ROMAN : RETRAITES À BEDFORD

Retraites à Bedford
Auteur :
Jean Louis Fleury
Guy Saint-Jean Éditeur

Un nouveau polar fascinant de  Jean Louis Fleury, bouillonnant de verve, stupéfiant de sa construction déroutante.

Avec Retraites à Bedford, nous nous trouvons cette fois dans la région de Dunham dans les Cantons de l’Est. Une maison où habitent 5-6 retraités de la scène. 5-6 hommes qui sont artistiquement complémentaires et qui s’entendent bien. Et puis un jour décède l’un d’eux, qui est aussi propriétaire de la maison mais oh bonheur, l’héritière ne changera rien sauf qu’il faudra trouver quelqu’un pour la chambre laissée vide qui sera occupée par un ex-policier, un ex-chef des stupéfiants pris la main dans le sac à grassement arrondir ses fins de mois et dont la présence est pratiquement un secret d’État après ses 14 ans de prison en raison des anciens ennemis qui voudraient bien lui faire causette.

Sauf que parmi ces anciens artistes, l’ex-flic détonne. Et le personnage principal, 76 ans, écrivain ayant vécu de sa plume au nom des autres, s’en donne à coeur joie pour décrire les autres résidents de la maison, parler de lui, des employés, des environs, de ses occupations, ses allées et venues, ses ballades à vélo, sa richesse en avoirs mais également l’admirable richesse intellectuelle et physique de sa personne.

Et puis, un jour l’ex-flic disparaît, et débute l’enquête avec une enquêtrice qui le pousse au pied du mur avec ses méthodes discutables.

Il est captivant, ce polar, et le ton général de l’écriture est moqueur et parfois un peu jusqu’à désabusé-autant-en-rire. On ne s’ennuie pas dans ce roman policier qui se passe chez les retraités et qui nous fait revivre l’année 2010, avec ses crises et événements :  H1N1, le pape, le gouvernement, les soldats canadiens en Afghanistan, Bastarache, les Mohawks, les autres, les femmes… Le plumitif n’a pas son pareil pour affubler les pensionnaires et employés des Talents d’Antan des surnoms les plus pittoresques et pour commenter l’actualité de sa plume aussi vive que pointue.
L’AUTEUR
Journaliste, historien, cadre en communication et relations internationales à la retraite, Jean Louis Fleury est aussi l’auteur des Marionnettistes, une série policière en trois tomes.

EXTRAITS

« Quand tu veux publier dans ce pays et que tu n’es pas Juif et Anglo pour provoquer l’intellectuel d’en face, pas noir venu des Antilles avec des souvenirs pleins de bananes plantains et de zombies, ou homo du Plateau avec des histoires remplies de travelos et de matantes obèses, eh bien bonne chance pour gagner ta vie avec tes torchis ! » (p. 19)

« Je ne suis pas jaloux, trop vieux de la tronche et trop mou de la branche pour ça. » (p. 33)

« C’est que cet homme-là, un teigneux, un bagarreur, est d’une sensibilité à fleur de nerfs. » (p. 46)

« Eh bien,  ça continue ! Le Québec est en état d’incubation “d’écoeurantite” galopante. Tous les jours, des scandales sortent dans le milieu de la construction. Les maires rénovent leur résidence aux frais des contribuables, les argentiers des partis en poste font la loi dans les mairies et les ministères et se muent en chasseurs de têtes, les amis des amis ont les jobs payantes et les gros contrats. » (p. 72)

« Des requins s’entredéchirent sous l’oeil de grenouille étonnée du bon commissaire. » (p. 84)


Accéder à la fiche du livre

Du même auteur : Les Marionnettistes

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À propos de montreal157

Fondatrice de ServicesMontreal.com en 2002 et auparavant guide chez About.com en 2000, j'écris en ligne depuis 1996. Voir tous les articles par montreal157

3 responses to “ROMAN : RETRAITES À BEDFORD

  • Fête des Patriotes « montreal157

    […] Le plus triste dans toute cette pagaille, c’est qu’il y aurait d’autres moyens de financer les universités, mais comme en Afrique du Sud il y eut Mandela, au Québec il y eut Camilien Houde, détenu 694, emprisonné pour avoir exprimé une opinion contraire à celle du gouvernement en place. SOLUTIONS INTIMIDATION Agresser, bousculer, frapper, battre, parler dans le dos, s’organiser pour faire mettre quelqu’un hors circuit… sont autant de formes d’intimidation. Et ce ne sont pas nécessairement ceux qui sont le plus en mesure de se plaindre à l’année qui en subissent le plus, malgré leurs dires (« C’est que cet homme-là, un teigneux, un bagarreur, est d’une sensibilité à fleur de nerfs. » Retraites à Bedford). […]

  • Jean Louis Fleury

    Ma foi Madame, vous êtes bien bonne avec mon écorché d’Albert. Je vous en sais gré et vous remercie.
    Jean Louis Fleury

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