Archives de Catégorie: Tiken Jah Fakoly

FFM : Njinga, reine d’Angola

Pour un dépaysement de continent et de siècle, Njinga, reine d’Angola est l’histoire d’un frère pas très qualifié mais ambitieux qui devient roi alors que les Portugais colonisateurs et esclavagistes réclament plus d’argent et plus d’esclaves. Le frère demande à sa soeur de revenir de son exil pour faire l’ambassadrice auprès du gouverneur en son nom et ensuite refaire de l’air.

Après avoir bien accompli son devoir et lui perdu la bataille, elle finit par trouver en elle ce cri de guerre qui lui vaudra de reconquérir pour elle et pour son peuple, la liberté et la souveraineté.

Njinga, reine d’Angola est plus forte que les ambitieux, que les fourbes, que les traîtres, que le sexisme.

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FFM : Sound of Tears

Sound of Tears est l’histoire d’une femme qui doit «choisir» entre le mariage forcé et l’homme qu’elle aime. En fait, elle n’a pas le choix, c’est un peu comme ici la religion des festivals qui impose une certaine propagande, contrôlée par un petit nombre : ceux et celles qui n’adhèrent pas ou qui ne sont pas des marionnettes de famille adulée sont assassinés.
C’est une «question d’honneur»
Dans Sound of Tears, la jeune femme subit le crime d’honneur, elle est tuée par ses père et frères qui intolèrent sa curiosité du monde dans lequel elle vit depuis que la famille a émigré dans un pays soi-disant libre de religion, pays qui irait peut-être jusqu’à croire que c’est l’amant qui a tué sa femme sauf que le film ne se rend pas jusqu’à l’enquête. Il s’arrête aux hommes et aux femmes de famille qui reprochent à la jeune femme universelle de vouloir regarder plus large et plus vaste que le martèlement obligé.
Festival des films du monde 2014Sound of Tears est un court-métrage canadien de 15 minutes, réalisé par Dorothy A Atabong. Dans le film, on reconnaît la sublime chanteuse Dobet Gnahoré qui a fait la musique avec Colin Laroche de Feline.

Nuits d’Afrique – bilan

100 concerts et activités, 600 artistes de 35 pays

Avec une augmentation de 46% de ventes à la billetterie, Nuits d’Afrique réussit franchement mieux que d’autres festivals qui sont devenus à courte vue et qui croient, par habitude et par standing vastement subventionné mais borné sur le dos des autres souvent meilleurs, que tout leur est dû à eux seuls. De fait, les différents niveaux de gouvernement doivent cesser de donner majoritairement, millions après millions, aux événements proches du milieu de la construction, et les décideurs qu’ils soient en comités toujours les mêmes ou en organisations qui se relaient ou à l’unité, se déplacer eux-mêmes pour voir de visu que le Festival International Nuits d’Afrique est un Grand Festival multi-générationnel où se produisent autant des formations de musiques traditionnelles world de vastes horizons que des bands jeunes qui font danser les jeunes dans les boîtes du monde. De fait, ce n’est pas parce qu’un fonctionnaire ou un politique a l’usage de budgets qui le dépassent que cet argent leur appartient. Il ne faut certainement pas oublier que l’argent public est le fruit de taxes et impôts payés par la population et qu’il n’appartient pas en propre auxdits fonctionnaires et politiciens. Il y aurait vraisemblablement lieu de revoir tout ça et de cesser de privilégier des événements bourreaux adulés par habitude qui ne présentent plus grand intérêt mais qui demeurent subventionnés comme s’ils étaient une merveille du monde.

Bref, Nuits d’Afrique mérite des subventions et un marketing à sa hauteur, de même que des visites d’officiels qui puissent enfin se rendre compte par eux-mêmes de l’universalité de ce Grand Festival qui assure à Montréal et au Québec et au Canada une magnifique visibilité dans le monde entier (oui, oui, cette année il y avait même une formation reggae chinoise).

Sinon, si les décideurs budgets en poches s’entêtent obstinément à maintenir les subventions de millionnaires aux millionnaires par habitude, on pourrait croire à de la mauvaise foi et qu’ils sont corrompus, non ?


Expo conjointe Agnès et Marie-Fidèle

Une hauteur pour deux auteures

Agnès Reynaud, sculptures,
et
Marie-Fidèle Mukandekezi, peintures

Deux femmes, deux auteures ayant raconté leur vécu aussi extraordinaire qu’exceptionnel dans leur récit vérité, vous présentent maintenant leurs oeuvres artistiques dans une exposition conjointe à la Galerie du Mile-End, 5345 avenue du Parc, Montréal, jusqu’au 27 juillet 2014.

Ne ratez pas cette occasion unique de découvrir des sculptures et des tableaux qui reflètent deux personnalités qui ont mis en pratique ces paroles d’une grande sagesse : « Le malheur est un tremplin pour les fortes et un abîme pour les faibles ».

Marie Fidèle Mukandekezi

Marie Fidèle Mukandekezi

Agnès Reynaud

Agnès Reynaud

Vidéo Jacqueline Mallette

 


Vidéos Nuits d’Afrique 2014

Le Festival International Nuits d’Afrique s’est terminé hier soir après plusieurs jours de donner la scène à des gens d’origines multiples, de confessions diverses, de statut social sans objet. Seule compte leur participation à une fête rassembleuse où tout le monde est bienvenu. De vraies vacances !

Et comme pour des vacances, voici mes vidéos souvenirs :

Tiken Jah Fakoly, en rappel lors de son concert à Montréal au Festival International Nuits d'Afrique, le 9 juillet 2014 - Photo Jacqueline Mallette

Tiken Jah Fakoly, en rappel lors de son concert à Montréal au Festival International Nuits d’Afrique, le 9 juillet 2014 – Photo Jacqueline Mallette

Spectacles en salle

Quelques rencontres au Village Nuits d’Afrique

Spectacles de la programmation extérieure gratuite

Entrevues avec extraits de concert

 

Nuits d’Afrique, c’était fabuleux encore cette année avec ses musiques exceptionnelles, ses 1001 activités sur le site incluant le restaurant africain très apprécié par les musiciens, le restaurant antillais adoré par le public, les ateliers du matin et de l’après-midi, etc.

 

 


Nuits d’Afrique : Ernesto Dabo

Un concert d’Ernesto Dabo, c’est comme se laisser retransporter dans nos plus belles vacances tropicales. Et les chansons d’Ernesto Dabo sont une douce brise sous les palmiers sur une plage enchanteresse. Ernesto Dabo chante tout doucement avec son coeur, même quand il s’amuse à comparer la justice à une saucisse (Justiça) ou quand il rend hommage à ceux qui ont été tués pour acquérir la liberté dans son pays d’origine, la Guinée-Bissau.

Ernesto Dabo a  par ailleurs réussi une musique fusion infiniment aboutie entre des percussions traditionnelles québécoises et les percussions africaines douces, traditionnellement saudadiennes, accompagnées de guitares occidentales incluant une basse et de la kora montréalisée de Zal Sissokho… le tout combiné donne des chansons rythmées dans la plus joyeuse fête presque caribéenne calypso et inversement de la musique toute accordée en un doux mélange innovant et inspiré du chanteur qui a maintenant ses pénates à Montréal. C’était absolument fabuleux ! Un concert à revivre ! Énormément de talents réunis et de chaleur humaine !

Ernesto Dabo,  Festival International Nuits d'Afrique, Club Balattou,  Montréal, 13 juillet 2014

Ernesto Dabo, Festival International Nuits d’Afrique, Club Balattou, Montréal,
13 juillet 2014

Ernesto Dabo,  Festival International Nuits d'Afrique, Club Balattou,  Montréal, 13 juillet 2014

Ernesto Dabo, Festival International Nuits d’Afrique, Club Balattou, Montréal,
13 juillet 2014

 


Nuits d’Afrique : Tiken Jah Fakoly

Tiken Jah Fakoly chante l’Afrique comme personne, l’Afrique qui est le résultat du saucissonnage imposé par l’Europe, c’est-à-dire ce découpage à la va comme il se trouve par exemple un cours d’eau même si de l’autre côté c’est le même peuple et que pour passer, encore par exemple, de Longueuil à Montréal il faudrait tout à coup un VISA avec poinçon du bureau de la Reine obtenu auprès d’individus installés là pour faire fortune à tout prix et pour profiter de ce qui passe.

Tiken Jah Fakoly chante la Paix, pour la paix et dans la paix, c’est un vrai humaniste qui dénonce les enfants soldats et les abus de la corruption. Tiken Jah Fakoly défend les femmes. Son style : le reggae qui est retourné en Afrique tel que l’avait prédit Bob Marley mais il y a plus puisque Tiken Jah a su réunir autour de lui des choristes et musiciens exceptionnels dans un savant mélange d’instruments africains et occidentaux.

Son public montréalais Nuits d’Afrique l’attendait avec ferveur, surtout depuis qu’il avait dû annuler son concert de l’an passé en raison exactement de problèmes de VISA ! Tiken Jah Fakoly a été fantastique sur scène, super généreux pendant tout son spectacle ainsi que dans son premier rappel où il a enchaîné un super medley d’une quinzaine de chansons et qu’il est même revenu en second rappel, WOW ! Le bonheur !

Quelques photos et une vidéo :

Les musiciens et choristes de Tiken Jah Fakoly, Festival International Nuits d'Afrique, Montréal, 9 juillet 2014

Les musiciens et choristes de Tiken Jah Fakoly, Festival International Nuits d’Afrique, Montréal, 9 juillet 2014
Photo Jacqueline Mallette

Tiken Jah Fakoly, en rappel lors de son concert à Montréal au Festival International Nuits d'Afrique, le 9 juillet 2014 - Photo Jacqueline Mallette

Tiken Jah Fakoly, en rappel lors de son concert à Montréal au Festival International Nuits d’Afrique, le 9 juillet 2014 – Photo Jacqueline Mallette


Nuits d’Afrique : Banda Kakana

Banda Kakana est une formation du Mozambique avec une chanteuse à la voix parfaitement maîtrisée, belle et forte accompagnée de 5 musiciens : 2 claviers, 2 guitares et une batterie. Leur son afro-rock-jazz est teinté de folklore portugais, ce qui leur donne une touche personnelle. Surtout que cette chanteuse est faite pour la scène : on a l’impression qu’elle y passerait des heures sans aucune pause et qu’elle ne se fatiguerait jamais. Elle invite très volontiers la foule à chanter et même à danser avec elle. Elle a du souffle et du rythme, elle est prête pour une tournée de tous les night clubs du monde. Elle chante entre autres des seratana que l’on décrit comme une approche inversée des femmes vers les hommes, la guitare dans les mains et le poème sur le coeur.

Voici une courte vidéo de la chanson qu’ils ont interprétée pour débuter cette 38e édition du Festival International Nuits d’Afrique en

hommage à Nelson Mandela. Ce soir, le Festival présente Tiken Jah Fakoly.


Nuits d’Afrique 2014

La fabuleuse programmation du festival est dévoilée, à l’image de Nelson Mandela à qui il est dédié cette année : voir spectacles en salles et spectacles extérieurs gratuits au Festival International Nuits d’Afrique 2014

Je veux vous parler du CD Compilation qui est d’une inspiration tropicale absolument magique cette année avec plusieurs stars et une suite logique parfaite pour vos soirées d’été.

La chanson de BANDA KAKANA du MOZAMBIQUE, qui débute le festival avec un spectacle le 8 juillet au Balattou, est une magnifique brise qui nous caresse en quatrième plage, juste avant LOS VAN VAN, de CUBA (11 juillet), qui stimulera tout le monde vers la piste de danse.

Mais voyons maintenant les trois premières chansons du CD : 1) ERNESTO DABO de GUINÉE – BISSAU qui cumule 40 ans de carrière et qui habite maintenant Montréal. Il sera au Balattou le 13 juillet. 2) Les uniques et adorables SIERRA LEONE’S REFUGEE ALL STARS ouvriront la fête extérieure avec leur spectacle du plus récent CD LIBATION lors d’un GRAND ÉVÉNEMENT le 16 juillet. 3) Retour en salles avec FÉFÉ (NIGÉRIA / FRANCE) le 14 juillet.

ADMIRAL T feat KASSAV’ est aussi sur le CD avec leur son de la Guadeloupe en spectacle le 12 juillet, de même que LORRAINE KLAASEN, chanteuse exceptionnelle d’Afrique du Sud maintenant établie au Québec qui sera sur la scène extérieure le 18 juillet.

TIKEN JAH FAKOLY, avec Dernier appel le grand reggaeman de la CÔTE D’IVOIRE sera aussi en salles, SÉRIE GRANDS ÉVÉNEMENTS le 9 juillet.

Les artistes reconnus continuent sur cet album des Nuits d’Afrique 2014 avec MEKLIT d’Éthiopie (18 juillet), et du même pays le DEBO BAND (10 juillet) ; une chanson enlevante des BLACK BAZAAR, Black Bazaar Round 2, CHEIKH SIDI BEMOL poète kabyle d’Algérie (12 juillet), Joe Driscoll et Sekou Kouyaté (UK/Guinée) (10 juillet), de même qu’une Rumba Liberte d’Haïti avec TABOU COMBO qui clôturera la scène extérieure et le festival 2014, le 20 juillet.

Le morceau On lâche rien, de HK et les Saltimbanks (Algérie/France), a été l’un des hymnes du Printemps Érable. C’est une chanson pour tous les indignés, aux tonalités et aux paroles rebelles. La formation soulèvera la foule le vendredi 18 juillet à 21h30 lors d’un spectacle gratuit au Village Nuits D’Afrique.

Le CD se termine sur une douce musique de kora de MAMADOU DIABATÉ (en spectacle le 19 juillet avec Zal), intitulée Nelson Mandela.

#nuitsdafrique

Festival International Nuits d'Afrique 2014 CD CompilationP.S. Ils ne sont pas sur le CD Compilation 2014 mais dans le même ordre d’idée, j’ai bien hâte de voir MADAGASCAR WAKE-UP #2 le 16 juillet… Et tous les autres avec leur magnifique authenticité et leur bonheur de vivre et de faire de la musique pour notre bonheur à nous. Rendez-vous à Montréal du 8 au 20 juillet au Festival International Nuits d’Afrique.

On peut se procurer le CD Compilation auprès du Festival et des détaillants de musique.

 


3 vies contre 3 paquets de cigarettes

Récit de vie, force, courage, résilience, émigration, pardon, éducation, survie, beauté et laideur du monde, Afrique, Rwanda, Suisse, Montréal

Trois vies contre trois paquets de cigarettes, de Marie-Fidèle Mukandekezi, , l'épreuve d'une femme rwandaise

Trois vies contre trois paquets de cigarettes, de Marie-Fidèle Mukandekezi,
l’épreuve d’une femme rwandaise, publié au Dauphin blanc.

Dans sa façon de raconter son histoire, Marie-Fidèle Mukandekezi nous décrit aussi son Afrique, son pays natal si beau qui fut ravagé apparemment au départ par un autre fils du pays revenu y faire la guerre et la vengeance. Tour à tour, elle explique les moeurs du Rwanda entrelaçant aux us et coutumes les beautés du pays ainsi que le malheur et l’épreuve qu’elle y a subis, dans un français livresque appris avec la grande application de quelqu’un qui aime et apprécie infiniment l’école pour les portes qu’elle ouvrira plus tard.

Ce livre est beau, triste, émouvant, touristique, joyeux, tragique, pacifique malgré la guerre… C’est la vie… C’est sa vie.

C’est une belle belle belle lecture à vous offrir d’autant plus que l’auteure raconte simplement avec de nombreux reculs explicatifs. Elle ne pointe jamais personne du doigt comme étant responsable ni ne s’étend sur les monstruosités. Marie-Fidèle raconte dans la paix de son âme et dans l’amour de ce qui a été beau, normal, étonnant, troublant, observé, vécu, surpassé.

C’est un livre que certainement je relirai, un peu comme on retrace ses bulletins de notes d’enfance ou qu’on regarde des photos de jadis. L’auteure est sortie d’un moule aussi unique que fort.

Marie-Fidèle Mukandekezi a été élevée à l’africaine dans une famille catholique de 11 enfants dont elle est la septième ; elle a fait un mariage d’amour avec un musulman, ce qui lui a valu les affres de l’église catholique. Son mari fut tué lors du génocide alors qu’ils avaient tant travaillé pour emménager dans une maison sécuritaire. À Kigali, elle travaillait pour un organisme suisse, elle qui fut la seule de sa famille à être allée à l’université. Elle est aujourd’hui une femme prospère à Montréal où elle vit avec ses deux enfants devenus adultes et aux carrières passionnantes. On trouve des photos au coeur de son livre témoignage. Un livre qui fait chaud au coeur, le livre inspirant d’une survivante. Les chapitres de ce petit chef d’oeuvre pour la paix sont courts, permettant de prendre nos propres reculs ou de continuer notre lecture en fonction du temps disponible. Mais je vous promets que vous ne devriez pas tarder à en parcourir toutes les pages.

CITATIONS / EXTRAITS

« Ce ne sera que plus tard, à Montréal, que je ferai cette agréable découverte qui changera le cours de ma vie. » (p. 59)

« Notre stratégie était en fait une politique d’autruche. » (p. 59)

« Tous les militaires n’ont pas tué. » (p. 104)

« Que ce soit par une justice équitable ou un partage du pouvoir, la vraie réconciliation des Rwandais devra prendre source au fond de chaque individu, au fond de chaque coeur à l’écoute de cette voix intérieure qui ne trompe jamais. » (p. 131)

« Ainsi fut mon premier rendez-vous avec bébé neige. L’adulte, la vraie neige, m’attendait à Montréal, des années plus tard. » (p. 116)

Trois vies contre trois paquets de cigarettes, de Marie-Fidèle Mukandekezi, est publié au Dauphin blanc. Une partie des droits d’auteur pour ce livre iront à Gratitude universelle.