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Au temps de la petite vérole

La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles

Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles, un livre important sur l'histoire de la médecine

Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles
Auteur : Rénald Lessard
Éditions du Septentrion, Québec

Le Canada
A prime abord il faut entendre que le « Canada concentre, avant 1788, presque toute sa population dans la vallée du Saint-Laurent, sur une bande de terre s’étendant sur 600 kilomètres des Cèdres à Rimouski. » (p. 13, Introduction)

Les XVIIe et XVIIIe siècles
C’est en 1760 que le Canada est devenu britannique mais les Britanniques n’ont pris le leadership médical qu’en 1788 « au détriment des Français, des Canadiens et des Allemands », ces derniers venus comme mercenaires à partir de 1776.

À partir de documents 
On connaissait déjà certaines humeurs par le biais de la comédie théâtrale de l’époque, voici maintenant un livre qui nous en révèle beaucoup plus et ce, à partir de documents et livres d’époque, sermons d’église (eh oui, c’est Dieu qui envoyait la maladie pour affirmer sa puissance, par punition ou sinon par précaution…), photos, graphiques, gravures, planches anatomiques comme celle présentant le cerveau et datant de 1735, tableaux, plans et tracés d’architecte ou de vasseur arpenteur ou encore par une religieuse avant 1755 tel que celui incluant le carré de  l’apothicairie que l’on retrouve en page 187.

Extrait : Une commande de Paris
« En 1756, le Marquis de Montcalm demande à la supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec de préparer une caisse afin d’envoyer à Paris ‘six Bouteilles de Baume de Canada Et … dix livres de Suc d’Érable’ » (bas de vignette, p. 108)

Extrait : Réglementation
Un autre bas de vignette : « Acte ou ordonnance qui défend à qui que ce soit de pratiquer la médecine et la chirurgie dans la Province de Québec, ou la profession d’accoucheur dans les villes de Québec ou Montréal, sans permission, 30 avril 1788, publiée […] dans la Gazette de Québec, no 1187, 15 mai 1788. » (p. 366)

Le livre et les maladies
Dans ce très beau livre divulguant la thèse impressionnante de Rénald Lessard, thèse qui était attendue depuis longtemps par les historiens, disponible au grand public et se présentant sous couverture cartonnée avec reliure cousue et imprimé sur papier couleur crème, les maux sont abordés  « selon les grandes rubriques de la Classification internationale des maladies (CIM), dixième révision, de l’Organisation mondiale de la Santé » (p. 25).

Les gens et la maladie
On y apprend l’état des lieux quant aux maladies et aux remèdes traditionnels d’ici tout comme aux recherches sur les plantes médicinales cultivées en jardin ou encore produits offerts en vente ; quant aux personnels soignants, les chirurgiens du roi et chirurgiens-majors des troupes, médecins, apothicaires, infirmières ; quant aux hôpitaux ; quant aux  instruments utilisés ; quant au fonctionnement de la médecine et du corps médical… et même après comme on peut le lire dans l’extrait éloquent suivant :

« Le cimetière, dans lequel se trouve un charnier, occupe une assez large superficie entre la rue Couillard et l’allée de l’hôpital. » (p. 186)

Les folles, les pécheresses et les abeilles travailleuses
Les femmes de l’époque tenaient déjà une place importante dans le milieu médical : « Dès 1693, des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Québec s’occupent de l’hôpital. Six ans plus tard, elles forment leur propre communauté. L’institution est complétée par un asile pour les femmes aliénées en 1717 et par un second asile, pour les hommes en 1722. Un logement réservé aux femmes ‘pécheresses’ sera par la suite ajouté, en même temps que l’hôpital se transforme en ‘Hôtel des Invalides’ pour accueillir les soldats infirmes ou impotents qui versent leur demi-solde en paiement. (pp. 178-179)

Ce livre impressionnant sur l’histoire de la médecine a inspiré une exposition
En lien avec cet ouvrage important qui s’intéresse à l’histoire, à l’archéologie et à la médecine dans son rapport avec l’être humain, il est encore temps de visiter l’exposition au Musée du château Ramezay à Montréal www.chateauramezay.qc.ca .

L’ouvrage aux nombreuses notes en bas de page, à la bibliographie imposante et à l’index des patronymes, lieux, instituts…, répertoriés en fin de thèse est publié aux Éditions du Septentrion. Consulter la fiche du livre sur le site Internet ou acheter en ligne : www.septentrion.qc.ca – Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Liens connexes :

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Les Belles et la bête (BEAUTY AND THE BREAST)

Les Belles et la bête est un documentaire montréalais accrocheur et touchant sur le cancer du sein dans lequel on fait la connaissance de Soraya, Valerie, Amba, Susan, Pamela, Danuta, Lucie, Kathleen, Wanda et Wendy… de même que certains des médecins, oncologues, conjoints, amis, amies, mari qui racontent l’étonnement, l’angoisse, les traitements, les alternatives s’il y en a, la résilience, les événements.

Comment parviennent-elles à passer à travers et survivre  à une si dure épreuve ?

Le film transporte sa caméra chez les gens, à l’hôpital dans une salle de traitement et dans une salle d’opérations, à une émission de télé, à des activités équestres ; les intervenants discutent des risques, des prothèses qui coulent, de prévention, de chirurgie, de reconstruction, d’ablation totale des deux seins, de chimio, de l’angoisse, des à-côtés, du combat de et pour leur vie…

« J’ai une bonne intuition et je ne la suis pas assez encore. »

« Mieux manger, on se sent mieux après. C’est ce que j’ai découvert. »

« Je pourrai dire  »je l’ai vaincu » »

« Dans d’autres métiers, les gens sont sanctionnés ; dans ce métier-là, ils ont droit à l’erreur. »

NO sounds a lot like GO!

« Une personne sur trois meurt du cancer. »

SYNOPSIS

BEAUTY AND THE BREAST

Au début, pour ces femmes, les masses au sein se sont avérées bénignes. Mais face à un sytème médical parfois hostile, elles se sont senties perdues, sans défense et terrifiées par le doute. Pourtant, grâce à leur persévérance, elles ont fini par obtenir le vrai diagnostic de cancer du sein. À partir de cet instant fatidique, elles ont appris à vivre avec une nouvelle réalité. BEAUTY AND THE BREAST se penche sur cette étape qui consiste à apprivoiser la maladie. Chacune de ces femmes raconte sa propre histoire.

Liliana Komorowska

Liliana Komorowska, réalisatrice, LES BELLES ET LA BÊTE (en anglais, BEAUTY AND THE BREAST), film documentaire sur le cancer du sein présenté en première, à Montréal, au Cinéma Impérial, lors du Festival des Films du Monde 2012

Liliana Komorowska, réalisatrice, LES BELLES ET LA BÊTE (en anglais, BEAUTY AND THE BREAST), film documentaire sur le cancer du sein présenté en première, à Montréal, au Cinéma Impérial, lors du Festival des Films du Monde 2012

Diplômée de l’Académie nationale de théâtre de Varsovie (Pologne), Liliana Komorowska travaille comme comédienne pour la télévision polonaise. Elle poursuit sa carrière en Angleterre, aux États-Unis et au Canada, à la scène, au théâtre, à la télévision et au cinéma. BEAUTY AND THE BREAST est son premier long métrage documentaire.

Projections au FFM
28 août 2012 • 19h00 • CINÉMA IMPÉRIAL • CI.28.5 •
29 août 2012 • 15h00 • CINÉMA QUARTIER LATIN 11 • L11.29.3 •
31 août 2012 • 14h40 • CINÉMA QUARTIER LATIN 11 • L11.31.3 •

Entrevue avec Liliana Komorowska, réalisatrice, LES BELLES ET LA BÊTE (en anglais, BEAUTY AND THE BREAST)