Archives de Tag: Chili

La raconteuse de films

La raconteuse de films Hernan Rivera Letelier Éditions Métailié

La raconteuse de films
Hernan Rivera Letelier
Éditions Métailié

Sur un ton de fort contentement naïf, une petite fille seule dans une maison avec son père et ses 4 frères raconte dans ce roman attendrissant une cité du Chili à l’époque des salpêtrières au fin fond du désert.

Une cité et des gens entièrement dépendants de la compagnie qui y crée de l’emploi à diverses conditions. Une cité où il y avait tout de même un cinéma même s’il fallait vraiment rassembler toutes les pièces de monnaie pour pouvoir y aller.

Elle est grande, la petite
Un livre qui semble-t-il se parcourt assez rapidement mais que l’on choisit de lire à mesure qu’elle grandit, un roman qui en dit long…

Et c’est un livre à lire, surtout avec l’adaptation cinématographique en cours !

CITATIONS / EXTRAITS

« Les derniers rayons du soleil teintaient d’or la rouille des tôles ondulées et les couleurs du crépuscule étaient assorties aux foulards de soie de ma mère. » (p. 24)

« Vous imaginez ce que ça représente de grandir dans une maison, seule au milieu des garçons ? Je n’ai jamais joué à la poupée. Par contre, j’étais une championne aux billes et aux quilles. Et aussi pour tuer les lézards dans les salpêtrières. » (p. 17)

« Bien sûr, je dois préciser qu’ils ne m’envoyaient pas au cinéma parce que j’étais la seule fille de la famille et eux – mon père et mes frères – des hommes galants avec les dames. Non, monsieur. Ils m’y envoyaient parce que j’étais plus forte qu’eux pour raconter les films. » (p. 16)

Publié aux éditions Métailié, Paris.

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Heredia, détective, romans chiliens

Métailié nous gâte en ce 11 avril : deux romans Heredia, personnage de l’auteur Ramón Díaz-Eterovic, un détective qui a des conversations élaborées avec son chat habilement nommé Simenon. Mais Heredia est Chilien, vit à Santiago mais là n’est pas la seule ville qu’il nous fait découvrir à la recherche d’individus disparus ou perdus de vue.

Deux fines aventures d’aujourd’hui : La couleur de la peau, réédité dans la collection SUITES, et Le deuxième voeu, un roman nouvellement traduit en français publié dans la collection NOIR.

La Couleur de la peau Collection Suites   -   Auteur : Ramon DÍAZ-ETEROVIC   Titre original :  El Color de la piel    Traduit de l'espagnol par  Bertille Hausberg   Éditions Métailié, Paris

La Couleur de la peau
Collection Suites
Auteur :
Ramon DÍAZ-ETEROVIC
Titre original :
El Color de la piel
Traduit de l’espagnol par :
Bertille Hausberg
Éditions Métailié, Paris

La couleur de la peau
Dans cette histoire, il est question de Péruviens immigrés à Santiago à la recherche de travail. Pour leur malheur, ils sont facilement reconnaissables et se retrouvent souvent là, sans papiers et pouvant facilement se retrouver aux prises avec des réseaux ou parmi les êtres humains qui vivent dans la rue.

Le deuxième voeu
À la suite d’une quête commandée par un fils émigré dans la cinquantaine cherchant son père avec lequel l’entente n’a jamais été facile sitôt qu’il fut sorti de l’enfance, c’est Heredia lui-même qui en parallèle se met à chercher son propre père qu’il n’a jamais connu. Le premier est un vieillard qui semble déménager de maison de retraite en maison de retraite, aux prises possiblement avec les opportunistes, et la seconde enquête en parallèle emmène les lecteurs et lectrices dans les mondes des orphelinats et de la boxe au Chili.

EXTRAITS
La couleur de la peau

« C’est un peu comme si on regardait les entrailles de la ville, sans apprêt et sans artifices, la vie routinière d’être anonymes qui, jour après jour, se lèvent à l’aube pour aller au travail et, la nuit venue, n’ont même plus la force de se demander s’ils sont heureux ou réduits à un simple bout de chair qui résiste avec la résignation d’un cheval de trait. » (p. 22)

« J’ai marché en m’habituant peu à peu au poids du soleil sur ma tête et, au bout d’un moment, j’ai commencé à voir les hommes couchés sur les trottoirs sous des couvertures en lambeaux et de grands morceaux de carton. » (p. 65)

Le deuxième voeu Collection NOIR   -   Auteur : Ramon DÍAZ-ETEROVIC  Éditions Métailié, Paris

Le deuxième voeu
Collection NOIR
Auteur :
Ramon DÍAZ-ETEROVIC
Titre original :
El Segundo deseo
Traduit de l’espagnol par :
Bernardo Toro
Éditions Métailié, Paris

EXTRAITS
Le deuxième voeu

« J’ai fermé les yeux et dans l’intime pénombre qui m’a entouré, j’ai entendu le rire du hasard. »

« — Encore un cauchemar ? a demandé Simenon derrière mon dos. » (p. 14)

« — Il a quatre-vingt-deux ans et moi cinquante-huit.  Maintenant nous sommes deux hommes âgés, nous devrions pouvoir nous parler et dépasser nos différences. En fin de compte, rien de ce qui nous a opposés autrefois n’a d’importance aujourd’hui. Je veux que vous m’aidiez à le retrouver. » (p. 22)

« Pour que cette épicerie rapporte de l’argent, il faut qu’elle reste ouverte le plus longtemps possible. Depuis que mon mari est mort, je vis derrière ce comptoir. » (p. 29)

LE PERSONNAGE
HEREDIA est un détective qui plaira aux amoureux et amoureuses des chats puisque Simenon, comme l’auteur dont il porte le nom, s’emploie à observer l’homme et à le mettre à nu face à lui-même. HEREDIA plaira aussi aux individus qui aiment les courses de chevaux et le monde de la nuit.

L’AUTEUR
Né à Punta Arenas en 1956, Ramon Díaz-Eterovic est l’un des leaders incontestés de la nouvelle génération d’écrivains -nés depuis 1948- qui symbolisent le mouvement artistique le plus attrayant de la scène culturelle du Chili des années 90.
Parallèlement à son travail d’écriture, Díaz-Eterovic participe activement à la Société des Ecrivains du Chili, qu’il a présidé de 1991 à 1993.
Ramon Díaz-Eterovic est un écrivain très prolifique, il a publié un grand nombre de nouvelles et de story-boards pour des dessins animés et de la poésie.
Il manifeste un intérêt profond pour la psychologie humaine et une forte intuition pour les histoires à intrigues. Ramon Díaz-Eterovic a été récompensé par de nombreux prix littéraires, et parmi eux, par le prix renommé Anna-Seghers 1987 en Allemagne, le prix Dashiel Hammett en Espagne et en 2007, le prix municipal de Littérature de Santiago (Chili).

Voir la fiche de chacun des livres sur le site de Métailié, Paris :
La couleur de la peau
Le deuxième voeu

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La dette, un roman sur la corruption

Je viens de terminer la lecture d’un nouveau roman écrit à partir d’un fait divers survenu au Chili et qui rappelle étrangement le combat que mènent actuellement les Québécois contre la corruption, contre la collusion, contre les escroqueries.

La Dette	  - 	 Rafael GUMUCIO . Titre original : La deuda . Traduit de l'espagnol par Bertille Hausberg

La Dette
Auteur : Rafael GUMUCIO
Titre original : La deuda
Traduit de l’espagnol par :
Bertille Hausberg
Éditions Métailié, Paris

C’est l’histoire d’un cinéaste reconnu qui, au moment d’avoir enfin obtenu du financement de sources diverses jusqu’en Espagne pour tourner le film de ses rêves, se fait dire par son comptable que ce dernier lui vole son argent et que loin d’être en mesure de commencer ce nouveau projet si longtemps planifié il est en fait criblé de dettes. Et pas seulement lui, par ailleurs…

De fait, le comptable qui l’épiait tout le temps était un escroc qui jouait double jeu avec tous ses clients, ceux de jour comme ceux de nuit. Et lui, l’artiste cinéaste, en aura pour plusieurs années à se débattre contre les accusations puisque c’est lui qui apposait sa signature aveuglément depuis des années et donc c’est lui qui est pointé du doigt alors qu’il n’a rien fait de mal ! Comment survivre, comment faire, à qui s’adresser, qui sont ces gens qui l’entourent et qui se disent ses amis, qu’ils soient sous-traitants, employés ou politiques ?

LA DETTE est un roman extraordinaire, riche en réflexions très très opportunes, en bouleversements, en réalité trop tristement vraie quand on fait confiance à un escroc. C’est un roman exceptionnel et infiniment d’actualité, au Québec en tout cas, un roman marquant.

EXTRAITS

Comment choisir parmi les 92 marqueurs que j’ai mis de part en part, tout au long de ces chapitres très courts…. Je ne mettrai pas les numéros de page. Tout est dans le livre, et c’est cité dans le désordre. Un livre à lire puisqu’on ne sait jamais quand ou comment nos proches parmi nos proches se mettront en tête de nous saigner à blanc.

« Des employés qui n’étaient pas des employés, une maison de production qui n’en était pas une, un chef d’entreprise qui ne voulait pas se reconnaître comme tel. »

« Et la chargée de communication s’avance vers les pompiers pour les interroger d’un ton péremptoire comme s’il s’agissait de serveurs surpris à cracher dans sa soupe. »

« Si personne ne s’était donné la peine de prévenir Fernando, c’était seulement parce qu’on supposait qu’il était le mieux informé. »

« Moi, j’écoute mieux quand je parle. »

« Tu fais jouer sa femme dans ton film et il financera tout ce que tu voudras. La nana est jolie, complètement refaite. »

« Le règlement de la clinique interdit à une femme d’être inséminée sans que son mari lui tienne la main. »

« … je me suis finalement rendu compte que je pataugeais dans la merde et j’ai décidé de me réveiller. »

Consulter la fiche du livre ou en lire un extrait sur le site des Éditions Métailié

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