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STOP À LA GRÈCE EN SLIP

Un film attendrissant. Vraiment. Pourquoi ? Parce que nous sommes tous et toutes naïfs et insoupçonnants et donc vulnérables à un meilleur ami ou partenaire de 20 jours ou de 20 ans devenu jaloux de notre succès ou qui soudain voudrait prendre notre place ou encore en tant que population obligée de croire à des chefs d’État qui n’ont jamais travaillé ou qui ne savent que se faire élire à tours de rôles tout en se disant qu’il vaut mieux ne rien dire au peuple de la véritable situation économique.

Il n’empêche que l’Allemagne devient vraiment laide, entre son économie de plus en plus basée sur les bordels et ce qu’elle impose à la Grèce de ces montants d’argent qui n’ont jamais été reçus en Grèce mais qui sont passés de l’Europe à l’Europe.

Un excellent documentaire qui reflète bien le monde immonde dans lequel nous vivons.

EXTRAITS DES COMMENTAIRES

« Tout le monde sait maintenant que la Grèce a servi à faire tourner l’économie allemande. »

« La façon dont ils nous ont traité jusqu’à présent ce n’était pas pour vivre, c’était pour mourir. »

« Ils sont quelques groupes qui contrôlent la Terre, le monde, et ils ont décidé d’un système qui va éliminer, écarter la classe moyenne. »

« Ça voulait dire aussi qu’on vivait sans mettre de côté […] on dépensait pour des choses superficielles. »

« 2500 suicidés, à Athènes seulement »

STOP À LA GRÈCE EN SLIP : VOIR LA VIDÉO MISE EN LIGNE PAR LA RÉALISATRICE

STOP À LA GRÈCE EN SLIP

2013, Couleur, France, Documentaires du monde (longs métrages)
Langue d’origine : français

Équipe de production
Réalisation : Brigitte Roüan
Scénarisation : Brigitte Roüan
Direction photo : Nicos Ziagas, Irini Zeugoli, Vicky Vellopoulou
Montage : Théo Skikman, Clément Tomé, Bénédicte Teiger, Olivier Michaut-Alchourroun
Musique : Grigoris Vasilas

Synopsis
«En 2011, j’ai tourné un film en Grèce, Tu honoreras ta mère et ta mère. Après les émeutes de 2012, je suis revenue pour donner la parole à mon équipe et avoir un autre son de cloche.» — Brigitte Roüan

Festival des films du monde
FFM : Sexe – Made In Germany

Calendrier CINÉMA : Les films du lundi 2 septembre, les choix du public

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FFM : Sexe – Made In Germany

Documentaire choc de Sonia Kennebeck et Tina Soliman
Couleur, 44 minutes, Allemagne, 2013

Critique

Décriminalisation de la prostitution
En Allemagne, l’État a décriminalisé toutes les pratiques de prostitution en 2002. En paroles, officiellement, il s’agissait de donner du pouvoir aux femmes sauf que le pays super organisé de la planète est vite devenu un tissus de bordels et spas géants, une attraction touristique basée sur le sexe et sur l’exploitation de la femme, des femmes pour satisfaire des pantalons toujours en demande de chair fraîche.

L’effet réel : le fossé de l’injustice élargi
L’État est un pimp qui soutire des taxes aux femmes identifiées alors que les clients sont anonymes. Les anciens souteneurs criminels sont considérés comme des hommes d’affaires créant des conglomérats et amassant des sommes d’argent pharamineuses par l’exploitation de la location, parfois à la chaîne, de femmes avec ou sans leur consentement puisque nombre d’entre elles sont emmenées de l’étranger en esclavage.

« La question en soi est brutale »
C’est ce que répond un de ces hommes d’affaires en expansion près des frontières quand on lui pose la question à savoir s’il accepterait que l’une de ses enfants sombre, oh pardon, s’adonne à ce métier de prostituée. Pas, en paroles, qu’il veuille de quelle que manière les dénigrer, mais il envoie ses enfants dans les pensionnats les plus élitistes et espère passer ses conglomérats à ses fils plus tard.

Plus ça change, plus c’est pareil
Seules comptent les rentrées d’argent. Ces êtres humains de configuration féminine n’ont d’autre valeur que marchande.
L’État est un pimp qui effectivement encourage la prostitution puisqu’il empoche des taxes et des taxes et des taxes.
« L’argent n’a pas d’odeur »

40-50 hommes par jour
C’est exténuant, dit l’une d’elles. Mais les hommes qui empochent sur le dos des femmes mises en esclavage au service des hommes qui déboursent pour se vider les bourses ne vont certainement pas se préoccuper de leurs esclaves ! « Berlin est un paradis du sexe. » Mais comment peut-on sérieusement parler de paradis devant autant d’abrutissement systémique qui impose à des humaines de passer sans fin des clients en s’oubliant, en n’ayant pas la moindre pause pour manger ou dormir ? C’est tout simplement ignoble de constater que quand il s’agit de l’asservissement aux bas instincts des hommes, c’est à nouveau la femme qui est excessivement vulnérable.

C’est un film qui montre à quel point l’être humain a peu d’importance aux yeux de ceux qui font des montagnes d’argent.

Conséquences sur les femmes au travail : exclues, harcelées ?
Impossible de voir ça sans se demander à quel point les hommes sont encore en train de s’organiser pour écraser les femmes et comment, dans une telle atmosphère de société, une femme qui travaille sans l’immense conglomérat paternel pour la monter en apparat et fausser les statistiques peut véritablement ne pas se faire systématiquement et systémiquement harceler sans cesse et finalement exclure si elle ne couche pas avec le patron ou l’intermédiaire puissant pour garder son emploi ou sa place.

Pour avoir un minimum d’attention des hommes dans le patriarcat
La seule chose que l’on peut reprocher au film qui rencontre nombre de prostituées est de verser dans la vague toujours ultra masculiniste qui systématiquement augmente en importance par rapport à leur réelle proportion dans la population la valeur au prorata du nombre de victimes de configuration masculine en tout ou en partie. C’est à dire que pour donner autant de minutes du film à un individu par rapport à l’énorme nombre de femmes victimes, il aurait vraisemblablement fallu allonger le film de plusieurs heures, voire jours… en faire un film fleuve d’une durée de plusieurs mois. Par conséquent, il faudrait donc aussi commencer à écouter les femmes qui se plaignent d’énormes et de constantes injustices à leur égard et cesser de donner seulement de l’importance et des privilèges compensatoires à ceux qui profitent malgré tout en masse du patriarcat et des réseaux organisés pour se faire entendre sans jamais se soucier, égoïstement à l’extrême, des vraies victimes naturelles ou des victimes qu’ils font volontairement ou «oups!» à cause de ces larges oeillères invisibles qui bloquent les femmes dans des postes de travail esclavagistes et réducteurs et à des niveaux de revenus de misère sans oublier les plafonds de verre. La triste blague, c’est qu’on entend un homme affirmer que là au moins il ne se sent pas exploité.

Quelques stats du film
Une indépendante se limite à 10 passes par jour
Les esclaves subissent 40-50 hommes par jour
1 million deux cents milles hommes achètent des prestations sexuelles quotidiennement en Allemagne.

Film fleuve… Film d’un enfer au féminin.

Société marchande : au festival xyz, les femmes sont toutes des putes ?
Pour aller chercher la clientèle et les amener aux bordels, les prostituées font les carnavals et les festivals. Donc, pour les femmes qui voudraient un jour participer à la vie publique sans se faire harceler, cela devient quasi impossible, ne laissant qu’un océan de femmes victimes des bas instincts des hommes qui les dominent par la force des lois. Autant de tsunamis pour les femmes. Quotidiennement et sans espoir que la vague tombe.  Autant de murs à franchir pour celles qui veulent faire autre chose de leur vie.

Autant de murs à franchir pour celles qui veulent faire autre chose de leur vie.
Autant de murs à franchir pour celles qui veulent faire autre chose de leur vie.
Autant de murs à franchir pour celles qui veulent faire autre chose de leur vie.

femmophobie.com

Merci au Festival des films du monde de Montréal d’avoir sélectionné le film.

Suggestion de livre : Mélanie Carpentier, J’AI ÉTÉ UNE ESCLAVE SEXUELLE, SE SORTIR DES GANGS DE RUE


FFM : Sexe – Made In Germany

Le mercredi 28 août 2013 – 14:20 – CINÉMA QUARTIER LATIN 15
SEX – MADE IN GERMANY / SEXE – MADE IN GERMANY
Sonia Kennebeck,    Tina Soliman,    Couleur, 44 minutes, Allemagne,    2013

Critique à venir
https://montreal157.wordpress.com/2013/08/29/ffm-sexe-made-in-germany-2/


DVD Ces crimes sans honneur

Violences faites aux femmes, pistes de réflexion, meurtres au nom de l’honneur de la famille, problème des femmes, rééducation des hommes, traditions néfastes, communautés immigrantes, mariages forcés, le nom, l’honneur, le père, le chef de famille, le patriarche, l’aîné, les cousins, les cousines, les jeunes vierges analphabètes du pays d’origine, le cousin qui veut des papiers, les meurtres pour éviter le déshonneur ?…

C’est à un long métrage documentaire exceptionnel que nous convie Raymonde Provencher avec son plus récent film Ces crimes sans honneur, qui sort en DVD aujourd’hui 27 novembre 2012 avec deux disques dans le coffret, la version française et  sa version anglaise « Crimes Without Honour ».

Ces crimes sans honneur / Crimes Without Honour . Raymonde Provencher

Ces crimes sans honneur de Raymonde Provencher

Les crimes d’honneur sont des phénomènes anciens, qui remontent à des temps immémoriaux. Nous les avions crus révolus; et pourtant la réalité nous a rejoint au moment où nous nous y attendions le moins. Des milliers de personnes — généralement des femmes — dans le monde sont tuées au nom de l’honneur.

Au Canada, « l’affaire Shafia » a sonné l’heure de notre réveil. En Suède, c’est l’assassinat de Fadime, de la main de son propre père, qui a provoqué l’électrochoc. On tue au nom de l’honneur en Angleterre, en Allemagne, aux Pays-Bas, en France, en Suède, au Canada; et ce phénomène est en constante augmentation.

Dans Ces crimes sans honneur, la cinéaste tente de dégager certaines pistes de réflexion à travers l’histoire d’Aruna Papp, une chrétienne d’origine indienne vivant au Canada ; de Necla Kelek, une turque vivant en Allemagne ; de Sara, une kurde établie en Suède et d’Arkan, un jeune kurde élevé « à la suédoise ».

Aruna, Necla, Sara et Arkan ont eu le courage de défier ces traditions criminelles de leur communauté en dénonçant ces crimes haineux avec le risque d’être ostracisés.

Produit par Raymonde Provencher (Macumba Films), Ces crimes sans honneur est distribué par Les Films du 3 mars.

Stop the bad name of the community by preventing it

Immigrée torontoise, elle ne s’inquièterait pas d’être stéréotypée à condition que personne ne se fasse tuer pour cela. Ou ne se fasse casser le bras ou ne subisse d’autres violences conjugales non comptabilisées, jamais dénoncées, la peur servant à terroriser les victimes de maltraitance au quotidien.

Pendant 18 ans, elle a vécu de la violence conjugale ; pendant 18 ans « Tout ce que tu comprends ce sont les coups de pied » lui disait son père qui l’avait aussi battue avant son mariage forcé avec un homme qu’il n’aimait pas et qu’il insultait devant tout le monde et qui ensuite s’en prenait à elle.

Elle s’en est sorti. Elle a fait une recherche. Elle a parlé à 1800 femmes qui avaient toutes peur d’être identifiées. Nombre d’entre elles ne se sont pas présentées. Elle-même a un jour détruit l’estime de soi sur la personne de sa propre fille. Elle raconte son histoire, l’histoire d’innombrables femmes qui apprennent du jour au lendemain qu’elle se marient le lendemain avec un individu qu’elles n’ont jamais vu ou avec un membre de la famille. Si elles refusent, elles se font coller une étiquette d’avoir déshonoré leur famille. « Le déshonneur restera à jamais. » Elle explique que plusieurs communautés immigrantes apportent des « traditions néfastes dans ce pays», dit la Torontoise.

Une turque en Allemagne : « Les turcs et les arabes s’isolent »
Après la Suède, après Toronto, le film nous transporte en Allemagne où une auteure d’origine turque explique la charia qui est un code de lois qui régit ce qui finit par être une petite ville dans la ville, code entièrement copié sur la société d’origine d’où est issue la jeune vierge du pays qui n’apprend souvent jamais la langue du pays d’accueil.

« Je suis devenue un être autonome. »
Dans le film de Raymonde Provencher, cette auteure qui a appris en Allemagne en côtoyant les allemands qu’elle pouvait vivre de manière autonome, explique le fonctionnement hiérarchique de l’honneur du patriarche familial, honneur pouvant mener jusqu’au meurtre.

La société d’accueil : « Il faut en parler beaucoup plus »
Elle croit que la société d’accueil doit absolument se mêler des violences faites aux femmes. Il ne s’agit pas d’affaires de famille ou personnelles ; il s’agit de violences faites aux femmes, de maltraitance subie par des citoyennes, qu’elles aient ou non eu la permission ou l’opportunité d’apprendre la langue du pays d’accueil.

On pourrait même croire qu’à la limite ces mariages arrangés servent même à obtenir des passeports et des nationalités sur le dos des filles qui n’ont pas le choix. Cette auteure travaille depuis des années à faire cesser ces mariages forcés et a réussi à les réduire de 25 000 par années à 10 000, en éliminant les analphabètes depuis qu’on impose des tests de connaissance de la langue.

Au Canada, on n’a aucune données sur les mariages forcés.

Le nom, l’honneur, le père, le chef de famille, le patriarche, l’aîné… tous ont une place bien précise dans ces sociétés. L’honneur de la famille est plus important, semble-t-il, que le mal qu’ils peuvent faire pour le préserver.

MOUTON NOIR et BANNIE
Elle parle aussi de l’exclusion dont elle a fait l’objet de la part de sa famille après son divorce qui les humiliait.

En Suède :

Un cri commun : les hommes et les femmes à qui on impose ces mariages sont vulnérables. On demande aux politiciens de s.v.p. écouter. Ces femmes mettent leur vie en danger en s’exprimant sur le sujet.
« Personne n’a osé m’aider. »
« J’ai vu la Suède comme un pays de libertés »
« J’ai perdu ma famille, ma cousine, ma copine. »

Cet homme vivant en Suède que l’on a forcé à marier une cousine l’a laissée en Syrie pendant 3 ans avec d’autres dans la même situation de mariée en attente des papiers d’immigration, dans une pièce de 10m2.

La virginité, l’honneur sont des clauses négociés lors d’un mariage forcé

Mieux vaut prévenir que guérir. La prévention en entendant le problème des femmes doit s’accompagner d’une rééducation des hommes afin qu’ils respectent les droits des femmes.

« Je suis la seule qui ose parler »
Il ne faut pas seulement écouter, il faut s’en mêler, ajoute-t-elle. « J’espère avoir fait une toute petite différence. »

Un film de Raymonde Provencher.

À voir absolument afin de comprendre possiblement les communautés qui ne semblent pas vouloir s’intégrer, pour aider votre voisine ou votre voisin qui ne vous salue jamais, pour survivre à la peine incommensurable que vous a causée votre ex-fiancé qui s’est soudainement marié avec une femme de son pays alors qu’il disait vous aimer…