CCA expo bidonvilles

Comment l’architecture peut-elle venir au secours des gens dans les bidonvilles ? Comment autour de l’architecture corriger la société dirigée par des individus et clans qui ne semblent capables que de tirer à eux la couverture et tout ce qu’elle couvre tout en laissant les gens dans la pauvreté ?

C’est le sujet d’une grande exposition vraiment très inspirante au Centre Canadien d’Architecture cet été.

Entre 1974 et 1976 au Portugal, époque où l’on comptait là-bas 25% d’illettrés parmi une population exploitée par une classe dirigeante qui par exemple (et cela existe toujours un peu partout dans le monde et dans nombre de secteurs économiques) achetait pour une misère les produits de la pêche aux pêcheurs pour ensuite laisser les intermédiaires en gonfler les prix plusieurs fois jusqu’aux consommateurs.

C’était aussi une époque où à Lisbonne et à Porto un organisme, composé de très nombreuses personnes dont on retrouve les noms dans une des galeries de l’exposition, a pris en mains la construction d’habitations humaines pour ces humains qui n’arrivaient pas à s’en sortir malgré leur acharnement au travail. Des plans d’architecte, films d’archives, photos ajoutent énormément d’intérêt à cette visite d’un retour en arrière qui n’est absolument pas dépourvu de contexte contemporain. Surtout que dans le cadre de ce projet, toutes les décisions se prenaient par le haut alors que les initiatives surgissaient du bas.

Une exposition inspirante
Merci au CCA de nous faire connaître de telles initiatives qui vont dans le sens des humains et des familles et qui fonctionnent à l’inverse des arrivistes protégés qui se targuent de ne pas être là pour s’occuper de la veuve et de l’orphelin, qui sont des humains aussi. Il y aurait toute une réflexion à faire à Montréal où par exemple on ne trouve pratiquement plus de fontaines pour s’abreuver particulièrement lors de canicules mais aussi tout au long des mois au-dessus de zéro. Il fut un temps où on en trouvait un peu partout, et ça étanchait la soif. Car s’il n’y a pas officiellement de tels bidonvilles à Montréal, il y a entre autres des femmes et des hommes qui souffrent de la chaleur lorsqu’elles doivent marcher de leur travail à l’arrêt d’autobus. À qui pourraient-elles s’adresser en cas de malaise ? Il y a aussi à Montréal tant et tant d’itinérants (et d’itinérantes dont le nombre est sous-estimé) qui comme souvent ceux qui bénéficient sans retour des largesses entre experts, proviennent d’ailleurs mais ne quittent pas nécessairement aussi rapidement pour s’envoler vers d’autres contrats amicaux aux frais des contribuables… Comme toujours, nos politiciens sont trop dans le flafla mais pensent peu à la population qui les a élus. Pourtant, personnellement je crois qu’un projet semblable serait un bon usage par exemple à Montréal pour l’argent récupéré de la collusion.

Au fait, pour un peu de fraîcheur avec des chaises transat à l’ombre des arbres et des tables à pique-nique (quelques-unes sont en plein soleil) sans oublier le piano public, le grand parterre du CCA, c’est un des secrets les mieux gardés de Montréal, et c’est libre d’accès la plupart du temps.

CCA.qc.ca

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À propos de montreal157

Fondatrice de ServicesMontreal.com en 2002 et auparavant guide chez About.com en 2000, j'écris en ligne depuis 1996. Voir tous les articles par montreal157

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