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Derrière l’information officielle

Derrière l'information officielle

Derrière l’information officielle 1950-2000
Auteur : Claude Jean Devirieux
Éditions du Septentrion, Québec

Savoureux et pas froid aux yeux, l’abécédaire historique de l’ancien journaliste de Radio-Canada Claude Jean Devirieux s’avère une lecture juteuse de vérités cachées.

Plus drôle que bien des émissions soi-disant dédiées au rire, ce livre se rappelle de gens, de moments, de faits trop vrais pour être dits sur les ondes de la télé fédérale nationale canadienne.

De page en page, on rigole, on rit dans sa barbe en lisant ces histoires qui ont souvent encore aujourd’hui d’immenses répercussions immédiates et concrètes sur notre vie mais qui furent ou sont encore cachées parce que « les preuves n’existent pas ou disparaissent […] la rectitude politique repose aussi sur le public qui n’est pas prêt à accepter comme crédible une information a priori incroyable, même si elle est fondée […] je n’ai jamais vraiment eu le temps de fouiner » (Introduction).

Quelques extraits

Ça commence en lion, par ACCUSATION
« Un proverbe dit : Qui veut noyer son chien l’accuse de rage. » (p. 13)

Tout est dit… Mais non, poursuivons :

ÉCOLOGIE
« Si l’on ne fait rien (attention : ça va gicler), les poissons ne se reproduiront plus, les filles qui sont déjà hypersexualisées aiguicheront les hommes dès l’âge de huit ans et les hommes deviendront impuissants. » (p. 87)

FÉMINISME
« Les femmes ont été traitées comme des citoyennes de seconde classe jusqu’au XXe siècle. » (p. 102)

HOMOSEXUALITÉ
« Le seul problème c’est que quand une minorité, quelle qu’elle soit, religieuse, ethnique, politique ou philosophique (franc-maçonnerie), se transforme en société d’entraide mutuelle. Un membre de cette minorité entre dans une organisation et, profitant de son poste, il y fait entrer aussi d’autres membres de cette minorité. Si bien que ces gens-là, vivant entre eux et partageant les mêmes idées et les mêmes aspirations, en arrivent à ne plus tenir compte, voire à ne plus percevoir les besoins de la majorité vivant à l’extérieur de leur groupe. » (pp. 120-121)

Comme il dit vrai !

Un livre à savourer pour toutes les vérités qu’il contient et qui font habituellement l’objet d’autocensure. Et puis, rajoutons cet extrait, pour l’histoire :

« D’ailleurs, au cours du même voyage, une vieille missionnaire des soeurs grises qui, venue toute jeune de Montréal, avait descendu le Mackenzie en canot, comme du temps des coureurs des bois, m’avait certifié qu’avant les nouvelles lois linguistiques toute la vallée du Mackenzie était francophone. » (p. 23, BILINGUISME-BICULTURALISME)
… Ce à quoi je pourrais personnellement rajouter : la même histoire de l’anglais ayant supplanté le français s’est produite à l’Union européenne !

Voilà, rafraîchissez-vous le cerveau de toute la propagande proactive radio-canagayienne festivalière muséale musicale baroque scientifique élecgrisante femmophobe actuelle…

Derrière l’information officielle 1950-2000 est publié chez Septentrion. Disponible en formats papier et PDF. Offrez ce livre en cadeau à tous vos amis et toutes vos amies, famille, parenté, ex-collègues remerciées… à tous ceux et toutes celles qui se plaignent de toujours rester sur leur faim avec la télé actuelle et les nouvelles/journaux/actualités encore très ou autrement censurés d’aujourd’hui.

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Madagascar Wake Up aux Nuits d’Afrique

Razia Said, Jaojoby,
Saramba et Charles Kely
réunis sur scène pour l’écologie de leur île

Un article combinant les efforts et les talents de Leslie Merle et de Jacqueline Mallette
Grande fête malgache hier au Festival Nuits d’Afrique avec toute la communauté montréalaise de Madagascar présente pour saluer ces 4 artistes et formations de musique qui sont arrivés graduellement sur scène puis se sont reformés diverses fois en configurations variables et dont la tounée est un plaidoyer afin d’ouvrir les yeux des gens sur la beauté de leur île, sur « les forêts qui pleurent, les forêts qui demandent notre attention » comme l’a exprimé Razia Said toute habillée de blanc.

Émouvant moment que de voir la communauté malgache se retrouver pour un soir pour fêter autour d’artistes bien aimés de chez eux. Une communauté qui semble avoir un goût prononcé pour la musique et qui transpirait sa joie d’être réunie.

Du côté musical, quel plaisir ce fut que d’apprécier la virtuosité du guitariste Charles Kely, impressionnant musicien dont la complexité du talent se marie impeccablement aux rythmes chauds qui nous ont été offerts hier soir.

La prestation du groupe Saramba a été un des points culminants de la soirée : les pas cadencés se multipliaient sans retenue dans la foule échauffée.

Cette soirée dédiée à Madagascar, aussi festive qu’engagée, fut une nuit d’Afrique à ne pas manquer.

On peut tous les voir et entendre sur ma vidéo, 3 extraits LIVE réunis
Avec Charles Kely (RABEKIJANA), auteur, compositeur et virtuose de la guitare ; Jaocoby (Un faible pour les filles) que ses compatriotes surnomment le roi du salegy ; la très populaire et traditionnelle Dina qui à la tête du groupe Saramba a fait fureur avec ses chansons, son costume national et son maquillage = Claudine Robert Zafinera de son vrai nom est aussi l’épouse de Jaocoby depuis 1988 et elle rallie le nord et le sud de l’île de par ses parents ; et enfin la très belle Razia Said qui nous a expliqué leur motivation en français avant de se mettre à chanter et danser avec toute la bande.Tout ce beau monde sur scène a attiré une salle pleine à craquer.

Voir la vidéo de la soirée malgache :
Photos et vidéo : Jacqueline Mallette
Aujourd’hui, c’est au centre-ville que se déplace le Festival et débutent les spectacles et ateliers gratuits :
Le village des Nuits d’Afrique : Tiken Jah Fakoly en spectacle de clôture