Archives mensuelles : février 2014

Capitaine Bobette

Pour la relâche scolaire

Littérature jeunesse

Pour rire, sourire, pouffer de rire, éclater de rire, rire jaune, rire dans sa barbe…

Les héros des aventures épiques du Capitaine Bobette

Les romans épiques de Dav Pilkey, Les aventures du Capitaine Bobette Éditions Scholastic

Les romans épiques de Dav Pilkey, Les aventures du Capitaine Bobette
Éditions Scholastic

Deux petits garçons, un directeur d’école difficile qui se transforme en héros volant insouciant soucieux de sauver le monde, sous certaines conditions dévoilées dans les romans d’aventures proches de la bande dessinée… et d’autres personnages terrifiants comme les robo-boxeurs radioactifs, Gaston Calson ou Fifi Ti-Père et ses multiples inventions.

Dans ces romans épiques ultra-super-remplis de vrai et d’inventivité, on reste perplexe devant les tourne-o-rama et entre autres en lisant sur le paradoxe de la tarte à la banane et d’innombrables indéniables de la vie quotidienne d’un écolier comme la retenue ou l’improbable paix autour des casiers.

En anglais, les romans de la collection Capitaine Bobette ont reçu de nombreux prix et récompenses depuis l’an 2000.

EXTRAITS / CITATIONS

« Georges regarde l’écran avec terreur. Il ne peut pas répondre. Harold, quant à lui, regarde la pointe de ses chaussures. Il n’arrive pas à lever les yeux. » (p. 33, un roman épique de Dav Pilkey, Les aventures du Capitaine Bobette)

« Ça ressemble beaucoup à la vie d’un élève de l’école Jérôme-Hébert, sauf que la prison a un meilleur financement. » (p. 32, Capitaine Bobette et le terrifiant retour de Fifi Ti-Père)

« Pendant ce temps, le capitaine Bobette a volé jusqu’au centre commercial, où se déroule la Vente Semi-annuelle du Manque d’Inspiration. » (p. 58, Capitaine Bobette et le terrifiant retour de Fifi Ti-Père)

« Un brillant éclair de lumière verte jaillit, et le p’tit coin mauve (ainsi que M. Bougon et sa boîte de carton) disparaît dans un tourbillon d’ozone électrifié. » (p. 48, Capitaine Bobette et la revanche répugnante des robo-boxeurs radioactifs)

J’ai eu le plaisir de rencontrer l’auteur Dav Pilkey au stand de Scholastic du Salon du livre de Montréal et voici l’entrevue vidéo réalisée (en anglais) :


SEYRAWYN

Pour la relâche scolaire

Tome 3, La justice des druides

Un bel exemple d’initiatives
Littérature jeunesse de super qualité, SEYRAWYN est une jeune initiative indépendante québécoise qui porte dans ses textes des valeurs humaines. L’auteur Martial Grisé et l’illustratrice Maryse Pepin ont publié la trilogie en un an tout en assurant en parallèle la vente des oeufs de dragon, des objets en cuir véritable et la promotion d’autres articles servant aux combats sans maux lors de salons, expositions ou festivités médiévales auxquels ils participent toujours très activement.

Cette littérature fantastique élaborée avec un soin impeccable est peuplée de dragons et de dragonnes, géants de pierre, druides et druidesses, sorcières, rois et guerriers machiavéliques ou envahissants avec des troupes meurtrières visant à s’approprier la Source et à détruire en chemin tous ceux qui s’opposent à leur volonté. Les bons doivent parfois combattre sur plusieurs fronts. C’est comme dans la vraie vie mais en lecture et en images, les personnages de Seyrawyn ont accès à toutes sortes de moyens surnaturels, de formules magiques ou d’alchimie pour parvenir à leurs fins : ils font surgir du feu ou du vent au clic du doigt ou presque.

On se laisse prendre par ces aventures rocambolesques et rebondissantes dont voici quelques extraits de texte puisés dans le récent tome troisième.

CITATIONS / EXTRAITS

« La petite dragonne mauve, malgré son apparente fragilité, ne se déroba pas au regard lourd de sens que lui lançait le colosse de bronze. » (p. 21)

« – Rappelez-vous petite dragonne-fée, qu’elle l’a déjà été jadis, mais les actions égoïstes d’un seul d’entre nous, que vous semblez d’ailleurs estimer, ont tout changé ! » (p. 21)

« Le Dragon d’or s’inclina respectueusement devant son égal féminin puis s’envola à son tour en direction de sa tour à Bishnak. » (p. 23)

«Il y a un dicton chez mon peuple qui dit : Lorsque vous êtes sur le territoire d’un autre, suivez ses coutumes, pas les vôtres ! songea le Lieutenant sottèque. Est-ce que ces abrutis de géants peuvent comprendre le bon sens ? » (p. 29)

« Malgré les forces magiques que ce druide peut avoir à sa disposition, songea le Géant de pierre, je vais tout de même porter une attention particulière aux alentours. J’ai survécu toutes ces années grâce à mes instincts de guerrier, je ne placerai certainement pas aujourd’hui mon entière confiance sur les aptitudes et pouvoirs de celui qui m’accompagne. » (p. 40)

« Ogaho prenait des notes et se remémorait les stratégies militaires qu’ils avaient élaborées ensemble voilà plus d’un an. » (p. 54)

J’ai eu le plaisir de retrouver les concepteurs de Seyrawyn au Salon du livre de Montréal ; voici l’entrevue vidéo que j’y ai réalisé avec eux :

La trilogie Seyrawyn, dont le tome un est un best-seller, est une lecture parfaite pour la relâche scolaire, publiée aux éditions McGray.


Unseamly

Unseamly - Arlen Aguayo Stewart & Jonathan Silver

Unseamly
Arlen Aguayo Stewart & Jonathan Silver
Crédit Photo Brian Morel

Cette pièce en anglais présentée par Infinithéâtre recrée exactement le harcèlement sexuel subi par les femmes au travail. Car tomber dans l’œil du président n’est pas toujours une bonne affaire si on ne fait pas partie de la haute société avec papa milliardaire ou grand frère musclé pour nous défendre.

Tomber dans l’œil du président ou d’un individu qui se croit tout-puissant pour une femme qui cherche à faire carrière et qui veut simplement être reconnue pour son excellent travail, ça veut trop souvent dire que le patron voudra en plus assouvir sur elle ses pulsions sexuelles, ses rages de pouvoir, ses besoins constants de revalorisation en bas de la ceinture.

C’est le cas dans vraisemblablement tous les domaines – en tout cas un bon nombre – et cet esclavage se résume habituellement par l’un ou l’autre résultat : soit la femme accepte par dépit / désir de ne pas déplaire / peur de perdre son travail / crainte de laisser passer sa chance / besoin de nourrir sa famille et en ce cas elle devient la pute officielle du maître au bâton ; soit la femme refuse de se prostituer en plus de bien faire son travail officiel et auquel cas elle perdra la plupart du temps ce travail sous toutes sortes de prétextes inventés et appuyés par le système patriarcal et la solidarité masculine.

Donc que faire quand on est une jeune femme qui vient d’avoir 18 ans et que le patron débarque avec un énorme mensonge parfaitement peaufiné ou déverse sur nous ses désirs sexuels en employant des mots insultants pour désigner les femmes ou fait semblant de faire pitié par des soudaines envies de se confier puisqu’il nous trouve si compréhensive… et si belle ? Jusqu’où faut-elle encore aller par la suite pour avoir quelqu’un pour nous défendre ? C’est tout le sujet de cette pièce absolument extraordinaire de vérité.

Harcèlement sexuel au travail, à l’école, dans la vie
UNSEAMLY, une pièce de théâtre de tous les temps sur le déni, la couture, les apparences, les vêtements mode, les patrons harcelants, le harcèlement sexuel au travail… On y parle aussi des enfants garçons qui abusent aussi des plus jeunes quand ils les accompagnent aux toilettes, de la peur qu’ils installent chez le petit comme chez la jeune femme au moment de faire leurs premiers pas dans un nouvel environnement alors que le cerveau est en mode apprentissage.

UNSEAMLY d’Oren Safdie, avec Arlen Aguayo Stewart, Howard Rosentein et Jonathan Silver qui sont tous trois exactement représentatifs chacun dans son rôle, est présenté jusqu’au 9 mars au Bain St-Michel, un lieu où tant d’enfants, tant de fillettes et tant de petits garçons ont appris à nager.

Pour toutes les personnes qui voudraient voir cette pièce, il y a une représentation à contribution volontaire (pay-what-you-can) le dimanche 16 février à 14h ; pour les personnes qui voudraient discuter avec les artistes après la pièce,  on vous suggère les mardis soirs (Talkback Tuesdays).

Calendrier Théâtre


Salon du vélo

Hier je suis passée, un peu en vitesse je l’avoue, au Salon du Vélo de Montréal – c’est en fin de semaine à la Place Bonaventure avec des conférences, des démonstrations, possibilité d’essayer ou de discuter bicyclettes et accessoires, de goûter des barres et des jus énergétiques, d’acheter des casques ou autres trucs. Une belle occasion aussi de se procurer gratuitement des cartes de cyclotourisme.

salonduvelo.com


L’Homme atlantique

… ou l’épanouissement de l’homme démuni ne dépend pas de l’argent dont il dispose.

Ils sont trois sur scène plus les personnages de la musique et de la caméra. Sans oublier la salle, que la pièce avec sa mise en scène multimédias interactive ne laisse pas totalement dans l’ombre…

Le très beau texte de Marguerite Duras dépeint un homme qui a acheté une femme pour 4-5 nuits. Elle, qui n’est pas une prostituée, a accepté. Mais sur place, elle devient du coup infiniment robotique, la voix est métallique et l’expression machinale. Elle ne peut qu’offrir son corps, un corps duquel le coeur et l’esprit sont totalement absents. Une automate vide. Elle s’est laissée acheter mais le coeur et l’esprit ne s’achètent pas. Et lui, il voudrait bien l’atteindre mais sans jamais y parvenir. En tout cas pas comme il le voudrait. Pourtant son corps est parfait… Puis, la mort guette malgré la proche sensualité dans cette chambre au bord de la mer et ses vagues que l’on entend, ce phare que l’on aperçoit.

L’Homme atlantique

L’Homme atlantique
Avec Marie-Thérèse Fortin,
Anne-Marie Cadieux et Jean Alibert,
au théâtre de l’usine C,
du 12 au 15 février 2014

Le pièce comporte un important solo de l’homme dans lequel le comédien Jean Alibert, debout, se donne à plein. La pièce exploite aussi la répétition, mais on l’a dit les textes sont si beaux que cela permet de les apprécier, appuyés par la musique à la présence croissante sans devenir oppressante. Ce qui est vraiment puissant dans cette pièce, c’est ce que l’on retient de la solitude de cet homme qui reste démuni malgré tout son fric. Il voudrait établir un contact, une communication mais il ne sait pas comment faire. Et tout son argent ne viendra pas l’aider à la veille de sa mort. Sa voix forte non plus.

L’HOMME ATLANTIQUE met en scène Marie-Thérèse Fortin qui serait en train de réaliser un film et donc dirige fortement – surtout au début pour s’esquiver graduellement par la suite – de sa présence les deux comédiens jouant le couple, Anne-Marie Cadieux qui avec son passé de mannequin n’a aucun mal à jouer les automates et Jean Alibert. C’est une pièce qui laisse une forte impression sur les concepts totalement différents de l’homme et de la femme. Une pièce qui marque. Elle est présentée au théâtre de l’usine C, du 12 au 15 février 2014.


Le dico pour des relations saines

Outils pour développer votre intelligence relationnelle

Le dico pour des relations saines, Outils pour développer votre intelligence relationnelle, conseils, explications, exemples : l’indispensable pour des relations saines, de Jacqueline Arbogast, est publié chez Béliveau éditeur.

Le dico pour des relations saines,
Outils pour développer votre intelligence relationnelle,
Conseils, explications, exemples : l’indispensable pour des relations saines
,
Auteure : Jacqueline Arbogast
Béliveau éditeur

Psychothérapeute et coach de vie spécialiste en PNL, Jacqueline Arbogast nous a déjà fait le cadeau du coeur inestimable de cette autre publication intitulée Les saboteurs sont parmi nous • Comment les reconnaître, s’en protéger et s’en inspirer.

Elle revient cette fois avec un magnifique ouvrage de « conseils, explications, exemples : l’indispensable pour des relations saines », un livre rempli d’inspiration et de modes d’emploi, d’outils relationnels afin qu’il y ait vraiment de la place pour tout le monde, afin de se sortir des patterns abusifs grâce à un livre, un sublime petit abécédaire précis qui décortique et explique les comportements liés à l’intelligence du coeur et à ceux qui en profitent et qui en abusent sans relâche.

CITATIONS / EXTRAITS

« Cette règle des 3 ‹P› est très utile lorsque la personne est confrontée à ce qu’on appelle le triangle dramatique de Karpman (ou triangle pervers) » (p. 119)

« En règle générale, le persécuteur va lancer un ‹hameçon› à l’autre qui va le saisir et, de ce fait, entrer dans ce jeu où il sera la victime. Le sauveur interviendra, car toutes ses actions ont pour but de se faire aimer, de se faire accepter, de ne pas déplaire et d’éviter le rejet, l’affrontement. S’il n’y a pas de troisième personne dans le décor, le persécuteur peut alors jouer le rôle de sauveur auprès de la victime. »

De la même auteure : Les saboteurs sont parmi nous • Comment les reconnaître, s’en protéger et s’en inspirer

Le dico pour des relations saines, Outils pour développer votre intelligence relationnelle, conseils, explications, exemples : l’indispensable pour des relations saines, de Jacqueline Arbogast, est publié chez Béliveau éditeur.


Amnistie Internationale renie son mandat

Amnistie Internationale renie son mandat.

 


Le crack : les cailloux de l’enfer

Récit d’une ex-toxicomane

Le crack : les cailloux de l’enfer, récit d’une ex-toxicomane Auteures : Agnès Reynaud, en collaboration avec Lyne Rouillé Béliveau éditeur

Le crack : les cailloux de l’enfer, récit d’une ex-toxicomane
Auteures : Agnès Reynaud,
en collaboration avec
Lyne Rouillé
Béliveau éditeur

Dans son récit, Agnès Reynaud raconte toute son histoire avec cette drogue de malheur qui a complètement détruit sa vie, deux fois plutôt qu’une. Elle décrit tout depuis le début : sa facilité à manipuler ses parents divorcés, les petites drogues qui ont mené à une vie pas du tout agréable de bohème avec des amis qui n’en étaient pas, tout particulièrement celle qui lui a offert ce cailloux qui craque pour la première fois, par intérêts personnels.

Agnès Reynaud dépeint tout dans les détails avec passion, y compris ses histoires d’amour, entre autres avec un homme marié et son attente qui a duré six ans pour ensuite s’apercevoir que le rôle de son épouse était le pire qu’elle n’aurait pu s’imaginer.

On suit son comportement indépendant et rebelle à travers ses erreurs, ses malheurs, ses échecs… tous causés par la drogue que ses parents et ses enfants subissaient et tentaient par tous les moyens de l’en sortir.

EXTRAITS / CITATIONS :

« Par moments, je me demande quand je serai capable d’arrêter ce train infernal en imaginant le bonheur que ce serait de vivre sans me défoncer. » (p. 14)

« Évidemment, je mentais aux miens, faisant preuve parfois d’une grande imagination. » (p. 58)

« Il faut savoir que tous les toxicomanes se comportent ainsi, parce que c’est le jeu ou plutôt c’est la loi de la jungle : chacun pour soi. D’autre part, le crack n’est pas une drogue comme les autres. On ne peut pas en prendre et être tranquille pour un moment. Non, on en redemande encore et encore… Le crack, on met deux secondes à le fumer et aussitôt on a un besoin viscéral de recommencer. C’est physique, c’est obsessionnel aussi. » (p. 59)

« Je passais donc mon temps à la mangrove, dans l’inertie totale, parfois durant plus d’une semaine, devenant petit à petit un zombie, comme les autres. » (p. 64)

« La plupart des toxicomanes ont tendance à changer la substance pour une autre et peuvent en perdre la maîtrise de la même façon qu’avec la drogue ou l’alcool. La nourriture en fait partie. Elle est la plus souvent utilisée pour combler cette espèce de vide que l’on sent au milieu du ventre. On arrive amaigri par la consommation de drogue et d’alcool et après quelques années d’abstinence, on est devenu gros à la limite  de l’obésité. Il y a même des membres qui, confrontés à cet autre problème sont obligés de changer de fraternité pour joindre les rangs des Outremangeurs Anonymes. On apprend tranquillement au fil des ans à reconnaître ses comportements, à les nommer et, bien sûr, à mieux les contrôler et à les changer. Lucie m’a connue lorsque je pesais à peine quarante kilos, et quelques mois plus tard j’en avais déjà pris au moins vingt de plus. […] Une grande partie de ma période de sobriété, je l’aurai passée à suivre des tas de régimes aussi nuls les uns des autres, pour finalement comprendre que je devais traiter cette perte de contrôle de la même manière que pour celle du crack. » (pp. 80-81)

J’ai eu le plaisir de rencontrer l’auteure et artiste-peintre et sculpteure en question au Salon du livre de Montréal et voici l’entrevue vidéo que j’ai réalisée :

Le crack : les cailloux de l’enfer, récit d’une ex-toxicomane
a été écrit par Agnès Reynaud en collaboration avec Lyne Rouillé et publié chez Béliveau éditeur.


Communication authentique

entre êtres humains et animaux

 Communication authentique entre êtres humains et animaux

Communication authentique entre êtres humains et animaux

Cet ouvrage est une collaboration de nombreux experts sous la direction de Georges-Henri Arenstein avec les spécialistes Catherine Amiot, Élodie Bastin, Julie Duquette, Emmanuelle Fournier-Chouinard, Simon Gadbois, Eduardo Gazol, Marie Maurer, Anne-Lise Paul, Geneviève Sabourin et Philippe Thyrion.

Comment apprécier véritablement nos animaux tout en ne cherchant pas à les dénaturer plus que nous le faisons déjà en les enfermant dans des appartements et en leur ouvrant la porte du frigo selon notre seul bon vouloir ? Comment profiter de leur amour inconditionnel pour nous remonter le moral et nous ramener en paix avec nous-mêmes dans le monde actuel sans leur transmettre notre stress, nos complexes et nos exigences programmées ? Dans ce livre, des psychologues, chercheurs, enseignants, vétérinaires, zoothérapeutes, éducateurs canins et travailleurs sociaux ont uni leurs efforts pour présenter quelques aspects de ce que peut être une relation authentique trans-espèces.

EXTRAITS / CITATIONS

« Quand j’ai adopté Maât, j’avais une idée bien précise en tête : m’inviter dans sa vie, me laisser guider par elle. Rencontrer une tortue et ainsi ouvrir, grâce à elle, une nouvelle voie vers ma propre humanimalité. » (p. 94)

« Vitesse grand v, performance à tout prix, logique marchande déshumanisante et concentration effrénée, l’humain ‘déshumanimalisé’ cherchant à rattraper sa technologie est-il encore l’artisan de sa propre vie ? » (p. 95)

« Si l’on conçoit un conflit entre deux personnes comme un conflit entre deux nations et si nous tentons de faire une analyse impartiale, nous trouverons toujours des préjugés, de l’intolérance ; le chien est un ‘opposant’ incapable de répondre à ce que nous lui imposons, nos préjugés, notre intolérance. Même pire, nous pouvons donner à la plupart de nos actions une interprétation qui satisfait notre ego et fait prévaloir notre suprématie aussi apparente que confortable. » (p. 132)

Communication authentique entre êtres humains et animaux est publié chez Marcel Broquet, La nouvelle édition.


Le Duel

Le Duel Auteur : Arnaldur Indridason Éditions Métailié, Paris

Le Duel
Auteur : Arnaldur Indridason
Éditions Métailié, Paris

« La suspicion règne à tous les étages. […] Que savons-nous vraiment de ce duel ? […] L’issue serait-elle décidée d’avance ? »

Ce polar de l’Islandais Arnaldur Indridason nous ramène à l’été 1972 où nombre de touristes se côtoient en silence à Reykjavik pour un championnat du monde d’échecs opposant l’Américain Fischer et le Russe Spassky alors que le monde est toujours divisé en deux par la guerre froide et que  l’Islande représente un intérêt stratégique pour plusieurs pays, y compris les Russes qui viennent quelques années auparavant d’envahir Prague. Et voilà qu’un jeune homme tranquille se fait poignarder dans un cinéma et que la personne en charge de l’enquête a eu une enfance difficile en raison de son père qui ne l’a jamais reconnue et de la tuberculose qui l’a fait passer de longs moments dans des hôpitaux spécialisés en Islande et au Danemark.

Arnaldur Indridason sait vraiment plonger le lecteur dans les fouillis politiques de cette époque tout en décrivant parfaitement les comportements d’hier qui sont parfois encore d’aujourd’hui et surtout nous fait découvrir comme personne son pays, l’Islande, de même que toutes sortes de personnages simples ou extravagants rencontrés en cours de route.

CITATIONS / EXTRAITS

« Le paysan avait appelé le médecin qui avait traversé le ruisseau de la ferme sur son cheval noir par un jour de pluie glacé, vêtu d’un épais manteau et d’un chapeau dont les bords s’étaient affaissés sous le poids des gouttes. » (p. 33)

« Le Gamla Bio était l’exact opposé du Hafnarbio. C’était un immeuble élégant de la rue Ingolfsstraeti, conçu dans les années 30, à l’âge d’or du muet, pour héberger un cinéma. On n’avait pas regardé à la dépense. L’extérieur  […] » (p. 52)

« Le pasteur parla de cette jeune vie emportée de manière douloureuse et de cette famille dévastée par la peine. » (p. 65)

« Le mal de mer n’incommodait en rien le mari qui, encombrant dans tous les sens du terme, mangeait comme un ogre, fumait comme un pompier […]. L’épouse, petite et maigre, était aussi discrète que son mari était exubérant. (p. 113)

« — Il y a ici beaucoup de patients très sympathiques, avait-il ajouté, des enfants qui ne laissent pas la tuberculose empoisonner leur vie quotidienne. » (p. 116)

« — Les gamins d’Olafsvik m’appelaient l’enfant de la bonne. Athanasius dit que je suis un enfant à problèmes et qu’il vaut donc mieux m’appeler Marion Briem. » (p. 117)

« Marion avait garé sa voiture à côté des abris où on entreposait les lignes, les filets, les vêtements et tout le matériel nécessaire à la pêche. Il y avait aussi là un hangar à claires-voies où était entreposé le poisson et de hauts tréteaux qui servaient à faire sécher les prises […] » (p. 162)

Le Duel, de l’auteur islandais Arnaldur Indridason, est publié en français aux éditions Métailié, Paris.