Archives de Catégorie: vieillir

Câlin

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Pour bien célébrer le retour des vacances, je vous propose un moyen de tout bien débuter et tout bien terminer et entre deux, tout bien continuer : le « Câlin coeur à coeur » d’Amélie Grenier, publié aux éditions Le Dauphin Blanc.

Seul sens humain qui ne diminue pas avec l’âge, le toucher devient ici une douceur pure, une portée d’échange de bonheur et « un massage à l’âme »  opérant un aller-retour entre donneur et receveur /entre celle qui donne et celle qui reçoit.

Dans son livre, Amélie Grenier se raconte et relate comment elle en est venue à cette drôle de profession de passer une heure avec un homme ou une femme, une handicapée ou une personne âgée souvent délaissée pour leur redonner le sourire et l’estime de soi alors que trop souvent en notre siècle d’instantanés instantanément oubliables les gens ne se touchent plus que pour des rencontres fortuites, des poignées de mains souvent fausses ou des soins médicaux pressés. Et l’être humain alors ? Le cerveau a aussi énormément besoin de tendresse autre que sexuelle et performante…

Pour bien câliner, il faut prendre le temps d’offrir une présence entière, pour donner le temps au temps. Sinon, l’enfant que l’on embrasse en vitesse en le déposant à la garderie n’y croit pas.

« Câlin coeur à coeur » est donc un beau livre à parcourir en cette fin d’été magnifiquement ensoleillé. On y trouve des infos sur les câlins ainsi que des témoignages.

EXTRAITS / CITATIONS
« Une session de câlinothérapie, c’est un arrêt dans le temps pour se consacrer entièrement à vous et à vos besoins. » (p. 83)

« La puissance, la beauté et la grandeur de la câlinothérapie ont pu aider cette jeune femme à se sortir du gouffre de l’inceste. » (p.101)

Câlin coeur à coeur d’Amélie Grenier, est publié aux éditions Le Dauphin Blanc qui célèbre à Québec ses 25 ans le 15 septembre prochain.

http://dauphinblanc.com/catalogue/calin-coeur-a-coeur/


Rannaï, T2

RannaiT2.jpgSuite et fin d’un roman passionnant dans lequel se côtoient et se supplantent la ville-dômes et les communautés agricoles, les Dix richissimes hyper-puissants et la populace sans oublier les oubliés et les déplacés sur la Lune implantés là sans leur consentement par les Dix superbes…

L’histoire se passe dans cent ans et c’est comme si, comme le fait l’auteure Karine Raymond en laissant son imagination poser les probabilités, on se demandait comment aurait évolué notre pays « si nous avions conservé les valeurs des Premières Nations au lieu d’adopter les structures françaises et anglaises ? »

Dans ce tome 2 de Rannaï, une formidable suite improbable d’événements se produisent, se bousculent, se superposent. Les personnages plus grands et plus vrais que nature s’entrechoquent et poursuivent leur destin complètement à l’encontre d’eux-mêmes, du monde et de la Terre ou totalement en union avec un mode de vie des plus simple. Les familles séparées se cherchent, on a l’espoir que les trois soeurs vont se retrouver avec leurs parents à la ferme familiale délaissée. On a l’espoir que les humains et les humaines trouveront leurs motivations et des élans amoureux tout aussi durables que leurs projets. On est séduit par les jardins décrits avec tant de passion au détour d’une forêt ou de framboisiers mais aussi par les nombreuses réflexions imbriquées dans le texte : liberté de partir vivre ailleurs et permissions incessantes à demander aux autorités, entente familiale, libertés prises par les riches organisés et les protections qu’ils s’enracinent entre eux, les choix que l’on fait pour soi et pour les autres…

Un roman sublimement rebelle pour indignés, publié chez Druide.

EXTRAITS / CITATIONS

« La sensation de ne pas être adéquate, d’être un parasite pour sa propre planète. Ici, le mode de vie minimaliste était ardu et angoissant, mais il lui permettait, en quelque sorte, de se racheter. Accepter le rythme de la nature, être humble devant sa complexité. » (p. 74)

« En la voyant, il avait compris qu’il ne ferait jamais partie de sa vie. Il n’était qu’un asticot englué dans une toile qui devait oublier l’existence même du bonheur. » (p. 96)

Tant que Mah s’était adressée à des fonctionnaires pour plaider la cause de la Bulle citoyenne, elle n’avait eu aucune embûche. Toutefois, se rapprocher d’un mouvement activiste la positionnait dans la mire des maîtres du jeu. Est-ce à dire que tous les paliers du gouvernement étaient corrompus ou, du moins, bâillonnés ? » (p. 133)

http://www.editionsdruide.com/livres/hiver-2016/Rannai/


Recettes de nos aînés

Aînées d’Italie, d’Iran, d’Haïti, d’Amérique latine, de l’Inde et d’autres pays lointains. Ce livre de recettes d’aînés immigrés est une petite merveille typiquement montréalaise avec aussi quelques recettes québécoises.

Comment préparer une vraie sauce tomates toute simple ou de vraies empanadas d’origine, des plats exotiques comme Raja Halva maison, Mezze libanais d’une femme ayant aussi vécu en Italie mais décidé d’enfin s’établir ici.

Pour fusionner l’idée de ce livre, il aura fallu une dizaine d’ateliers intergénérationnels avec plus de 150 participants qui ont fait chauffer les marmites autant que les coeurs dans la cuisine communautaire du Santropol Roulant, un organisme bien établi à Montréal et qui a marqué ses 20 ans avec ce livre rassemblant des recettes élaborées au loin, détaillées par des gens venus d’ailleurs pour recommencer une nouvelle vie chez nous.

C’est un livre de recettes petit budget que le Santropol publie avec toute l’intelligence du cœur et du partage.

Un chouette cadeau pour la Saint-Valentin ou pour toute occasion.

http://santropolroulant.org/fr/


Samuel

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Le plus récent conte de Robert Blake est une petite merveille pour guérir vos anciennes blessures, surtout les plus anciennes et les plus coriaces.

L’histoire de Samuel et de son double Petit-Samuel (enfant) se déploie sur une île en Irlande et dans un jeu vidéo qu’aurait pu inventer Jules Verne, si l’espace-temps le lui avait permis.

On y rencontre de nombreux animaux marins ainsi que des lutins et des fées qui ont tous un truc pour vous faire passer vos vieux maux à l’âme.

Ça se lit comme un conte. Et c’est vraiment très joli. Plus que joli, c’est rempli de vraies bonnes idées pour mieux vivre avec soi et avec les autres, pour pacifier votre coeur ou celui d’un être cher si vous l’offrez en cadeau-trésor de Noël.

J’ai eu le plaisir de rencontrer Robert Blake, auteur et fondateur des Éditions du 9e Jour, au Salon du livre de Montréal 2015 où il m’a expliqué en entrevue vidéo son nouveau livre sous un angle des plus captivant.

CITATIONS / EXTRAITS

« Je sais d’entrée de jeu que je vivrai une grande transformation. » (p. 11)

« – Garde en tête que s’il est bien de percevoir et de comprendre la souffrance des autres, cela ne signifie pas qu’il te faille la porter sur tes épaules. Sinon, ce serait l’équivalent de porter un poids qui ne t’appartient pas. Et de toute façon, cela n’aiderait en rien la personne concernée. » (p. 70)

« Dis-moi, t’est-il déjà arrivé de te mettre en colère après avoir été insulté ? » (p. 74)

Samuel, un conte de Robert Blake, aux Éditions du 9e Jour.


Baiser

La vengeance de la veuve joyeuse

Baiser tome 2 de Marie Gray, Guy Saint-Jean éditeur

Baiser tome 2 de Marie Gray, Guy Saint-Jean éditeur

Dans ce deuxième tome de Baiser, Marie Gray nous emmène dans l’intimité de Maryse, alias Karma Mamma, d’abord épouse qui s’ennuie en banlieue, ensuite femme libérée, riche et séductrice.

Épouse modèle, maman toujours présente pour ses enfants et pour ses amies, Maryse est mariée à Gilles, un homme d’affaires redoutable mais aussi un mari qui la traite d’épaisse et qui la regarde comme une mocheté, lui reprochant de ne pas avoir de carrière alors que c’est lui qui la voulait à la maison. Un jour, elle se rend compte qu’il passe du temps sur les sites de rencontre… et qu’il la trompe. Elle décide alors de venger toutes ces femmes trompées et manipulées par ces hommes qui ont le don de rendre leur vie élastique en utilisant la confiance de celles qu’ils utilisent. Le site Internet Karma Sutra naît et, devant tous les cas lourds du genre, prend une ampleur inimaginable.

Maryse, Julie, Jessica, Valérie vous feront rencontrer HotBob, Stéphane, Guillaume…

CITATIONS

« Je crois bien qu’il m’a volontairement caché notre situation ; c’était une autre de ses façons de conserver sa mainmise sur moi » (p. 30)

« J’avais hâte qu’une certaine sérénité s’installe. Car le voir saliver devant notre voisine était tout de même moins répugnant que de le voir s’asseoir près de notre propre piscine les jours où les enfants amenaient leurs amis se baigner. » (p. 94)

« – Come on, Maryse, avoue ! Y’a aucune fille assez bonne pour ton Oli ! plaisantait Julie. » (p. 96)

« Il est temps que quelqu’un se déniaise et fasse payer les innocents qui utilisent les autres sans conséquence. » (p. 136)

« Je m’étais mise à m’interroger. Gilles était-il un de ces êtres ignobles qui utilisaient les sites de rencontre en toute impunité pour sortir d’un quotidien devenu trop frustrant ? Nous n’avions jamais répété l’épisode du club d’échangistes et les hommes seuls n’y étaient admis que très rarement. » (p. 141)

« T’sais, comme les gars mariés qui rôdent sur les sites en cachette ? Les épais qui cruisent et baisent tout ce qui bouge ou qui sortent avec plusieurs filles en même temps ? Ceux qui mentent sur leur âge ou qui sont juste malhonnêtes ? » (p. 178)

« Je pouvais être celle que je voulais, une femme qui ne s’en laisse pas imposer, revendicatrice et insoumise, pour faire changement. Je pouvais enfin m’octroyer une vie en parallèle de mon insipide réalité. » (p. 201)

Baiser, La vengeance de la veuve joyeuse de Marie Gray est publié chez Guy Saint-Jean éditeur.


Le sortilège des chemins

Le sortilège des chemins récit de Sergio Kokis avec six paysages de sentiers peints par l'auteur Lévesque éditeur, collection Réverbération

Le sortilège des chemins
récit de Sergio Kokis
avec six paysages de sentiers peints par l’auteur
Lévesque éditeur

À l’aube de la soixantaine, un couple montréalais d’origines diverses se met en tête de fouler le Chemin de Compostelle pour la première fois. Il est écrivain et peintre, elle vient de prendre sa retraite, le moment semble idéal pour partir à l’aventure. Et après avoir testé leur endurance sur les trottoirs et sentiers de la ville, ils s’envolent avec, typiquement, un sac à dos bien trop plein.

Ce récit épate par une qualité de texte devenue rare en ces temps de littérature marketing. L’auteur Sergio Kokis, d’origine brésilienne mais aussi d’autres origines antérieures russes comme on l’apprend vers la fin nous raconte en détails le premier périple suivi de plusieurs autres dans plusieurs pays européens. Mais ils ont tout de même quelques habitudes de bons restaurants qu’il nous raconte tout en intercalant leurs pèlerinages de réflexions sur ses romans précédents, son ancienne maison d’édition vendue et ses livres soudainement sans point de vente, l’art contemporain pour ce qu’il vaut… et surtout les rencontres, les petits bonheurs, les gîtes… et de nombreuses vérités existentielles.

CITATIONS / EXTRAITS

« Après deux mois de vie dépouillée, avec mon sac à dos pour tout bagage, cette abondance d’objets superflus m’est apparue dans toute son absurdité, comme un boulet destiné à entraver ma liberté. » (p. 75)

« Souvent, durant nos randonnées, je me perdais en rêveries tout en observant distraitement non pas les paysages alentour mais le sentier lui-même. J’étais captivé par cette étroite portion de terrain qui serpentait devant moi, bordée soit d’herbes, soit des racines des arbres de la forêt. Le passage d’autres marcheurs avant nous avait dessiné ce lieu de marche, lui conférant le statut de chemin. À leur tour, nos pas contribuaient à le maintenir vivant. (p. 133)

« En tant que peintre et intellectuel, je ne me sens aucunement solidaire des enfantillages et des bricolages ridicules qu’on présente dans les musées en guide d’art contemporain. » (p. 122)

« La dissimulation – distincte du simple déguisement – est une attitude spécifiquement humaine. Elle peut atteindre des sommets de sophistication ou même constituer une façon permanente d’être au monde, d’où son intérêt pour un artiste préoccupé par l’analyse existentielle. » (p. 161)

« C’est curieux comme ce genre de rencontres nous arrivent souvent durant nos randonnées, tandis que nous sommes si sauvages chez nous, à Montréal. » (p. 188)

Le sortilège des chemins, récit de Sergio Kokis avec six paysages de sentiers peints par l’auteur est publié chez Lévesque éditeur, collection Réverbération.


Laisse-moi t’aimer

Dans le but de sortir des interminables guerres entre individus, Laisse-moi t’aimer est un livre d’auto-guérison qui se présente avec un coeur en miroir sur sa couverture. Il rassemble plusieurs témoignages d’écriture visant à surmonter les messages négatifs que nous recevons tous et toutes depuis l’enfance et tout au long de notre vie.

Laisse-moi t'aimer - Miroir, miroir, dis-moi qui je suis...!, de Robert Savoie, est publié chez Performance Edition.

Laisse-moi t’aimer – Miroir, miroir, dis-moi qui je suis…!, de Robert Savoie, est publié chez Performance Edition.

Ce livre nous propose des pistes de démarches d’auto-responsabilisation par rapport à notre propre bonheur, malgré les problèmes que nous causent ou nous ont causé les autres (ce qui ne devrait tout de même pas passer un message que tout est permis à ces mêmes autres…).

Pour guérir les blessures et dénigrements du passé, l’auteur nous amène à rencontrer la personne la plus importante de votre vie avec quelques bonnes idées pour prendre soin de soi, surtout en fonction des autres passés ou présents qui ont parfois des besoins irrationnels et sans limites souvent sur le dos des autres en se disant que les autres n’ont aucune importance parce qu’ils croient en l’enseignement reçu qui leur en donnerait le droit. Ce livre vous conseille à savoir comment reprendre pour vous-même votre droit à vivre autant que les autres, autant que vous-même.

C’est un livre qui pourrait vous aider si vous avez du mal à vous considérer aussi bien que les autres, si vous avez des blessures par rapport à vos parents, si vous vous sentez écrasée ou maltraitée ou même castrée par des hommes qui appliquent déjà ces principes à outrance tout en faisant croire à tout le monde qu’ils sont les victimes et en n’imposant aux vraies victimes que des reproches ou des exigences mais jamais la moindre sensibilité ni certainement aucune générosité. Soyez généreuse envers vous-même !

CITATIONS / EXTRAITS

« Un personnage prend toute la place dans l’ego, l’orgueil, les complexes causés par l’abandon, le rejet, la culpabilité, la rivalité, l’infériorité, la supériorité, la trahison, l’injustice, la honte de soi et autres. Lorsqu’on a appris depuis notre enfance à banaliser nos sentiments, à ne pas exprimer nos émotions et nos peurs, le personnage a développé un des plus populaires mécanismes de défense qui soit pour se couper de l’émotion et de sa vitalité : la castration. (pp. 15-16)

« Cette prise de conscience m’a sortie de l’insécurité émotive et aujourd’hui, je reconnais que c’est envers moi que j’ai posé un geste de courage et d’amour. » (p. 34)

« Dans ce cas, il me sera difficile de départager ce qui m’appartient de ce qui appartient à l’autre, je serai facilement emportée dans des réactions défensives malsaines qui enveniment, perturbent et brisent rapidement la relation. C’est ce en quoi consiste la guerre dans nos relations. » (p. 83)

« Les croyances proviennent de notre intelllect, de nos valeurs. Depuis notre enfance, il se nourrit des paroles entendues de nos proches, de nos amis, de la télévision. » (pp. 92-93)

« Les perfectionnistes ne se font pas beaucoup de compliments, ils sont dépendants des compliments des autres. » (p. 95)

« Il y a des gens qui meurent à 18 ans qui sont enterrées à 81 ans ; de 18 ans à 81 ans, ils n’ont jamais rien fait pour eux, ils ont seulement existé dans l’ego et l’orgueil à travers tous les personnages qu’ils ont créé pour ne pas toucher à leur sensibilité dû à leur vécu. » (p. 139)

« lorsque nous décidons de faire la paix avec les expériences traumatisantes de notre passé, tout change. Nous avons beaucoup moins besoin de biens matériels, nous voulons beaucoup plus être en relation avec les autres. » (p. 139)

Laisse-moi t’aimer – Miroir, miroir, dis-moi qui je suis…!, de Robert Savoie, est publié chez Performance Edition.


Qu’est-ce que je fuis ?

Il y a deux jours j’ai tiré une citation dans laquelle on retrouve collectivement un renouvellement de comportement contextuel indésirable. Voici un livre qui traite du sujet au niveau de l’individu.

Qu'est-ce que je fuis ? de Claire Poulin, publié chez Béliveau éditeur

Qu’est-ce que je fuis ? de Claire Poulin, publié chez Béliveau éditeur

Dans son deuxième livre en 15 ans, la psychologue clinicienne de pratique privée Claire Poulin aide à reconnaître ce qui porte l’humain à reproduire des schémas qui ne nous apportent pas le bonheur. À l’aide de plusieurs exemples suivis de pistes de réflexion, elle amène le lecteur vers les 3e et 4e parties du livre, vers le processus intérieur et le comment, puis en 5e, le soi et le bonheur.

Mon coup de cœur parmi ses recommandations pour se sortir une fois pour toutes de nos problèmes récurrents est celle qui s’intitule « Observation du soi neutre », une démarche qui permettrait entre autres à ceux qui se clament éternellement victimes et qui sont possiblement devenus bourreaux de se regarder un peu le nombril. Mais il faudra être très très futées car d’une part ils ont de l’expérience et d’autre part, très certainement qu’ils ne voudront pas s’ils en tirent infiniment profit. Quoi qu’il en soit, ceci est d’abord et avant tout un livre pour soi.

Qu’est-ce que je fuis ? de Claire Poulin, publié chez Béliveau éditeur, aurait peut-être intérêt à se voir distribué à grande échelle. Qui sait ? Cet ouvrage de vulgarisation psychologique pourrait éventuellement avoir un effet globalement bénéfique ? Mais nous pouvons tous et toutes débuter par un travail sur nos propres malheurs enfouis mais certainement pas oubliés.

CITATIONS / EXTRAITS

« Il y a plusieurs types de blessures et chacun d’eux a un sens et un impact particuliers sur la façon d’être que nous développons conséquemment. Les principaux types sont les suivants : blessure d’abandon, d’humiliation, de rejet, de trahison et d’injustice. (p. 28)

« Une situation où nous nous sommes sentis rabaissés, voire écrasés, devient la marque d’une blessure dite d’humiliation. (p. 28)

« Cela ne marche pas ! Plus j’analyse et plus j’essaie d’avoir le contrôle, plus je deviens perdu et mêlé !» (p. 46)

Claire Poulin sera présente au prochain Salon du livre de Montréal.


Soeur Angèle et le bonheur

Elle est toujours souriante, débordante d’énergie et d’enthousiasme. Comment fait-elle ? C’est ce que nous explique Rosette Pipar dans un tout nouveau recueil d’inspiration sur le vie intitulé Le bonheur d’être soi… selon sœur Angèle.

100 questions sur la vie

 Le bonheur d'être soi... selon sœur Angèle, 100 questions sur la vie, compilées par Rosette Pipar, est publié chez Marcel Broquet, la nouvelle édition.


Le bonheur d’être soi… selon sœur Angèle, 100 questions sur la vie, compilées par Rosette Pipar, est publié chez Marcel Broquet, la nouvelle édition.

C’est bon comme du bon pain car il s’y trouve bien davantage que cent questions avec les réponses de sœur Angèle recueillies par Rosette Pipar : Comment faites-vous pour garder votre calme ?, Où trouvez-vous de la joie ?, Comment avez-vous réagi à l’annonce de votre maladie ?,  Que dire aux parents d’enfants atteints de maladie grave ?, Pourquoi tant de divorces ?, Comment réagir à une trahison ?, Comment faire face à l’insécurité ?, Quelles sont les principales sources de bonheur ?, Qu’est-ce que le talent ?, Comment faire des choix importants ?, Que pensez-vous des mantras, des chants religieux et spirituels ?

Ce livre sur les réponses à tant de questionnements est tellement bien construit qu’il se lit comme un roman. Et plus on lit, plus s’esquisse un sourire de bonheur. « Attention, cette lecture risque d’être contagieuse. Le bonheur vous y attend. »

CITATIONS / EXTRAITS

« Qu’y a-t-il à apprendre de cette femme qui incarne la joie de vivre alors qu’autour de moi dans le monde, le mal de vivre et la mélancolie surgissent en tout homme, en toute femme ? » (p. 21)

« On peut être millionnaire, posséder beaucoup d’argent, de biens, vivre dans le luxe tout en étant pauvre dans l’âme. » (p. 67)

« Notre perspective de la vie actuelle est encombrée de parasites que sont les nouveaux dieux : l’argent, la gloire, le statut, la réussite, la reconnaissance… » (p. 78)

« L’engagement, cela existe encore. C’est de plus en plus rare. Surtout dans les couples mariés ou non. Si une telle ne convient plus, on la laisse tomber. Le pire, c’est ce que les enfants peuvent subir. » (p. 128)

J’ai eu le bonheur de rencontrer à nouveau brièvement sœur Angèle lors du lancement à l’hôtel de ville. Voici la courte entrevue vidéo que j’y ai réalisée : http://youtu.be/HO0ZYCpFZjI

 

Le bonheur d’être soi… selon sœur Angèle, 100 questions sur la vie, compilées par Rosette Pipar, est publié chez Marcel Broquet, la nouvelle édition.


No man’s land

No man's land

No man’s land
Auteure : Charlotte Gingras
Éditions Druide, collection Écarts

Premier roman pour adultes pour l’auteure Charlotte Gingras, « No man’s land » est d’une sensibilité exceptionnelle avec un lien créé entre deux femmes, l’une criminelle par dépit et par législation ahurissante, l’autre, à l’âge d’être sa grand-mère qui se trouve en énorme peine d’amour, dépitée, rejetée, perdue. Soudain, c’est le vide absolu. C’est le mur auquel on fait face et auquel on était loin de s’attendre.

Sachant que le monde dans lequel nous vivons ne donne pas grand chance aux femmes, qu’elles soient jeunes et naïves ou aînées, l’intitulé de ce roman d’un pays sans hommes pour l’une comme pour l’autre pourrait aussi être un « no-woman’s land » étant donné le rejet dont elle font l’objet, la douche froide qu’elles subissent pour des raisons différentes mais l’une comme l’autre après avoir été délaissée par un homme qui poursuivra sa vie ailleurs, autrement, la tête et les mains entièrement libres, comme si de rien n’était. À tel point qu’ils ne font que passer dans le roman. Ici, il est question du subi de ces deux femmes et du comment s’en sortir, comment survivre, comme faire face au néant et à l’adversité.

C’est un roman magnifique, à lire en automne, à la saison des amours mortes.

CITATIONS / EXTRAITS

« Tu ne regardes pas la rivière. Tu te recroquevilles
sur ton siège en laissant tes pensées errer dans tous les sens. Tu n’aimes pas Adam, le seul de ses enfant que la mère aime d’amour, son chouchou à vie. » (p. 13)

« Tous les samedis matins, l’homme qui couche dans  le lit de la mère s’achète une caisse de bière au dépanneur et il commence à boire au goulot, assis à la table de la cuisine. Vers midi, la mère te donne deux sandwiches au beurre d’arachide et deux bananes dans un sac de plastique. Quand il fait beau, toi et Fleur allez rôder autour de la piscine du quartier. Comme vous n’avez pas de maillot, vous regardez avec envie les autres patauger. » (p. 18)

« Vous traversez encore le pont piétonnier, parce que de l’autre côté, les friandises goûtent meilleur. Ici et là, sur le seuil des portes, quelques citrouilles tremblotent en signe de bienvenue. Ta petite soeur, dont le seul déguisement est une couronne de princesse en plastique, sonne aux portes et tu l’attends pendant qu’elle récolte ses provisions de douceurs. » (p. 37)

« — Mais. Vous avez une peine d’amour ! Vous êtes pas trop vieille pour ça ? » (p. 51)

No man’s land est un roman en deux temps, un roman au cœur de deux femmes, écrit par Charlotte Gingras, publié aux éditions Druide, collection Écarts.