Archives de Tag: Canada

L’Histoire nationale à l’école québécoise

Je me souviens
Moi je me souviens… Pour vrai, quand j’étais à l’école secondaire, qu’à la suite d’une discussion j’avais comparé mon livre d’histoire avec le livre d’histoire d’un ami qui allait à l’école anglaise. La même bataille dans mon livre avait été gagnée par les Français alors que dans le sien, les Français avaient été vaincus par ses compatriotes. Qui croire ? Je ne me souviens plus de quelle bataille il s’agissait mais je me souviens qu’il avait pris mon livre et qu’il l’avait jeté dans une poubelle au retour de l’école. Voilà, je vous ai relaté un épisode difficilement oubliable de mes années d’adolescence en introduction d’un ouvrage vraiment exceptionnel.

L'Histoire nationale à l'école québécoise. Regards sur deux siècles d'enseignement, Auteurs : collectif sous la direction de Félix Bouvier, Michel Allard, Paul Aubin et Marie-Claude Larouche Éditions du Septentrion, Québec

L’Histoire nationale à l’école québécoise. Regards sur deux siècles d’enseignement Auteurs : collectif sous la direction de Félix Bouvier, Michel Allard, Paul Aubin et Marie-Claude Larouche
Éditions du Septentrion, Québec

De l’enseignement de l’histoire
Enfin, tout un collectif s’est intéressé à l’enseignement de l’histoire au Québec et c’est Septentrion qui le publie avec pour chaque chapitre, une conclusion et une bibliographie imposante.

Quelques extraits
« Rappelant que dans l’Italie en guerre on “ vient de lancer une campagne de haine contre l’Angleterre ”, l’abbé Arthur Maheux se garde bien de dire que nous avons sombré dans un tel excès, sauf qu’à la page suivante, il rappelle que “ les obstacles [aux relations harmonieuses entre anglophones et francophones] certains se rencontrent dans les exposés des faits historiques, et surtout dans tels livres mis entre les mains de la jeunesse. Commentés par des rigoristes, tels manuels instillent, lentement et sûrement, la haine ”. Rappelons, pour mémoire, que le même abbé devient à la fin des années 1940 le premier directeur de l’Institut historique de l’Université Laval et qu’il influencera ainsi ce qu’il est convenu d’appeler l’école de Laval ; il perpétue la thèse bonne-ententiste inaugurée par Joseph-François Perrault et William Smith dès le début du XIXe siècle. » (pp. 168-169, Entre idéologie et racisme, Pédagogues, Chapitre 4 – L’enseignement de l’histoire nationale pendant une ère libérale, sous la direction de Paul Aubin)

« Un bref survol des thèmes liés à l’histoire du Québec et du Canada, prescrits pour le 2e cycle, conduit à cerner l’accroissement de la perspective temporelle, qui débute maintenant avec le peuplement autochtone avant la colonisation et se rend jusqu’à la fin du XIXe siècle (voir le tableau I). On remarque l’ajout de nouveaux contenus, dont le peuplement anglais, les conditions de vie et la technologie à la fin du XIXe, et d’habiletés techniques reliées aux lignes de temps et à la mesure du temps. À noter qu’il est question de compparaison entre la vie d’autrefois et du début des années 1980. » (pp. 269-270, Des thèmes proches de ceux d’avant la réforme de 1964, Chapitre 7  – D’une matière à une discipline… L’enseignement de l’histoire nationale au primaire au Québec, de 1980 à 2010, sous la direction de Marie-Claude Larouche)

Souvenirs en images
Dans les pages centrales du livre, on retrouve sur papier glacé toute une panoplie de pages couvertures d’anciens livres d’histoire, y compris Le Boréal Express qui a également été publié en trois volumes chez Septentrion.

Ouvrage collectif
L’Histoire nationale à l’école québécoise. Regards sur deux siècles d’enseignement
, ouvrage d’un collectif sous la direction de Félix Bouvier, Michel Allard, Paul Aubin et Marie-Claude Larouche, est un livre vraiment exceptionnel dans lequel il est question autant des prêtres/laïcs que des ères de pensée, que du Conseil de l’instruction publique qui un jour de 1894 lance un “ concours public ” pour la rédaction de deux manuels afin de réduire le « trop grand nombre de manuels par discipline » (p. 95) et que des manuels pour protestants utilisés à l’école anglophone à propos desquels on peut lire : « On propose explicitement d’extraire, d’une histoire d’Angleterre rédigée dans la mère patrie par Arabella Buckley mais rééditée en Ontario, la section propre au Canada […] dans laquelle l’histoire du monde anglophone hors de la mère patrie se résume à quelques pages, l’indépendance des colonies américaines […] et l’empire lors du couronnement de la reine Victoria en 1837 » (p. 100, Manuels pour protestants, Manuels, 1888-1897, Chapitre 3 – Les programmes sous deux grands commis : Ouimet et Boucher de la Bruère (1873-1904), sous la direction de Paul Aubin)

Avoir la connaissance de notre histoire
De belle discussions en perspective sur la rigueur (ou sur le manque de rigueur dans un monde aux fins nombrilistes et comment faire la différence) et sur les conséquences positives ou négatives qui s’ensuivent et sur les relations humaines entre peuples, par exemples, avec cette parution plus qu’intéressante qui fera avancer la connaissance que nous avons de notre histoire, ne serait-ce que pour ne pas répéter les mêmes erreurs que par le passé. Nous avons la chance, contrairement à d’autres pays de notre continent, d’avoir une histoire écrite et d’avoir une maison d’édition qui publie des ouvrages hors du temps, des livres littéralement immortels. Nous n’avons plus qu’à nous y intéresser… pour avoir une histoire à raconter.

Accéder directement à la fiche du livre : http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=3499 )

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Caméra Danger

Caméra Danger, polar jeunesse 12ans+ PÉRIL SUR LA MONTAGNE – No 6 – Attention danger ! Auteure : Geneviève Lamothe Éditions Marcel Broquet

PÉRIL SUR LA MONTAGNE
Attention danger !

roman polar jeunesse 12 ans et +
Auteure : Geneviève Lamothe
Série Caméra Danger
Éditions Marcel Broquet

Roman, polar, littérature jeunesse pour les 12 ans et +

Vite, il n’y a pas une seconde à perdre, ordonne-t-il, visiblement en mode catastrophe.

PÉRIL SUR LA MONTAGNE
Une aventure jeune et passionnante sur l’histoire d’un jeune Montréalais d’origine chinoise qui accompagné d’un Québécois et d’une Québécoise recherche l’histoire de sa famille, construction du chemin de fer, avalanches dans les chaînes de montagne… Une découverte des montagnes rocheuses et des incursions dans l’histoire et les traditions chinoises au Canada.

Quand la grande histoire du Canada rencontre celle de Ying

EXTRAITS

« … j’ai pensé qu’un reportage portant sur une page d’histoire de l’Ouest canadien dans laquelle les Chinois ont été des acteurs importants pourrait peut-être séduire Ying. » (p. 8)

« Le projet Caméra Danger ne date pas d’hier. […] Caméra Danger est une équipe d’apprentis reporters qui a fait sa réputation en diffusant plusieurs reportages, disons… explosifs, sur Internet. » (p. 9)

Voir la fiche du livre sur le site de l’éditeur Marcel Broquet


Flâneries laurentiennes

Flâneries laurentiennesJe viens de mettre la main sur un guide touristique, historique et littéraire absolument unique sur une des plus belles régions du Québec, les Laurentides.

Flâneries laurentiennes fait renaître le coeur des gens, des lieux, des écrits. Un travail de beauté, de paix et d’amour de la région et des auteurs qui les racontent.

Chaque ville, village, MRC débute par les paroles d’un écrivain ou d’une écrivaine de l’endroit, suivis d’une description, de photos nouvelles ou anciennes des maisons, des centres de ski, des vigoureux cours d’eau, des nombreux lacs…

N’oubliant pas que les Laurentides ont été colonisées par le curé Labelle, un encadré nous renseigne davantage sur ce qu’aurait vraisemblablement ajouté ce dernier à la description de chaque municipalité, avec le franc parler qui lui était typique. Une bio de l’auteur ou auteure des lieux termine le tout. Par ailleurs, des pages entières sont consacrées à certains auteurs comme Claude-Henri Grignon et Solange Chaput-Roland.

C’est donc 75 villes et villages, les grandes lignes de leur histoire, leurs gentilés et leurs principaux attraits touristiques et six zecs les plus accessibles ainsi que 143 auteurs nés, travaillant ou vivant dans son décor inspirant qui sont mis en valeur dans ces pages très illustrées et serties d’extraits de leurs plus beaux textes.

EXTRAITS

« Grâce à Dieu, on y pratique encore l’agriculture. Le secteur possède le meilleur potentiel agricole de la MRC. Mais le premier développement économique de la région est venu de l’exploitation forestière. C’est dans la seigneurie d’Argenteuil que le tout premier “moulin à papier” au Canada a été construit en 1805. » (p. 114, St-André d’Argenteuil, avec un texte de nul autre que Louis-Joseph Papineau)

« À la fin d’août, les Massonais accueillent les visiteurs dans différents lieux du village pour célébrer La Farandole des arts. Cet important symposium des arts visuels s’adresse aussi bien aux néophytes qu’aux professionnels, aux connaisseurs et aux collectionneurs d’art. (p. 157, Sainte-Marguerite-du-lac-Masson)

« Monsieur le curé aimerait ajouter que…
« La légende raconte que le célèbre Jos Montferrand affronte seul 150 Irlandais, qu’il jette tous dans la rivière des Outaouais, au cours d’une rixe, en 1829. À cette époque, de fortes tensions opposent les Canadiens français et les Irlandais embauchés dans les chantiers. » (p. 253, Kiamika)

Ces magnifiques Flâneries laurentiennes ont été compilées par quatre résidants : Ugo Monticone, Monique Pariseau, Lyne Rouillé, Pauline Vincent.

Flâneries laurentiennes est publié chez Marcel Broquet, La nouvelle édition.


DVD Ces crimes sans honneur

Violences faites aux femmes, pistes de réflexion, meurtres au nom de l’honneur de la famille, problème des femmes, rééducation des hommes, traditions néfastes, communautés immigrantes, mariages forcés, le nom, l’honneur, le père, le chef de famille, le patriarche, l’aîné, les cousins, les cousines, les jeunes vierges analphabètes du pays d’origine, le cousin qui veut des papiers, les meurtres pour éviter le déshonneur ?…

C’est à un long métrage documentaire exceptionnel que nous convie Raymonde Provencher avec son plus récent film Ces crimes sans honneur, qui sort en DVD aujourd’hui 27 novembre 2012 avec deux disques dans le coffret, la version française et  sa version anglaise « Crimes Without Honour ».

Ces crimes sans honneur / Crimes Without Honour . Raymonde Provencher

Ces crimes sans honneur de Raymonde Provencher

Les crimes d’honneur sont des phénomènes anciens, qui remontent à des temps immémoriaux. Nous les avions crus révolus; et pourtant la réalité nous a rejoint au moment où nous nous y attendions le moins. Des milliers de personnes — généralement des femmes — dans le monde sont tuées au nom de l’honneur.

Au Canada, « l’affaire Shafia » a sonné l’heure de notre réveil. En Suède, c’est l’assassinat de Fadime, de la main de son propre père, qui a provoqué l’électrochoc. On tue au nom de l’honneur en Angleterre, en Allemagne, aux Pays-Bas, en France, en Suède, au Canada; et ce phénomène est en constante augmentation.

Dans Ces crimes sans honneur, la cinéaste tente de dégager certaines pistes de réflexion à travers l’histoire d’Aruna Papp, une chrétienne d’origine indienne vivant au Canada ; de Necla Kelek, une turque vivant en Allemagne ; de Sara, une kurde établie en Suède et d’Arkan, un jeune kurde élevé « à la suédoise ».

Aruna, Necla, Sara et Arkan ont eu le courage de défier ces traditions criminelles de leur communauté en dénonçant ces crimes haineux avec le risque d’être ostracisés.

Produit par Raymonde Provencher (Macumba Films), Ces crimes sans honneur est distribué par Les Films du 3 mars.

Stop the bad name of the community by preventing it

Immigrée torontoise, elle ne s’inquièterait pas d’être stéréotypée à condition que personne ne se fasse tuer pour cela. Ou ne se fasse casser le bras ou ne subisse d’autres violences conjugales non comptabilisées, jamais dénoncées, la peur servant à terroriser les victimes de maltraitance au quotidien.

Pendant 18 ans, elle a vécu de la violence conjugale ; pendant 18 ans « Tout ce que tu comprends ce sont les coups de pied » lui disait son père qui l’avait aussi battue avant son mariage forcé avec un homme qu’il n’aimait pas et qu’il insultait devant tout le monde et qui ensuite s’en prenait à elle.

Elle s’en est sorti. Elle a fait une recherche. Elle a parlé à 1800 femmes qui avaient toutes peur d’être identifiées. Nombre d’entre elles ne se sont pas présentées. Elle-même a un jour détruit l’estime de soi sur la personne de sa propre fille. Elle raconte son histoire, l’histoire d’innombrables femmes qui apprennent du jour au lendemain qu’elle se marient le lendemain avec un individu qu’elles n’ont jamais vu ou avec un membre de la famille. Si elles refusent, elles se font coller une étiquette d’avoir déshonoré leur famille. « Le déshonneur restera à jamais. » Elle explique que plusieurs communautés immigrantes apportent des « traditions néfastes dans ce pays», dit la Torontoise.

Une turque en Allemagne : « Les turcs et les arabes s’isolent »
Après la Suède, après Toronto, le film nous transporte en Allemagne où une auteure d’origine turque explique la charia qui est un code de lois qui régit ce qui finit par être une petite ville dans la ville, code entièrement copié sur la société d’origine d’où est issue la jeune vierge du pays qui n’apprend souvent jamais la langue du pays d’accueil.

« Je suis devenue un être autonome. »
Dans le film de Raymonde Provencher, cette auteure qui a appris en Allemagne en côtoyant les allemands qu’elle pouvait vivre de manière autonome, explique le fonctionnement hiérarchique de l’honneur du patriarche familial, honneur pouvant mener jusqu’au meurtre.

La société d’accueil : « Il faut en parler beaucoup plus »
Elle croit que la société d’accueil doit absolument se mêler des violences faites aux femmes. Il ne s’agit pas d’affaires de famille ou personnelles ; il s’agit de violences faites aux femmes, de maltraitance subie par des citoyennes, qu’elles aient ou non eu la permission ou l’opportunité d’apprendre la langue du pays d’accueil.

On pourrait même croire qu’à la limite ces mariages arrangés servent même à obtenir des passeports et des nationalités sur le dos des filles qui n’ont pas le choix. Cette auteure travaille depuis des années à faire cesser ces mariages forcés et a réussi à les réduire de 25 000 par années à 10 000, en éliminant les analphabètes depuis qu’on impose des tests de connaissance de la langue.

Au Canada, on n’a aucune données sur les mariages forcés.

Le nom, l’honneur, le père, le chef de famille, le patriarche, l’aîné… tous ont une place bien précise dans ces sociétés. L’honneur de la famille est plus important, semble-t-il, que le mal qu’ils peuvent faire pour le préserver.

MOUTON NOIR et BANNIE
Elle parle aussi de l’exclusion dont elle a fait l’objet de la part de sa famille après son divorce qui les humiliait.

En Suède :

Un cri commun : les hommes et les femmes à qui on impose ces mariages sont vulnérables. On demande aux politiciens de s.v.p. écouter. Ces femmes mettent leur vie en danger en s’exprimant sur le sujet.
« Personne n’a osé m’aider. »
« J’ai vu la Suède comme un pays de libertés »
« J’ai perdu ma famille, ma cousine, ma copine. »

Cet homme vivant en Suède que l’on a forcé à marier une cousine l’a laissée en Syrie pendant 3 ans avec d’autres dans la même situation de mariée en attente des papiers d’immigration, dans une pièce de 10m2.

La virginité, l’honneur sont des clauses négociés lors d’un mariage forcé

Mieux vaut prévenir que guérir. La prévention en entendant le problème des femmes doit s’accompagner d’une rééducation des hommes afin qu’ils respectent les droits des femmes.

« Je suis la seule qui ose parler »
Il ne faut pas seulement écouter, il faut s’en mêler, ajoute-t-elle. « J’espère avoir fait une toute petite différence. »

Un film de Raymonde Provencher.

À voir absolument afin de comprendre possiblement les communautés qui ne semblent pas vouloir s’intégrer, pour aider votre voisine ou votre voisin qui ne vous salue jamais, pour survivre à la peine incommensurable que vous a causée votre ex-fiancé qui s’est soudainement marié avec une femme de son pays alors qu’il disait vous aimer…


Au temps de la petite vérole

La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles

Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles, un livre important sur l'histoire de la médecine

Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles
Auteur : Rénald Lessard
Éditions du Septentrion, Québec

Le Canada
A prime abord il faut entendre que le « Canada concentre, avant 1788, presque toute sa population dans la vallée du Saint-Laurent, sur une bande de terre s’étendant sur 600 kilomètres des Cèdres à Rimouski. » (p. 13, Introduction)

Les XVIIe et XVIIIe siècles
C’est en 1760 que le Canada est devenu britannique mais les Britanniques n’ont pris le leadership médical qu’en 1788 « au détriment des Français, des Canadiens et des Allemands », ces derniers venus comme mercenaires à partir de 1776.

À partir de documents 
On connaissait déjà certaines humeurs par le biais de la comédie théâtrale de l’époque, voici maintenant un livre qui nous en révèle beaucoup plus et ce, à partir de documents et livres d’époque, sermons d’église (eh oui, c’est Dieu qui envoyait la maladie pour affirmer sa puissance, par punition ou sinon par précaution…), photos, graphiques, gravures, planches anatomiques comme celle présentant le cerveau et datant de 1735, tableaux, plans et tracés d’architecte ou de vasseur arpenteur ou encore par une religieuse avant 1755 tel que celui incluant le carré de  l’apothicairie que l’on retrouve en page 187.

Extrait : Une commande de Paris
« En 1756, le Marquis de Montcalm demande à la supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec de préparer une caisse afin d’envoyer à Paris ‘six Bouteilles de Baume de Canada Et … dix livres de Suc d’Érable’ » (bas de vignette, p. 108)

Extrait : Réglementation
Un autre bas de vignette : « Acte ou ordonnance qui défend à qui que ce soit de pratiquer la médecine et la chirurgie dans la Province de Québec, ou la profession d’accoucheur dans les villes de Québec ou Montréal, sans permission, 30 avril 1788, publiée […] dans la Gazette de Québec, no 1187, 15 mai 1788. » (p. 366)

Le livre et les maladies
Dans ce très beau livre divulguant la thèse impressionnante de Rénald Lessard, thèse qui était attendue depuis longtemps par les historiens, disponible au grand public et se présentant sous couverture cartonnée avec reliure cousue et imprimé sur papier couleur crème, les maux sont abordés  « selon les grandes rubriques de la Classification internationale des maladies (CIM), dixième révision, de l’Organisation mondiale de la Santé » (p. 25).

Les gens et la maladie
On y apprend l’état des lieux quant aux maladies et aux remèdes traditionnels d’ici tout comme aux recherches sur les plantes médicinales cultivées en jardin ou encore produits offerts en vente ; quant aux personnels soignants, les chirurgiens du roi et chirurgiens-majors des troupes, médecins, apothicaires, infirmières ; quant aux hôpitaux ; quant aux  instruments utilisés ; quant au fonctionnement de la médecine et du corps médical… et même après comme on peut le lire dans l’extrait éloquent suivant :

« Le cimetière, dans lequel se trouve un charnier, occupe une assez large superficie entre la rue Couillard et l’allée de l’hôpital. » (p. 186)

Les folles, les pécheresses et les abeilles travailleuses
Les femmes de l’époque tenaient déjà une place importante dans le milieu médical : « Dès 1693, des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Québec s’occupent de l’hôpital. Six ans plus tard, elles forment leur propre communauté. L’institution est complétée par un asile pour les femmes aliénées en 1717 et par un second asile, pour les hommes en 1722. Un logement réservé aux femmes ‘pécheresses’ sera par la suite ajouté, en même temps que l’hôpital se transforme en ‘Hôtel des Invalides’ pour accueillir les soldats infirmes ou impotents qui versent leur demi-solde en paiement. (pp. 178-179)

Ce livre impressionnant sur l’histoire de la médecine a inspiré une exposition
En lien avec cet ouvrage important qui s’intéresse à l’histoire, à l’archéologie et à la médecine dans son rapport avec l’être humain, il est encore temps de visiter l’exposition au Musée du château Ramezay à Montréal www.chateauramezay.qc.ca .

L’ouvrage aux nombreuses notes en bas de page, à la bibliographie imposante et à l’index des patronymes, lieux, instituts…, répertoriés en fin de thèse est publié aux Éditions du Septentrion. Consulter la fiche du livre sur le site Internet ou acheter en ligne : www.septentrion.qc.ca – Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Liens connexes :

Les Coeurs tigrés, roman historique et thriller médical
Si ALYS m’était chantée, première grande star internationale du Québec
Le malade imaginaire, pièce présentée cet été en bar-théâtre à Montréal

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Squelettes

CONFIDENCES D’UN SQUELETTE et le livre « Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles »

CONFIDENCES D’UN SQUELETTE, activités d’archéologie au Musée du château Ramezay
et le livre « Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles » publié aux éditions du Septentrion à Québec.

Activités muséales d’archéologie

En août, plusieurs lieux d’histoire participent au mois de l’archéologie. En fin de semaine, samedi et dimanche les 18 et 19 août, c’est au Château de Ramezay que ça se passe tout particulièrement avec Les confidences d’un squelette. Au programme : ateliers de bioarchéologie pour les enfants et conférences pour les grands. Tous les détails au calendrier intergénérationnel de ServicesMontreal.com

Un livre important sur l’histoire de la médecine ayant inspiré l’exposition
Et pour ceux et celles qui s’intéressent à l’histoire, à l’archéologie et à la médecine dans son rapport avec l’être humain, il y a les Éditions du Septentrion qui viennent tout juste de faire paraître un livre exceptionnel, un beau livre superbement relié, imprimé sur du papier doux et d’un beige pâle magnifiquement reposant à lire… avec des squelettes aussi ! et qui est en rapport exactement avec l’exposition courante du Musée en question. Je vous en reparlerai bientôt !

www.chateauramezay.qc.ca

www.septentrion.qc.ca :
Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles

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APARTHEID UNIVERSITAIRE : Financement des universités au Québec et au Canada

Surfinancement des univs anglos au Qc

Apartheid universitaire
Auteur : Louis Préfontaine
Louise Courteau éditrice, Montréal

Épatant, plus que d’actualité
À l’heure où au Québec les étudiants ont passé pratiquement toute la session en grève et se butent encore, semble-t-il, malgré une entente avec le gouvernement québécois à une fin de non-recevoir historique, une nouvelle publication voit le jour, une étude approfondie et totalement renversante et libératoire sur le financement des institutions d’enseignement, tout particulièrement le surfinancement des universités anglophones du Québec par rapport au nombre d’individus de la minorité linguistique anglophone… comparativement à son inverse dans le reste du Canada.

Chiffres, données, tableaux
L’auteur appuie ses résultats de recherches québécoises, canadiennes et dans plusieurs pays du monde par des statistiques récentes et une imposante bibliographie.

Étudier au Québec pour apprendre l’anglais
Dernièrement, on a constaté au Québec que nombre d’étudiants viennent de France pour vivre ici en français et étudier et faire l’apprentissage de l’anglais ; mais où trouver l’argent pour permettre aux jeunes d’ici d’acquérir une éducation plus que nécessaire dans le monde actuel ?

Immigrer au Québec et oublier son français…
Qui ne connaît pas un ou plusieurs individus qui est arrivé ici parlant le français mais qui au bout de quelques années, se trouve en parfaite situation de le désapprendre ?

Les extraits suivants son éloquents :

«Le problème – et il est de taille – est le suivant : si les francophones n’ont pas hésité à confronter les anciennes prérogatives de l’Église, notamment avec la création d’un ministère de l’Éducation ou de la Santé lui enlevant ces responsabilités, ils n’ont osé affronter le pouvoir de l’élite anglo-montréalaise déclinante qu’avec précaution et de manière circonscrite. » (p. 46, Une Loi 101 fixant les droits des anglophones)

« La minorité anglophone historique de la région de Montréal, avec un peu plus de 300 000 locuteurs, forme 8,8% de la population totale de la région, mais ses institutions universitaires accaparent 42,2% du financement total. Ce déséquilibre du financement ne peut qu’accentuer la vitalité de l’anglais dans la région et contribuer au recul de la langue française. » (p. 141, À quoi ressemblerait un financement équitable ?)

« Il faut comparer le financement per capita offert aux minorités anglophones du Québec et francophones du reste du Canada pour mesurer l’ampleur du surfinancement des institutions de langue anglaise au  Québec. » (p. 141, Comparaisons croisées)

Ailleurs dans le monde
Pour les nombreux exemples tirés d’autres pays, je me suis laissée intéresser par le frison, qui est parlée par les gens vivant l’équivalent si on peut dire des Îles de la Madeleine malgré que ces îles sont beaucoup moins éloignées de leur terre d’appartenance, au large des Pays-Bas et de l’Allemagne.

« Pays-Bas
« Langue minoritaire reconnue : frison (5%)
« Sur une population totale de 16,5 millions d’habitants (2008), le pays a accueilli 140 000 immigrants, soit près de 0,8% de sa population […]
« Or, devant la ghettoïsation croissante […] le gouvernement a corrigé le tir en introduisant davantage de mixité sociale et en imposant un cours de langue et de culture néerlandaise aux nouveaux candidats à l’immigration. » (p. 185)

Accéder à la fiche du livre sur le site de Louise Courteau éditrice

LECTURES CONNEXES

Livres d’histoire

L’Année des Anglais – La Côte-du-Sud à l’heure de la Conquête
Québec ville assiégée 1759-1760, d’après les acteurs et les témoins

Romans historiques
La Ville oubliée
Marie-Anne . La vie extraordinaire de la grand-mère de Louis Riel

Études
Territoires francophones . Études géographiques sur la vitalité des communautés francophones du Canada


L’Arctique et l’API, une des plus grandes conférences polaires de l’histoire

API

Conférence de l’Année polaire internationale 2012, De la connaissance à l’action

Conférence de l’Année polaire internationale 2012, De la connaissance à l’action, Montréal, 22-27 avril 2012

Un article signé Jacqueline Mallette, ServicesMontreal.com

Cette semaine, Montréal était le lieu de rencontres scientifiques internationales pour la Conférence de l’Année polaire internationale 2012, De la connaissance à l’action, une des plus grandes conférences polaires de l’histoire. C’était l’occasion de se renseigner et de discuter des changements climatiques et des effets de l’action humaine dans les pôles nord et sud. Les données et les degrés de connaissance y ont été présentés lors d’ateliers ou par le biais de documents expliquant les études en cours ou réalisés sur les hardes de caribou, les organismes marins formant partie de la chaîne alimentaire des baleines, manteau neigeux, pergélisol, données obtenues par de l’échantillonngage, l’âge de la glace, son étendue rétrécissante, la salinité de l’eau etc.

Cet article se veut vulgarisateur.

L’ARCTIQUE

Le clercle qui fond, c’est véritablement un cercle vicieux !
L’accélération du réchauffement des températures (la banquise d’été risque de disparaître d’ici 30-40 ans) affecte sans fin la planète puisque la fonte de la glace réduit le reflet de la lumière, ce qui en retour occasionne  davantage de fonte puisqu’au lieu de se refléter sur la glace ou la neige, la chaleur est absorbée par le sol et l’eau, ce qui réchauffe encore davantage et ainsi de suite. Ceci aurait pour effet de refroidir l’Europe, entre autres. (Entendu lors d’une présentation et visionné dans un film produit au Groenland danois – site web : amap.no – obtenu au stand de l’Union européenne)

La calotte glaciaire et le manteau neigeux
Les observations et risques évoluent rapidement. Parmi ceux-là, l’élévation du niveau des mers menace les populations (chaque année, plus de 205 gigatonnes de glace disparaissent dans l’océan) ; également, la fonte du pergélisol (permafrost) libère du carbone dans l’atmosphère, ce qui amplifie dans certains cas les gaz à effets de serre.

Travailler conjointement
Les scientifiques prônent de travailler globalement, tous pays et regroupements de nations ensemble, pour mieux comprendre et préserver l’Arctique. Car si le réchauffement de la planète pourrait faciliter l’accès à ces terres nordiques y compris l’exploitation minière de même que la navigation commerciale et les croisières touristiques dans ces eaux dangereuses, il faut aussi s’assurer de ne pas laisser détruire autant les lieux que les peuples qui en subissent les changements et en ressentent de l’inquiétude sinon de l’angoisse face aux incertitudes, de même que les animaux qui voient leurs habitudes migratoires et alimentaires dérangées. (Entendu à une conférence qui faisait l’objet d’une webdiffusion mercredi apres-midi, les webdiffusions sont archivées.)

Retourner une partie des profits à l’Arctique, ce ne serait pas les jeter à l’eau
A la même conférence de mercredi après-midi, un homme d’affaires islandais des pêcheries a suggéré qu’une partie des profits engrangés par la pêche devrait retourner à l’océan pour les réinvestir dans la recherche arctique, ce qui semble une excellente idée à négocier dans les contrats d’entreprises exploitant le Grand Nord.

Festival du Film Polaire
Le film d’ouverture raconte entre autres à quel point Hydro-Québec, notre trop fière société d’électricité, irrite les Inuits partout au Canada en raison de ses déversements d’eau de réservoirs à l’inverse des saisons dans les eaux du Nord, ce qui désaliniserait l’océan Arctique et pourrait complètement changer les ressources en poissons et organismes marins dont les populations et les animaux se nourrissent. Il ne faudrait pas faire exprès pour participer aux changements importants à la glace de mer dans l’Arctique, glace qui devient instable et cahoteuse alors que normalement, elle devrait présenter une surface lisse et relativement prévisible, lourde de son propre poids.

Jour de la Terre
Par ailleurs, un groupe de femmes innues ont marché 900 km pour participer à la marche montréalaise du Jour de la Terre afin de faire connaître leurs inquiétudes face aux agissements d’Hydro-Québec dans le Grand Nord.

PARENTHÈSE QUÉBÉCOISE
Mais où était Hydro-Québec ? Je suis allée à trois reprises à la Conférence de l’Année polaire internationale 2012, De la connaissance à l’action sans jamais y apercevoir Hydro-Québec qui, il est vrai, semble engagée depuis quelques années beaucoup plus dans le divertissement, autant auprès de la populace sans moyens que de tous les publics y compris ceux qui se distinguent le plus richement, que dans l’administration consciencieuse de l’hydroélectricité qui devrait être son affaire. A tel point que les dépenses futiles semblent se multiplier pour la société publique invérifiable – donc au-dessus des lois comme se le disaient les religieux représentants du Dieu catholique romain – Hydro-Québec qui n’a pas arrrêté sur plusieurs années de suite d’augmenter ses tarifs alors que la société s’activait entre autres dans des négociations en bord de mer province maritime qui ont échoué mais coûté très cher à la population ; alors qu’on découvre maintenant que des soi-disant études en divins lieux de pourvoiries n’auraient pas démontré les résultats que les acquéreurs ont découvert sans délai, résultats pouvant leur rapporter des sommes pharamineuses ; Hydro-Québec qui soudainement doit remplacer d’urgence des équipements coûteux… Mais ils font quoi de leurs journées de travail? Vivement, réorienter cette société en fonction de ce dont elle devrait s’occuper devrait être une priorité au Québec si on ne veut pas que le Nunavik parte en carnaval costumé à plumes de paons arc-en-ciel renversé par le biais de regroupements d’hommes ne tolérant pas nécessairement beaucoup les femmes. Par ailleurs, si Hydro-Québec n’était pas plus visible que ça à cette conférence d’envergure scientifique et politique internationale est-ce que semble-t-il les amateurs d’amusements et de bouffe qui l’administrent n’auraient qu’intérêts à se regarder singulièrement le nombril en organisant à côté leur petite affaire comme le faisaient à l’époque trop catholique les curés donneurs de leçons qui abusaient des petits garçons ?
PARENTHÈSE QUÉBÉCOISE FERMÉE

Les initiatives internationales
De nombreux pays et regroupements de pays s’intéressent aux pôles nord et sud et travaillent déjà à des recherches. Pour ne nommer que ceux-là, citons ceux de l’Union européenne dont on peut prendre connaissance aux adresses citées en fin d’article.

L’implication du Canada
Le programme du gouvernement canadien pour l’Année polaire internationale s’étend sur de nombreux ministères et organismes gouvernementaux. Selon une publication d’Environnement Canada (Réalisations d’Environnement Canada dans le cadre de l’Année polaire internationale, en date de juin 2010) : «Le programme du gouvernement du Canada pour l’Année polaire internationale 2007-2008 a versé 98 millions de dollars en financement de recherche direct pour 45 projets canadiens ayant pour objet deux sujets de recherche d’une grande importance pour le Canada :
1. la science des impacts et de l’adaptation liés aux changements climatiques;
2. la santé et le bien-être des collectivités nordiques.»

Par ailleurs, parmi les principales constatations en page 12 du document Faits saillants canadiens : «Nombre des changements intervenus récemment dans les propriétés et la circulation des eaux de l’Arctique canadien sont liés à des changements dans les profils et la force des vents.»

Les provinces et territoires canadiens
Plusieurs provinces et territoires dont le Manitoba et le Nunavut étaient aussi sur place. Le Québec était surtout représenté par l’Université Laval qui y a annoncé de nouvelles bourses d’études. Le gouvernement québécois apparaît parmi les partenaires par le biais de son mercantile Plan Nord lequel ne cesse de faire l’objet de contestations populaires en raison des enquêtes de corruption et de mauvaises gestions passées, des mines qui ont été laissées à l’abandon avec toute leur pollution.

Une animation HD sur 9 écrans de la NASA
Était aussi présente la NASA qui avec sa fascinante simulation des mouvements des vents sur le globe ainsi que de deux tempêtes de neige sur la côte Atlantique a su attirer beaucoup d’attention des scientifiques et universitaires à l’exposition, surtout que des experts offraient trois fois par jour une présentation les expliquant. C’était aussi une occasion unique de discuter avec des employés de la NASA.

Nunavik - photo Jacqueline Mallette

Nunavik – photo Jacqueline Mallette

Inuits
Des artistes inuits étaient sur place de même que des commerçants à petite échelle avec des produits inuits comme des épices faites à partir d’algues arctiques et des vêtements. Ce sont les Inuits qui sont les premiers intéressés puisque les terres que cet océan de glace baigne, c’est eux qui l’habitent depuis déjà longtemps. C’est eux qui y survivent de chasse et de pêche, n’en déplaise aux investissements dans les industries de substituts. A moins 50 degrés celsius, ces gens partent en canot à travers les glaces pour aller chercher le duvet et les œufs non fécondés d’eider, ou encore en motoneige tirant une sleigh pour faire la chasse au caribou, la meilleure viande du monde, selon eux. Oui mais voilà, avec les incessantes agressions qu’y mène l’homme avec ses brise-glaces industriels, ses mines qui exploitent et détruisent alors que les profits sont parfois savamment passés d’un pays à lautre ou offshore pour ensuite parti avec un déficit.

Antartique

En Antartique où les observations sont plus avancées, 9 346  nouvelles espèces ont été découvertes.

Le bassin Arctique
L’Arctique est un bassin fermé qui est trois fois plus grand que l’Europe, selon un des conférenciers.

Des conférences pointues
On ne peut que sortir plus avertis de conférences comme celles-là. Quelques exemples :

  • Les algues et le phytoplankton vivant au fond de l’Arctique dépendent de la lumière disponible selon les saisons dont dépendent les migrations d’animaux, y compris les oiseaux migrateurs.
  • Le Calanus glacialis est l’équivalent arctique du calanus des mers plus chaudes. En effet, il existe des populations et organismes qui vivent dans ces environnements que nous trouvons  trop froids, depuis le détroit de Behring jusqua la mer du Labrador.
  • Les écosystèmes fonctionnent interdépendamment les uns des autres et de cela dependent les migrations calanus marshallae versions pacifique ou arctique. Leur présence suit aussi les mouvements des courants d’eau.
  • La capacité tampon d’absorption de l’acidification par CO2 par les océans est déjà dépassée. Ceci impacte l’épaisseur des coquilles ou des squelettes d’organismes et d’êtres marins qui font partie de l’alimentation par exemple des baleines.
  • De Paris, les gens du projet IAOOS envoient des bouées transportant un GPS doté d’une batterie d’une durée de 2 ans
  • Il y a toujours eu des changements ; c’est la rapidité des changements actuels qui inquiète.

Plus on en apprend, plus on a de questions…
Ce qui nous amène à parler des nombreux programmes de recherches disponibes au Canada, aux USA, en Union européenne. De nombreux hyperliens sont inclus en fin d’article.

En fin de compte…
Ce qui ressort de ce que j’ai pu constater à cette conférence à laquelle s’étaient déplacés pour une semaine complète des très nombreux experts venus de plusieurs pays du monde pour rencontrer d’autres scientifiques, politiques, gens d’affaires et échanger, discuter, présenter, se renseigner, etc., c’est  l’ampleur grandissante que suscite l’Arctique à tous points de vue.

Une mappemonde, ronde comme le globe
Je me suis rendue compte que nombre d’individus et sociétés ou pays regardent le monde et les cartes à partir du pôle – par exemple, une mappemonde de l’Arctique risque d’être ronde au lieu de rectangulaire et se plier en parts de gâteau !

Se renseigner pour mieux réfléchir et mieux agir
Après la prise de renseignements, une réflexion s’impose avant de se lancer dans la vente et les revenus rapides qui pourraient occasionner des dépenses ultérieures ou des manques à gagner graves.

Sites Internet – API
Webdiffusion : http://www.ipy2012montreal.ca/multimedia/webcast-fr.php
Photos de l’Arctique sur Facebook
Films sur YouTube : http://www.youtube.com/user/IPY2012Conference

Sites Internet – Territoires du Nord-Ouest :
NWT Geomatics Centre :  http://geomatics.gov.nt.ca
NWT Discovery Portal : www.nwtdiscoveryportal.enr.gov.nt.ca

makivik.org

Sites Internet – Commission européenne où l’on parle en terme d’horizon 2020  :
access-eu.org
Acobar.nersc.no
Arcrisk.eu
Eu-atp.org
Inuendo.dk/clear
Epoca-project,eu
Euro-basin.eu
eu-hermione.net
hypox.net
ice2sea.eu
page21.eu
fp7-reconcile.eu
eu-thor.eu
elscat.se
emso-eu.org
eri-aurora-borealis.eu
esonet-noe.org
eurosites.info
icos-infrastructure.eu
eu-interact.org
sios-svalbard.org

Sites Internet – Autres liens internationaux :
ArcticNet.ulaval.ca
Axys.com
Campbellsci.ca
Fednav, une société de brise-glaces qui transportent depuis 65 ans le vrac et l’équipement requis par les mines comme l’ancienne Polaris.

On pourrait continuer d’en parler sans fin car le sujet est extrêmement vaste et infiniment à reconquérir, redéfinir, comprendre, etc. De fait, on va continuer d’en parler sans fin au cours des prochaines décennies.

Un article signé Jacqueline Mallette, ServicesMontreal.com

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