouinard raconte les multiples bouleversements de sa vie.
Divorce, délinquance, études, docteure, femme d’affaires
Et c’est à tout un cheminement que nous convie l’auteure dans ce récit de sa propre réhabilitation.Enfant, le divorce de ses parents la marque et surtout l’oblige à aller vivre loin, chez ses grands-parents. Adolescente, elle sombre dans la délinquance et dans la toxicomanie, engagée qu’elle était avec le milieu criminalisé à un point tel que  sa vie ne tenait plus qu’à un fil et que ses activités la menaient éventuellement droit vers la prison ou la mort précoce. Jeune adulte, 26 ans, elle reprend le contrôle de sa vie et s’engage dans de longues études qui l’ont sauvée : elle s’est rendue jusqu’au doctorat en psychologie. Enfin adulte, elle désire devenir millionnaire et devient entrepreneure en construction de bâtiments en 2004.

Un exemple de réussite inspirant
Pour aider ne serait-ce qu’une seule personne à sortir du mal-être, l’auteure nous livre aussi, au fur et à mesure, les moyens qui l’ont aidée à transformer sa vie.

EXTRAITS

« Voir les policiers menotter mon père et l’emmener fut sans conteste l’événement le plus percutant de mon enfance. » (p. 13)

« Pour parvenir à un équilibre psychologique, il s’avère essentiel d’identifier nos schémas problématiques, mais il faut aussi accepter notre histoire telle qu’elle s’est produite. » (p. 24)

« Quel dommage que ma grande vitalité se soit transformée en énergie négative. » (p. 30)

« De première de classe que j’étais au primaire, j’ai redoublé mon secondaire IV. » (p. 37)

« Patrick et moi ne parlions jamais du danger que nous encourions. » (p. 53)

« Si mon problème n’était pas de nature cardiaque, il devait assurément s’agir d’une autre maladie. » (p. 107)

« Mes longues années d’études en psychologie ont aussi contribué, dans ce cheminement personnel, à combattre les traits de ma personnalité qui m’empoisonnaient l’existence. » (p. 241)