Archives d’Auteur: montreal157

À propos de montreal157

Fondatrice de ServicesMontreal.com en 2002 et auparavant guide chez About.com en 2000, j'écris en ligne depuis 1996.

Danse sur kora

Un sublime dialogue inter-humains+humaines et inter-générations s’est produit spontanément au Festival international Nuits d’Afrique dimanche alors que Kandia Kora donnait son souriant spectacle inspirant et que Fodé Bamba Camara, prof de danse super sympa, s’est mis à danser des pas que tout le monde pouvait suivre facilement… ce qui a immédiatement été le cas quand une douzaine de personnes de tous âges l’ont rejoint dans le petit espace entre scène et public lors des concerts intimes dans la tente ateliers. Pour la dernière chanson, tout le monde était debout à suivre le rythme et les pas et les gestuelles.

Un spectacle rieur pour tous et toutes !

https://www.facebook.com/fodebamba.camara

https://www.musicme.com/#/Kandia-Kora/

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La clef des champs

A Val David se trouve un jardin magnifique où l’on peut marcher sur flanc de montagne entre les fleurs et de plantes médecinales et où l’on peut, les mercredis, rencontrer la fondatrice Marie Provost, maître herboriste, qui donne une conférence et des consultations privées aux personnes venues lui rendre visite ou se procurer des produits bio santé.

Le jardin La clef des champs s’est mérité plusieurs prix dont le mérite agricole et celui développement durable CHFA Est.

Ouvert au public du 15 juillet au 20 août 2017.

http://www.clefdeschamps.net/


Résidences historiques

Deux superbes résidences historiques devenues musées peuvent être visitées à Montréal : le Château Ramezay et le Lieu historique national de Sir-George-Étienne-Cartier, chacune avec son jardin.

Château Ramezay – Musée et site historique de Montréal
En plus des magnifiques expositions permanentes incluant les extraordinaires boiseries en acajou de la salle de Nantes, le château Ramezay offre cette année en plus des expositions extérieures gratuites, une importante exposition temporaire portant sur l’archéologie ainsi qu’une exposition historique sur 1812.

Ancienne résidence de Sir-George-Étienne-Cartier
Premier Ministre canadien en tête de liste historique, Sir-George-Étienne-Cartier était bon vivant et vivait à Montréal. Sa résidence était située sur Notre-Dame à deux rues du Château Ramezay. L’accès est gratuit pendant toute l’année 2017 pour le 150e anniversaire du Canada. On peut y obtenir gratuitement un laissez-passer découverte 2017.

http://www.chateauramezay.qc.ca/

Lieu historique national de Sir-George-Étienne-Cartier

 


Musée Stewart

stewartC’est dans cet ancien fort militaire de Montréal situé à l’île Sainte-Hélène que l’on trouve cette année la meilleure exposition commémorative d’Expo 67.

Une immersion avec casque
Dès qu’on entre dans la pièce, on a l’impression de revivre la visite d’un pavillon de l’époque : on est accueilli dans un parcours animé et surtout on expérimente quelque chose et ici il s’agit de larges fauteuils de style auquel s’ajoute un casque qui nous ramène dans le Labyrinthe.

Expo 67 – Rêver le monde. c’est aussi une autre galerie où là encore on revit le rêve et la joie de vivre de l’exposition universelle de Montréal 1967 par des extraits de films et des collections personnelles.

Histoires et Mémoires
Au Musée Stewart on trouve également l’exposition permanente, toujours aussi intéressante avec son armure maximilienne, sa très grande maquette de Montréal avec écrans interactifs, sa pétition des Patriotes, des cartes terrestres et du ciel, des costumes, plein d’objets historiques.

 


Biosphère

Quand le ciel est bleu, la Biosphère est très certainement le plus beau musée montréalais où passer la journée. Et il y a de quoi oublier le temps qui passe avec les multiples expositions et les microscopes, éoliennes, deux toits verts, deux murs verts, animations, jeux, découvertes interactives et surtout le spectacle immersif qui se déroule sous tous les temps et qui permet de revenir en enfance l’espace d’une demi-heure !

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Planète Montréal, Ceci n’est pas un parapluie, Regard sur l’Arctique, Naturellement Canadien, Écho 67 : 50 ans plus tard, TIC TAC TOX, Habitats2067, Façonner l’avenir, 1 degré : Qu’est-ce que ça change ?, Énergies renouvelables : l’heure des choix, Vaisseau spatial Terre, Animations scientifiques…
Sont autant d’expositions qui sont présentées à la Biosphère. De quoi passer une journée captivante et vraiment mémorable !

Prise par Éliane juin 2017_Planète MTL(2)

Personnellement, j’ai adoré l’exposition Planète Montréal qui permet de personnaliser la visite à l’aide d’une plaquette magnétique. Celle-ci fait en sorte que les divers panneaux et jeux de l’exposition suivent chaque joueur qui en fin de parcours peut se retrouver pleinement dans son profil et choix à faire. L’espace central est composé d’une grande maquette où s’affichent des résultats électroniques des jeux et d’un film sur écran 360 avec les poste de jeu tout autour. Le film est un montage d’images filmées jour après jour pendant un an.

J’ai aussi vraiment bien aimé le voyage dans un cumulo-nymbus avec données météo, une des immersions à la Biosphère, Musée de l’environnement, qui devrait redevenir un lieu de destination et d’inspiration pour jeunes adultes et plus en raison de toute la passion nature exprimée autour et à l’intérieur.

Aussi, près de l’entrée, l’exposition qui rend hommage à l’inventeur du dôme géodésique de la Biosphère, Richard Buckminster Fuller, qui avait déjà prévu en 1967 la surexploitation des ressources de la Terre et qui suggérait de considérer notre voyage sur cette planète comme un départ en vaisseau spatial : il faudrait planifier d’avoir suffisamment de nourriture et de tout pour s’assurer de revenir chez soi en toute quiétude !

Tout de même hâte de gouter le résultat du houblon pour la cuvée bière du 375e qui pousse sur le toit…

Allez visiter la Biosphère, c’est vraiment une belle expérience.


McCord

Sur ses trois étages ouverts au public, le musée McCord présente d’abord au rez-de-chaussée son exposition permanente Porter son identité, la collection Premiers Peuples qui rassemble avec classe certains des vêtements et accessoires parmi les plus beaux et significatifs des Micmacs, Haida, Inuits, Hurons-Wendat, Iroquois avec en tout début de visite une grande carte du Canada localisant les autochtones qui peuvent être aussi différents d’une région à l’autre qu’en Europe les Allemands, les Italiens, les Anglais, les Français. À voir entre autres, une robe absolument magnifique, un chapeau du 19e siècle, des manteaux inuits traditionnels, des sacs en bandoulière pour les longues marches en forêt, des vestes brodées de style européen, des chaussures en peaux et un petit ulu de couture. Avec à plusieurs reprises des écouteurs pour en connaître les facettes.

mccord

Trois expositions temporaires
Mode Expo 67 charmera les visiteurs jusqu’au 1er octobre avec ses costumes d’hôtesses et ses souvenirs d’un monde de bonheur qui souriait à la vie, Illusions cherchera plus longtemps encore jusqu’en janvier 2018 à impressionner avec des affiches plus grandes que nature et des entourloupes sur vieux films et Aislin, 50 années de caricatures se moquera jusqu’au 13 août de la politique et des politiciens.

Hors les murs jusqu’au 29 octobre, sur l’avenue McGill College, une installation de 24 photographies couleurs illustre l’animation qui régnait sur les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame pendant l’Incontournable Expo 67 qui célébrait le centenaire du Canada et dont on fête les cinquante ans cette année.

Par ailleurs, de fin de semaine en fin de semaine et de quartier en quartier, Ville suspendue racontera l’univers des cordes à linges, entre autres à la Marina de Lachine les 10-11 juin et à Verdun les 24-25, pour ensuite visiter LaSalle les 29-30 juillet et le Sud-Ouest les 12-13 août et ainsi d’autres arrondissements jusqu’en septembre.

http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/


Pérou

Les chemins sacrés

Histoires de transformation au coeur des Andes

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Un livre soigné dans lequel chacune des pages porte tout autour du texte des impressions de montagne sacrée, de vieilles pierres empreintes de sagesse et d’enseignement.

Qu’ai-je de beau à offrir maintenant ? se demande-t-elle, un peu désespérée. (p. 97)

Ce livre est une invitation à prendre connaissance des enseignements de Sarâ.

— Bon… Avant de nous diriger vers le temple du Condor, j’aimerais partager ceci avec vous. Dans la cosmologie péruvienne existent trois mondes représentés chacun par un animal : le monde d’en haut représenté par le condor, le monde d’ici, par le puma, et le monde d’en bas, par le serpent. (p. 208)

Avec des photos des lieux sacrés, d’humains sur les îles flottantes des Uros…

S’approchant d’elle, il lui donne un léger baiser sur la bouche. Anna recule un peu, surprise. Quoi faire ? S’en aller, se sauver ou rester là et vivre ce qui se présente ? (p. 267)

Une fiction à plusieurs facettes se déroulant dans un pays aux facettes multiples.

— Mes amis, tout à l’heure, ceux qui le désirent survoleront les lignes de Nazca. Vous en avez sûrement entendu parler, car elles font partie des grandes énigmes de ce monde. (p. 342)

L’auteure, Sarâ Julia, est accompagnatrice de voyages mais aussi écrivaine, musicienne-compositeure, accompagnante psychospirituelle, organisatrice et guide de voyages initiatiques. Elle amène annuellement de nombreux pèlerins sur les chemins sacrés du Pérou et nous fait vivre dans ce récit de formidables histoires des Andes avec en parallèle de grandes vérités ancestrales et une vie antérieure transcendant le temps et l’espace.

Pérou, Les chemins sacrés, Histoires de transformation au coeur des Andes est publié aux éditions Le Dauphin Blanc.

http://dauphinblanc.com/catalogue/perou/


Fines herbes et fleurs comestibles du Québec

finesherbesfleurscomestiblesquebecL’horticultrice et épicurienne Hélène Baril propose dans cet ouvrage publié aux éditions Broquet un véritable guide pratique dans lequel elle décrit en détails les caractéristiques de plusieurs fines herbes et fleurs comestibles adaptées au climat québécois.

Des plantes aussi délicieuses qu’utiles comme la livèche, le persil frisé, romarin, la menthe, la marjolaine grecque, l’estragon français, le basilic vert de Gênes, la mélisse officinale, la stévia sont expliquées concernant leur culture et entretien, multiplication, récolte et conservation, gastronomie, mises en garde, recette… Ou encore la réfrigération, la congélation,la multiplication, le blanchiment des boutons floraux…  Le tout avec de nombreuses photos sur papier glacé.

C’est vraiment le moment idéal pour se procurer un guide aussi agréable à parcourir afin de bien prendre soin des plants que l’on choisit pour l’été.

Et ensuite, dégustez la ciboulette à l’air à fleurs bleues, le gingembre mariné au shiso, la tartine fromagée à la pimprenelle…

Fines herbes et fleurs comestibles du Québec, par Hélène Baril, est disponible en librairie et en ligne aux éditions Broquet.


17 mai 2017

AUJOURD’HUI il y a 375 ans, Jeanne Mance et de Maisonneuve débarquaient à Montréal à l’angle du fleuve Saint-Laurent et de la petite rivière Saint-Pierre, là où Madame Francine Leliève a fondé il y a 25 ans Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal.

La plus ancienne infrastructure souterraine
en Amérique du Nord,
premier égout collecteur en pierres des champs
qui a recouvert l’ancienne rivière Saint-Pierre
Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal
Photo Jacqueline Mallette

Après 80 prix d’excellence, le musée compte maintenant sept sites dont la plus ancienne infrastructure souterraine en Amérique du Nord, le premier égout collecteur, un magnifique tunnel en pierres des champs qui a recouvert la rivière Saint-Pierre, et le pavillon de l’exposition qui y est associée. Pointe-à-Callière renferme aussi la cloche du fort de Ville-Marie que l’on a entendue lors de l’inauguration, fort qui a vu la première habitation française à Montréal, de même que le premier cimetière catholique de Montréal, la première place du marché à Montréal, le premier Parlement du Canada, premier marché couvert (le marché Sainte-Anne), la première douane de Montréal et la première station de pompage électrique de Montréal.

Félicitations Madame Francine Lelièvre, c’est une réalisation gigantesque en 25 ans !

Francine Lelièvre, fondatrice et directrice générale
Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal
Vidéo Jacqueline Mallette

Pointe-à-Callière présente de nombreuses expositions permanentes et temporaires et sait animer ses sites de multiples façons actives et interactives pour vivre l’histoire de Montréal par le biais d’activités, d’énigmes, d’un marché annuel dans les rues entourant le musée qui se tiendra en fin de semaine, d’ateliers, d’archéologie, ainsi que les symphonies portuaires, les visites guidées des fouilles archéologiques du marché Sainte-Anne et du Parlement de la province du Canada, les dimanches-familles, l’Halloween, le vrai père Noël, pour ne nommer que celles-là, donc toujours plus d’innovation pour ses 10 millions de visiteurs depuis 25 ans.

La Maison de Callière,
partie de l’animation avec affichage,
par un petit bouton en bas à gauche de l’écran interactif,
du lieu exact où l’on se trouve par rapport au site complet de l’époque
Photo Jacqueline Mallette

Pointe-à-Callière, c’est LE LIEU DE FONDATION DE MONTRÉAL et c’est LE LIEU vraiment spécialisé en archéologie. Cherchez pas ailleurs, l’excellence, c’est ici.

Dans le nouveau pavillon,
on marche sur un plancher de verre juste au-dessus du
fort de Ville-Marie et de la maison de Callière
Photo Jacqueline Mallette

A souligner dans la programmation 2017 : le marché gratuit en fin de semaine, la gratuité pour toutes et tous au musée du 20 mai au 20 juin 2017, la gratuité pour celles et ceux qui ont 25 ans lors de leur visite (preuve d’âge requise), les expositions, le mois de l’archéologie, etc.

http://pacmusee.qc.ca/


CCA : L’histoire, par ailleurs

Une exposition en 7 galeries toutes différentes mettant en lumière trois architectes d’ailleurs qui présentent en diverses échelles (1:1, 5:1 et 100:1) les projets des uns et des autres en leur donnant ici une vision japonaise pour un projet belge et là une vision belge pour des plans japonais.

LHISTOIRE PAR AILLEURS AU CCA

Go Hasegawa, Kersten Geers, David Van Severen et Giovanna Borasi en conversation, 2017. Photographie de Jean-Marc Abela

Chacune des 7 galeries principales reflète cette communion mises en scène apportant à l’architecte une ou plusieurs facettes nouvelles à des bâtis déjà existants.

Dans une des salles, on peut voir la même maison mais imaginée une fois en bois et une autre en pierre et en brique. Il faut jeter un oeil aux vignettes et aux feuillets glissés dans des boîtes pour suivre certains projets et on annonce un livre qui sera publié en anglais et en japonais d’ici quelques mois.

L’exposition qui ouvre aujourd’hui contient aussi deux projets de maison à l’échelle réalité, l’une japonaise sur deux étages et l’autre un rez-de-chaussée inséré sous une bâtisse existante. Tout un défi !

Ma galerie préférée est certainement celle qui contient des larges imprimés de collages, des genres de voilures murales montrant une scénarisation différente que tout ce qu’aurait pu imaginer l’architecte.

Il y a aussi une salle avec des plans tirés des archives et une autre avec des mini-maquettes sur mini-pilliers. Aussi, le corridor d’accueil est cette fois employé pour des photos de designs.

C’est donc une exposition vraiment axée sur la maison des uns et des autres : l’ailleurs, le nouveau renouvelé qui est présentée à la suite d’une réflexion d’un an à travailler ensemble.

A voir au CCA jusqu’au 15 octobre 2017.

cca.qc.ca