Archives de Catégorie: Poésie

À la croisée des silences

Toujours amoureuse, Chloé Sainte-Marie publie un livre-disque dans lequel les paroliers choisis comptent parmi les plus grands poètes québécois.

À la croisée des silences, livre disquei avec 23 poèmes imprimés et chantés et 34 poèmes imprimés et dits, de Chloé Sainte-Marie est publié chez fgc, musicaction, distribution Sélect.

À la croisée des silences, livre disquei avec 23 poèmes imprimés et chantés et 34 poèmes imprimés et dits, de Chloé Sainte-Marie est publié chez fgc, musicaction, distribution Sélect.

Un livre presque blanc avec des poèmes, des photos, des croquis de Chloé par l’inoubliable cinéaste Gilles Carle et deux disques, l’un chanté et l’autre dit sur le ton de la confidence, dans le creux de l’oreille.

C’est très beau, très bras tendus, avec énormément de douceur sur le mince fil d’une voix un peu brisée à cause du cœur qui l’est aussi.

Couverture doublement cartonnée, disques solidement ancrés et pages soyeuses composent un ensemble soigné et tendre.

Les paroles évoquent la grandeur de l’âme, de part ou d’autre :

« Sont tombés sur mon cœur avec leur haine, m’ont tué
Sont tombés sur mes nerfs avec leurs cris, m’ont tué »
C’est eux qui m’ont tué, Saint-Denys Garneau
Mise en musique par Sylvie Paquette

« Toi qui consumes les plus beaux avenirs
toi qui ancres la haine au cœur des printemps neufs »
Ogre odieux, Roland Giguère
Mise en musique par Sylvie Paquette

« Je reviens de si loin,
d’une vie d’ellipse dans la fureur des hommes »
Yves Préfontaine

À la croisée des silences, livre disquei avec 23 poèmes imprimés et chantés et 34 poèmes imprimés et dits, de Chloé Sainte-Marie est publié chez fgc, musicaction, distribution Sélect.

Chloé Sainte-Marie sera au Salon du livre de Montréal.

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L’amour ne dure qu’un instant

L'amour ne dure qu'un instant, Comment vous épanouir tout en suivant les nouvelles règles du jeu, de l'auteur et conférencier Alain Samson, est publié chez Béliveau éditeur.

L’amour ne dure qu’un instant, Comment vous épanouir tout en suivant les nouvelles règles du jeu
Auteur : Alain Samson
Béliveau éditeur

Le prolifique Alain Samson nous chante la pomme… ou en tout cas, décide de nous aider à le faire.

Son plus récent livre est une carte routière pour comprendre les jeux de l’amour dans nos temps modernes, au Québec, selon votre personnalité et les types de personnalité catégorisées par des études. Pour agrémenter ses propos, il ajoute des témoignages québécois et français ; pour les illustrer, il cite des paroles de chanson.

Le livre, de lecture agréable claire et concise, peut très certainement aider à comprendre le brouillard amoureux dans lequel tant de célibataires et conjoints se trouvent. Il tient compte de nombreux blocages perso et tient pour acquis que l’influence de l’Église s’est évaporée au Québec… (mais peut-être pas tous ceux qui en tenaient la courte laisse, mais là n’est pas la question du livre qui marque les nouvelles règles entre personnes non bloquées par les indispensables au pouvoir du bon dieu ou de ses intermédiaires).

En effet, cette première édition du guide de l’amour est remplie du jouissif positivisme d’Alain Samson. Lecture de votre rentrée, vous y croiserez de belles idées d’émotions amoureuses, avec démarches vers l’amour, contextes amoureux humains et même animal, explications sur vos blocages et ceux des autres, et bien plus incluant des conseils pour que ça marche !

EXTRAITS / CITATIONS

« Toutes les interactions vécues au quotidien constituent une occasion de ressentir de l’amour. » (p. 31)

« La première condition, c’est que votre partenaire se situe au même échelon hiérarchique que vous. Il est dangereux de fricoter avec la hiérarchie. Que fera votre patron la journée où il en aura marre de vous ? Vous gardera-t-il à proximité ou préférera-t-il faire maison nette et vous sortir de son territoire de chasse ? » (p. 87)

« Mais l’autre, justement, est-il au courant ? » (p. 145)

Un bon livre sur l’amour dans le contexte actuel pour bien aborder votre prochaine conquête ou pour faire durer le coup de foudre ! Il ou elle pourrait bien être le grand amour de votre vie !

L’amour ne dure qu’un instant, Comment vous épanouir tout en suivant les nouvelles règles du jeu, de l’auteur et conférencier Alain Samson, est publié chez Béliveau éditeur.


FFM : Snow

My Big Fat Iranian Wedding !

Le film SNOW est une parodie, presque du Feydeau avec cette porte qui n’en finit pas d’annoncer des visiteurs inattendus, une histoire de famille iranienne sur laquelle toutes les tuiles leur tombent dessus la journée tant attendue de la demande officielle en mariage de la seule fille. C’est super drôle.

Il y a le père qui est aux prises avec la justice alors que sa présence est impérative, il y a la grand-mère qui débarque à l’improviste et qui pourrait éventuellement prendre sa place, il y a la mère qui a perdu  les dots caritatives dont elle s’occupait, il y a le frère aîné qui a perdu l’argent prêté par l’ex-mari de la fille qui a subi une reconstruction de virginité, il y a le jeune frère, l’ex, l’amie, toutes les autres visites et crises qui peuvent survenir au moment le moins opportun.

Vraiment, c’est presque du Feydeau. A voir le 1er septembre.

Festival des films du monde


FFM : 3 films bonheur

d5029-afficheffm2014L’Éclat de la vie, amour au 5e âge

Elephant Blues, relation mère-fille

The Last Dance, femme âgée – jeune homme

Ces trois films, présentés cette année au Festival des films du monde de Montréal, remettent le coeur en place.

L’Éclat de la vie suit les allées et venues d’une femme de 77 ans qui, après avoir pris soin de son mari malade pendant 10 ans et s’être remise pendant 6 ans, voudrait maintenant que le théâtre de sa vie soit à nouveau rempli d’amour. C’est joli joli joli et c’est surtout réaliste quand on observe les réactions autour d’elle, tout particulièrement son fils qui débarque avec sa femme et leur enfant, celle-ci se mettant à fouiner partout à la recherche de signes de démence.

Elephant Blues, c’est l’histoire d’une femme née Indienne en Afrique du Sud ayant étudié en Angleterre et mariée en France qui ne se sentait chez elle nulle part. Elle part vivre dans une forêt de l’Inde et tout le film représente le bonheur sur les 6 premières années de sa relation mère-fille dans la Nature, alors qu’elle a voulu cette enfant pour comprendre son éléphante en gestation. Un très beau film sur la maternité universelle, rempli de moments d’éternité. C’est presque un conte, un vrai, dont la narration ne contient aucune farce obligatoire pour tirer la couverture ; ici, rien ne nous détourne du simplement beau, du simplement vrai, la vie, le soleil, la pluie, une mère et sa fillette qui grandit. Dans ce film d’humains, d’arbres et de rivières aux eaux transparentes, la seule chose qui pourrait irriter sont les chaines d’esclave lesquelles sont enlevées à la fin.

The Last Dance est un film qui raconte une histoire audacieuse, celle d’un jeune homme qui fait son service civil auprès de personnes âgées où se trouve une femme diagnostiquée Alzheimer dans une certaine hâte de classer les vieux pour traitement défini, alors qu’elle n’est vraisemblablement que déprimée : les questions stupides que les décideurs lui posent sont une insulte à son intelligence. Et ce jeune homme cherche une signification à sa vie, pas juste une relation avec amie pressée par la propagande partout du sexe immédiat obligatoire.

Festival des films du monde


Nuits d’Afrique : Ernesto Dabo

Un concert d’Ernesto Dabo, c’est comme se laisser retransporter dans nos plus belles vacances tropicales. Et les chansons d’Ernesto Dabo sont une douce brise sous les palmiers sur une plage enchanteresse. Ernesto Dabo chante tout doucement avec son coeur, même quand il s’amuse à comparer la justice à une saucisse (Justiça) ou quand il rend hommage à ceux qui ont été tués pour acquérir la liberté dans son pays d’origine, la Guinée-Bissau.

Ernesto Dabo a  par ailleurs réussi une musique fusion infiniment aboutie entre des percussions traditionnelles québécoises et les percussions africaines douces, traditionnellement saudadiennes, accompagnées de guitares occidentales incluant une basse et de la kora montréalisée de Zal Sissokho… le tout combiné donne des chansons rythmées dans la plus joyeuse fête presque caribéenne calypso et inversement de la musique toute accordée en un doux mélange innovant et inspiré du chanteur qui a maintenant ses pénates à Montréal. C’était absolument fabuleux ! Un concert à revivre ! Énormément de talents réunis et de chaleur humaine !

Ernesto Dabo,  Festival International Nuits d'Afrique, Club Balattou,  Montréal, 13 juillet 2014

Ernesto Dabo, Festival International Nuits d’Afrique, Club Balattou, Montréal,
13 juillet 2014

Ernesto Dabo,  Festival International Nuits d'Afrique, Club Balattou,  Montréal, 13 juillet 2014

Ernesto Dabo, Festival International Nuits d’Afrique, Club Balattou, Montréal,
13 juillet 2014

 


Whisper – Libres comme le vent

Prix du meilleur film jeunesse aux Bavarian Film Awards, c’est l’histoire d’une adolescente pas douée pour l’école qui doit passer son été à réviser chez sa grand-mère dans une ferme équestre… ce qui la révélera à elle-même grâce à un cheval revêche qu’elle seule réussira à maîtriser malgré son inexpérience.  Elle se mériterait possiblement même un prix au tournoi d’équitation si…

Le film a été tourné dans de bucoliques paysages verts de campagne en Forêt Noire et sur les plages du nord de l’Allemagne avec des intérieurs et extérieurs de pittoresques maisons à colombages, des gens superbement vrais et un voisin grand-père patenteux capable de réparer les objets. Sauf exception, il n’y a pas de réseau…

CITATIONS TIRÉES DES DIALOGUES

« Si au moins j’étais douée pour quelque chose. »

« J’imaginais pas mes vacances comme ça non plus. »

« Dans la vie, il n’y a rien d’irréparable. »

« Il est comme le vent […] Ce vent-là, personne ne peut le contrôler. »

« Vous devez vous synchroniser, être en harmonie. »

DVD famille Whisper – Libres comme le vent Prix du meilleur film jeunesse

DVD famille Whisper – Libres comme le vent
Prix du meilleur film jeunesse

SYNOPSIS
Whisper
Libres comme le vent de la réalisatrice, Katja von Garnier (Bandits), cavalière émérite, dépeint avec sensibilité la relation fusionnelle d’une jeune fille avec son cheval. Mika, une adolescente, apprend qu’elle ne passera pas en classe supérieure l’année prochaine. À cette nouvelle, ses parents décident que la jeune fille n’ira pas en colonie de vacances comme prévu, mais qu’elle passera l’été dans la ferme équestre de sa sévère grand-mère. C’est là que l’adolescente croise le parcours de Whisper, un cheval réputé indomptable, dont elle devient la meilleure amie. Mais Whisper est destiné à l’abattoir. Si elle veut le sauver, Mika devra prouver sa valeur en réussissant à le monter et en lui faisant gagner un tournoi d’équitation…

WhisperLibres comme le vent est un film pour toute la famille, maintenant disponible en DVD.
TVA Films et Niagara Films

Bande-annonce : http://youtu.be/fowZPr15SqQ


3 vies contre 3 paquets de cigarettes

Récit de vie, force, courage, résilience, émigration, pardon, éducation, survie, beauté et laideur du monde, Afrique, Rwanda, Suisse, Montréal

Trois vies contre trois paquets de cigarettes, de Marie-Fidèle Mukandekezi, , l'épreuve d'une femme rwandaise

Trois vies contre trois paquets de cigarettes, de Marie-Fidèle Mukandekezi,
l’épreuve d’une femme rwandaise, publié au Dauphin blanc.

Dans sa façon de raconter son histoire, Marie-Fidèle Mukandekezi nous décrit aussi son Afrique, son pays natal si beau qui fut ravagé apparemment au départ par un autre fils du pays revenu y faire la guerre et la vengeance. Tour à tour, elle explique les moeurs du Rwanda entrelaçant aux us et coutumes les beautés du pays ainsi que le malheur et l’épreuve qu’elle y a subis, dans un français livresque appris avec la grande application de quelqu’un qui aime et apprécie infiniment l’école pour les portes qu’elle ouvrira plus tard.

Ce livre est beau, triste, émouvant, touristique, joyeux, tragique, pacifique malgré la guerre… C’est la vie… C’est sa vie.

C’est une belle belle belle lecture à vous offrir d’autant plus que l’auteure raconte simplement avec de nombreux reculs explicatifs. Elle ne pointe jamais personne du doigt comme étant responsable ni ne s’étend sur les monstruosités. Marie-Fidèle raconte dans la paix de son âme et dans l’amour de ce qui a été beau, normal, étonnant, troublant, observé, vécu, surpassé.

C’est un livre que certainement je relirai, un peu comme on retrace ses bulletins de notes d’enfance ou qu’on regarde des photos de jadis. L’auteure est sortie d’un moule aussi unique que fort.

Marie-Fidèle Mukandekezi a été élevée à l’africaine dans une famille catholique de 11 enfants dont elle est la septième ; elle a fait un mariage d’amour avec un musulman, ce qui lui a valu les affres de l’église catholique. Son mari fut tué lors du génocide alors qu’ils avaient tant travaillé pour emménager dans une maison sécuritaire. À Kigali, elle travaillait pour un organisme suisse, elle qui fut la seule de sa famille à être allée à l’université. Elle est aujourd’hui une femme prospère à Montréal où elle vit avec ses deux enfants devenus adultes et aux carrières passionnantes. On trouve des photos au coeur de son livre témoignage. Un livre qui fait chaud au coeur, le livre inspirant d’une survivante. Les chapitres de ce petit chef d’oeuvre pour la paix sont courts, permettant de prendre nos propres reculs ou de continuer notre lecture en fonction du temps disponible. Mais je vous promets que vous ne devriez pas tarder à en parcourir toutes les pages.

CITATIONS / EXTRAITS

« Ce ne sera que plus tard, à Montréal, que je ferai cette agréable découverte qui changera le cours de ma vie. » (p. 59)

« Notre stratégie était en fait une politique d’autruche. » (p. 59)

« Tous les militaires n’ont pas tué. » (p. 104)

« Que ce soit par une justice équitable ou un partage du pouvoir, la vraie réconciliation des Rwandais devra prendre source au fond de chaque individu, au fond de chaque coeur à l’écoute de cette voix intérieure qui ne trompe jamais. » (p. 131)

« Ainsi fut mon premier rendez-vous avec bébé neige. L’adulte, la vraie neige, m’attendait à Montréal, des années plus tard. » (p. 116)

Trois vies contre trois paquets de cigarettes, de Marie-Fidèle Mukandekezi, est publié au Dauphin blanc. Une partie des droits d’auteur pour ce livre iront à Gratitude universelle.


Décès du conjoint – lecture d’auteure

Dans son roman qui aurait pu être un récit, Marthe Saint-Laurent raconte le décès subi de l’homme de sa vie, au cours d’un dîner de fête. Hier au lancement officiel du livre, elle a fait une lecture publique de cet extrait tellement émouvant qu’il m’a ramené en mémoire la lecture dramatique, par mon ancienne prof de Conservatoire qui était aussi une grande auteure québécoise reconnue, des adieux de la Rose au Petit Prince.

La mort à ma table, de Marthe Saint-Laurent

Marthe Saint-Laurent


POLICE

Le 15 mars avait lieu la manifestation annuelle contre la brutalité policière. Semble-t-il que les manifestants tout comme possiblement les piétons passant par là auraient été pris en souricière. Mais qui donne les ordres ? N’avons-nous pas toujours le choix de les suivre ou pas ? Quels sont les termes de vie d’un policier ? Sont-ils bien payés ? Sont-ils tous sans coeur, machos, brutaux, méchants et violents ?

De l'autre côté de la matraque - Les dessous du métier de policier

De l’autre côté de la matraque – Les dessous du métier de policier

Voici est un livre sur le métier de policier tel que vu par un policier fils de policier. C’est donc un policier qui a suivi dans les traces de son père qui se dévoile et qui dévoile quelques aspects de son métier tel que des récits fictifs ressemblant à des faits réels ainsi que les différences de salaires selon le corps auquel on appartient.

On y trouve des détails sur différents aspects physiques et psychologiques ainsi que l’aide à laquelle les policiers ont accès :

« La culture policière garde encore aujourd’hui de profondes racines de cette génération d’invincibles, pour qui la seule façon d’extérioriser leur détresse intérieure était l’alcool, les femmes, le sexe et le travail. Mon père fut un super flic. Il était bien vu dans le milieu. Il s’était fait tirer dessus au cours des premières années de sa carrière, recevant une balle bord en bord de la cuisse. Il a procédé à l’arrestation d’illustres criminels et a enquêté sur des crimes qui ont marqué l’histoire du Québec. Mais côté personnel, il en fut bien autrement. » (pp. 43-44)

Il est également question des manifestations du Printemps érable, des manifestations en général, de l’usage de la violence et de la société :

« Depuis les deux dernières semaines, il a dû faire pas moins de 45 heures supplémentaires en lien avec les manifestations étudiantes. » (p. 49)

« Je ne suis pas en train de discréditer les manifestants, encore moins de tenter de couvrir certains débordements  policiers. Parce qu’il y en a ! » (p. 131)

« Nous avons tous l’impression qu’il y a deux justices : celle des riches et celle des pauvres. Malheureusement, il est vrai qu’une personne ayant les moyens financiers de se payer de bons avocats aura davantage de chances de se sortir des griffes de la justice. » (p. 173)

À certains points de vue, l’auteur – étant vraiment imprégné de son milieu et cela de père en fils – ne semble pas reconnaître que les problèmes au travail sont souvent les mêmes partout ou à peu près dans ce monde immonde de globalisation infernale régie par les mafias et les psychopathes :

« La culture policière d’aujourd’hui, bien que foncièrement différente, entretient toujours l’image du faible, celui ou celle qui, pour des raisons particulières, tombe en arrêt de travail ou ose dire qu’il consulte un psychologue. Parler de ses émotions, de choses du coeur, de sentiments, ça reste encore marginalisé, voire ridiculisé. » (p. 44)

C’est donc un livre très personnel et humaniste (le mot est déjà si vastement utilisé) que nous confie Martin Prémont. Ce sont les considérations d’un policier qui se pose probablement autant de questions que n’importe quel Québécois ou Québécoises ne bénéficiant pas de quelques millions pour chacune de ses prestations de deux heures ou d’un immeuble-bureau-condo gratuitement fourni par la ville avec congé de taxes éternellement et qui voudrait une épaule ou une oreille pour se confier et qui possiblement – comme tant de monde – aurait peut-être envie d’aller voir ailleurs, de changer de carrière ou de lui aussi recevoir des subventions pour se balader de festival en festival sur le dos de ses petits concitoyens. Ce sont aussi les sentiments d’un policier fils de policier qui préférerait un tantinet être vu comme Jane plutôt que Tarzan (mais vraisemblablement tout en restant bien planqué dans la solidarité et la configuration physique donnant droit à tous ses nombreux privilèges masculins).

Ce livre est certainement un témoignage intéressant au point de vue planification de carrière et on vous conseille de le parcourir avant de demander à votre beau-frère policier de faire effacer une contravention que vous auriez reçue – disons comme cela est arrivé à … [rien à voir avec le livre] – pour être passéE au feu jaune n’ayant pas viré au rouge avant d’arriver de l’autre côté, en plein après-midi calme et ensoleillé, sur une rue tranquille et pittoresque longeant le bord de l’eau, en vous faisant dire par celui qui vous la tendait : Ah c’est votre anniversaire ?!… et que vous n’avez pas contestée puisque c’était désert et que sa parole a beaucoup plus de valeur que la vôtre.

De l’autre côté de la matraque – Les dessous du métier de policier est écrit par Martin Prémont et publié chez Béliveau éditeur.


Entre fleuve et rivière

Entre fleuve et rivière, Correspondance entre Gabrielle Roy et Margaret Laurence Les Éditions des Plaines

Entre fleuve et rivière
Correspondance entre
Gabrielle Roy et Margaret Laurence

Les Éditions des Plaines

Relâche scolaire – coup de coeur littéraire

Correspondance entre Gabrielle Roy et Margaret Laurence

Pour une pause dans l’espace temps, ce livre vous propose un rythme plus lent, celui du temps où pour communiquer il fallait écrire des lettres et attendre au moins quelques jours la réponse du correspondant ou de la correspondante.

Deux auteures, deux femmes nées dans les Prairies canadiennes, toutes deux parties ailleurs, Gabrielle Roy et Margaret Laurence ont échangé leurs pensées pendant plusieurs années. Pour s’installer dans le rythme de leur correspondance, les traductrices ont respecté l’ordre d’envoi et de réception des lettres. Dans la lecture, il s’installe une tranquillité et un plaisir de lire qui ne trouve pas son égale dans les communications instantanées d’aujourd’hui.

Pour un retour au plaisir de l’anticipation, Entre fleuve et rivière est aussi présenté de manière à donner l’impression d’une trouvaille dans un vieux coffre oublié.

EXTRAITS / CITATIONS

« Sophie a donc traduit les deux premières lettres écrites par Margaret Laurence, je les ai lues sans doute un peu comme Gabrielle Roy les avait découvertes il y a près de quarante ans, avant de traduire la réponse de celle-ci. » (Note de l’éditeur)

« Les lettres qu’on s’apprête à lire exposent leurs espoirs, leurs frustrations, leurs préoccupations, leurs activités quotidiennes, leurs joies et leurs craintes. Elles offrent un aperçu remarquable de la vie de deux des plus grandes romancières canadiennes, qui avaient déjà connu un succès considérable et luttaient à l’époque pour poursuivre une oeuvre qu’elles n’étaient pas certaines de pouvoir mener à terme. » (p. 13, Introduction)

« … il s’est avéré qu’on lui avait injecté des vaccins trop rapprochés contre la fièvre jaune et la variole, et dans le mauvais ordre (nous partions pour l’Afrique de l’Ouest), détail que la science médicale n’a découvert qu’après plusieurs années. » (pp. 27-28, lettre de Margaret Laurence à Gabrielle Roy, 15 février 1976)

« Comment se fait-il qu’en commençant l’un de vos livres on sache immédiatement qu’on ne sera ni malmené ni déçu? » (p. 34, lettre de Gabrielle Roy à Margaret Laurence, 27 mars 1976)

Entre fleuve et rivière, Correspondance entre Gabrielle Roy et Margaret Laurence, traduit de l’anglais par Sophie Voillot et Dominique Fortier, est publié aux Éditions des Plaines.