Archives de Tag: documentaire

Le Nord au cœur

Un film de Serge Giguère

Parcours d’un géographe.
Avec Louis-Edmond Hamelin : « J’ai fait plus dans la vie que je voulais faire. »

Disponible en DVD le 11 mars 2014

De la nordicité et son peuple jusqu’à l’électricité et aux mines (Plan Nord!)
À la retraite
En passant par les rangs de campagne et la langue française

La NUNA, le Grand Nord Québécois Nuvavik
Survoler le Grand-Nord Québécois, même dans un film, c’est toujours très impressionnant. Découvrir les noms de nombreux rangs de la campagne Québécoise aussi. Mais voir un homme donner avec sérénité ses archives c’est-à-dire tout ce qu’il a aimé tout au long de sa vie pour passer à autre chose, on reste sans voix.

Le Nord au coeur,  Louis-Edmond Hamelin, nordicité, glaciel, NUNA, explorateur, géographe, linguiste, Grand Nord Québécois, Inuits, Un film de Serge Giguère, documentaire

DVD Le Nord au coeur
Un film de Serge Giguère
Avec Louis-Edmond Hamelin
Explorateur, géographe, linguiste,
Grand Nord Québécois, Inuits, NUNA, documentaire

Ce DVD est d’une richesse fabuleuse. C’est le parcours d’un homme qui n’hésite pas à formuler ses observations et réflexions ou à citer les grands personnages qu’il a rencontrés dans sa vie :

« On est ici dans une région ultra patrimoniale, archipatrimoniale »
« De sorte que une ou deux fois dans ma vie, je fais des mille kilomètres [….] c’est comme l’Arabe qui va à son pèlerinage […] c’est le patrimoine immatériel. » dit le géographe linguiste défenseur de la présence autochtone Louis-Edmond Hamelin au Mushuau-nipi.

« L’hiver, c’est un immense sujet […] c’est pas quelque chose d’importé d’Europe ; l’hiver, c’est comme le Saint-Laurent, c’est comme le Nord […] c’est pas un sujet qui mérite toutes sortes de farces plates là quand on parle de l’hiver dans les médias ou dans les journaux ou dans les conversations privées. »

Louis-Edmond Hamelin a découvert les Autochtones en 1939 lors d’un congrès eucharistique, il y est retourné avec bonheur avec l’équipe de Pierre Perreault. Dans ce DVD qui nous apprend la nordicité, le glaciel et autres mots de son invention pour décrire en français un pays de froid, de neige et de glace, il y remet les pieds pour la première fois depuis 30 ans. Le vaste nord dont le film nous montre souvent des cartes, nous relate des conférenciers des premières heures, nous indique des ouvrages.

On va de surprise en surprise dans ce film qui n’est pas un documentaire comme les autres. Loin du linéaire, le cinéaste Serge Giguère nous présente un grand personnage, un pionnier et linguiste.

« C’est dans le Nord qu’on apprend le Nord. »

« la nordicité mentale […] il y a tout un domaine non photographiable »

« Il y a des problèmes réels, pis y a des problèmes imaginaires ; de loin, ceux qu’on n’arrive pas à résoudre c’est les problèmes imaginaires. » phrase exprimée par l’explorateur conférencier d’origine islandaise Stefansson que cite M. Hamelin.

« Ça contribuait à décevoir M. Lévesque : il disait qu’est-ce qu’y a dans ce pays ? »

« On ne peut pas détacher ce qui ne se détache pas.  » : Nunasiaq, Nunavut, Nunavik, Nunatsiavut… « Si grammaticalement le terme NUNA était un verbe, il se conjuguerait avec être plutôt qu’avec avoir. »

Entre Louis-Edmond Hamelin et sa femme, ils ont contribué à enseigner plus de 100 ans de géographie dans une même ville. De telle sorte que ce film est aussi un exemple pour jeunes enseignants ou même jeunes parents qui voudraient que leurs enfants sachent écrire.

C’est à toute une grandeur d’esprit que nous convie ce documentaire. Le DVD contient aussi des suppléments sur, entre autres, la NUNA expliquée par Louis-Edmond Hamelin. Un film à voir avant de se forger une opinion sur l’électricité

http://lenordaucoeur.rapideblanc.ca
DVD ONF Pierre Perreault

Livres, DVD, Grand Nord Arctique

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STOP À LA GRÈCE EN SLIP

Un film attendrissant. Vraiment. Pourquoi ? Parce que nous sommes tous et toutes naïfs et insoupçonnants et donc vulnérables à un meilleur ami ou partenaire de 20 jours ou de 20 ans devenu jaloux de notre succès ou qui soudain voudrait prendre notre place ou encore en tant que population obligée de croire à des chefs d’État qui n’ont jamais travaillé ou qui ne savent que se faire élire à tours de rôles tout en se disant qu’il vaut mieux ne rien dire au peuple de la véritable situation économique.

Il n’empêche que l’Allemagne devient vraiment laide, entre son économie de plus en plus basée sur les bordels et ce qu’elle impose à la Grèce de ces montants d’argent qui n’ont jamais été reçus en Grèce mais qui sont passés de l’Europe à l’Europe.

Un excellent documentaire qui reflète bien le monde immonde dans lequel nous vivons.

EXTRAITS DES COMMENTAIRES

« Tout le monde sait maintenant que la Grèce a servi à faire tourner l’économie allemande. »

« La façon dont ils nous ont traité jusqu’à présent ce n’était pas pour vivre, c’était pour mourir. »

« Ils sont quelques groupes qui contrôlent la Terre, le monde, et ils ont décidé d’un système qui va éliminer, écarter la classe moyenne. »

« Ça voulait dire aussi qu’on vivait sans mettre de côté […] on dépensait pour des choses superficielles. »

« 2500 suicidés, à Athènes seulement »

STOP À LA GRÈCE EN SLIP : VOIR LA VIDÉO MISE EN LIGNE PAR LA RÉALISATRICE

STOP À LA GRÈCE EN SLIP

2013, Couleur, France, Documentaires du monde (longs métrages)
Langue d’origine : français

Équipe de production
Réalisation : Brigitte Roüan
Scénarisation : Brigitte Roüan
Direction photo : Nicos Ziagas, Irini Zeugoli, Vicky Vellopoulou
Montage : Théo Skikman, Clément Tomé, Bénédicte Teiger, Olivier Michaut-Alchourroun
Musique : Grigoris Vasilas

Synopsis
«En 2011, j’ai tourné un film en Grèce, Tu honoreras ta mère et ta mère. Après les émeutes de 2012, je suis revenue pour donner la parole à mon équipe et avoir un autre son de cloche.» — Brigitte Roüan

Festival des films du monde
FFM : Sexe – Made In Germany

Calendrier CINÉMA : Les films du lundi 2 septembre, les choix du public


Du cinéma qui en met plein la vue

Ce soir je suis retournée voir deux films au festival Présence autochtone, un court-métrage A Stranger On The Land et un long-métrage de l’ONF, Point de fuite.

A Stranger On The Land
Les deux films nous en mettaient plein la vue et plein les oreilles, le premier lors d’une tempête avec rafales de neige, de nuit, en voyage à motoneige d’un village à l’autre, un déplacement qui normalement prendrait quelques heures mais il lui en a fallu plus du double, possiblement le triple et au bout d’une histoire racontée à travers le vent qui soufflait et qui déformait les paroles jusqu’à les rendre incompréhensibles ce qui est tout à fait juste dans le ton, l’incompréhension de ces vastes territoires de neige et de glace. Un film expérimental puissant et tout à fait représentatif de ce que j’ai lu dans des romans de fiction très très réalistes que je mets en lien à la fin de cet article !

Point de fuite, long-métrage documentaire de l'ONF

Point de fuite, long-métrage documentaire Arctique de l’ONF

Point de fuite
Le second film était un long-métrage tout à fait contraire au premier : il s’agissait d’un voyage de découverte, retour à des sources généalogiques d’une descendante d’un homme d’action originaire de la Terre de Baffin qui a un jour convaincu tout son village de se déplacer au Groenland, apportant avec eux des moyens de survie alors inconnus dans cette île scandinave où maintenant les traditions canadiennes sont redevenues plus importantes qu’en leur lieu d’origine. Dans ce documentaire, ce sont les étangs d’eau tranquilles (eh oui, la glace n’est plus aussi sure ni aussi durable qu’avant), deux chasses au narval complètement différentes, la pêche à l’omble chevalier, les déplacements en traîneau arctique tiré par toute une meute de chiens nordiques… Le commentaire accrocheur  tout comme les familles rencontrées par la voyageuse et narratrice Navarana K’avigak’ Sørensen sont paisibles et réalistes, et les traditions pures ou adaptées à la facilité du siècle. Mais comme elle-même se le demande : à force de s’adapter, est-ce que nous en sortirons gagnants ? Ce film est rempli d’images absolument magnifiques du Grand Nord, des terres, villages, océan, baies, glaces et neiges de l’Arctique.

Parmi les films à venir, signalons Les ailes de Johnny May, premier pilote de brousse inuit.

Spectacles gratuits
Les activités ont débuté sur la Place des Festivals.

Le calendrier complet des activités sur le site www.presenceautochtone.ca.

Festival Présence autochtone


DVD Ces crimes sans honneur

Violences faites aux femmes, pistes de réflexion, meurtres au nom de l’honneur de la famille, problème des femmes, rééducation des hommes, traditions néfastes, communautés immigrantes, mariages forcés, le nom, l’honneur, le père, le chef de famille, le patriarche, l’aîné, les cousins, les cousines, les jeunes vierges analphabètes du pays d’origine, le cousin qui veut des papiers, les meurtres pour éviter le déshonneur ?…

C’est à un long métrage documentaire exceptionnel que nous convie Raymonde Provencher avec son plus récent film Ces crimes sans honneur, qui sort en DVD aujourd’hui 27 novembre 2012 avec deux disques dans le coffret, la version française et  sa version anglaise « Crimes Without Honour ».

Ces crimes sans honneur / Crimes Without Honour . Raymonde Provencher

Ces crimes sans honneur de Raymonde Provencher

Les crimes d’honneur sont des phénomènes anciens, qui remontent à des temps immémoriaux. Nous les avions crus révolus; et pourtant la réalité nous a rejoint au moment où nous nous y attendions le moins. Des milliers de personnes — généralement des femmes — dans le monde sont tuées au nom de l’honneur.

Au Canada, « l’affaire Shafia » a sonné l’heure de notre réveil. En Suède, c’est l’assassinat de Fadime, de la main de son propre père, qui a provoqué l’électrochoc. On tue au nom de l’honneur en Angleterre, en Allemagne, aux Pays-Bas, en France, en Suède, au Canada; et ce phénomène est en constante augmentation.

Dans Ces crimes sans honneur, la cinéaste tente de dégager certaines pistes de réflexion à travers l’histoire d’Aruna Papp, une chrétienne d’origine indienne vivant au Canada ; de Necla Kelek, une turque vivant en Allemagne ; de Sara, une kurde établie en Suède et d’Arkan, un jeune kurde élevé « à la suédoise ».

Aruna, Necla, Sara et Arkan ont eu le courage de défier ces traditions criminelles de leur communauté en dénonçant ces crimes haineux avec le risque d’être ostracisés.

Produit par Raymonde Provencher (Macumba Films), Ces crimes sans honneur est distribué par Les Films du 3 mars.

Stop the bad name of the community by preventing it

Immigrée torontoise, elle ne s’inquièterait pas d’être stéréotypée à condition que personne ne se fasse tuer pour cela. Ou ne se fasse casser le bras ou ne subisse d’autres violences conjugales non comptabilisées, jamais dénoncées, la peur servant à terroriser les victimes de maltraitance au quotidien.

Pendant 18 ans, elle a vécu de la violence conjugale ; pendant 18 ans « Tout ce que tu comprends ce sont les coups de pied » lui disait son père qui l’avait aussi battue avant son mariage forcé avec un homme qu’il n’aimait pas et qu’il insultait devant tout le monde et qui ensuite s’en prenait à elle.

Elle s’en est sorti. Elle a fait une recherche. Elle a parlé à 1800 femmes qui avaient toutes peur d’être identifiées. Nombre d’entre elles ne se sont pas présentées. Elle-même a un jour détruit l’estime de soi sur la personne de sa propre fille. Elle raconte son histoire, l’histoire d’innombrables femmes qui apprennent du jour au lendemain qu’elle se marient le lendemain avec un individu qu’elles n’ont jamais vu ou avec un membre de la famille. Si elles refusent, elles se font coller une étiquette d’avoir déshonoré leur famille. « Le déshonneur restera à jamais. » Elle explique que plusieurs communautés immigrantes apportent des « traditions néfastes dans ce pays», dit la Torontoise.

Une turque en Allemagne : « Les turcs et les arabes s’isolent »
Après la Suède, après Toronto, le film nous transporte en Allemagne où une auteure d’origine turque explique la charia qui est un code de lois qui régit ce qui finit par être une petite ville dans la ville, code entièrement copié sur la société d’origine d’où est issue la jeune vierge du pays qui n’apprend souvent jamais la langue du pays d’accueil.

« Je suis devenue un être autonome. »
Dans le film de Raymonde Provencher, cette auteure qui a appris en Allemagne en côtoyant les allemands qu’elle pouvait vivre de manière autonome, explique le fonctionnement hiérarchique de l’honneur du patriarche familial, honneur pouvant mener jusqu’au meurtre.

La société d’accueil : « Il faut en parler beaucoup plus »
Elle croit que la société d’accueil doit absolument se mêler des violences faites aux femmes. Il ne s’agit pas d’affaires de famille ou personnelles ; il s’agit de violences faites aux femmes, de maltraitance subie par des citoyennes, qu’elles aient ou non eu la permission ou l’opportunité d’apprendre la langue du pays d’accueil.

On pourrait même croire qu’à la limite ces mariages arrangés servent même à obtenir des passeports et des nationalités sur le dos des filles qui n’ont pas le choix. Cette auteure travaille depuis des années à faire cesser ces mariages forcés et a réussi à les réduire de 25 000 par années à 10 000, en éliminant les analphabètes depuis qu’on impose des tests de connaissance de la langue.

Au Canada, on n’a aucune données sur les mariages forcés.

Le nom, l’honneur, le père, le chef de famille, le patriarche, l’aîné… tous ont une place bien précise dans ces sociétés. L’honneur de la famille est plus important, semble-t-il, que le mal qu’ils peuvent faire pour le préserver.

MOUTON NOIR et BANNIE
Elle parle aussi de l’exclusion dont elle a fait l’objet de la part de sa famille après son divorce qui les humiliait.

En Suède :

Un cri commun : les hommes et les femmes à qui on impose ces mariages sont vulnérables. On demande aux politiciens de s.v.p. écouter. Ces femmes mettent leur vie en danger en s’exprimant sur le sujet.
« Personne n’a osé m’aider. »
« J’ai vu la Suède comme un pays de libertés »
« J’ai perdu ma famille, ma cousine, ma copine. »

Cet homme vivant en Suède que l’on a forcé à marier une cousine l’a laissée en Syrie pendant 3 ans avec d’autres dans la même situation de mariée en attente des papiers d’immigration, dans une pièce de 10m2.

La virginité, l’honneur sont des clauses négociés lors d’un mariage forcé

Mieux vaut prévenir que guérir. La prévention en entendant le problème des femmes doit s’accompagner d’une rééducation des hommes afin qu’ils respectent les droits des femmes.

« Je suis la seule qui ose parler »
Il ne faut pas seulement écouter, il faut s’en mêler, ajoute-t-elle. « J’espère avoir fait une toute petite différence. »

Un film de Raymonde Provencher.

À voir absolument afin de comprendre possiblement les communautés qui ne semblent pas vouloir s’intégrer, pour aider votre voisine ou votre voisin qui ne vous salue jamais, pour survivre à la peine incommensurable que vous a causée votre ex-fiancé qui s’est soudainement marié avec une femme de son pays alors qu’il disait vous aimer…


Un film sur le conflit israélo-palestinien

5 BROKEN CAMERAS d’Emad Burnat et Guy Davidi – en rappel au Cinéma Excentris (22 et 25 novembre 2012)

5 BROKEN CAMERAS d'Emad Burnat et Guy Davidi - en rappel à Montréal

5 BROKEN CAMERAS
d’Emad Burnat et Guy Davidi
– en rappel
au Cinéma Excentris
(22 et 25 novembre)

Après avoir été présenté aux Rencontres internationales du documentaire (RIDM), où il a remporté le Prix du public ainsi que le Prix des détenues, le film 5 Broken Cameras d’Emad Burnat et Guy Davidi fait l’objet d’une série de projections supplémentaires au Cinéma Excentris. Ayant déjà fait salle comble lundi et mardi, ce documentaire brûlant d’actualité sur la situation en Israël et en Palestine sera également présenté au Cinéma Excentris le jeudi 22 novembre à 17h et le dimanche 25 novembre à 11h15.

En 2005, à Bil’in, en Cisjordanie, le fermier palestinien Emad Burnat filme la naissance de son quatrième fils. Au même moment s’érige au milieu du village le mur qui doit séparer les paysans palestiniens d’une future colonie israélienne. Pendant les six années qui suivront, Emad, avec une persévérance exemplaire et grâce à la collaboration du cinéaste israélien Guy Davidi, ne cessera d’enregistrer le quotidien de Bil’in. Ses cinq caméras détruites l’une après l’autre documentent sans relâche la progression de l’occupation, la résistance pacifique et l’escalade de la violence répressive. Alternant entre événements politiques et vie familiale, ce journal intime filmé nous fait saisir de l’intérieur la réalité de l’occupation. Une œuvre incontournable et d’une grande humanité. (Charlotte Selb, RIDM)

5 Broken Cameras a été présenté dans les festivals suivants :
I IDFA 2011 I
I Sundance Film Festival 2012 I
I Jerusalem Film Festival 2012 I
I Hot Docs 2012 I
I RIDM 2012 I

5 BROKEN CAMERAS – au Cinéma Excentris les 22 et 25 novembre
Palestine / Israël / France. 2011. Réalisé par Emad Burnat et Guy Davidi. 94 minutes.
En version originale arabe et hébreu, avec sous-titres anglais. Distribué par KinoSmith Inc.

Bande-annonce : http://vimeo.com/21967570
Site officiel : http://www.kinolorber.com/5brokencameras/
Information: www.cinemaexcentris.com

Opinions diverses : hyperliens, photos, vidéos, le Kiosque du 19 novembre 2012
Rachel, documentaire sur Rachel Corrie

oppression des méchants, indifférence des bons


Vive les antipodes !

¡VIVAN LAS ANTIPODAS! de Victor Kossakovsky
PREMIÈRE QUÉBÉCOISE – PRÉSENTATIONS SPÉCIALES
ALLEMAGNE, PAYS-BAS, ARGENTINE, CHILI
2011, 104 MIN
ESPAGNOL, RUSSE ET ANGLAIS, S.-T.A.

Vivan Las Antipodas

¡VIVAN LAS ANTIPODAS! de Victor Kossakovsky
présenté aux RIDM 2012

¡VIVAN LAS ANTIPODAS! est un grand film qui emmène le voyageur cinéphile dans 8 lieux différents, 4 endroits qui sont complètement au bout du monde de son antipode, par exemple la Sibérie par rapport à la Patagonie, Hawaii par rapport au Botswana – et là le cinéaste fait des parallèles et des images incroyables avec la lave et les animaux africains, etc.

Le cinéaste s’amuse autant avec la caméra qu’avec le montage. Il fait des plans très longs ou très larges, il montre des paysages immenses autant que des micro images de fourmis travailleuses. Ce documentaire très innovateur et magnifique se révèle être un trésor d’inventivité dans lequel le réalisateur, loin de s’embêter à savoir si ça se fait ou pas de filmer de côté ou monter à l’envers ou encore de tourner comme un ballon ou même de faire se refléter des paysages qui ne se regardent pas dans le même lac,  inverser la réflexion sens dessus dessous… Bref, ce festin pour les yeux est aussi divertissant qu’inventif.

C’est aussi un film contemplatif qui nous ramène aux vraies choses de la vie, aux conversations des gens simples qui vivent loin de tout… sauf pour contraster sur quelques séquences, en Chine où c’est la foule très entassée et toujours pressée.

C’est vraiment un très beau film, à voir cette année aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal.

Coups de coeur
Ils sont nombreux mais en voici deux : les images du lion derrière un éventail dentelle de branchages ; et le rapprochement magnifiquement et très habilement proposé entre les aspérités de la lave dans la grande île d’Hawaii et celles de la peau d’un éléphant au Botswana.

SYNOPSIS
Le monde, sens dessus dessous. La planète étant principalement recouverte d’eau, les antipodes terrestres sont rares. Arpentant les continents avec sa caméra, Victor Kossakovsky visite quatre de ces couples d’endroits. Il provoque des rencontres inédites, fait surgir les contrastes, mais aussi les étonnantes résonances de cette multitude naturelle et culturelle. Parfois, les lieux s’opposent radicalement, d’autres fois, il devient difficile de les discerner; partout, les hommes sont montrés dans leur quotidien, leur simple présence faisant office de témoignage. Grâce à un montage et des effets visuels qui vous feront tourner la tête, de même qu’à un usage de la musique absolument jouissif, le cinéaste orchestre ces images du monde pour en faire un véritable ballet, tantôt drôle, tantôt mélancolique. Un pur plaisir.

Présentés aux RIDM 2012, en SÉLECTION OFFICIELLE :

VIVAN LAS ANTIPODAS!
La valse du monde, d’un antipode à un autre, d’une image à une autre. Un pur plaisir de cinéma.

WHERE THE CONDORS FLY

Récit drôle et émouvant du tournage de ¡Vivan Las Antipodas!, de Victor Kossakovsky. Une réflexion sur la création artistique dont on n’a vu que quelques extraits montrant ce Russe hypersensible qui pleure abondamment en écoutant des femmes de son pays chanter une histoire d’amour perdu pour être allé embrasser une autre fille à un mariage… Ce slave hypersensible qui se laisse emmener en Patagonie par un Chilien trop content de filmer des paysages aussi grandioses, lui qui tient pour la première fois de sa vie une caméra vidéo et qui l’avoue candidement.


DVD José & Pilar

Dans ce documentaire de 125 minutes sur le célèbre romancier portugais décédé en 2010, préparant un lancement se laisse découvrir dans ce documentaire qui le suit dans plusieurs pays du monde avec ses proches, sa femme surtout qui porte de nombreuses casquettes.

« Une fois le péché inventé, son inventeur a eu à disposition un instrument de domination » affirme José Saramango qui parle au début surtout de la mort et de Dieu, de religion – lui qui a quitté l’église à l’âge de 6 ans. Cette phrase porte tellement de responsabilité et de poids, laissant le public à ses réflexions dès le tout début du film, à savoir est-ce que toute cause ne peut pas devenir une religion et si on tient à vouloir l’imposer au peuple que l’on croit moindre et crédule, on lui envoie par les oreilles tout un tas de remords avant même qu’il n’ait péché… et ça marche !

Ce documentaire suit le célèbre romancier portugais José Saramago sur 2 ans

José et Pilar en DVD

« La mort n’existe pas. »
« Si je tombe et me tue, je ne ferai plus de livres. »

Vie littéraire
On oscille entre utopie et réalité, entre le désir d’aller présenter le livre à l’étranger et l’inquiétude d’avoir 11 avions à prendre alors même que le transporteur aérien espagnol planifie une grève dès le lendemain. Et le lancement a lieu, au Portugal, dans une usine désaffectée, devant plus d’un millier de personnes, avec 450 livres à signer… à 84 ans.

« Je vis dans le trouble et j’écris pour troubler. »

Accompagné, conseillé et adoré par sa femme Pilar del Rio, le prix Nobel de la littérature se soumet, non sans quelque résistance passive, aux contraintes d’une célébrité qu’il n’a jamais recherchée. Parcourant le globe, s’endormant avec Gabriel Garcia Marquez lors d’événements donnés en leur honneur, Saramago sent bien que chaque moment le rapproche un peu plus de la fin. Mais ce n’est pas tant la mort qui dérange cet athée à l’ironie cinglante que la perspective de laisser derrière lui Pilar, l’amour de sa vie, qui, comme il le dit, a pris si longtemps à venir.

On dit qu’il y a un José d’avant Pilar et un autre après Pilar.

Réalisé par Miguel Gonçalves Mendes, avec José Saramago (L’Aveuglement), Pilar del Rio, Gael Garcia Bernal (Lettres à Juliette, L’Aveuglement) et l’auteur Gabriel Garcia Márquez.

Gagnant de l’Audience Award au Festival international de film de São Paulo.

Gagnant de l’Audience Award au Festival international de film «Visões do Sul» de Portimão

Sélection du Portugal pour les Oscars

Langues : Espagnol, Portugais / Sous-titres : Français et Anglais / Son : Surround 2.0

Durée : 125 minutes

www.azfilms.ca


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CINÉMA : Grandma Lo-fi

Les RIDM ont annoncé quelques films qui seront présentés lors du prochain festival en novembre. Parmi lesquels un documentaire sur une grand-mère devenue islandaise aux origines mi-allemande ayant vécu au Brésil et mi-danoise… Une grand-mère à l’oreille musicale !

Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM)

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Un film sur le cancer du sein

Entrevue avec Liliana Komorowska, réalisatrice, LES BELLES ET LA BÊTE (en anglais, BEAUTY AND THE BREAST), film documentaire sur le cancer du sein présenté en première, à Montréal, au Cinéma Impérial, lors du Festival des Films du Monde 2012 :

http://youtu.be/E0d8EldoOjc

http://youtu.be/NL64a3_Vm_w

LES BELLES ET LA BÊTE / BEAUTY AND THE BREAST

Vidéos Jacqueline Mallette, ServicesMontreal.com, Montreal157.wordpress.com

 

Festival des Films du Monde de Montréal

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Les Belles et la bête (BEAUTY AND THE BREAST)

Les Belles et la bête est un documentaire montréalais accrocheur et touchant sur le cancer du sein dans lequel on fait la connaissance de Soraya, Valerie, Amba, Susan, Pamela, Danuta, Lucie, Kathleen, Wanda et Wendy… de même que certains des médecins, oncologues, conjoints, amis, amies, mari qui racontent l’étonnement, l’angoisse, les traitements, les alternatives s’il y en a, la résilience, les événements.

Comment parviennent-elles à passer à travers et survivre  à une si dure épreuve ?

Le film transporte sa caméra chez les gens, à l’hôpital dans une salle de traitement et dans une salle d’opérations, à une émission de télé, à des activités équestres ; les intervenants discutent des risques, des prothèses qui coulent, de prévention, de chirurgie, de reconstruction, d’ablation totale des deux seins, de chimio, de l’angoisse, des à-côtés, du combat de et pour leur vie…

« J’ai une bonne intuition et je ne la suis pas assez encore. »

« Mieux manger, on se sent mieux après. C’est ce que j’ai découvert. »

« Je pourrai dire  »je l’ai vaincu » »

« Dans d’autres métiers, les gens sont sanctionnés ; dans ce métier-là, ils ont droit à l’erreur. »

NO sounds a lot like GO!

« Une personne sur trois meurt du cancer. »

SYNOPSIS

BEAUTY AND THE BREAST

Au début, pour ces femmes, les masses au sein se sont avérées bénignes. Mais face à un sytème médical parfois hostile, elles se sont senties perdues, sans défense et terrifiées par le doute. Pourtant, grâce à leur persévérance, elles ont fini par obtenir le vrai diagnostic de cancer du sein. À partir de cet instant fatidique, elles ont appris à vivre avec une nouvelle réalité. BEAUTY AND THE BREAST se penche sur cette étape qui consiste à apprivoiser la maladie. Chacune de ces femmes raconte sa propre histoire.

Liliana Komorowska

Liliana Komorowska, réalisatrice, LES BELLES ET LA BÊTE (en anglais, BEAUTY AND THE BREAST), film documentaire sur le cancer du sein présenté en première, à Montréal, au Cinéma Impérial, lors du Festival des Films du Monde 2012

Liliana Komorowska, réalisatrice, LES BELLES ET LA BÊTE (en anglais, BEAUTY AND THE BREAST), film documentaire sur le cancer du sein présenté en première, à Montréal, au Cinéma Impérial, lors du Festival des Films du Monde 2012

Diplômée de l’Académie nationale de théâtre de Varsovie (Pologne), Liliana Komorowska travaille comme comédienne pour la télévision polonaise. Elle poursuit sa carrière en Angleterre, aux États-Unis et au Canada, à la scène, au théâtre, à la télévision et au cinéma. BEAUTY AND THE BREAST est son premier long métrage documentaire.

Projections au FFM
28 août 2012 • 19h00 • CINÉMA IMPÉRIAL • CI.28.5 •
29 août 2012 • 15h00 • CINÉMA QUARTIER LATIN 11 • L11.29.3 •
31 août 2012 • 14h40 • CINÉMA QUARTIER LATIN 11 • L11.31.3 •

Entrevue avec Liliana Komorowska, réalisatrice, LES BELLES ET LA BÊTE (en anglais, BEAUTY AND THE BREAST)