Archives de Tag: biographie

Elon Musk

elonmuskPas facile de le convaincre d’écrire sa biographie… sauf si on est sur la même longueur d’ondes. Et Ashlee Vance, journaliste (New York Times, The Economist, Bloomberg Businessweek Magazine) a su le convaincre, pour ensuite le suivre puis rencontrer plus de 300 personnes qui le côtoient au quotidien.

On surnomme Elon Musk « l’homme qui va changer le monde ». Il a fondé PayPal, SpaceX et Tesla ; il préside le CA de SolarCity. Il a comme but de coloniser la planète Mars.

Ce livre raconte l’histoire d’Elon Musk et ses entreprises mais il raconte aussi des aspects de sa vie privée.

Embarquement immédiat pour un survol auprès d’un titan de la Silicon Valley, un homme hyperactif hyper exigeant aux projets de vaste envergure en boucles.

CITATIONS / EXTRAITS

« Au bureau aussi, Musk restait une boule d’énergie. Quand des capital-risqueurs ou autres investisseurs étaient annoncés, il ralliait ses troupes et leur demandait de téléphoner pour créer une ambiance bourdonnante. » (p. 70)

« J’ai ravalé mes sentiments et j’ai affronté la mort de mon fils en visitant pour la première fois une clinique de fécondation in vitro moins de deux mois plus tard. Elon et moi projetions une nouvelle grossesse le plus vite possible. Dans les cinq années suivantes, j’ai donné naissance à des jumeaux, puis à des triplets ». (p. 113, extrait d’un article écrit par sa femme Justine pour un magazine)

Elon Musk, l’homme qui va changer le monde, de Ashlee Vance, est publié chez édito.


Entre le Québec et le Manitoba

En cette journée exceptionnellement froide, tellement glaciale qu’elle me rappelle le surnom de Winterpeg pour la capitale manitobaine, cela semble une bonne occasion pour se rappeler le métis Louis Riel et surtout son fils Jean Riel qui est l’objet d’une biographie écrite par Annette Saint-Pierre, romancière essayiste, pionnière de l’édition et de l’institutionnalisation de la littérature francophone de sa province des vastes Prairies canadiennes.

Jean Riel, fils de Louis Riel, Sous une mauvaise étoile est publié aux Éditions du Blé. L'auteure, Annette Saint-Pierre, est originaire de Saint-Germain-de-Grantham et est Membre de l'Ordre du Canada.

Jean Riel, fils de Louis Riel, Sous une mauvaise étoile est publié aux Éditions du Blé. L’auteure, Annette Saint-Pierre, est originaire de Saint-Germain-de-Grantham et est Membre de l’Ordre du Canada.

Sous une mauvaise étoile renseigne sur la vie de ce jeune homme qui, ayant perdu son père dans les circonstances historiques que l’on sait, a subi le poids de son héritage mais aussi a reçu toutes sortes d’aides pour devenir un grand personnage sans toutefois réussir à la tâche.

Le livre contient aussi des photos et des textes de lettres de nombreuses personnalités canadiennes : Alfred Pelland, Horace Chevrier, Honoré Beaugrand…

EXTRAITS / CITATIONS

« Les sympathisants que comptait Louis Riel au Québec sont restés d’une grande fidélité à sa mémoire, surtout les politiciens qui ont appuyé son mouvement de résistance en 1869-70 et qui, tout en honorant son souvenir, voient comme un devoir d’assurer l’avenir des orphelins. » (p. 55)

« Julie est dans la soixantaine, mais elle en paraît beaucoup plus : son dos est voûté et des rides profondes se creusent au coin de ses yeux privés de l’éclat de leur jeunesse. Il faut dire que son mari l’a laissée veuve avec neuf enfants et peu de ressources financières. » (p. 17)

Donc, un peu d’Histoire canadienne pour une journée arctique : Jean Riel, fils de Louis Riel, Sous une mauvaise étoile est publié aux Éditions du Blé. L’auteure, Annette Saint-Pierre, est originaire de Saint-Germain-de-Grantham au Québec et réside maintenant à Saint-Boniface au Manitoba. Elle est Membre de l’Ordre du Canada.


Thaïs

La voix de la lutte des femmes
Biographie de Thaïs Lacoste-Frémont,
une grande dame montréalaise
et féministe de la première vague
1886-1963

Thaïs.  La voix de la lutte des femmes  1886-1963  Auteure : Denise Girard  Éditeur : Septentrion

Thaïs.
La voix de la lutte des femmes
1886-1963
Auteure : Denise Girard
Éditeur : Septentrion

Deux de ses soeurs ont été vastement reconnues mais Thaïs est restée dans l’ombre, malgré son implication féministe. Voici maintenant une biographie dans laquelle on retrouve aussi le quotidien des femmes de son époque, Thaïs ayant vécu le changement de siècle du dix-neuvième au vingtième, vécu les deux guerres et la grande dépression, le droit de vote accordé aux femmes, les salons bourgeois, les débuts d’une jeune femme pour rencontrer des jeunes gens à marier dans leur milieu, l’influence des rencontres sociales hebdomadaires des épouses…

C’est tout un monde à découvrir ou à redécouvrir à travers la vie et les yeux d’une grande femme de Montréal qui a combattu pour nombre de bonnes causes et c’est aussi l’histoire du ou des Canadas que l’on reconnaît dans les textes. Agrémenté de photos d’époque, Thaïs dans sa robe de première communion, postant sa toilette de mariée, photos de famille, encadrés éloquents comme le premier conseil d’administration – entièrement constitué de femmes – de l’hôpital Sainte-Justine, etc.

EXTRAITS

« Au moment où elle est encore sur les bancs d’école, les aînés de la famille quittent la maison familiale pour se marier » (p. 26, Une enfance heureuse, L’âge tendre)

« Tout en ne reniant pas totalement le contenu des études, Marie Gérin-Lajoie, la soeur aînée de Thaïs, n’a pas accepté ce régime pour sa fille Marie-Justine, le jugeant trop limité. Sa volonté de lui offrir une instruction supérieure équivalant à celle des garçons est bien arrêtée. » (p. 29, Une formation traditionnelle)

« Des ce moment, Justine s’emploie à rassembler toutes les énergies disponibles autour d’elle. On se mobilise pour accueillir le premier petit malade à la fin de novembre 1907, dans une maison dénichée par Lady Lacoste, près de chez elle. Si les débuts sont modestes, ils sont prometteurs. » (p. 44, Création de l’hôpital Sainte-Justine)

« Lorsqu’elle se présente sur une tribune partisane pour la première fois le soir du 26 octobre 1925, au moment de prononcer son premier discours politique, elle le fait dans un esprit d’entraide envers ses amis candidats et leurs épouses, sans idée préconçue sur l’avenir, semble-t-il. Le soir, les femmes sont là pour entendre parler de choses qui les touchent de près. Thaïs veut les convaincre de soutenir les hommes qui ont le courage de travailler pour leurs concitoyens. » (p.  71, Le magnétisme des tribunes électorales)

« À l’hiver 1927, Thaîs reçoit une missive du Women’s Canadian Club de Port Hope en Ontario qui l,invite à venir rencontrer les femmes de leur groupe et à leur parler de son milieu […] Elle en profitera pour rencontrer d’autres groupes à travers la province […] Cette mission comme on décrira souvent son voyage chez les anglophones, fait suite au mouvement nationaliste initié dans la population francophone au cours des années 1910. En effet, pour les francophones du Québec, la foi dans les bienfaits de la Confédération est largement mise à mal pendant cette période. Des débats font rage dans les journaux. Parmi d’autres, l’affaire des écoles françaises en Ontario a soulevé les passions. » (p. 83, Opération Bonne entente)

« Entre le 8 janvier et le 29 août 1931, elle écrit 25 articles. » (p. 115, vignette, Le Journal, Québec, article intitulé  Association des femmes conservatrices de la cité et du district de Québec : Le sens de la responsabilité)

Accéder à la fiche du livre sur le site du Septentrion : http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=3367

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LIVRES : Pierre Laporte

Pierre Laporte de Jean-Charles Panneton

Pierre Laporte de Jean-Charles Panneton

Auteur : Jean-Charles Panneton
Éditeur : Septentrion, Québec

On se souvient au Québec de Pierre Laporte, ce ministre québécois qui fut enlevé, séquestré puis assassiné par des terroristes québécois de la Révolution tranquille, révolutionnaires qui furent par la suite condamnés pour leurs actes et déportés à Cuba.

Ce livre est la première biographie sur le journaliste d’enquête qu’il fut au préalable, journaliste qui opposait ses articles au mutisme imposé par Maurice Duplessis, premier ministre de l’époque, chef incontesté et incontestable du parti politique de l’Union nationale, aujourd’hui disparus le chef autant que son parti.

« Je me suis intéressé plus précisément à ses Lettres de Québec et à ses éditoriaux puisqu’il s’agit de textes polémistes qui se démarquaient singulièrement du travail journalistique des autres correspondants
parlementaires » indique l’auteur dans son introduction qu’il poursuit (page  27) : « Le talent de Laporte est reconnu par ses pairs : sa plume infatigable est concise et efficace, ses attaques sont percutantes ».

Pierre Laporte et ses confrères de classe
Le livre part de l’origine du nom, des données de l’arbre généalogique de la famille et ses influences politiques, les études de Pierre Laporte où on peut lire en page  37 qu’il a débuté son cours classique « au collège Jean-de-Brébeuf […] jusqu’en 1936 où il côtoie les fils de la bourgeoisie canadienne-française, dont Pierre Elliott Trudeau, Paul Gérin-Lajoie, Jacques Ferron, Pierre Baillargeon. »

Pierre Laporte, son époque, ses contemporains
Cette publication est le résultat d’un travail de recherche ardu d’une durée de cinq ans. Il nous fait connaître non seulement Pierre Laporte mais nous dépicte également de quoi se composait le cours classique de l’époque ainsi que les à-côtés des pensionnats et études universitaires. Il nous fait découvrir les débuts journalistiques du personnage et survole sa vie, ses années de Journaliste de combat de 1944 à 1961 et beaucoup sur sa vie par rapport à laquelle il est également question d’autres personnalités de son époque ou d’influence, Georges-Émile Lapalme, Lesage, Daniel Johnson, René Lévesque de même que Pearson, Mackenzie King, Diefenbaker…

PRÉFACE

« Comme tout historien qui connaît et respecte les règles de son beau métier, Jean-Charles Panneton est un adepte de la sobriété et de “ l’incontournable épaisseur de la réalité ”, dirait François Mitterrand. » (p.  9, Préface, Pierre Laporte, le parcours d’un homme d’action), préface dans laquelle le journaliste Jean Lesage reprend en page 19 un texte déjà publié en 1977  (L’exécution de Pierre Laporte – Les dessous de l’opération) concernant « la version la plus farfelue. Celle de Pierre Vallières, selon lequel “ Pierre Laporte aurait pu avoir été victime d’un règlement de comptes politiques au sein du Parti libéral [ndlr : du Québec] parce qu’il n’aurait pas remis à l’organisation centrale certaines sommes recueillies en certains milieux pour le financement de la caisse électorale ”».

EXTRAITS

« Quant à l’homme politique, on ne sait pratiquement rien de son action ni de ses idées politiques, notamment son rapport au nationalisme, à l’indépendantisme et au fédéralisme. L’homme politique nous est connu par ce qu’en disent les autres, dont Pierre Vallières, l’un des idéologues du Front de libération du Québec. » (p. 25, Introduction)

« C’est encore Nathalie Petrowski qui rappelle aux organisateurs du Moulin à paroles, en septembre 2010, qu’ils devraient ajouter la lettre de l’homme qui a été assassiné pendant la crise d’Octobre, puisqu’ils avaient retenu le manifeste du FLQ parmi les 140 textes choisis » (p. 26, Introduction)

« Les membres de la famille Laporte sont tricotés serré : ils demeurent très proches les uns des autres, à tel point qu’ils parlent entre eux du clan. » (p.  50. Les années de formation ; Pierre Laporte, homme de famille)

« En plus de la famille, de nombreux amis et collaborateurs du journaliste l’accompagnent dans le deuil : Gérard Filion, André Laurendeau, Louis Robillard, Marcel Thivierge et André Leroux du Devoir ainsi que d’autres personnalités politiques telles que Pierre Des Marais du comité exécutif de la Ville de Montréal,
Jules-Zénon-Léon Patenaude de la Ligue d’action civique et le chanoine Lionel Groulx. Plusieurs députés libéraux et conseillers municipaux sont également présents. » (p.  51, Les années de formation ; Pierre Laporte, homme de famille)

« Avec son 1,78 mètre et ses quelque 82 kilos, l’homme a une forte carrure que le politologue Gérard Bergeron associe à celle d’un joueur de hockey. » (p. 55, Les années de formation ; Un travailleur infatigable)

« Dans un billet signé de son pseudonyme, Laporte tourne en dérision le livre de Rumilly » (p. 126, Journaliste de combat 1944-1961 ; Laporte et Rumilly croisent le fer)

« À Montréal, la lutte contre la pègre fait une victime […] Tout en condamnant cette attaque, Laporte juge qu’elle permettra peut-être de sensibiliser une population de plus en plus indifférente à la chose publique montréalaise. Il s’élève contre ceux qui voudraient taire l’affaire pour ne pas entacher la réputation de Montréal » (pp. 128-129, Journaliste de combat 1944-1961 ; Au coeur de la campagne électorale fédérale)

« Laporte fait la démonstration que le montant minimal payé pour la tonne de minerai de fer est de 22 cents, et le montant moyen est de 63 cents, alors qu’il n’est que de un cent la tonne selon l’entente conclue par le gouvernement Duplessis. » (p. 198, chapitre  IV • Révolutionnaire tranquille, 1956 -1966 ; Le candidat Laporte et la question ouvrière)

« Laporte explique qu’à son ministère la majorité de ses fonctionnaires ont la conviction que l’île de Montréal constitue un même tissu urbain. » (p. 257, Révolutionnaire tranquille, 1956 -1966 ; Une île, une ville ?)

Toujours d’actualité, ne pas répéter les mêmes erreurs
En conclusion de cet article, on peut voir que Pierre Laporte est encore très près de l’actualité et par conséquent, la lecture du livre intitulé PIERRE LAPORTE, publié au Septentrion, pourrait s’avérer passionnante et avisée pour connaître notre passé afin de ne pas répéter indéfiniment les mêmes erreurs, tout particulièrement en ce moment de contestations étudiantes face à un gouvernement qui ne semble pas vouloir les entendre, en ce moment de développement minier important, en ce moment de lutte contre la corruption et de post-défusion des villes fusionnées par Montréal et Québec, pour ne nommer que ces grands enjeux-là.

Les articles signés Pierre Laporte
On peut aussi accéder à la médiagraphie colligée par son auteur Jean-Charles Panneton sur les articles rédigés par Pierre Laporte du début des années 1940 jusqu’en 1968, à septentrion.qc.ca/laporte.

On peut consulter la fiche du livre, en feuilleter quelques pages ou l’acheter en format numérique ou papier sur le site de Septentrion, également en librairie.

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