Archives de Tag: archéologie

DVD EXIL

« Il suffit que quelqu’un de Jérusalem se présente quelque part pour que tout le monde obéisse. »

Exil – Enquête sur un mythe Et si cet exil ne s’était jamais produit?

Exil – Enquête sur un mythe
Et si cet exil ne s’était jamais produit?

Un film exceptionnel sur un sujet exceptionnel donnant lieu à toutes sortes d’exceptions favorables depuis des siècles voire des millénaires. Et si c’était de la frime ???

Se pourrait-il que des Palestiniens soient descendants des Juifs ? Ceux-là même qui, même si le film ne le mentionne pas, se font expulser et couper leurs oliviers pour la construction d’un mur ?

De quoi se faire excommunier
Voici un documentaire vraiment extraordinaire qui, contrairement au souhait de tout leader communautaire ou spirituel, retourne véritablement sur les traces de l’Histoire par le biais de l’archéologie et ose déconstruire une légende qui est tenue pour un fait réel et qui rapporte énormément à ceux qui l’exploitent.

Lieux de guerres et de pèlerinages
Le film compare une ville israélienne/israélite/palestinienne au Vatican qui est aussi une ville (village, en fait, puisqu’on y recense moins de 2000 habitants) et État religieux imbriqué dans une ville d’importance.

« D’un côté, ils font partie de la même société mais en même temps ils sont prêts à se déchirer à la moindre occasion. »

Et finalement, l’occasion c’est trop souvent ce qui rapporte beaucoup d’argent, dans ce cas-ci le tourisme dont font l’objet les cités antiques, qu’elles soient vraies ou reconstituées virtuellement sur la base d’écrits.

D’où proviennent les écrits cités par les guides touristiques rieurs
Mais d’où viennent ces écrits ? Qui les a commandés ? Quels buts cherchaient-ils à atteindre ? Que voulaient-ils prouver ? Que nous enseignent les fouilles archéologiques ? Est-ce que quelqu’un cherchait à asseoir sa légitimité ? Ces questions font l’objet de ce documentaire du réalisateur Ilan Ziv qui sera à Montréal ce soir pour le lancement du DVD en compagnie de Jean-François Lépine qui animera la discussion suite au visionnement. Tous les détails au calendrier CINÉMA.

Et si on comparait avec les politiciens ou écrivains d’aujourd’hui
Vraiment, on n’a qu’à voir aujourd’hui en politique à quel point certaines gens réussissent à se faire valoir en transformant légèrement ou amplement la vérité en leur vérité, c’est-à-dire en ce qui fait leur affaire, c’est-à-dire en ce qui leur est personnellement profitable, pour s’imaginer que les raconteurs d’exil ou d’autre soit-disant épopée historique ayant permis de vaincre un ennemi redoutable pouvaient se laisser influencer par l’idée de surfaire un récit.

« … est aujourd’hui l’un des sites les plus visités d’Israël. »

« On l’appelait […] en hébreu : celui qui trompe, le menteur. »

Le coffret de l’ONF contient deux DVD, un disque pour chacune des versions française et anglaise de cet exceptionnel documentaire.

Office national du film

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Chef-d’oeuvre péruvien à Montréal

Mochica, Côte nord, peut-être La Mina  100-800 apr. J.-C.  Or, chrysocolla, coquillages  28,5 x 41,4 x 4,5 cm  Museo de la Nación, Lima Photo Jacqueline Mallette

Mochica, Côte nord, peut-être La Mina
100-800 apr. J.-C.
Or, chrysocolla, coquillages
28,5 x 41,4 x 4,5 cm
Museo de la Nación, Lima, Pérou
Photo Jacqueline Mallette

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a dévoilé hier l’une des pièces majeures de l’exposition Pérou : royaumes du Soleil et de la Lune – Identités et conquêtes aux époques ancienne, coloniale et moderne présentée en exclusivité au Canada et en grande première à Montréal du 2 février au 16 juin 2013.

Que penser de médias internationaux qui ont surnommé cette oeuvre d’orfèvrerie la « Mona Lisa » du Pérou ?
Ont-ils si peur des femmes ? Laissons-les à leurs phobies et voyons de quoi il s’agit :

Un poulpe en or mochica, une véritable icône de la lutte contre le trafic d’art récupéré en 2006 par les autorités du Pérou puis remis au Museo de la Nación à Lima. Une oeuvre d’orfèvrerie qui synthétise très bien le titre même de l’exposition. Une idée de soleil mais aussi des liens avec le monde nocturne, des symboliques du monde marin et des sacrifices qui étaient selon les hommes de l’époque nécessaires au culte (il fallait donner du sang au dieu décapiteur). Une pièce représentant donc les mondes souterrains et les mondes de la mort.

Les pupilles des yeux sont ornées de chrysocolla, des pierres de teinte aqua que l’on trouve au Pérou, et les dents sont en coquillages.

L’oeuvre est dans un état tout à fait remarquable avec aussi ses petites pendeloques au-dessus des yeux. Cet ornement frontal est remonté sur une très mince plaque en plexi afin de mieux le préserver. En effet, si on n’en connaît pas l’alliage exact, on sait qu’il se compose aussi de cuivre, faisant ressortir l’or par le biais de procédés chimiques qui permettent de produire des surfaces dorées. Bref, « tout ce qui brille n’est pas d’or ».

Le ministre de la Culture du Pérou, Luis Alberto Peirano Falconí, tient à préciser que «cette œuvre – retirée exceptionnellement de son espace d’exposition permanente à Lima – illustre à elle seule la revalorisation de notre passé, la lutte contre le commerce illicite des biens culturels et notre identité péruvienne. »

Voici ma présentation de ce chef-d’oeuvre historique sud-américain, sous forme de vidéo :

Cette oeuvre est également emblématique de la lutte contre le trafic d’oeuvres qui suivrait les mêmes tunnels que les autres trafic illégaux et illicites. « Quand les archéologues fouillent des sites, ils enregistrent tout ce qu’il y a autour », explique Nathalie Bondil ; si on pille sans se préoccuper on détruit toute la mémoire autour des oeuvres trouvées sans compter qu’elles sont perdues comme patrimoine local.

Il faut savoir que les lieux susceptibles de contenir de telles oeuvres ont de tout temps été pillées (pillages de sépultures anciennes par les nouvelles populations sur place, pillages napoléonniens et autres) sauf qu’à partir du moment où les fouilles sont illicites la propriété des oeuvres n’est pas reconnue par la loi et par conséquent elles peuvent être saisies. Ce trafic est néfaste en raison également de l’inéquité du paiement remis aux juaqueros, populations locales disposant de très peu de moyens pour survivre quoique l’on observe aujourd’hui une volonté d’éduquer à l’égard de ce patrimoine et une volonté de rétribuer les objets aux lieux d’où ils ont été extraits.

Pendant l’exposition au Musée des beaux-arts de Montréal, un film accompagnera ce chef-d’oeuvre d’orfèvrerie mochica datable du IVe ou du Ve siècle de notre ère qui fut récupéré en 2006 par les autorités du Pérou puis remis au Museo de la Nación à Lima à la suite d’une dénonciation par un indicateur privé. Intercepté par Scotland Yard dans une galerie de Londres, cet ornement frontal représentant une terrifiante divinité marine encadrée de huit tentacules est devenu une véritable icône de la lutte contre le trafic.

C’est Mona Lisa qui doit bien rigoler de cette histoire rocambolesque ! Décidément, certains hommes auraient besoin de femmes dans leur entourage…

Parlant d’icônes, une suggestion : pendant que vous serez au Musée des beaux-arts, profitez-en pour visiter le 4e étage où l’on peut voir de magnifiques tableaux du Moyen-Âge, néo-classiques et baroques, entre autres des Flandres, du Moyen-Orient…


Au temps de la petite vérole

La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles

Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles, un livre important sur l'histoire de la médecine

Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles
Auteur : Rénald Lessard
Éditions du Septentrion, Québec

Le Canada
A prime abord il faut entendre que le « Canada concentre, avant 1788, presque toute sa population dans la vallée du Saint-Laurent, sur une bande de terre s’étendant sur 600 kilomètres des Cèdres à Rimouski. » (p. 13, Introduction)

Les XVIIe et XVIIIe siècles
C’est en 1760 que le Canada est devenu britannique mais les Britanniques n’ont pris le leadership médical qu’en 1788 « au détriment des Français, des Canadiens et des Allemands », ces derniers venus comme mercenaires à partir de 1776.

À partir de documents 
On connaissait déjà certaines humeurs par le biais de la comédie théâtrale de l’époque, voici maintenant un livre qui nous en révèle beaucoup plus et ce, à partir de documents et livres d’époque, sermons d’église (eh oui, c’est Dieu qui envoyait la maladie pour affirmer sa puissance, par punition ou sinon par précaution…), photos, graphiques, gravures, planches anatomiques comme celle présentant le cerveau et datant de 1735, tableaux, plans et tracés d’architecte ou de vasseur arpenteur ou encore par une religieuse avant 1755 tel que celui incluant le carré de  l’apothicairie que l’on retrouve en page 187.

Extrait : Une commande de Paris
« En 1756, le Marquis de Montcalm demande à la supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec de préparer une caisse afin d’envoyer à Paris ‘six Bouteilles de Baume de Canada Et … dix livres de Suc d’Érable’ » (bas de vignette, p. 108)

Extrait : Réglementation
Un autre bas de vignette : « Acte ou ordonnance qui défend à qui que ce soit de pratiquer la médecine et la chirurgie dans la Province de Québec, ou la profession d’accoucheur dans les villes de Québec ou Montréal, sans permission, 30 avril 1788, publiée […] dans la Gazette de Québec, no 1187, 15 mai 1788. » (p. 366)

Le livre et les maladies
Dans ce très beau livre divulguant la thèse impressionnante de Rénald Lessard, thèse qui était attendue depuis longtemps par les historiens, disponible au grand public et se présentant sous couverture cartonnée avec reliure cousue et imprimé sur papier couleur crème, les maux sont abordés  « selon les grandes rubriques de la Classification internationale des maladies (CIM), dixième révision, de l’Organisation mondiale de la Santé » (p. 25).

Les gens et la maladie
On y apprend l’état des lieux quant aux maladies et aux remèdes traditionnels d’ici tout comme aux recherches sur les plantes médicinales cultivées en jardin ou encore produits offerts en vente ; quant aux personnels soignants, les chirurgiens du roi et chirurgiens-majors des troupes, médecins, apothicaires, infirmières ; quant aux hôpitaux ; quant aux  instruments utilisés ; quant au fonctionnement de la médecine et du corps médical… et même après comme on peut le lire dans l’extrait éloquent suivant :

« Le cimetière, dans lequel se trouve un charnier, occupe une assez large superficie entre la rue Couillard et l’allée de l’hôpital. » (p. 186)

Les folles, les pécheresses et les abeilles travailleuses
Les femmes de l’époque tenaient déjà une place importante dans le milieu médical : « Dès 1693, des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Québec s’occupent de l’hôpital. Six ans plus tard, elles forment leur propre communauté. L’institution est complétée par un asile pour les femmes aliénées en 1717 et par un second asile, pour les hommes en 1722. Un logement réservé aux femmes ‘pécheresses’ sera par la suite ajouté, en même temps que l’hôpital se transforme en ‘Hôtel des Invalides’ pour accueillir les soldats infirmes ou impotents qui versent leur demi-solde en paiement. (pp. 178-179)

Ce livre impressionnant sur l’histoire de la médecine a inspiré une exposition
En lien avec cet ouvrage important qui s’intéresse à l’histoire, à l’archéologie et à la médecine dans son rapport avec l’être humain, il est encore temps de visiter l’exposition au Musée du château Ramezay à Montréal www.chateauramezay.qc.ca .

L’ouvrage aux nombreuses notes en bas de page, à la bibliographie imposante et à l’index des patronymes, lieux, instituts…, répertoriés en fin de thèse est publié aux Éditions du Septentrion. Consulter la fiche du livre sur le site Internet ou acheter en ligne : www.septentrion.qc.ca – Au temps de la petite vérole. La médecine au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Liens connexes :

Les Coeurs tigrés, roman historique et thriller médical
Si ALYS m’était chantée, première grande star internationale du Québec
Le malade imaginaire, pièce présentée cet été en bar-théâtre à Montréal

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Les Étrusques, Civilisation de l’Italie ancienne

Nouvel édifice la Maison-des-Marins, sa première exposition unique, un très beau livre… Voici mon entrevue vidéo dans l’ultime salle d’exposition devant le sarcophage des époux avec Francine Lelièvre, Directrice générale du musée Pointe-à-Callière.

Voir aussi :  Être femme chez les Étrusques avec photos et diaporama.

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La pierre perdue de Mongolie, roman

archéologie, amour

La pierre perdue de Mongolie, roman
Auteure :
Chantal D’Avignon
Guy Saint-Jean Éditeur

Une lecture d’été
À lire au soleil, à la plage, au parc, au bord du lac… Une lecture pour rélaxer… Un roman d’amour et d’archéologie avec aux alentours des gens à la droiture pas toujours fiable ou pas toujours du côté qu’ils disent… Des découvertes mystérieuses à ne pas prendre à la légère…

L’AUTEURE
Chantal D’Avignon qui a jusqu’à présent écrit pour la clientèle adolescente s’adresse cette fois à un public adulte qui a l’âme au romantisme, à des lecteurs et lectrices qui ont envie de prendre leur temps… les orteils dans le sable.

LE ROMAN
La pierre perdue de Mongolie
est un roman d’aventure archéologique, amoureuse, d’intrigue et d’inexplicable.

EXTRAITS

« Elle n’aurait su dire pourquoi elle agissait ainsi, mais une chose était certaine, elle était incapable de réfléchir. Où était passé son esprit scientifique ? Pour la première fois de sa vie, elle ne se comprenait plus elle-même. Tous ses points de repère avaient disparu. Elle éprouvait une sorte de vide à l’intérieur d’elle-même. » (p. 33)

« Tout le monde connaissait le philosophe Confucius, mais personne ne connaissait l’existence d’une source d’énergie provenant d’une pierre qui aurait été à l’origine de l’évolution de l’homme. » (p. 37)

« Cette découverte d’une importance capitale devrait être transportée dans les plus brefs délais à l’Institut d’archéologie de l’Académie des sciences de Mongolie d’Oulan-Bator. » (p. 42)

« Il en avait certes connu, des femmes, dans sa vie, et de plus jolies que cette inconnue. Qu’avait-elle de plus que les autres ? » (p. 52)

Lire la fiche du livre sur le site de Guy Saint-Jean Éditeur.

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