Archives de Catégorie: théâtre

Traversée

traverseeUne ado migrante en solo et sa mère sourde
Innovante pièce de théâtre écrite en 2011 par une auteure Française racontant l’histoire d’une adolescente forcée à migrer seule dans un voyage organisé par sa mère.

La pièce exige une triple performance de la part de l’actrice principale, Florence Blain-Mbaye qui 1) joue le rôle, 2) parle le rôle et 3) exprime du texte en langage des signes québécois. En discussion post-performance lors de la première ce soir, la comédienne a expliqué qu’elle était entrée dans le rôle comme dans une danse et qu’elle poussait souvent l’équilibre… et il fallait voir sa réaction très expressive rigolote quand l’auteure parisienne Estelle Savasta lui a avoué qu’aucune actrice avant elle n’avait accepté cet immense défi.

Traversée est une pièce qui serait sûrement écrite autrement aujourd’hui mais dans le contexte de 2011, elle laisse au public une grande part d’imaginaire.

C’est Milena Buziak qui a conçu la mise en scène montréalaise et étrangement celle-ci ressemble à la mise en scène de l’auteure dont la pièce est aussi disponible et traduite en anglais avec sa part de British Sign Language.

C’est tout à fait captivant de voir la comédienne issue de la communauté sourde montréalaise et somalienne d’origine Hodan Youssouf dans ce rôle d’une mère adoptive laissant partir sa protégée dans un long périple devant la mener vers un pays oû elle pourra étudier et porter les cheveux échevelés si elle le souhaite alors que là oû elles vivent au départ, elle doit s’encabaner et porter un couvre-chef en tout temps en présence d’un homme. La comédienne a souligné le plaisir de jouer un rôle normal qui ne porte pas uniquement sur la surdité.

La pièce Traversée est présentée au MAI jusqu’au20 novembre 2016 et peut être présentée à des enfants dès l’âge de 8 ans.


Le plieur d’avions

Installé en Montérégie sur un site avec petite rivière et arbres matures, le Théâtre de la Dame de Cœur présente cette année un spectacle pour enfants accessible aux adultes, avec des marionnettes géantes en formes d’avions, d’animaux des tropiques et des champs, et une grande dame de stature imposante qui resterait super sympa si tous les autres ne s’attaquaient pas tout le temps à elle.

Le plieur d'avions au théâtre de la Dame de Coeur

Le plieur d’avions au théâtre de la Dame de Coeur

Le plieur d’avions est un spectacle qui a nécessité la collaboration de jeunes ingénieurs stagiaires, étudiant de dernière année, en raison de toute la mécanique.

C’est l’histoire d’un enfant autiste et de ses parents qui cherchent un moyen de communiquer avec lui en s’adressant à des médecins qui ne savent pas trop non plus, qui procèdent par essai-erreur et qui n’aiment pas qu’on les dérange. Au fond quand on y pense… les soupes au lait, c’est peut-être eux avec leur statut, leurs consultations entre eux, leur carnet et leur survêtement blanc qui imposent le respect ?

Quoi qu’il en soit, les plus rigolos sont l’ara rouge et le robot avec ses grands yeux et ses bipbip et ses grosses roues et ses lumières, ainsi que les marionnettistes que le public peut rencontrer à la fin. Pour ajouter à l’expérience, les enfants peuvent aller faire de l’art en haut du restaurant (excellent menu). Les familles peuvent aussi pique-niquer sur les étendues d’herbe, tout particulièrement au bord de l’eau.

Le merveilleux du spectacle, outre l’expérience du petit garçon autiste et du lion qui rugit et des autres animaux en papier, c’est aussi les reflets d’éclairages sur les feuillages.

On conseille d’apporter une veste même si ce théâtre en plein air a des sièges avec brettelles chauffantes et prête des couvertures aux spectateurs.

http://montreal157.blogspot.ca/2014/07/le-plieur-davions.html


LE HAMLET CHINOIS

La Tragédie du Prince Zidan

Danse, opéra, théâtre, musique, folklore et traditions artistiques chinoises
Pour Montréal : + burlesque et travestis

Hier soir a eu lieu la première de deux représentations de « l’Opéra de Péking », une forme d’art qui est présentée en Chine avec des femmes sur scène et dans des cafés-théâtres. Si vous avez des billets pour ce soir, on vous suggère fortement d’assister à la brève conférence explicative et démonstrative pré-spectacle.

Il s’agit d’une opérette un peu bouffe et un peu burlesque étant donné que pour le spectacle de Montréal les femmes ont été laissées en Chine et que leurs rôles sont joués et chantés par des garçons donc travestis.

« Hamlet chinois »
D’inspiration shakespearienne pour l’histoire de tuerie, il faut apprécier les costumes et maquillages méticuleusement élaborés où l’exagération se trouve dans le geste en raison des visages cachés. Par exemple, le seul fait d’avoir un fouet décoratif en main indique que le prince va à cheval. Les coiffes bougent avec la tête lors de tremblements appuyés par quelques musiciens traditionnels qui se trouvent en retrait sur le côté de la scène, leur son rappelant ceux entendus lors de manifestations dragonnières du Nouvel An chinois.

Opéra un peu bouffe
Un des personnages semble nain qui ne se déplie qu’à la fin. À lui seul, il ferait l’opéra bouffe avec ses pirouettes qui sont drôles et font rire toute la salle.

Des gens de pouvoirs vivant richement aux frais de la population
C’est un spectacle découverte d’une Chine ancestrale avec ses nobles qui s’entretuent pour le pouvoir et qui veulent se venger mais alors certainement pas pendant que le royal fratricide serait en train de prier et (faire semblant de ?) se repentir, ce qui le ferait s’en aller directement au paradis… Le prince se replie sur lui-même et repart les bras ballants.

Les costumes
Tous ces hommes entre eux sur scène portent des costumes très élaborés, très colorés et tout à fait flamboyants.

Montréal, Grèce Antique
C’est vraiment dommage qu’ils aient confié les rôles de femmes à des garçons. On n’est plus en Grèce Antique tout de même. Surtout qu’en Chine les rôles de femmes dans cette forme d’art chinois sont joués par des femmes. On se demande si à Montréal, il n’y aurait pas une large rééducation à faire auprès des stratèges frères d’armes qui passent les commandes et qui vivent largement des subventions au Québec à savoir que le public montréalais aurait possiblement préféré voir et entendre cet art tel qu’il est donné en Chine avec des vraies voix de femmes et non pas des travestis puisque cela n’avait pas été annoncé comme tel, avec le résultat forcément de voix fausses même si travaillées sur ces comédiens depuis un âge préscolaire.

Donc, il faudrait que la troupe revienne pour nous donner un vrai spectacle selon son concept original non-femmophobe où la mère-reine qui a engendré un fils-prince est une femme avec une voix de femme. C’est dommage car même celui qui expliquait et démontrait les façons théâtrales chinoises de marcher et d’exagérer semblait perplexe face au fait que pour la commande montréalaise, il avait fallu laisser les femmes à la maison. Il y a des gens à Montréal qui en ont marre de constater l’exclusion organisée et publiquement subventionnée des femmes dans les arts et pas seulement et qui voudraient voir les spectacles tels qu’ils sont véritablement donnés dans leur pays d’origine et non pas à des sauces faussement édulcorées. Il y a des gens à Montréal qui ne souhaitent pas revenir à la Grèce Antique où seuls les hommes avaient droit de cité, ce qui facilitait sûrement aussi la propagande puisqu’eux seuls avaient la parole.

La Tragédie du Prince Zidan


Unseamly

Unseamly - Arlen Aguayo Stewart & Jonathan Silver

Unseamly
Arlen Aguayo Stewart & Jonathan Silver
Crédit Photo Brian Morel

Cette pièce en anglais présentée par Infinithéâtre recrée exactement le harcèlement sexuel subi par les femmes au travail. Car tomber dans l’œil du président n’est pas toujours une bonne affaire si on ne fait pas partie de la haute société avec papa milliardaire ou grand frère musclé pour nous défendre.

Tomber dans l’œil du président ou d’un individu qui se croit tout-puissant pour une femme qui cherche à faire carrière et qui veut simplement être reconnue pour son excellent travail, ça veut trop souvent dire que le patron voudra en plus assouvir sur elle ses pulsions sexuelles, ses rages de pouvoir, ses besoins constants de revalorisation en bas de la ceinture.

C’est le cas dans vraisemblablement tous les domaines – en tout cas un bon nombre – et cet esclavage se résume habituellement par l’un ou l’autre résultat : soit la femme accepte par dépit / désir de ne pas déplaire / peur de perdre son travail / crainte de laisser passer sa chance / besoin de nourrir sa famille et en ce cas elle devient la pute officielle du maître au bâton ; soit la femme refuse de se prostituer en plus de bien faire son travail officiel et auquel cas elle perdra la plupart du temps ce travail sous toutes sortes de prétextes inventés et appuyés par le système patriarcal et la solidarité masculine.

Donc que faire quand on est une jeune femme qui vient d’avoir 18 ans et que le patron débarque avec un énorme mensonge parfaitement peaufiné ou déverse sur nous ses désirs sexuels en employant des mots insultants pour désigner les femmes ou fait semblant de faire pitié par des soudaines envies de se confier puisqu’il nous trouve si compréhensive… et si belle ? Jusqu’où faut-elle encore aller par la suite pour avoir quelqu’un pour nous défendre ? C’est tout le sujet de cette pièce absolument extraordinaire de vérité.

Harcèlement sexuel au travail, à l’école, dans la vie
UNSEAMLY, une pièce de théâtre de tous les temps sur le déni, la couture, les apparences, les vêtements mode, les patrons harcelants, le harcèlement sexuel au travail… On y parle aussi des enfants garçons qui abusent aussi des plus jeunes quand ils les accompagnent aux toilettes, de la peur qu’ils installent chez le petit comme chez la jeune femme au moment de faire leurs premiers pas dans un nouvel environnement alors que le cerveau est en mode apprentissage.

UNSEAMLY d’Oren Safdie, avec Arlen Aguayo Stewart, Howard Rosentein et Jonathan Silver qui sont tous trois exactement représentatifs chacun dans son rôle, est présenté jusqu’au 9 mars au Bain St-Michel, un lieu où tant d’enfants, tant de fillettes et tant de petits garçons ont appris à nager.

Pour toutes les personnes qui voudraient voir cette pièce, il y a une représentation à contribution volontaire (pay-what-you-can) le dimanche 16 février à 14h ; pour les personnes qui voudraient discuter avec les artistes après la pièce,  on vous suggère les mardis soirs (Talkback Tuesdays).

Calendrier Théâtre


L’Homme atlantique

… ou l’épanouissement de l’homme démuni ne dépend pas de l’argent dont il dispose.

Ils sont trois sur scène plus les personnages de la musique et de la caméra. Sans oublier la salle, que la pièce avec sa mise en scène multimédias interactive ne laisse pas totalement dans l’ombre…

Le très beau texte de Marguerite Duras dépeint un homme qui a acheté une femme pour 4-5 nuits. Elle, qui n’est pas une prostituée, a accepté. Mais sur place, elle devient du coup infiniment robotique, la voix est métallique et l’expression machinale. Elle ne peut qu’offrir son corps, un corps duquel le coeur et l’esprit sont totalement absents. Une automate vide. Elle s’est laissée acheter mais le coeur et l’esprit ne s’achètent pas. Et lui, il voudrait bien l’atteindre mais sans jamais y parvenir. En tout cas pas comme il le voudrait. Pourtant son corps est parfait… Puis, la mort guette malgré la proche sensualité dans cette chambre au bord de la mer et ses vagues que l’on entend, ce phare que l’on aperçoit.

L’Homme atlantique

L’Homme atlantique
Avec Marie-Thérèse Fortin,
Anne-Marie Cadieux et Jean Alibert,
au théâtre de l’usine C,
du 12 au 15 février 2014

Le pièce comporte un important solo de l’homme dans lequel le comédien Jean Alibert, debout, se donne à plein. La pièce exploite aussi la répétition, mais on l’a dit les textes sont si beaux que cela permet de les apprécier, appuyés par la musique à la présence croissante sans devenir oppressante. Ce qui est vraiment puissant dans cette pièce, c’est ce que l’on retient de la solitude de cet homme qui reste démuni malgré tout son fric. Il voudrait établir un contact, une communication mais il ne sait pas comment faire. Et tout son argent ne viendra pas l’aider à la veille de sa mort. Sa voix forte non plus.

L’HOMME ATLANTIQUE met en scène Marie-Thérèse Fortin qui serait en train de réaliser un film et donc dirige fortement – surtout au début pour s’esquiver graduellement par la suite – de sa présence les deux comédiens jouant le couple, Anne-Marie Cadieux qui avec son passé de mannequin n’a aucun mal à jouer les automates et Jean Alibert. C’est une pièce qui laisse une forte impression sur les concepts totalement différents de l’homme et de la femme. Une pièce qui marque. Elle est présentée au théâtre de l’usine C, du 12 au 15 février 2014.


Les Bas-Fonds

La Compagnie de la Lettre 5 présente la pièce Les Bas-Fonds

La Compagnie de la Lettre 5 présente la pièce Les Bas-Fonds du 5 au 23 février 2013 à 20 h, aux Ateliers Jean-Brillant de Montréal.

Les Bas-Fonds est une pièce déjantée, rassemblant 14 acteurs sur scène qui ont tous leur solo de façon à bien démarquer chacun des personnages qui sont tous des misérables, façon 21e siècle qui n’ont pas plus de perspective d’avenir ou de passé que s’ils avaient couvert leur vie d’une couverture opaque. Ils sont alcolo, voleur de père en fils, acteur désespéré, il y a une femme qui est horriblement malade et tout le monde s’en fout plus ou moins… et parmi ces malheureux qui vivent les uns entassés sur les autres dans un appartement misérable où les montants de lits superposés sont recouverts de jute pour couper le froid, il y a ceux-là qui sont propriétaires avec la petite soeur qui subit les violences de son aînée acariâtre et jalouse ainsi que de son mari, tous en fin de compte subissant les revers d’un monde globalisé permettant à quelques uns qui ceux-là de vivre dans un luxe inimaginable alors que pour la plupart les murs sont dans le manque d’ouverture et de respect, respect non pas seulement de l’homme (car le terme peut porter à confusion et fut choisi par des hommes en l’absence des femmes), mais de tous les êtres humains, hommes et femmes.

Mais revenons à la pièce qui, d’une durée de deux heures, est présentée dans une grande salle aux murs de brique transmettant tout le froid et le vide ainsi que les cris en silence dont se compose leur vie. Alors qu’arrive le public, des témoignages sous forme de vidéos racontent d’autres vies gâchées pour rien : « je sais pas comment j’ai fait pour m’en sortir […] je me traînais à terre pis je cognais dans le plancher […] on est mieux avec les étrangers qu’avec la famille » dit la première.

C’est du théâtre réalité, hyperréaliste, du théâtre trop vrai, du théâtre qui devrait être vu pour que l’on comprenne le cul-de-sac dans lequel se trouvent trop de gens alors que l’on sait par ailleurs que les sociétés multinationales paient de moins en moins leur part dans les revenus d’impôts et démobilisent les emplois toujours dans des ailleurs plus radins afin d’augmenter d’autant leurs propres revenus de moins en moins taxables. Nous vivons dans un monde qui est de plus en plus triste. Ces 14 comédiens ainsi que la mise en scène, musique et tous les intervenants ne nous en montrent qu’un écran, une toute petite parcelle de l’inconfort total chez ceux qui subissent et même chez ceux qui imposent.

Il faudrait vraiment que les députés-ministres futurs gros pensionnés ainsi que les pédégés enlèvent leur vision burqa couverte de  lunettes fumées pour enfin ouvrir l’oeil sur les vrais résultats dans le monde de leurs agissements financiers problématiques.

Les Bas-Fonds est présenté du 5 au 23 février 2013 à 20 h, aux Ateliers Jean-Brillant de Montréal (661, rue Rose-de-Lima), angle St-Jacques.


POUR UN OUI OU POUR UN NON

C’est à l’appréciation inouïe d’un texte vraiment très fin sur l’intime respect de soi-même et son implication sur nos relations avec les autres que nous convient l’auteur et les comédiens de la pièce POUR UN OUI OU POUR UN NON de la russo-française Natalie Sarraute.

POUR UN OUI OU POUR UN NON   Auteure : Nathalie Sarraute   Mise en scène  de Christiane Pasquier   Comédiens :  Marc Béland, Vincent Magnat, Julie St-Pierre, François Trudel   Théâtre Prospéro, Montréal   Du 15 janvier au 9 février 2013

POUR UN OUI OU POUR UN NON
Auteure : Nathalie Sarraute
Mise en scène de Christiane Pasquier
Comédiens : Marc Béland, Vincent Magnat,
Julie St-Pierre, François Trudel
Théâtre Prospéro, Montréal
Du 15 janvier au 9 février 2013

En scène, deux amis de longue date qui ont suivi leur cheminement personnel, développé leur personnalité, empreint leur vie respective de leurs priorités. Leur dialogue se situe autour de leurs différences qui feront peut-être éclater leur amitié, l’un mettant ses priorités vers l’intériorisation et l’autre pas nécessairement le contraire mais autrement. L’auteur pose ainsi un regard fascinant, drôle par moments et certainement profond et émouvant sur notre capacité d’apprécier l’autre et les autres en fonction de nos ressemblances ou de nos différences qui peuvent créer l’éloignement, en fonction de ce qui constitue pour l’un ou pour l’autre le bonheur de vivre.

Et en fin de pièce, on ressort grandi, on se  pose toutes sortes de questions sur soi et sur les autres. Est-ce qu’après une telle discussion on pourra toujours rester amis ? Est-ce qu’on aura une bonne raison pour être amis ? Mais est-ce qu’on a besoin d’une raison pour être amis ? Qu’est-ce qui définit le pourquoi d’une amitié et est-ce que certains comportements peuvent la détruire ? Est-ce qu’à la longue tout s’effrite ? Est-ce qu’on peut le prévenir pour garder les amis auxquels on tient ?

À vous qui avez vécu tout le vingtième siècle, merci, Natalie Sarraute, pour toute la finesse de votre texte ! Et merci au Théâtre Galiléo de nous le mettre devant les yeux de si belle manière, avec ces écrans qui complètent si bien le propos.

POUR UN OUI OU POUR UN NON est présenté en ce moment et jusqu’au 9 février 2013 au Théâtre Prospéro (1371, rue Ontario Est, Montréal).

Mise en scène : Christiane Pasquier
Comédiens : Marc Béland, Vincent Magnat, Julie St-Pierre, François Trudel


Salon du Livre de Montréal


Danse : The Tempest Replica

Agora de la danse : The Tempest Replica de Crystal Pite

Agora de la danse
The Tempest Replica
de Crystal Pite
Photo Jörg Baumann

Le nouveau spectacle de la super danseuse et chorégraphe Crytal Pite est basé sur une oeuvre de Shakespeare, The Tempest (La Tempête), qui raconte l’histoire d’un bateau échoué et d’individus qui se retrouvent sur une île, seuls avec eux-mêmes, avec leurs démons et avec les autres.

Crystal Pite . Photo Joris-Jan Bos

Crystal Pite . Photo Joris-Jan Bos

Crystal Pite est allée chercher l’essence même de la pièce et l’a transformée en performance dansée au lieu de parlée en formule théâtrale, tout en y incorporant des techniques aussi anciennes que les ombres chinoises et aussi nouvelles que le multimédia et la musique techno absolument appropriée dans le contexte tout autant que les quelques airs mélodieux ou les sons qui viennent ponctuer le tout. C’est une oeuvre complète qui est présentée sur la scène de l’Agora de la danse, dans des décors sobres et efficaces qui laissent beaucoup de place aux danseurs dont les duos sont particulièrement magnifiques : les deux ensembles homme-femme et celui de l’homme qui lutte contre la bête, contre le monstre ou peut-être ses monstres qu’il a reconnu comme les siens selon le texte shakespearien.

C’est vraiment un spectacle exceptionnel et superbement chronométré, qu’il faut voir ; d’ailleurs le public montréalais s’en est bien rendu compte puisque les 4 représentations affichent complet et qu’il ne peut s’y ajouter de supplémentaires étant donné que l’équipe repart immédiatement après le démontage pour aller remonter ailleurs la semaine prochaine et ainsi de suite.

Brava Crytal Pite et bravos et brava aux danseurs et danseuse de la compagnie Kidd Pivot, revenez-nous avec d’autres spectacles aussi… spectaculaires ! et aussi intériorisants et humains !

Vidéo officielle du spectacle :

http://www.agoradanse.com/fr/spectacles/2012/the-tempest-replica

http://kiddpivot.org/touring (en tournée : les prochaines dates pas trop loin de Montréal seraient New York)

L’ÉQUIPE :

Chorégraphe
Crystal Pite

Interprètes
Bryan Arias, Eric Beauchesne, Sandra Marín Garcia, Yannick Matthon, Jiří Pokorný, Cindy Salgado, Jermaine Maurice Spivey

Lumière
Robert Sondergaard

Musique
Owen Belton

Scénographie
Jay Gower Taylor

Costumes
Nancy Bryant

Projections vidéo
Jamie Nesbitt


Génial Molière

Génial, ce Molière en plein été, rafraîchi au vu d’une bande vidéo inédite.

Génial, ce Molière dans le texte bien sûr et dans les costumes d’aujourd’hui mêlés d’autrefois.

Génial, ce Molière… tout particulièrement les rôles principaux du Malade imaginaire lui-même et de la soubrette, tout deux d’une présence exceptionnelle.

Génial, ce Molière, un peu comedia dell’Arte…

On en redemandera, soyez-en sûrs !
Présenté à Montréal, au Cabaret du Lion d’Or, les 14 et 21 août à 20 h.

Le Malade imaginaire de la Compagnie de la Lettre 5

Avec Jean Charles Fonti dans le rôle titre d’Argan, Pascale Brochu (Toinette), Catherine Brunet (Béline, Mr. Purgon) et Stéphanie Ribeyreix (Angélique, Mr. Fleurant). Se joignent à la distribution principale Denis Harvey (Mr. Diafoirus, Béralde), Rémy Ouellet, (Thomas Diafoirus, Le Notaire) et Jean Philippe Richard (Cléante).

Théâtre classique revampé et criant d’actualité, Molière dans une mise en scène de René Migliaccio

Le Malade imaginaire de Molière, en production multimédia
Théâtre classique revampé et criant d’actualité
Dans une mise en scène de René Migliaccio
La Compagnie de la Lettre 5
au Cabaret Lion d’or
les 7, 14 et 21 août 2012, à 20 h