Coup de sang

Jean Ferrat a chanté les splendeurs et misères de la vie de femme, voici Enrique Serna, un auteur espagnol, qui écrit à son tour l’esprit masculin, les splendeurs et misères de son orgueil dans un roman rempli de femmes toutes catégories et  d’hommes de nationalités diverses vivant dans un tableau bouillonnant de Barcelone.

Coup de sang (Splendeurs et misères de l’orgueil masculin)   -   Enrique SERNA   Titre original : La Sangre erguida   Traduit de l'espagnol par François Gaudry     Prix Antonin Artaud (2010)    Éditions Métailié, Paris

Coup de sang (Splendeurs et misères de l’orgueil masculin)
Auteur : Enrique SERNA
Titre original :
La Sangre erguida
Traduit de l’espagnol par :
François Gaudry
Prix Antonin Artaud (2010)
Éditions Métailié, Paris

Coup de sang (Splendeurs et misères de l’orgueil masculin) c’est la masculinité dans tout son spleen, dans toute sa fierté de mâle ; c’est l’homme qui se laisse mener autant par son désir de prouver qu’il contrôle tout que son contraire, parfois le même homme, qui ne contrôle plus rien, qui se laisse mener par ailleurs, par son coeur ou par le bout de son membre viril, de l’un comme de l’autre les bêtises que cela peut parfois engendrer… autant pour l’homme lui-même que pour son entourage.

Coup de sang, c’est des histoires masculines, des histoires de tirer leur coup mais des histoires qui, parfois, les font tomber amoureux ; d’autres fois, ils s’en donnent à coeur joie avec une insouciance imparable ; d’autres fois encore, ils acceptent des cadeaux ou ils en font ou n’en font pas…

Coup de sang, c’est l’histoire de trois hommes qui se sont laissés porter par le sang qui coule dans les vicissitudes de leur existence, du cerveau à leur veines les plus caverneuses.

Coup de sang, c’est l’inverse des genres par rapport à la montée de lait pour ceux et celles qui savent faire la différence. Coup de sang, c’est un roman amoureux, rigolo et triste, fataliste ou hyper-réaliste.
Ou alors s’agit-il d’une fable, dans toute sa splendeur ?

EXTRAITS
Ces citations sont reproduites ici dans l’ordre et dans le désordre, sans numéros de page, retrouvez-les parmi d’innombrables paroles édifiantes de l’écrivain Enrique Serna, dans son roman Coup de sang (Splendeurs et misères de l’orgueil masculin) :

« Les médias audiovisuels étaient aux mains de la pègre, il le savait depuis toujours, mais il n’avait jamais eu à souffrir en personne de la vulnérabilité de l’individu face à ce pouvoir écrasant. »

« En marchant vers le métro, revigoré par le froid et les bourrasques, je me suis félicité de ne pas avoir eu recours aux services sexuels de Nancy. Me passer des putes fut peut-être le premier pas qui changea le cours de ma vie. »

« Mais reconnaître que c’était aussi mon cas devant ce tribunal de la virilité eût signifié un déshonneur public et nous étions tous trop lâches pour nous opposer à ce climat d’intimidation imposé par Narcís et ses coryphées. »

« Et si elle n’accepte pas mes arguments, on s’arrête là, se jura-t-il enhardi, je ne peux pas continuer à faire des concessions à une femme qui ne me donne pas ma place. »

« Quand elle fut partie, je me sentis comme un aristocrate décadent qui, à un moment de désoeuvrement, a assouvi son caprice de se taper une domestique. »

Voir la fiche du livre et lire un extrait sur le site de Métailié, Paris.

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À propos de montreal157

Fondatrice de ServicesMontreal.com en 2002 et auparavant guide chez About.com en 2000, j'écris en ligne depuis 1996. Voir tous les articles par montreal157

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