Archives de Tag: amérindiens

Amérindiens contre la domination masculine

Quel bonheur de finalement rencontrer au centre-ville de Montréal, pour une des rares fois depuis des années d’intolérance masculine se propageant contre les femmes jusqu’à ne plus même utiliser le féminin des mots et masculiniser tout, un festival qui enseigne la sagesse du matriarcat, qui dicte l’empathie, le vivre-ensemble et la paix, contrairement au patriarcat qui amène la destruction partout où il passe.

Sommes-nous à Montréal sur le point de reprendre nos esprits et agir de manière à respecter aussi les Femmes et la Terre ?

Adoptons le wampum à deux voies et enseignons aux hommes à agir avec civisme et respect universel et non pas seulement avec nombrilisme financier aplatventriste aux oreilles bouchées et aux oeillères qui se croisent comme c’est le cas de la propagande masculiniste actuelle dans la plupart des autres festivals sur cette place qui a été jusqu’à retirer un bout de rue à Jeanne Mance, co-fondatrice de la Ville.

Vive le Festival Présence autochtone !

Présence autochtone drapeaux 5 nations wampum à 2 voies

Présence autochtone drapeaux 5 nations amérindiennes et redesign beaucoup plus harmonieux du drapeau québécois, wampum à 2 voies

VIDÉO :

Extrait du discours mohawk au Festival Présence autochtone. à Montréal, le 3 août 2013.
Photo et Vidéo Jacqueline Mallette, ServicesMontreal.com, Montreal157.wordpress.com, femmophobie.com

 

http://servicesmontreal.com/jacqueline/fest.presence.autochtone.html

Publicités

Festival Présence autochtone

Ce soir, le 23e festival Présence autochtone a démarré devant une salle comble comprenant des Autochtones, Allochtones, individus d’ici et touristes. On y a présenté trois films dont le principal, Paroles amérikoises, un long-métrage absolument exceptionnel sur la poésie de l’Indien. De l’Amérindien. La vie dans la nature dans un monde qui la respecte. Un chemin d’eau et une terre qui nourrissent.

« Il n’y a pas de frontières. On est là. »

Et puis, il y a Hydro-Québec et toutes les mines :

« Je préfère le rire du vent au bruit des bulldozers. »

Ici et là des membres d’un groupe de poètes expliquent leur point de vue. Et vlan !, une phrase frappe ; elle est brève, c’est un commentaire lancé par l’un d’eux nous informant que la NASA a publié des cartes du Nord et que « tout a été claimé ». Faisons une brève parenthèse pour expliquer que toutes ces claims impliquent que chaque millimètre de terre dans le Grand Nord pourrait devenir une immense mine s’ils trouvent quelque chose qui pourrait leur rapporter une mine d’or. Leur rapporter. Encore détruire la terre… Ne pourrions-nous pas réfléchir et décélérer au lieu de multiplier les effrénées courses aux développements soi-disant économiques ?

Paroles amérikoises est un très beau film, sensible, dans lequel on peut observer des gestes amérindiens du quotidien. On se sent vraiment embarqué dès les images d’installation de la tente. On voit les femmes faire cuire le pain dans le sable. On est capté par les magnifiques paysages : ils n’ont « pas besoin d’aller dans le Sud. »

La première soirée cinéma du Festival s’est terminée par une ovation qui a ramené le réalisateur Pierre Bastien ému sur scène, puis direction le bar du Festival.

Deux courts-métrages
Les deux films présentés en début de programme étaient tout aussi magnifiques : L’Enfance déracinée et Umätu, le chant du notou.

L’Enfance déracinée porte sur les anciens pensionnats religieux où tant d’enfants ont été abusés sexuellement en plus d’y avoir été coupés de leur famille, de tout ce qu’ils avaient connu au jeune âge de 6 ans. On se demande par quels moyens les pédophiles d’aujourd’hui s’en sauvent et quand les nouvelles manoeuvres pour s’attirer les enfants seront découvertes, dicibles et entendables.

umatu

Umätu, le chant du notou

Umätu, le chant du notou a énormément charmé tout le public pendant 2 courtes minutes en provenance de Nouvelle-Calédonie à propos du drôle de chant d’un oiseau expliqué par un homme dont le clan en porte le nom.

PROGRAMMATION
Il y a de nombreux films qui seront présentés principalement à la Cinémathèque, des spectacles avec DJ, L’existoire ultime de Richard Desjardins  et aussi la chanteuse Beatrice Deer, des expositions dont des photos de la longue marche des femmes innues vers Montréal le Jour de la Terre 2012, une Masterclass avec Michel Poulette, La Place des Festivals s’animera particulièrement le samedi 3 août avec le défilé de l’amitié Nuestroamericana, l’hommage à la femme du ciel ATAHENSIC. Samedi et dimanche, il y aura aussi des tours guidés autochtones et des danses amérindiennes de même que de la gastronomie à l’amérindienne.

Le 23e festival Présence autochtone se poursuit jusqu’au 5 août 2013 à Montréal, à Verdun et à Kahnawake.

http://montreal157.blogspot.ca/2013/06/23e-festival-presence-autochtone.html

Le calendrier complet des activités se retrouvera sous peu sur le site www.presenceautochtone.ca.

Première, Winter in the Blood
Exposition Ginette Aubin
Du cinéma qui en met plein la vue


Le Bison d’Amérique

Le Bison d'Amérique Auteur : Jean-Pierre Sylvestre, reporter-photographe animalier  et journaliste scientifique  spécialisé dans les sciences naturelles Éditions du Septentrion

Le Bison d’Amérique
Auteur : Jean-Pierre Sylvestre,
reporter-photographe animalier
et journaliste scientifique
spécialisé dans les sciences naturelles
Éditions du Septentrion, Québec

Un livre d’information, de données historiques et statistiques, de graphiques, de photos récentes et d’archives ainsi que de dessins découverts dans des cavernes… C’est un livre que l’on pourrait croire impossible à publier de nos jours étant donné la triste historique de cet animal qui fut la nourriture principale des amérindiens et qui fut la cible des décideurs étatsuniens qui souhaitaient habiter les grandes terres sur lesquelles les bisons d’Amérique vivaient en liberté ; il y a pratiquement autant de photos que de pages dans ce livre qui est une mine d’informations sur le sujet.

On y découvre tous les aspects propres au plus gros animal des grandes plaines, sa généalogie, ses origines depuis l’époque Tertiaire, sa classification, les principales espèces dans le monde ; ses caractéristiques biologiques, du squelette à la reproduction en passant par la morphologie, l’anatomie externe, l’alimentation, les sens, jusqu’à sa longévité ; les moeurs et les comportements du bison, ses pas, son trot, son galop, ses bonds, sa vie en société, les interactions – amis, prédateurs, maladies… – ses déplacements et ses migrations ; et enfin le bison et l’homme.

Les photos et graphiques
Crânes, cornes, mues… de même que le comparatif du squelette avec celui du boeuf domestique, les photos de combat entre mâles ou d’une femelle avec son jeune ; les graphiques démontrant sa manière d’avancer par le pas, le trot ou le galop sont fascinants…

EXTRAITS

« De toute la faune étatsunienne et canadienne, le bison d’Amérique est devenu un véritable animal symbolique pour plusieurs raisons : il est le plus gros […], il a failli disparaître alors que sa population était importante […] et son histoire n’a malheureusement pas permis aux humains de comprendre la gravité de nos dégâts sur cette planète. » (p. 7, Introduction)

« En 1889, William Hornaday évaluait, dans son ouvrage […] la population totale de bisons qui survivait à 1901 individus, dont seulement 635 à l’état sauvage. » (p. 9, Introduction)

« Le bison antique (Bison antiquus) devient le boviné le plus largement répandu en Amérique du Nord. Sa taille s’est un peu réduite par rapport au bison géant, mais elle reste toutefois assez imposante : 1300 kg pour les mâles et une envergure égale à deux mètres pour les cornes. Sa population se distribue de l’Alaska au Nicaragua et de la Californie à l’Ohio. Ces fossiles sont également présents au Canada, notamment en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest. » (p. 19)

Un beau livre et un livre super intéressant
Véritable petite encyclopédie du Bison d’Amérique, c’est un livre aussi beau qu’intéressant dans lequel on trouve même des légendes, des données sur les fouilles archéologiques et des photos du Wild West, avec ses cow-boys et ses indiens, avec ses ours, ses antilopes et ses chiens de prairies… C’est le rêve de la Conquête de l’Ouest, vue à partir du regard de son animal le plus gros et le plus légendaire.

L’AUTEUR
Jean-Pierre Sylvestre est reporter-photographe animalier et journaliste scientifique spécialisé dans les sciences naturelles. Il a travaillé au Muséum national d’histoire naturelle de Paris puis a étudié le comportement des mammifères marins au Japon. Il voyage à travers le monde depuis 35 ans. Installé au Québec depuis 1993, il a fondé la société Orca, dont l’objectif est de faire connaître et de promouvoir la biologie, principalement celle des animaux marins. Il est l’auteur de nombreux articles dans des revues spécialisées et de plusieurs ouvrages sur la faune sauvage.

Consulter la fiche du livre sur le site du Septentrion.


Neuf nuits (Suites)

Neuf nuits (Suites) Auteur : Bernardo CARVALHO Titre original : Nove noites Traduit du brésilien par Geneviève Leibrich Paru en français aux Éditions Métailié, Paris

Neuf nuits (Suites)
Auteur : Bernardo CARVALHO
Titre original : Nove noites
Traduit du brésilien par Geneviève Leibrich
Paru en français aux Éditions Métailié, Paris

Neuf nuits est la page finale d’un anthropologue, Buell Quain, une histoire vraie entrecoupée de fiction.

Le tout débute par un message s’adressant à une personne inconnue qui serait la destinataire d’une ultime lettre que l’on aurait conservée secrète étant donné l’enquête officielle sur cette triste histoire d’un jeune diplômé des États-Unis qui aurait été promis à un avenir brillant, s’il ne s’était suicidé parmi les amérindiens du Brésil.

« Posez toujours la même question. Et chaque jour vous recevrez une réponse différente. » (p. 13)

« … car le secret, qui est le seul bien qu’on emporte dans la tombe, est aussi le seul héritage qu’on laisse à ceux qui restent et qui, comme vous et moi, sont en quête d’un sens » (p. 13)

« Elle ne pouvait soupçonner pourquoi j’étais si avide d’avoir une copie de ce document et pourquoi j’avais ce sourire nerveux sur les lèvres depuis qu’elle avait commencé à me le lire. » (p. 37)

« Le cauchemar est une façon d’affronter la peur avec les yeux de celui qui rêve. » (p. 59)

« Son insistance tourmentée laisse l’impression qu’elle essayait inconsciemment d’acheter le silence des Indiens sous le couvert de la philanthropie ou alors de suborner sa propre conscience. » (p. 60)

Accéder à la fiche du livre sur le site des éditions Métailié, Paris.

servicesmontreal.com depuis 2002Depuis 2002  ServicesMontreal.com

Livres sur l’histoire du monde et romans historiques monde
Vieillir (nouvelle page sur ServicesMontreal.com)

À la Une sur les blogues
Toutes les chroniques LIVRES, CD, DVD
Tous les articles